Posté par Moi Jeux le sept 20, 2011

Gears of War 3 passe le test

Après un report et deux longues années d’attente, le troisième épisode de Gears of War débarque sur Xbox 360 pour proposer un final en apothéose. Le tout à coups de tronçonneuses et autres joyeusetés bien bourrines.

On peut dire qu’Epic Games s’est laissé le temps de peaufiner son bébé. Prévu initialement en avril dernier, le jeu s’est vu être repoussé de cinq mois, avec entre-temps une bêta multijoueur en guise d’amuse-bouche. L’attente en valait largement la peine tant le contenu et la réalisation sont à la hauteur. C’est la marque des plus grands studios…

Je suis ton père… Marcus

Le mode solo vous permet de retrouver l’escouade Delta avec Marcus Fénix à sa tête, toujours accompagné de son fidèle comparse Dominic Santiago. La population de la planète Sera vit désormais sur des bateaux, son dernier bastion infranchissable – Jacinto – ayant été englouti au terme du second épisode. De plus, les terres sont devenus (devenues) très hostiles de par la présence en nombre de Lambents. Vous savez, cet (ces)bestioles luisantes qui sont le fruit d’une union entre Locutes et de l’imulsion ? Ce nouvel ennemi a été particulièrement travaillé ce qui donne une alternative très intéressante aux Locutes – toujours présents on vous rassure – puisque vous explosant à la figure une fois touchés mortellement. Le scénario vous emmènera malgré tout à l’intérieur des terres, où vous attendront notamment des boss gigantesques et quelques passages assez originaux. On apprécie au passage l’effort fourni sur la narration et la mise en scène, toujours aussi spectaculaires, qui permettent de clôturer la trilogie en toute beauté. L’implication du père de Marcus dans toute cette histoire vous sera enfin révélée, ce qui représente le point central d’un scénario agrémenté de dialogues toujours au raz des pâquerettes. On ne s’en plaindra certainement pas: cela colle à merveille au look testostéroné des personnages, à leur QI de moule et à l’univers bien bourrin.

On se couvre, on tire et on pose les questions ensuite

Pour vous permettre d’avancer, le système de couverture est toujours d’application et un brin plus souple que dans les épisodes précédents. L’armurerie a doublé de volume et propose quelques armes bien senties comme le Digger (qui envoie un projectile souterrain avant de sauter au nez de l’ennemi), le One Shot (un tir sur l’ennemi et il vole en morceaux), le fusil à canon scié (terriblement lent à recharger, mais redoutable au corps à corps) ou encore le rétro-Lancer sur lequel une baïonnette remplace la tronçonneuse (idéal pour empaler un ennemi en pleine course). A cela s’ajoute les plus classiques comme le Lancer, le fusil à pompe, le rayon de l’aube et l’arc à tension. Trop d’armes direz-vous? Non. Car toutes on été intelligemment équilibrées et aucune ne prend le pas sur l’autre. Les plaisirs de fragger s’en trouvent démultipliés, tout comme les approches vers l’ennemi que ce soit en solo ou en multijoueur.

“On en prend plein la gueule ici”

Ce qui marque une fois le jeu lancé, ce sont les couleurs. Epic Games a choisi de rendre son jeu plus attrayant, ce qui tranche avec les deux précédents épisodes bien plus ternes. On apprécie ainsi mieux les explosions et autres animations qui poussent la console dans ses derniers retranchements. A ce sujet, on ne saurait que trop vous conseilller d’installer le jeu sur le disque dur histoire d’éviter une certaine latence dans l’un ou l’autre passage du mode solo. Pour le reste c’est irréprochable même si la bande son se perd assez vite dans tout ce tumulte où le plomb sonne comme vrai. Ca c’est de l’immersion.

Les vilains vainqueront

Nous avions publié il y a quelques mois une preview sur le mode multijoueur, laquelle se concentrait sur le mode bataille avec ses options pour le moins classiques (Roi de la colline, capture du drapeau, exécution et zone de guerre). Ce n’était là qu’un très bref aperçu de ce que propose la version finale du jeu. Le mode Horde est de retour, où Horde 2.0 comme s’est amusé à le qualifier le concepteur Cliff Bleszinski. Ici, la nouveauté principale vient de la possibilité de se créer des protections (barrières, barbelés ou tourelles automatiques!) sur base des crédits amassés de vague en vague. Mais attention, on ne se limite plus aux petits locustes: les Brumaks et Berserkers s’invitent aussi! Autre nouveau mode très apprécié, le mode Bestial, dans lequel vous incarnez tout simplement tout le bestiaire de Gears of War! Du Ticker au Boomer, vous devrez résister et surtout pulvériser les vagues de parias et soldats de la CGU. Terminons en précisant que la campagne est jouable jusqu’à 4 joueurs en coopération dans le mode normal ou arcade, où vous pouvez fixer certaines règles de difficultés (guérison automatique des ennemis, combats au corps-à-corps qui tuent instantanément) ou ridicules (chapeaux sur les personnages, sang se transformant en fleurs, etc.). Attention, ces options ne seront disponibles qu’au fur et à mesure que vous engrangerez des points au cours de l’histoire. La rejouabilité est donc assurée sur ce point!

Sur ce j’y retourne

A son arrivée sur la console de Microsoft, la licence Gears of War marquait déjà les esprits par sa réalisation de haut vol et son système de jeu novateur pour un TPS. Le second épisode a remis une couche en apportant quelques améliorations ci-et-là, à commencer par un mode multijoueur plus étoffé. Le troisième épisode réalise l’exploit de s’imposer comme le meilleur épisode de la série, avec un mode solo arrivé à maturité (tant en termes de scénario que de mise en scène) et un mode multijoueur exhaustif à souhait. C’est sans aucun doute LE jeu de cette rentrée et rien ne peut justifier votre éventuel refus de l’acheter.

Sébastien Capette

Fiche technique de Gears of War 3

Support: Xbox 360

Développeur: Epic Games

Editeur: Microsoft Studios

Genre: Jeu de tir à la troisième personne (TPS)

Classification: déconseillé aux moins de 18 ans.

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Gears of War 3 passe le test, 8.0 out of 10 based on 1 rating
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Une réponse to “Gears of War 3 passe le test”

  1. Flippy dit :

    Ce serait sympa de soigner l’orthographe, la grammaire et les conjugaisons… Merci.

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