La crise économique couvait depuis longtemps pour le mythique groupe Sega. Face aux résultats pour l’année fiscale 2011-2012 deux fois moins bons qu’espérés (passant de 38 milliards de yens (345 millions d’euros) à 18 milliards (163 millions d’euros)), l’éditeur licencie et recentre ses activités.
Les filiales américaines et européennes sont donc rapatriées au Japon tandis que le marché occidental se voit recadrer vers des sorties réduites de quelques licences seulement comme Sonic, Footbal Manager, Total War et Aliens. Sega, dans un communiqué officiel déclare qu’il est “essentiel de restructurer nos filiales liées au jeu vidéo domestique en Europe et aux États-Unis” et “de renforcer le développement des contenus dématérialisés”. Plusieurs jeux actuellement en développement sont annulés sans que l’on sache lesquels et le nombre de personnes licenciées demeurent également un mystère.
Les industries japonaises du jeu vidéo avaient profité d’un contexte économique favorable pour diversifier leurs filiales, mais la crise actuelle aura eu raison de cette ouverture. Sega se replie donc sur son archipel en espérant redresser la barre.