Selon le Global Wind Energy Council (GWEC), la capacité mondiale en énergie éolienne a augmenté de 22,5% en 2010. C’est surtout dans les pays émergents que la progression est la plus fort. En Europe, les nouvelles installations d’énergie éolienne ont diminué de 7,5% par rapport à 2009. La Belgique tire assez bien son épingle du jeu, même si elle n’est encore qu’en 15ème position au niveau européen. La capacité en énergie éolienne a augmenté de 350 megawatts (MW), pour un total de 911 megawatts.
Et la Wallonie? Un petit cocorico a été poussé, la semaine dernière, par le ministre de l’Energie Jean-Marc Nollet (Ecolo). “Au 31 décembre 2010, a-t-il indiqué devant les députés, 204 éoliennes étaient installées et en fonctionnement, soit 56 éoliennes de plus que fin 2009. En termes de puissance installée, avec 442 MW en fonctionnement fin 2010 (+ 164 MW sur l’année 2010), la Wallonie peut se targuer d’avoir largement dépassé son objectif de 200 MW pour 2010 qui était inscrit dans le plan de maîtrise durable de l’énergie de 2003.
Une nouvelle centaine de MW supplémentaires seront installés d’ici la fin 2011.
Il reste cependant au gouvernement wallon, qui discutera d’une proposition de Philippe Henry (environnement, Ecolo) à boucler son fameux “cadre de référence” pour l’implantation des éoliennes. Car la multiplication des moulins pourrait accroître les réticences de riverains. Philippe Henry et Jean-Marc Nollet font régulièrement l’objet de questions parlementaires à ce propos. Et, régulièrement, doivent inviter les députés à patienter. On patiente donc, conscient que les intérêts en présence ne sont pas aisés à concilier. Mais si l’on veut faire décoller la production éolienne, il ne faut pas trop traîner. Un peu de clarté et de prévisibilité n’a fait jamais de tort…