Ces journalistes qui se voient déjà à L’Elysée

« Le premier G8 c’est Chicago, non ? », « Ca va être cool de voyager dans l’Air Hollande one !», et puisque nous sommes à Reims : « Le champagne, c’est maintenant ! »

Dans le car qui balade les journalistes du Hollande Tour, mes confrères parisiens se voient déjà à l’Elysée. C’est inquiétant. Mais ça se passe comme ça en France : vous suivez un candidat 16 heures sur 24 pendant quatre mois. Ca crée des liens : il connaît votre prénom, son entourage vous a à la bonne et votre rond de serviette est réservé en cas de victoire. Votre rédaction ne risque pas de ruiner ce capital.

Alors, pendant la campagne, Hollande devient votre poulain. Dès lors, comment ne pas tenter de le vendre dans vos articles et vos reportages ? Car s’il gagne (et en ce moment il est très bien placé), il vous entraîne dans son sillage. A vous les voyages officiels, les vols en « Air Hollande one », les coulisses du palais et les entrevues sous les ors de la République. Bref, l’ivresse du pouvoir a déjà envahi une frange de mes confrères. Hier, j’ai donc embarqué sur le Hollande Tour, à Reims, où j’ai pu observer ce manège. Environ 70 journalistes accrédités, répartis dans deux cars. Un petit et un grand. Si vous embarquez dans le petit, vous pourrez faire votre travail correctement. Vous êtes un journaliste « poolé », c’est-à-dire privilégié (« en pool », une équipe réduite censée partager ensuite ses images et informations aux confrères restés sur le carreau). Je demande à une chargée de presse du PS : « Ca arrive que la presse étrangère soit poolée ? » Je connais la réponse, mais je veux l’entendre : « Euh… ça… pourrait arriver. »

Cas pratique. Je ne suis pas « poolée » : ça, c’est pour les « grands médias nationaux » (TF1, France 2, Radio France, I-télé, BFM et Le Monde). Le grand car me débarque dans la salle de réunion attenante à une fabrique. Le petit car s’est arrêté à la porte de l’entreprise qui fabrique des vérins*. Dans la salle, les non-poolés sont priés de patienter 45 minutes, le temps que les poolés suivent le candidat dans la fabrique. J’ai vite compris que pour tirer quelque chose d’un suivi de candidat, il faut désobéir aux consignes du service de presse. Je sors, je contourne les hangars dans un zoning désert. Et je retrouve mes petits camarades de jeu poolés. Je passe la porte, le type de la sécurité est distrait, et je me retrouve nez-à-nez avec François Hollande. Je dégaine mon micro et je peux alors graver cette grande tradition du déplacement de candidat, ce moment où la patronne de l’entreprise offre un cadeau en disant : « Un vérin pour mettre sur votre bureau à l’Elysée ! »

Ca paraît très con, mais une visite d’entreprise, c’est le moment où l’on peut approcher vraiment le candidat. Ecouter comment il dialogue, comment il réagit, s’intéresse, etc. L’accès est donc très VIP. C’est un luxe question conditions de travail. Mais il y a un gros problème : ce sont toujours les mêmes qui sont VIP. Et cela coupe donc toujours les mêmes de certaines informations. Oui, « information. » Car c’est au terme de ce moment de relative intimité que les journalistes VIP en profitent pour caler Hollande dans un coin et le lancer dans une séquence « off ». Un « off » tout relatif : c’est juste que personne n’enregistre, les appareils photos pendent à l’épaule et le silence est religieux. Le ton de Hollande change radicalement. Ce n’est plus le même homme : il s’exprime avec un timbre de voix « confidence ».
- « Vous pensez que le grand meeting de Sarkozy dimanche peut inverser la vapeur ? » Hollande : « Je pense que l’UMP est tout de même capable de mobiliser 30.000 à 40.000 personnes pour ce meeting… »
- « C’est une semaine cruciale, celle qui s’achève ? » Hollande : « J’entends dire à propos de chaque semaine qu’elle est cruciale, donc j’attends la prochaine ! La semaine cruciale, ce sera la dernière avant l’élection. D’ici-là, les choses peuvent monter, puis descendre, il y aura encore beaucoup de mouvements. »
- « Vous serez à Tulle le soir du 22 avril ? » Hollande : « Sans doute, je n’y ai pas encore pensé. »
Apparemment, un « Sans doute, je n’y ai pas encore pensé » a valeur d’information. Parce que sitôt remontés dans le petit bus, les « poolés » ont réservé des chambres à Tulle. « Message de service ! Y’a déjà presque plus de chambres au Mercure de Tulle, il faut se grouiller ! », crie une journaliste à travers le car.
Moi je suis un peu la taupe du petit bus, alors je préviens les journalistes du grand bus (qui en sont à leur troisième café dans la salle de réunion) qu’il faut songer à l’option « réservation sans frais d’annulation » dans le dernier hôtel disponible à Tulle.

* Un vérin est un tube cylindrique (le cylindre) dans lequel une pièce mobile (le piston) sépare le volume du cylindre en deux chambres isolées l’une de l’autre. Un ou plusieurs orifices permettent d’introduire ou d’évacuer un fluide dans l’une ou l’autre des chambres et ainsi déplacer le piston. C’est, par exemple, l’élément de base du marteau-piqueur.

Vos questions à Charline Vanhoenacker

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50 réponses à Ces journalistes qui se voient déjà à L’Elysée

  1. Mateusz dit :

    Très intéressant article.

    On peut comprendre le système de pool vu le nombre de journalistes qui suivent la présidentielle. Le problème, c’est l’exclusivité. Mais là encore, on peut la comprendre.

    De leur point de vue, ils veulent communiquer vers la France… donc une journaliste étrangère française, cela ne les intéresse pas beaucoup.

    De plus, les journalistes étrangers n’ont pas besoin de ces visites. Quand je dis “besoin” c’est que ta rédaction ne te demande pas de faire toutes les visites ni d’avoir les photos des moindres faits et gestes du candidat. Tu es donc beaucoup plus imprévisible que le journaliste français. Qui veut laisser la porte ouverte pour accéder au pool ou qui veut que son poulain gagne pour se faire l’Air Hollande One ;-)

    Chez nous en Belgique, Jean Quatremer n’a pas besoin des politiques belges pour son quotidien, qui est fait d’affaires européennes. Il n’a donc aucun état d’âme à dézinguer tout ce qui bouge. Les partis n’ont aucun moyen de pression sur lui : je vois bien De Wever appeler Libération pour se plaindre ha ha; Ils peuvent lui interdire l’accès. A quoi bon ? Mais ces pressions là fonctionnent avec les journaux du pays.

    Une dernière chose, Nicolas Sarkozy se méfie comme de la peste des médias étrangers. J’ai entendu dans le très bon reportage diffusé sur Arte en décembre dernier ‘Looking for Sarkozy” qu’il n’avait accordé aucune interview à un journal étranger durant son quinquennat. Là aussi se mêlent crainte et volonté de vouloir parler avec les médias nationaux. Ceux qui l’aideront à se faire élire. Ou pas.

    • KINET Marcel dit :

      Chez nous en Belgique Francophone les journalistes sont VIP permanents dans le média officiel RTBF ou dans la presse écrites dégoulinantes de subsides distribués par la Communauté F oups la Fédération wallon B truc
      A UNE SEULE CONDITION bien servir les partis en place LES OFFICIELS et permanents de cet ETAT le Ps avec un du rap pour eux et lesCDH MR Ecolo Mais surtout IGNORER MEPRISER CALOMNIER les petits partis et surtout ceux qui sont vraiment différents En France et en campagne officiels TOUS LES CANDIDATS ONT STRICTEMENT LE MEME accès aux médias rendez vous en octobre 2012 pour le vérifier

  2. Marc Louboutin dit :

    Article qui a le mérite de dire publiquement ce que tout le monde sait (mais ne dira jamais) dans les rédactions parisiennes.
    Mais sur le reste de “l’information”, au delà des voyages du candidat, la partie est rude pour faire partie des propagandistes, que cela soit d’ailleurs de droite comme de gauche.
    L’affaire de la “fausse fiche RG” concernant Mme Trierweller, compagne de Monsieur Hollande, en est un exemple flagrant…tant chacun sait à quoi s’en tenir dans les rédactions, tout en continuant régulièrement à publier des “faux scoop” à propos de ce pur story-telling médiatique…

  3. Ilana Moryoussef dit :

    Quel excellent papier! Cela se passe exactement comme ça! J’ai été journaliste politique pendant huit ans, j’ai couvert deux élections présidentielles et je dois dire que les déplacements de candidats, les poolés, les non poolés, ceux qui ont accès aux off et les autres, quel cauchemar! Un stress permanent.

  4. Dubitatif dit :

    Très intéressant mais je me doutais bien que cela se passe ainsi. Hollande pense avoir gagné et parle comme s il y était déjà. Cela me déplait est ce de l arrogance ou de la méthode Coué inspirée par je ne sais quel gourou? Cela confinera au ridicule si Sarkozy gagne au final. Mais quel ridicule!

  5. Très bon article en effet.

    Intégrer la presse étrangère dans le pool restreint? Evidemment que non, la preuve avec cet article, les communicants n’y ont aucun intérêt. Autre exemple, un reportage de la VRT sur les préparatifs du grand meeting de Sarkozy à Marseille, 5 mn de coulisses croustillantes et peu glorieuses pour l’UMP (ici).

    Jeune stagiaire au service politique de France Inter, j’ai cotoyé Jean-François Achilli, surnommé « sarkomanes ». Nicolas Sarkozy était alors Ministre de l’Intérieur. J.F. Achilli m’avait alors expliqué sa fascination pour le personnage et la nécessité d’infiltrer son entourage. Après la victoire de Sarkozy, il est devenu chef du service politique de France Inter: la fameuse prime évoquée dans cet article? En tout cas, il a essuyé des dizaines de critiques sur son statut d’ “embedded UMP” (Rue 89). Une étiquette qui lui colle encore au costume: Jean-François Achilli: “Non, je ne pars pas en vacances avec Franck Louvrier”, en réponse à un article du NouvelObs.

    • cdy dit :

      Merci pour la référence au reportage de la VRT: croustillant et édifiant, en effet..
      face aux mises en scène de la com mieux vaut donc visiter poubelles et coulisses…
      cdy

  6. Pierson dit :

    Excellent article bravo !

    Merci de dire tout haut ce qu’une majorité de journaliste savent, pratiquent, mais surtout ne divulguent pas. Une partie de la presse française me donne vraiment envie de vomir….

  7. jpb dit :

    La campagne ne se déroule plus uniquement dans les médias, la vague de fond se propage sur le Net. On peut contempler tout ça d’un œil distrait…

    • didier dit :

      Je comprends mieux pourquoi la majorité des journalistes sont de gauches.
      Je comprends pas pourquoi les journalistes balancent enormement d’articles négatifs sur Sarkozy, alors qu’ils cachèrent pleins d’infos du temps de Mitterrand(mazarine, adultère) ou de DSK.
      Ils privilégient le caviar a leur fonction d’information.

  8. Justin Bibier dit :

    Lecteur français de votre journal, merci de me donner (enfin) un point de vue différent sur la campagne présidentielle menée actuellement autour de FH et NS. Allez-vous bientôt faire un point sur la campagne de Bayrou ou Mélanchon ? On manque d’air ici…

  9. Le 13eme cavalier dit :

    Peu importe le candidat ou la politique pourvu que le journaliste ait l’ivresse du pouvoir (au sens propre comme au figuré, d’ailleurs) . Il n’y a qu’à lire les articles du “LeSoir” pour s’apercevoir qu’un journaliste sobre sait séparer séparer la bonne information de l’ivraie (la mauvaise herbre) .

    Pool (définition facon “désencyclopédie”) ; genre de basse cour vivant dans le luxe moyennant des articles complaisants. En Belgique, on reconnait ses composantes à la couleur de leur crête (rouge ou parfois bleue) plus communément appelée “accréditation”.

  10. Jérôme dit :

    Très intéressant ! ça me rappelle ce sujet pour le déplacement de Hollande en Essonne : http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/20767/on-a-essaye-dapprocher-de-hollande/

    • (commentaire dédié à la désencyclopédie)

      sauf que “Pool Presse” désigne à la fois ;
      - (sport ) Le “pool presse” signifie littéralement “presser une poule”. Expression qui désigne un sport dérivé du tir au clay et très en vogue dans certains pays en guerre, voire en guerre civile. Sa principale caractéristique étant que l’on remplace les pigeons du tir aux clays par des journalistes et le fusil de chasse par un “Ak-47-kalash”. Etant donné qu’on ne peut pas les catapulter dans les airs, ce sport se pratique et débute par “un lâché de journaliste”.
      - (science) organisme rampant ayant la capacité d’être polymorphe et , à l’instar du caméléon, à la capacité de changer de couleur à l’occasion d’un changement de gouvernement afin de se camoufler au mieux dans un environnement appelé également “pool” (en l’occurrence, le “pool politique” de la majorité entrante).

  11. Ping : EMBEDDED – «Ça va être cool de voyager dans l’Air Hollande One !» | Big Browser

  12. Stephan Douglas dit :

    La spécificité du journalisme de la politique belge est que nos journalistes font de la “Radio troittoir”. Ils se les gèlent devant le 16 de la Rue de la Loi, comme des péripatéticiennes dans l’attente d’un client incertain. Lorsqu’une personnalité politqiue se pointe (entrante ou sortante), c’est une grappe de micros qui s’attachent à ses basques dans l’espoir d’un état d’âme, voire d’un scoop, sur l’ordre du jour.
    A l’instar d’autres pays, ne pouvons-nous pas avoir une service de presse (ou un porte-parole) digne de ce nom au Gouvernement, un autre au Parlement, etc.? Qu’est-ce qui coince en ce pays où le surréalisme est roi?…

    • Alex dit :

      Oui, mais si on crée ce service de presse, vous (“vous” majestatif, pas vous en particulier, quoique) allez encore râler que c’est une dépense inutile, des gens surpayés à l’heure où tout le monde doit “se serrer la ceinture” (comme on dit), etc., etc. Faudrait savoir …

  13. MONGE dit :

    Bravo!
    Dommage que nous n’ayons pas plus de journalistes de ce tonneau là!
    Merci beaucoup

  14. AirOne dit :

    Je suis français, et j’applaudis votre impertinence, votre ton, et la liberté de vos propos.
    La plupart des médias de presse en France sont centristes, ainsi, que ce soit la droite qui gouverne, ou la sociale-démocratie, ils y gagnent, au grattage et au tirage. Entre résistance molle, et lèche-bottisme décomplexé, voila l’état de la presse française qui continue de se demander pourquoi les français la lisent de moins en moins.

  15. juliette dit :

    Les journalistes parlent-ils de Mélenchon? Parce que beaucoup d’électeurs cherchent des points de repère et sont de plus en plus convaincus par Mélenchon car son programme transpire le travail. Il va réussir à convaincre au-delà du PS et chercher les électeurs de Bayrou de 2007. Les PS feront d’autant plus la fine bouche quand ils seront contraints et forcés de s’incliner devant le rassemblement à la Bastille du 18 mars. Ne va-il pas réussir à rassembler à gauche des électeurs qui n’ont rien à voir avec le PS, dans leur histoire? Tout simplement parce qu’il a une vision culturelle de ce qui nous arrive. Bien regarder sa rupture avec Canal +, le Petit journal, l’info- amusement. Il est offensif comme Sarko à droite.

  16. Mistral dit :

    Merci pour cette leçon de démocratie. J’ai honte pour la presse française .

    L’élection de 2012 est une escroquerie en bande organisé orchestrée par le PS et les médias.

    On verra si le peuple français va se lever …

  17. Ping : Une journaliste fait le buzz avec son récit de la campagne de F. Hollande | Crédior

  18. François Houtart dit :

    Allez, vive les “petit(e)s” Belges !

  19. marc sontrop dit :

    Le parler franc d’une journaliste (belge) du SOIR : très salutaire et bravo !

  20. trabac dit :

    Excellent, drôle et navrant.

    Le site Arrêt sur images a consacré il y a un mois une émission sur les conditions dans lesquelles les journalistes suivaient la campagne présidentielle des candidats (ici http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4682, lien payant) ; la question de la légitimité du pool était également posée. Il y a aussi le blog de Sébastien Calvet, photographe à Libération qui lève le voile sur les conditions de travail qui sont faites aux photographes (ici http://photoactu.blogs.liberation.fr/calvet/2012/01/26-m%C3%A8tres.html)

    Ce que j’ai dû mal à comprendre c’est pourquoi les organes de presse continuent à faire des frais pour envoyer des journalistes suivre IRL les meetings des candidats. Ce que je comprends bien c’est pourquoi les journaux perdent leurs lecteurs et pourquoi les Français, dont je suis, sont déçus par la campagne.

    Ce n’est sans doute pas tout-à-fait un hasard si en France, comme en Belgique visiblement, les questions relatives à la main-mise des communicants dans le dispositif de campagne des candidats, à ses effets sur le travail des journalistes et sur la liberté d’informer, sont posées par des journalistes sur leur blog. Pas dans leur journaux.

    Encore merci. Je m’abonne au fil rss.

  21. MB dit :

    Une description ni bête ni méchante et un article aussi rafraichissant que la première gorgée d’une bière. Ca fait du bien! Merci.

  22. ReOufti dit :

    Cela rappele les journalistes Américains embarqués dans l’armée
    Américaine au front 24h sur 24h. Mieux leurs faire voir la guerre, pour mieux contrôler indirectement ce qu’ils vont dire, pour créer des liens,…C’est difficile
    de porter un jugement négatif sur une armée avec qui vous évoluer sur le
    terrain en Irak ou en Afganistan du matin au soir.

  23. Blanc Cassis dit :

    Ayant travaillé dans une grande compagnie informatique, nous étions surpris de n”avoir que très peu de papiers dans la presse spécialisée malgré nos efforts de communication.
    Grâce à l’aide d’une société de communication, nous avons organisé une voyage à Boston, en Concorde, pour présenter un nouveau produit majeur.
    A partir de ce jour, les rédactions de ces revues nous étaient grande ouvertes.
    Pour entretenir le feu sacré, il fallait financer régulièrement des publireportages.

  24. alain destexhe dit :

    Tiens enfin un article sur soir aui ne soit pas anti sarko car la correspondante a paris c, est bien caricatural sorrr mon clavier est qwerty

  25. gocatho dit :

    RAREMENT LU UN ARTICLE AUSSI PERTINENT – IMPERTINENT
    BRAVO
    JE CROIS QUE JE VAIS RENONCER A LA LIBRE POUR “PASSER” AU SOIR

  26. Vaz dit :

    Déja de la joulasie il faut bien des journalistes qui suive Hollande et Hollande a raison de donné le plus d’infos a ceux qui le suive et qui l’on suivie depuis le début

  27. BRAVO Charline !!!
    La Gauche française utiliserait-elle des méthodes de Droite ?
    La Journaliste Charline VANHOENACKER (RTBF) démonte parfaitement, dans son article, l’asservissement au Pouvoir des futurs “Journalistes accrédités…”
    Fier d’être Belge !!!

  28. zouave dit :

    quel intérêt tout ça, on connaît les rouages débilitants du “jeu” électoral digne de la Star Ac. N’empêche que le fond du problème en France, c’est que ce crétin ignare de Sarko bousille tous les acquis sociaux, tout espoir de justice sociale minimale. cette journaliste est-elle payée par notre personne de si petite taille, qu’est-ce qu’on s’en fout de ces journalistes et de leur pratique noiseuse. qui ne votera pas hollande fera que sarkommencera…
    qu’elle fasse le tout de France du vélo celle-là au lieu de raconter des trucs pas intéressants

  29. Roland dit :

    J’apprécie énormément les articles de Charline Vanhoenacker. Il y a le fond, mais aussi la forme, ce qui hélas se perd.

  30. juanitabanita dit :

    Oui le nouveau président aura l’héritage de Sarko, et même son avion Sarko one, espérons seulement qu’il ne le gardera pas pour Carla, Giulia et Louis, il en serait bien capable M.BlingBling. Mais Madame la journaliste, pourquoi ne s’attaquer qu’à M. Hollande, vous ne l’ ‘aimez pas apparemment ! Les voyages avec le candidat sarko se passent de la même façon, me semble-t-il

  31. ile de ré dit :

    J’ai adoré cet article ! Merci à ces témoignages européens sur les pratiques de campagnes françaises. Merci.

  32. Le Guerrier dit :

    Excellent!Bravo Charline!Je lis dans cet article la battante que tu es.
    C’est quoi ce traitement de faveur réservé à des journalistes de certains médias?Et pourquoi les non poolés ne dénoncent pas cette pratique qui ne daterait pas d’aujourd’hui?
    Chez moi au Burkina Faso de Thomas Sankara,si cette pratique avait cours,des articles,encadrés ou simples phrases emflammés (des flèches)ouvriraient les yeux de ces candidats.A moins que ces derniers n’aient pas peur de la presse et ne se soucient pas de leur image,à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.C’est pas pour rien que Sarko est perçu chez moi comme un voy… par la plupart des jeunes, qui le détestent d’ailleurs!
    Courage!

  33. ReP dit :

    Dommage que le Swèèèr ne fasse pas preuve d’autant de mordant envers les pratiques belges. Il est vrai qu’en Belgique, il n’y a aucune colusion entre la presse et le monde politique. Cela se saurait …
    Mais chuuut. Ne donnons pas du grain à moudre aux méchants nationalistes flamands qui veulent la fin de la magnifique Belgique. Et crachons tous ensemble sur nos horribles voisins français.
    “Los van Frankrijk”, comme ils disent …

  34. D.DIPAMA dit :

    Bravo Charline pour cet article.Courage!

  35. Henry godillon dit :

    Encore une fois : bravo aux belge qui n ont pas la langue de bois !!!!

    Et l info comme (enfin!) à circuler !

    France Bleu Nord Benjamin Maréchal raconte, à sa façon et en direct, l’actualité de nos cousins belges.

    Les journalistes qui suivent Hollande sont-ils impartiaux ?
    13/03/2012
    Ecouter
    http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=19279baa866a725cb05258351654886b&c427d8984525d2ae5e29b7ffbee17457_container_id=43033&c427d8984525d2ae5e29b7ffbee17457_container_mode=instances&c427d8984525d2ae5e29b7ffbee17457_article_id=715017

  36. Gros-Verheyde dit :

    Ce phénomène est assez courant. Si vous allez dans le sommet européen, vous verrez que seuls les journalistes français dits “élyséens” ont une salle de presse à part, dans la salle francaise, où ils restent quasiment toute la durée du sommet (déjeuner et diner exceptés), n’étant alors “abreuvés” que par les responsables de l’Elysée. Un bel exemple de “biberonnage”. Les journalistes sont libres de descendre dans la grande salle de presse où sont tous les autres journalistes. Peu le font.

  37. Olivier dit :

    Je suis un journaliste spécialisé… Affolé par la bêtise des journalistes politiques (encore plus bêtes que les journalistes sportifs). Quand on dit que la campagne ne décolle pas, que des thématiques comme le chômage ou l’environnement sont oubliées, est-ce la faute des politiques ? Ou est-ce celle de nos confrères qui ne les interrogent pas sur ces sujets mais qui cherchent juste à connaître leur avis sur un meeting du concurrent ou sur le dernier sondage ?

  38. Ah, grand merci chère Madame pour ces remarques si pertinentes! C’est que, voyez-vous, la plus grande partie des journalistes français (tropisme “Parisien” oblige) se revendiquent implicitement comme “de gauche”, ce qui fait “plus chic pour eux sans doute (N’oublions pas qu’un des piliers de la formation à “la gauche” est tout de même notre magnifique Ecole Normale Supérieure !
    Bref, il était louable de votre part de mettre ainsi les pieds dans le plat. Ils s’y croient tous, surtout à Franc Culture, d’ailleurs. Un revers leur ferait le plus grand bien !

  39. grrrz dit :

    Interessant qu’en France ceux qui tiennent ce genre de propos de bon sens soient considéré comme de dangereux extrémistes-crypto-anarchistes de gauche et évidemment jamais présent dans les médias dominants.
    (je sais pas à quel point on peut comparer mais l’Acrimed, Serge Halimi et les nouveaux chiens de garde, Pierre Carles…)

  40. Mirino dit :

    Article très important pour lequel j’ai pris la liberté de faire cette allusion sur
    Viewfinder.

  41. Rififoin dit :

    Direct et sympa, un témoignage plein de vie.
    J’ai aimé le passage sur le contournement de la zone interdite dans l’usine, une jeune journaliste courageuse qui garde l’esprit, c’est vraiment agréable de lire enfin du vrai, du frais par rapport aux trucs préparés en conserve, merci !

  42. micaelli dit :

    J’ai bientôt 80 ans , et je me rends compte de toutes ” mes lacunes ” …. !
    J’ ai toujours pensé qu’il existait un code de déontologie chez les journalistes , qui les obligeaient à dire la vérité, notamment en ce qui concerne ce qu’ils ont vu ou entendu …. PERSONNELLEMENT …..
    Avec des possibilités de sanctions éventuelles de la part d’ un ” comité des sages ”
    en cas de ” dérapages intentionnels ” …… ( un peu comme le CONSEIL de l’ORDRE des MEDECINS ) ….. ….

  43. bas-auvergnat dit :

    Au cours du passage de FH à Clermont ce jeudi j’ai eu la surprise de trouver, à proximité immédiate du passage du candidat au marché local, des hommes-sandwich portant à gauche la photo d’un préservatif rose et à droite celle du candidat avec en-dessous le texte suivant :
    “voici 2 moyens d’arrêter le SIDA l’un a fait ses preuves, l’autre devra les faire en 2012″.
    Bien sur je peux vous envoyer une photo du tract distribué.

  44. Kaiser dit :

    Croyez bien que nous sommes bien malheureux, ici en France, de voir combien le traitement journalistique est différent d’un candidat à l’autre. A l’un, par exemple, on demande systématiquement de présenter son bilan. L’autre, non. Jamais. Même pas le déficit de la région qu’il préside, qui en fait la région la plus endettée de France… On reproche à NS d’avoir dîner au Fouquet’s et ça a fait les choux gras pendant 5 ans. Hollande dîne avec BHL en tête à tête, dans un resto à 150€ l’entrée, et personne n’en parle. Personne !

  45. Kaiser dit :

    Il y a une chose qu’il ne faut pas occulter et qui permet de mieux comprendre : la sympathie naturelle des journalistes français pour la gauche. Depuis trente ans, les étudiants qui sortent d’école de journalisme sont majoritairement de gauche. Il n’y a pas de frontière entre la classe politique de gauche et les journalistes. Pour preuve, le nombre de couples dans les deux camps : ockrent (ex présidente de france 24)/ kouchner, Hollande / trieweiller (toujours à l’antenne…), Montebourg / Pulvar (toujours à l’antenne…), DSK / Sinclair (qui a repris le Huffington France)… A droite ? Rien. Tous ces professionnels de l’information, restent influent et piétinent leur devoir d’objectivité. Ça ne choque que très peu de monde, et c’est pourtant un scandale…

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