Les précurseurs

On cause, on cause. Mais on passe à côté des vraies questions.

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Les Jacobins n’avaient pas tort sur tout

Dans une semaine et des poussières, la Belgique se fera livrer le verdict des 598 élections du 14 octobre.

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Impossible

Et quoi, pour l’avenir, là ? On fait quoi ? Réponse : on ne sait pas. On n’entend plus rien. Voici trois semaines, Charles Picqué avait appelé les francophones à s’inventer un plan B au cas où la Flandre mettrait fin à la belle amitié qui nous rassemble depuis 182 belles années.

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Mais où est passée la campagne ?

Nous n’avons pas attendu que le poil nous file du menton pour saisir les délices de la démocratie, du multipartisme et des scrutins à répétition.

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Le paradis des uns est l’enfer des autres

C’était un catéchisme des années 50, sommeillant dans les zones d’ombre d’une bibliothèque de notre enfance. Une page y décrivait aux enfants les destins de l’homme post mortem, à savoir le paradis, le purgatoire et l’enfer.

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Il est l’ôôôr, monseignôôôr

Ces années-là, les hommes réfléchirent beaucoup. Dépouillé de ses prérogatives, Louis XVI restait là, vif et encombrant. Les révolutionnaires hésitaient à en faire deux morceaux, de peur, quand même, de fâcher pour de bon les cours voisines. Certains songèrent alors à fonder, non une république mais une république monarchique (ou une monarchie républicaine, c’est chou vert). Encore calme, à l’époque, Robespierre était l’un de ceux qui voyaient là un chemin entre le maintien d’un trône et la démocratie parlementaire. On sait la suite. On finit par admettre que, vivant, Louis était le feu entretenant la contre-révolution et qu’il fallait l’occire pour dérouter l’ancien régime. Et couic, donc.

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Pauvres naufragés

Patrick Dewael (VLD) en a. C’est un homme encore capable de bramer tout à trac, de s’agacer sans calcul, de nous griller un câble sans avoir préparé son affaire avec un docteur en communication.

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Téléréalité

L’été, la chaîne française TF1 offre le meilleur d’elle-même en diffusant son produit phare : Secret story. Pour ceux qui ne connaissent pas : cette émission, banalement conforme aux canons du mauvais genre, consiste à isoler des individus dans une maison et à les laisser (ne rien) faire. Conçu par des imbéciles, présenté par un crétin des Alpes et impliquant une vingtaine de décérébrés (les participants), ce produit culturel de haute volée captive chaque année quelques millions d’abrutis.

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Un usage barbare

Les Romains étaient des barbares. Quand il arrivait à leurs légions de perdre une bataille, les soldats étaient durement punis. On prélevait dans les rangs un légionnaire sur dix, par tirage au sort. Les victimes étaient battues à mort ou lapidées. On appelait ça la décimation, nom découlant de decimere, verbe latin inspiré de decem (dix).

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Restons calme, surtout

A première vue, Herman De Croo (le vader de Biquet Alexander) carbure aux calmants. Ou il fume des cigarettes interdites par le Code pénal.

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