Vu de Flandre: De Wever, le diable en personne

Les éditorialistes flamands commentent l’interview du président de la N-VA parue samedi dans La Libre. Le thème central de la campagne, pour Luc Van Der Kelen, dans le Laatste Nieuws, ne sera pas l’économie ou le budget, mais bien la N-VA. Pour l’éditorialiste, le CD&V a toutes les raisons d’avoir peur du résultat de son ancien partenaire au sein du cartel. Le CD&V, écrit-il « est obligé de faire des compromis pour rester au pouvoir », au contraire de la N-VA.Il faudra beaucoup avant qu’un parti francophone ne signe un accord communautaire, Bart De Wever étant « le diable en personne » du côté francophone, analyse Luc Van Der Kelen, qui fait la comparaison entre la situation de la Belgique et cela de la Palestine. « tant que de Wever voit la réforme de l’Etat comme une étape intermédiaire à la scission du pays, un accord sera extrêmement difficile ».

Pour Walter Pauli, du Morgen, l’équation est simple: le 13 juin, ce sera pour ou contre Bart De Wever. Il remarque également qu’il n’y a rien ni personne pour défendre l’état face au leader de la N-VA. Ni Yves Leterme, premier ministre sortant qui s’est replié en Flandre occidentale, ni Kris Peeters, ministre-président flamand qui entend respecter la “logique fédérale”“comme si la composition d’un gouvernement fédéral n’était pas d’un intérêt urgent aussi pour la Flandre”.Pour Walter Pauli, les partis flamands vont devoir se positionner très explicitement pour ou contre Bart De Wever; pour ou contre un confédéralisme déguisé en séparatisme; pour ou contre un gouvernement qui s’attaquera aux affaires socio-économiques après avoir conclu un grand accord communautaire. Et de rappeler: le 13 juin, nous saurons qui, de De Wever ou “des autres” l’aura emporté.

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