Bart De Wever donne le ton : la mode «col cool »

17_wever-roi_pyt.JPGQu’en a pensé Albert II, dites ? Lundi soir s’est-il ému auprès de Paola de l’audace vestimentaire de Bart De Wever ? « Pas de cravate, le Bart ! Le col ouvert comme s’il allait prendre un pot avec les copains ! Juré : demain, je reçois les autres en bermuda, comme sur le yacht ! » (NDLR : la suite des consultations prouve que le Roi a renoncé à ce projet, qui aurait pourtant fait beaucoup pour son image.)

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Le « virage » gagnant de la N-VA

Stoemp flamand

Dave Sinardet

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Une victoire électorale un rien… excessive

 Il paraît, d’après un proche, qu’il n’a pas ri une seule fois de la soirée électorale. Rien. Egal comme la ligne d’horizon.

Rien d’étonnant à cela. D’abord, et contrairement à ce que suggère sa physionomie générale, l’homme n’est pas jovial. Ensuite, un leader politique qui a rendez-vous avec l’Histoire (ou avec les histoires qu’il se raconte, peu importe), ça ne se bidonne pas. Ça reste droit, ça reste grave. lire la suite

Revue de presse : Entre espoir et urgence

Pour Bart Sturtewagen du Standaard, “Nous avons besoin de deux Mandela“.  Son homologue du Morgen, Yves Desmet, analyse l’occasion historique qu’ils ont à saisir, à condition de savoir “réconcilier l’eau et le feu de leur programme respectif“. “Il y a de l’espoir”, estime De Tijd, qui estime néanmoins qu’il faut aller vite, sous peine de tomber. lire la suite

“Un dimanche historique”, pour les éditorialistes

Les éditorialistes francophones sont unanimes : il faut entendre le message envoyé par la Flandre. Au Nord du pays, on souligne le caractère historique du résultat en Flandre mais aussi la situation paradoxale de la N-VA, à présent obligée de réussir là où Yves Leterme et le CD&V ont échoué en matière institutionnelle.

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La victoire de la N-VA à la Une des journaux européens

De nombreux quotidiens européens font état de la victoire de la N-VA en Une lundi matin. Plusieurs d’entre eux placent en première page une photo de Bart De Wever.

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Mathilde a voté pour Philippe

La princesse Mathilde et la reine Fabiola se sont présentées bras dessus, bras dessous à leur bureau de vote de Laeken. Un absent de marque : le prince Philippe. Son épouse disposait d’une procuration en bonne et due forme – on est organisé dans la famille royale. lire la suite

Les muses de Bart

Finaud, le président de la N-VA s’est toujours retranché pendant sa campagne derrière les déclarations d’autres politiques flamands, des hommes d’Etat, pour colporter son propre message, celui de la scission annoncée du pays.

Il a cité Karel De Gucht, l’ex-ministre VLD qui a depuis longtemps prédit « l’évaporation de la Belgique dans l’espace européen. »

Il a évoqué Frank Vandenbroucke, l’ex-ministre SP.A qui, en 2004, plaidait aussi pour une Flandre autonome. lire la suite

Deux hommes pour un Etat

un choc, une menace, une opportunité

rédactrice en chef

La Flandre s’est choisi un nouveau roi. Un nouveau héros. Le succès, en voix, en sièges, est énorme. Bart de Wever pourrait être couronné comme un des hommes politiques les plus populaires de l’histoire flamande.

La Flandre a parlé. Fort. Tous les partis du Nord ont perdu des électeurs au profit de la N-VA. Vu de l’étranger, un seul message va passer : le plus important parti flamand est séparatiste. De Wever est le nouveau maître du jeu politique belge. En sera-t-il le fossoyeur ?

Ce triomphe électoral place Bart De Wever dans une position extrêmement puissante, à l’intérieur de la Flandre, mais aussi par rapport aux francophones. Certains parlaient hier de tremblement de terre, d’un moment sans équivalent dans l’histoire belge. C’est de fait historique.

Cette victoire incontestable a cependant ses limites, du fait même de son ampleur. Les Flamands qui ont voté pour Bart De Wever et ont permis son sacre ne l’ont pas chargé de couper le pays en deux – du moins pas tout de suite – ou de décréter l’indépendance flamande illico. Ils crient surtout haut et fort aux francophones et aux partis traditionnels flamands : réformez le pays, régionalisez davantage. Si le message n’est pas séparatiste, il exprime un ras-le-bol et est clairement nationaliste.

Le chaos pourrait être au bout de ces élections. Par essence, le vainqueur flamand d’aujourd’hui, même s’il est absolument démocratique, ne peut pas inspirer confiance aux francophones qu’il retrouvera à la table de négociations. Toute main tendue sera toujours vue comme suspecte et cachant un coup de Jarnac.

Il y a pourtant à l’issue du vote de ce dimanche une immense opportunité. Car deux vrais détenteurs du pouvoir dans chacune des deux communautés sont à la manœuvre. Le socialiste Elio Di Rupo, grand vainqueur des élections côté francophone face à De Wever : c’est le choc de deux puissances qui incarnent, jusqu’à la caricature, l’essence même de leur communauté et sont extrêmement légitimes au sortir des urnes. Des partis aux desseins et aux positions idéologiques absolument opposées, mais qui sont aussi en position politique pour construire un véritable pacte. Ils en ont le pouvoir, la force, et ils souhaitent tous deux être maîtres chez eux. En auront-ils le courage ? Car De Wever devra accepter une logique qui servira en bout de course à sauver la Belgique. Di Rupo celle qui consiste à commencer à la démanteler.

Les francophones ne peuvent ignorer le message donné hier par l’électorat flamand sous prétexte que c’est De Wever qui le porte : ce message traverse les leaders flamands (De Wever aujourd’hui, Leterme hier, le Belang demain ?). Les Flamands ne peuvent ignorer le message donné hier par l’électorat francophone, sous prétexte que c’est Di Rupo qui le porte (l’unité du pays et la solidarité sont des valeurs ancrées chez tous les francophones). Ces deux hommes-là ont le sort de la Belgique entre leurs mains. Faisons-leur ce crédit à ce moment périlleux de notre histoire (encore) commune : ils ont donné hier soir des signes qu’ils l’ont compris. Reste à concrétiser. D’urgence.

DELVAUX,BEATRICE

Ce texte en néerlandais

Clash entre Joëlle Milquet et la RTBF

Joëlle Milquet n’a pas caché sa colère à sa sortie du plateau de la RTBF, reprochant un ton trop rude des interviewers de la chaine publique lors du débat des présidents. Bertrand Henne a contesté ces propos.

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