La balle est dans le camp francophone

Les éditorialistes des principaux quotidiens flamands estiment ce mardi que c’est désormais aux francophones de venir avec leurs propositions. En partant de la note de Bart De Wever ou en préparant leur propre note commune.

lire la suite

La cp d’Elio di Rupo en direct

Pour entrer dans l’expérience vidéo de RTL et profiter des nouvelles fonctionnalités vidéos offertes par ce site, vous devez posséder les plugins Adobe Flash et Microsoft Silverlight.

En cliquant sur le bouton ci-dessous votre navigateur va être mis à jour avec la dernière version de Microsoft Silverlight.

Cette mise à jour est gratuite et ne nécessite pas le redémarrage de votre ordinateur.

Get Microsoft Silverlight

Une logique séparatiste partagée

Stoemp flamand

Dave Sinardet
Politologue à l’université d’Anvers et, à temps partiel, à Saint-Louis et à la VUB

lire la suite

“Une mini-crise était-elle nécessaire ?”

Et si c’étaient les francophones qui avaient claqué la porte ? Yves Desmet, éditorialiste du Morgen, inverse la perspective et propose d’imaginer ce qui se serait passé si l’ultimatum était venu du Sud du pays. “Pouvez-vous imaginer les réactions de la Flandre et de Bart De Wever en particulier ?” Pour lui, “si une provocation de ce genre peut redonner une dynamique à des négociations au point mort, on doute qu’une mini-crise était nécessaire”. Si l’ultimatum de De Wever a été considéré par les négociateurs du Sud comme une trahison, Yves Desmet estime que les francophones se trompent en espérant que les Flamands vont les suivre dans cette analyse : “Aucun des autres partis flamands n’ose laisser tomber De Wever ou même le critiquer, ce qui rend les choses encore plus compliquées”. L’éditorialiste titre d’ailleurs sur le “fossé” qui sépare les deux communautés du pays.

Pour le Standaard, la véritable question à se poser n’est pas de savoir si Bart de Wever peut ou non arriver à un accord, mais plutôt “Comment va-t-on pouvoir continuer maintenant?”. Pour le quotidien flamand, “la seule chose qui va pouvoir aider est que les partis flamands ont appris à déterminer, via l’expérience de ces derniers mois, les choses qui sont nécessaires et réalistes, mais pas forcément idéales”. Enfin, le Standaard estime que le processus sera long et qu’il faut tabler sur six mois de négociations. “Mais en novembre, il faudra établir le budget pour 2011 et pour cela il faudra plus qu’un gouvernement en affaires courantes”.

C’est aussi ce qu’explique Luc Van Der Kelen dans Het Laatste Nieuws. “Ce n’est pas le rôle d’un gouvernement en affaires courantes de prendre des décisions sensibles sur le socio-économique”, écrit-il. “C’est impensable d’un point de vue démocratique”. Pour lui, “gouverner est la tâche de Di Rupo, De Wever et compagnie. Et s’il est clair que la confiance est partie, des discussions doivent encore être possibles.” L’éditorialiste conclut qu’il appartient désormais à De Wever “de montrer que sa victoire peut se traduire en résultats”.

“De Wever a un peu fait son “Alexander De Croo” ce midi”

“Qui veut un rendez-vous avec l’histoire ?” titre Charles Bricman sur son blog “On a des choses à se dire”. Johanne Montay, de la RTBF, estime, elle, que De Wever a “un peu fait son “Alexander De Croo” ce midi”, qu’il a “appuyé sur la zappette”, au risque un jour “de se faire zapper par les autres.”

lire la suite