Quasi

Quand le MR est en paix, ça veut dire deux choses : une crise interne vient de se terminer ; une suivante va (bientôt) avoir lieu.

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Hypothèses

On pensait que la baudruche allait s’essouffler. Et c’est le contraire qui se passe. Selon les sondages, la N-VA capte désormais 35 % des intentions de vote en Flandre.

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L’édito sans queue ni tête

La Flandre a parlé. Fort. Tous les partis du Nord ont perdu des électeurs au profit de la N-VA. Vu de l’étranger, un seul message va passer : le plus important parti flamand est séparatiste. De Wever est le nouveau maître du jeu politique belge. En sera-t-il le fossoyeur ?
Il n’est tenu, pour cela, par aucun délai. Ce vendredi ? Ce week-end ? Quelques jours encore ? Au début de la prochaine ? Soit. Qu’il prenne son temps… même si l’on pressent que le temps est compté désormais.
Alors quoi ? On n’ose croire que Bart De Wever lève là un écran de fumée pour masquer son refus au fond (pire : son incapacité ?) de prendre ses responsabilités, d’endosser et de défendre, devant son parti, ses électeurs, son peuple de Flandre, un compromis. Il n’aurait pas la carrure ? On n’ose le croire. Quelles conséquences cela aurait !
L’électeur ne comprend guère ce jeu qui fait que l’un va manger au restaurant étoilé avec l’autre en cachette, que les quatre s’invitent en front commun tout en se tapant joyeusement dessus, qu’on a l’impression d’entendre des discours datant de 2007, alors qu’on s’était bien promis, pas nécessairement d’être d’accord, mais que le débat serait organisé, calme, dur tout en étant empreint de sérénité et de dignité.
Voilà pourquoi la décision du CD&V de lâcher la N-VA sur un dossier aussi symbolique que BHV prend tout son sens. Pour la première fois depuis le 13 juin, Bart De Wever est isolé. Le temps faisant son œuvre, va-t-il aussi sentir une pression, de plus en plus forte, pour s’inscrire dans une logique de compromis et de sortie de crise ?
Bart De Wever avait estimé, récemment, que l’on avait peut-être laissé passer le « momentum politique », soit cette sorte de période de grâce, par exemple après un scrutin, propice à des accords historiques. La grâce envolée, le momentum passé, il est peut-être en train de gâcher la dernière chance.
L’objet des réticences fondamentales du CD&V, l’empêchant de s’asseoir à la table de négociation, n’est plus BHV, la loi de financement, les transferts de compétences. Non, désormais, c’est : Bruxelles. La réforme aurait le tort de donner trop « l’impression que Bruxelles pourrait être considérée comme une troisième région à part entière ». Alors, là, oui, vraiment, cela demande une clarification de fond.
On s’était douté que ces négociations seraient longues. Mais alors que les défis sont cruciaux, alors qu’on touche aux fondamentaux de ce pays, jamais la défiance et le pessimisme n’ont été si forts.
A ce stade, voyons donc les choses en face, simplement. La N-VA est bien ce parti ancré électoralement, qui garde un potentiel d’expansion, relativement épargné au nord, et qui se nourrit ni plus ni moins des coups fourrés commis au fédéral. Plus elle bloque, plus elle gagne !
Le CD&V s’efface et rejoint l’ombre de la N-VA ? Idéal pour redorer son blason flamand, sans écorner l’image de parti responsable qui dirige le gouvernement en affaires courantes. Et dans les autres partis ? Pareil : les arrière-pensées électorales sont là. C’est dire si l’estivage ne semble pas une garantie de succès aux yeux de ses bergers.
Le citoyen, lui, prend ce qu’il peut à ce stade : quelques nouvelles semaines de pseudo-tranquillité politique et la quasi-certitude qu’au cas où, Leterme III assurera. Ajoutons-y depuis deux jours, une petite satisfaction lorsqu’il constate que le ridicule qui tue pour un pays, n’est pas de passer des mois à négocier son avenir mais de le jouer au poker dans une chambre d’hôtel près de Time Square.
Peut-on juste demander à M. De Wever de se retirer de la négociation proprement et franchement, plutôt que de la miner de l’intérieur avec cette ponctualité puérile ? On gagnerait du temps. Merci.

Ce texte est un mix aléatoire de 12 éditos écrits entre le 13 juin 2010 et le 13 juin 2011. Tous ces éditos ont en commun de traiter de la crise politique post-électorale. Le texte qu’il compose ne cherche pas à avoir une signification particulière. Mais on ne sait jamais….
Les douze éditos qui ont servi de base à ce collage sont signés Béatrice Delvaux, Véronique Lamquin et David Coppi. Vous les retrouverez en cliquant sur les liens.

Les éditos vidéos de Béatrice Delvaux

Béatrice Delvaux, qui a remis sa démission ce lundi, a signalé que sa passion pour le journalisme restait “intacte”. Retrouvez ci-dessous ses éditos-vidéo pour lesoir.be lire la suite

Bon anniversaire

Dans une semaine, on fêtera l’anniversaire des élections. Elles se sont déroulées le 13 juin 2010. En fait, elles auraient dû & pu avoir lieu le 12 juin 2011 (c’est-à-dire là, maintenant, au terme normal de la législature fédérale 2007-2011). Mais voilà : Biquet De Croo a fait chuter le gouvernement. Officiellement parce que Leterme séchait sur BHV et parce que ça lui était insupportable (qu’il disait). En fait, stressé par les sondages, le VLD a pensé se sauver la mise en précipitant le scrutin. Un coup lumineux qui l’a d’abord précipité lui-même – il a volé à 8,6 %, derrière le SP.A, ce qui, en cette Flandre droitière, est quand même un peu la honte.

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