“Trop is te veel”
posté le 17 septembre 2010 |
catégorie revue de presse
“Reservoir Dogs”, titre Bart Sturtewagen, dans un commentaire du Standaard. Pour l’éditorialiste, “le couple à quatre têtes” qui pilote les négociations actuellement – Di Rupo-Flahaut pour le PS; De Wever-Pieters pour la N-VA – se trouve dans la même situation que les “quatre voyous à la fin de Reservoir Dogs : au bout d’un fusil”. Comprenez : ils sont condamnés à s’entendre. “Les cris venus des deux camps jeudi soir enterre l’espoir d’un rétablissement rapide de la confiance”, estime Bart Sturtewagen, pour qui “un système de dissuasion mutuelle ne fonctionne que si chacun pense que l’adversaire a plus peur que lui d’un échec des négociations. Ce qui n’est pas le cas.” L’éditorialiste constate que et Di Rupo et De Wever pourraient tirer profit d’une issue négative aux discussions entamées début juillet.
Pour Walter Pauli, l’éditorialiste du Morgen, après près d’une centaine de jours d’une sorte de formation, la soi-disant “lune de miel” entre les gagnants de l’élection est “terminée”. La N-VA, dans la tradition nationaliste flamande, lance “des mots forts”, faisant référence à l’expression “fédéralisme d’argent de poche”. Et le PS, lui, est “chauffé à blanc par les partenaires qui disent, dans la discrétion de la table des négociations, autre chose que dans les micros de l’opinion publique. Walter Pauli constate apparemment, Bart De Wever doit, après chaque consultation avec le PS, rassurer ses troupes et vendre chaque compromis comme une victoire personnelle. “Il est désormais clair de l’interprétation du mot “compromis” par De Wever: une paix à ses conditions.” “Trop is te veel”, conclut-il.


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