Bruno Coppens : « J’ai toujours adoré »
« Helico presto ? Oublions Agusta. In vino veritas ? Michel Daerden… » Dans le Journalus des Nouvelli Infernali, un journal d’informations en français et en latin, proposé dans l’émission radio « La semaine infernale », l’humoriste Bruno Coppens nous livrait une traduction « coppenicienne » d’un latin bien vivant. « J’ai toujours adoré le latin.
J’en ai fait pendant toutes mes études secondaires et puis à l’université où j’ai étudié la philologie romane. Ça me sert dans mes sketchs, notamment pour analyser l’étymologie et accessoirement la détourner dans le Jeu des dictionnaires sur la RTBF. » (F.V)
Xavier Magnée : « Une langue structurée »
Pour l’avocat Xavier Magnée, le doute n’est pas permis : « Il faut continuer à apprendre le latin. » Moins parce qu’il est à l’origine du français que pour la structure même du latin, ses déclinaisons, sa grammaire. Et de partir dans une plaidoirie improvisée : « On sait qui est le sujet, c’est le responsable ; le verbe, c’est l’action ; l’accusatif, celui à qui on a fait quelque chose ; le génitif, la qualification ; le datif, celui à qui on a donné quelque chose. Le latin, c’est ça : une langue structurée où la chronologie a une importance. Les histoires ne commencent pas par la fin, comme on a tendance à les raconter aujourd’hui. Et emporter la conviction, c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie. » (F.V.)
Samira Bansaccal : « Cela aide en tout ! »
Samira Bansaccal (17 ans) est en rhéto à l’athénée de Koekelberg. « Par semaine, j’ai 4 heures de latin et 4 heures de grec. Des cours exigeants mais qui aident en tout. Tous les élèves arrivent au même point mais celui qui a étudié le latin a plus de facilités pour y arriver. C’est un plus. » N’a-t-elle pas l’impression de perdre du temps ? De louper l’occasion d’apprendre d’autres langues ? « Avec le latin, on fait du français, de l’italien, de l’espagnol. Quand j’aurai envie d’apprendre ces langues, j’aurai des facilités. Je compte faire Sciences po. Même là, latin et grec m’auront beaucoup apporté, avec l’étude des systèmes politiques de l’Antiquité. Le latin, c’est la culture. On dit que les maths servent au supérieur. Mais dans la vie de tous les jours : qu’est-ce qui nous permet de tenir une conversation ? (P.Bn)
Pierre-Yves Lambert : « Pas pendant six ans »
Chercheur en sciences humaines, Pierre-Yves Lambert a étudié le latin-grec à l’école. Un souvenir mitigé : « Je pense que c’est intéressant d’étudier le latin pendant un ou deux ans. C’est grâce au latin que j’ai appris l’italien sans cours et que je peux lire l’espagnol. Je ne suis toutefois pas certain qu’il faille en faire pendant six ans. Je trouve beaucoup plus stimulant d’apprendre dès le plus jeune âge des notions de plusieurs langues très différentes (chinois, japonais, arabe, hébreu, turc, russe, lingala, swahili…), mais aussi des principes élémentaires de linguistique dès le secondaire pour rendre les enfants conscients de la diversité des structures linguistiques, tout en approfondissant les deux essentielles pour les francophones de Belgique : l’anglais et le néerlandais. (F. V.)

Sermo Latinus mihi puero tantopere placuit, etsi ignavus discipulus fui, ut Scholam Novam condidi ante 16 annos in Brabantia Wallonica, in qua alumni Latine cursim loqui discere possunt. Si ergo vestros liberos Latine loqui cupitis, eos apud Scholam Novam inscribere decet.
Valete!