Carte blanche : ” On a la FEF que l’on se donne! “

L’ancien président de la FEF Romain Gaudron apporte sa voix au débat sur le prétendu “manque de transparence” et la “politisation” de la FEF. “Quand, en parallèle, la presse et certains conseils étudiants, nous prouvent que l’appartenance politique de certains responsables de la FEF est belle et bien publique, où est le manque de transparence ? “

Précision : cette carte blanche a été écrite avant la démission du coprésident Johan Verhoeven.

” Estimant que le mouvement étudiant se doit d’être géré par ceux qui le font ou le défont, et non par les « vieux cons » (expression familière à la FEF), je me suis jusqu’à présent refusé toute réaction publique. Cependant, la démission de Ludovic Voet (président du parlement de la FEF), les réformes engagées lors du Conseil Fédéral du 12 novembre et la récente désignation de Johan Verhoeven au poste de co-président me poussent à sortir de mon mutisme.

Depuis la rentrée académique, le fonctionnement interne de la FEF revient de manière récurrente au premier plan de l’actualité. L’ancien président de l’organisation que je suis, retraité depuis 2 ans, ne peut s’empêcher de suivre avec attention ces débats … préoccupants. Certains responsables de conseils étudiants avancent des critiques sérieuses : problème de transparence dans son fonctionnement, mainmise par Comac (jeunes PTB) sur la FEF, manque de débat au sein du Conseil fédéral (le Parlement de la FEF). Mais qu’en est-il dans les faits ? La FEF que j’ai connue, il n’y a pas si longtemps, a-t-elle tant changé? A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion ces dernières semaines d’évoquer la FEF d’aujourd’hui avec ces défenseurs et détracteurs. Ces obscures questions de manque de transparence et de complot politique s’en trouvent… éclairées.

Ainsi, deux questions me semblent primordiales. Peut-on me donner un exemple d’action menée par le Bureau de la fédération qui ne s’inscrit pas dans les décisions et positions du Conseil Fédéral ? Ce même Conseil s’est-il retrouvé confisqué de son pouvoir de décision ? Il ne semble guère. La critique à ce sujet reste floue et générale. Quand, en parallèle, la presse et certains conseils étudiants, nous prouvent que l’appartenance politique de certains responsables de la FEF est belle et bien publique, où est le manque de transparence ? La deuxième question est de savoir si, malgré cette transparence, une organisation politique aurait une quelconque mainmise sur la FEF ?

Pour éclairer ce débat, il est temps je pense de lever le voile sur un ancien tabou : la Fédération des Etudiants est politisée, l’a toujours été et le sera toujours. Peut-on imaginer que la FEF ne se positionne pas sur le Numerus Clausus ? Peut-on espérer une Fédération qui ne se préoccupe pas de l’accès à l’enseignement supérieur ? Faut-il envisager une organisation étudiante qui n’apporte aucune proposition relative à la qualité de notre enseignement ? Evidemment non ! Or, ces questions appellent à faire des choix, à développer une conception du rôle de notre enseignement et donc à apporter des réponses politiques. Vision politique de l’enseignement portée par des délégués étudiants, pour une bonne partie, conscients des enjeux politiques.

En 2009, notre équipe a fait le choix volontaire de lever ce tabou. Ce choix, je l’ai porté car j’estime que la FEF pluraliste que je défends nécessite une transparence rigoureuse pour être crédible. Assumer le rôle politique de la Fédération, cela implique nécessairement d’afficher en toute transparence les implications partisanes de certains de ses membres, et d’ainsi lutter contre d’éventuels conflits d’intérêts. Cette transparence fut assumée par tous, Ludovic Voet, à l’époque viceprésident du Conseil Fédéral, y compris.

Si nous ne pouvons en effet reprocher aux étudiants de s’engager à la FEF ET dans une mouvance politique quelconque, nous nous devons d’exiger qu’ils fassent la part des choses entre leurs engagements. Cependant, en quoi quitter la FEF peut être une réponse adéquate à un éventuel manque de démocratie ? Quitter le bateau n’apporte rien si ce n’est renforcer une situation que l’on prétend dénoncer. De là à penser que certains jouent les pompiers pyromanes, il n’y a qu’un pas que je ne souhaite (actuellement) pas franchir.

Comme nous le rappelait récemment Stephan Hessel à la suite de son désormais culte « Indignezvous ! », l’indignation n’est prometteuse que si elle nous pousse à nous engager. Depuis le Conseil Fédéral du 12 novembre, des réformes internes importantes sont mises en oeuvres afin de renforcer encore le caractère démocratique de la fédération. Alors, engagez-vous !

J’invite tous les défenseurs du pluralisme de la Fédération à retrousser leurs manches, à monter (ou remonter) à bord du bateau car, avec ou sans vous, celui-ci prendra un cap. Il vous reste à le déterminer car on a la FEF que l’on se donne ! “

Romain Gaudron, président de la FEF 2009/2010

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33 réponses à Carte blanche : ” On a la FEF que l’on se donne! “

  1. rosebud dit :

    Avec un soutien pareil, c’est sur : ils sont morts.

    • Red Man dit :

      Eeeeeuuuuh mort? Ce n’est pas un peu guerrier comme langage? Dans toute cette histoire, j’ai l’impression que certains veulent effectivement la mort de la FEF et jettent un écran de fumée sur leurs intentions en menant des débats de forme…
      Il y a comme une attitude de “jamais assez”, “jamais content’, comme si certains n’avaient pour ambition que de voir des têtes tomber… comme si certains cherchaient à tout pris la rupture…
      Mais bon… espérons que le mouvement étudiant pourra repartir au plus vite de l’avant et s’occuper moins de son nombril et plus des problèmes des étudiants….

      • rosebud dit :

        La FEF est dans un état de décomposition intellectuelle absolue depuis plusieurs années – c’est d’ailleurs comique de voir le principal symbole de cette décrépitude signer une carte blanche de “vieux con”…

        Campagnes bébêtes, communication hystérique, manifestations folkloriques (d’ailleurs fort peu peuplées à ce qu’on dit), argumentaires à quat’sous, sondages bidons… À croire qu’ils ont tout fait pour faciliter la tâche aux ministres et aux recteurs (qui les remercient au passage ;-) .

        Je me demande comment les étudiants ont pu supporter ça si longtemps, les pauvres.

  2. Alfred le Gaulois dit :

    “J’invite tous les défenseurs du pluralisme de la Fédération à retrousser leurs manches, à monter (ou remonter) à bord du bateau car, avec ou sans vous, celui-ci prendra un cap.” > L’AGL l’a tenté, pendant plusieurs mois. Elle s’y est cassé les dents, c’est pourquoi elle envisage de sortir de la FEF. Parce qu’avec la meilleure volonté du monde, il n’y a moyen de RIEN changer à la FEF.

    • Karl Noben dit :

      Allons Alfred, un peu de patience. Quand bien même il y aurait un noyautage d’extrême gauche (je manque d’infos de première main pour m’en faire une opinion), ce n’est pas en deux mois que l’on s’en sort…

      Je suis assez d’accord avec R; Gaudron, vous avez la FEF que vous méritez. Si les conseillers fédéraux – et tous les représentants étudiants qui constituent la pyramide de représentativité étudiante – ont laissé la “force de frappe” du COMAC prendre le contrôle de la fédération, c’est probablement faute de pouvoir s’y investir à la même hauteur.

      Il vous faut donc désormais utiliser les armes démocratiques à votre disposition pour renverser la vapeur : faire de l’opposition constructive, convaincre progressivement les autres délégués et in fine reprendre le dessus. C’est un processus qui prends au moins 3-4 ans, je sais que c’est long pour des étudiants dont l’investissement au niveau fédéral dure généralement la moitié de cette période, mais sortir de la structure et jouer les calimero au bord du chemin n’a de sens que si vous avez la certitude de pouvoir rapidement constituer une structure représentant au moins la moitié des étudiants de la FEF d’avant votre départ. Sinon, vu la façon dont s’organise la reconnaissance des organisations étudiantes, vous êtes condamnés à rester une dissidence inaudible au niveau politique…

      L’histoire du mouvement étudiant nous apprends que les petits calimeros persuadés de leur bon droit n’a jamais pesé bien lourd et que leur successeurs ont fini par re-croire à l’intérêt d’une organisation représentative unifiée, quand bien même on n’y soit jamais entièrement parvenu …

      • BisouNours dit :

        Mais l’enjeu est justement la durée de l’engagement nécessaire et la volonté très forte qu’il faut avoir pour des étudiants qui débarquent et qui n’ont pas notre passé militant et notre connaissance des structures. Or, Comac dispose de moyens sur la durées via le PTB et via leur association d’écoliers qu’ils ont créés pour assurer une formation militante dés avant le supérieur. Et bon, heureusement, aucun membre de Comac n’est infiltré “à ma connaissance” dans la structure permanente de la FEF car là ça deviendrait vraiment très difficile. Mais on en est pas à l’abri.
        Je ne suis vraiment pas persuadé que la vapeur soit encore renversable. En d’autres temps, quand la situation était moins grave avec juste le BEA Interfac qui jouait la gauche pure, c’était jouable, aujourd’hui, je n’en suis vraiment pas persuadé tout comme je ne suis pas persuadé que les étudiants ont la FEF qu’ils méritent.
        Le processus que dénonce le coprésident démissionnaire avec noyautage des CE via les “campagnes” fait d’ailleurs intensément partie du problème.
        Le seul gagnant dans tout ça, c’est le ministre qui aura beau jeu de négocier face à des chaises vides le nouveau décret participation. On peut parier que si les étudiants ne se resaississent pas, tous les acquis des anciens dans la participation finiront par disparaitre.

  3. Ziloa dit :

    On ne souhaite pas la mort de la FEF (pour reprendre les mots précédemment employés), mais un bon nettoyage est souhaitable, que ceux qui sont un peu trop à l’aise dans leurs fauteuils s’en aillent.

  4. Vieuxconbis dit :

    Evidemment que la FEF doit être politisée (dans le sens défendre certains choix politiques) et évidemment qu’il y a en son sein des gens qui sont aussi actifs dans des jeunesses de parti. Ce n’est pas ça le problème. Le problème c’est quand une jeunesse de parti, quelque soit le parti, prend le contrôle de l’organisation. Et ça, si Romain ne s’est pas rendu compte que c’est ce qui s’est passé, c’est qu’il a été complètement aveugle. A mon avis, il regrette (mais n’ose l’avouer) de ne rien avoir fait lors de sa présidence par rapport au noyautage entamé par Comac (jeunes du PTB) sous la présidence (et avec la complicité de) Mathias El Berhoumi. Et ce qui n’était qu’un noyautage (partagé avec Mathias au début) de l’exécutif, est en deux-trois ans devenu une prise de contrôle du conseil fédéral de la FEF. Comment ? de par le fait qu’un grand nombre de conseillers fédéraux (hormis dans quelques bastions étudiants essentiellement universitaires, dont plusieurs ont donc maintenant quitté la FEF) ont été recruté pour la FEF dans les deux-trois années précédentes lors des campagnes “de la FEF” (Respact, Wendy…), campagnes en réalité proposées, menées et gérées par Comac. Ceux qui ainsi ont été recrutés par Comac pour la FEF l’ont aussi souvent été pour Comac, les autres devenant à tout le moins sympathisants de Comac. Les derniers conseillers enfin, minorisés dans leurs demandes de transparence, de décisions devant être prise en conseil fédéral et non imposées par l’exécutif, etc., soit ont quitté le navire, soit sont sur le point de le faire. La coque semble maintenant par bien trop d’endroits trouées. Probablement la construction d’un nouveau bateau s’impose-t-elle. Quel gâchis.

    • BisouNours dit :

      je n’aurais pas mieux dit

    • Red Man dit :

      Tout ce scénario me semble tiré d’un bon roman paranoïaque. Car je veux bien donner de l’importance à Comac mais il ne faut pas exagérer…
      Je ne veux pas croire que les organisations de jeunesses politiques des autres partis ne peuvent pas rivaliser en importance et en influence avec la jeunesse d’un parti qui n’est même pas représenté au parlement…

      • Vieuxconter dit :

        Face à des organisations comme le Comac et le PTB, un peu de parano fait du bien.

        Ces gens n’ont qu’un seul but dans la vie : faire des membres, encore et toujours plus de membres. Leur espoir est que le parti mère passe un jour la barre fatidique des 5% aux élections, ce qui lui assurerait un financement public.

        Pour y parvenir, le noyautage systématique des instances participatives étudiantes a été décidé il y a plusieurs années par le politburo du PTB, à l’époque du relooking du MML (Mouvement Marxiste-Léniniste) en un Comac bien plus “fashion” et consensuel (“Non non, on est pas communistes. Rejoins-nous si tu trouves aussi que la guerre c’est mal. Tu auras plein d’amis et un beau -Shirt avec le Che (payant).”).

        Comme de bonnes petites fourmis ouvrières, les militants PTB/Comac y consacrent donc l’intégralité de leur temps et de leur énergie. Ils cherchent évidemment aussi à affaiblir les organisations considérées comme concurrentes ou à minoriser et éliminer ceux qui pourraient leur faire obstacle.

        Certains sont “parachutés” par le parti. Ils reçoivent des “bourses” pour s’inscrire aux cours de l’université ou école ciblée et se présenter aux élections. Ces cadres Comac sont formés/formatés par le PTB (parfois plusieurs heures par semaine), ils disposent d’un doctrine élaborée et de manuels sur la persuasion des gens.

        Ils organisent des blocus collectifs, camps de vacances et autres activités communes pour renforcer l’appartenance au groupe. Ils doivent participer régulièrement à de bonnes veilles autocritiques (critique de soi, critique de l’autre).

        Ils organisent des réunions secrètes pour préparer des stratégies communes à appliquer dans les instances où ils siègent et travailler ainsi à leur prise de contrôle. (ils en dressent d’ailleurs de jolis PV’s, avec des noms de code pour protéger les participants, un peu comme à l’époque de le guerre froide – c’est qui les paranos ?)

        Bref, ils ont gardé le pire de leur héritage stalinien/maoïste, en y ajoutant marketing de bas étage et techniques d’endoctrinement similaires à celles utilisées par les sectes de par le monde. (je rappelle que le PTB était classé parmi les organisations sectaires il n’y a pas si longtemps)

        Comment voulez-vous que des délégués étudiants “normaux”, c’est à dire qui n’ont pas que ça à faire de leur vie, leur tiennent tête ? Ils finissent toujours par se faire avoir à l’usure…

        Enfin, les “machins” Respact et Wendy ont effectivement servi de paravent à une campagne de recrutement pour le Comac. Plus grave, la création du Comité des Elèves Francophones (CEF), reconnu grâce au soutien de la FEF, leur a ouvert une voie royale pour commencer leur embrigadement encore plus tôt, chez de jeunes encore plus malléables.

        Suspendez leur reconnaissance, gelez leur financement, épluchez leurs comptes, déterminez les responsabilités éventuelles et purgez ce brol.

        Triste sort pour une FEF qui méritait mieux…

        • Karl dit :

          Allons, allons,

          Tout ce que vous décrivez se fait dans tous les partis et tous les lobbys.

          Vous pouvez être opposé aux idées du PTB, mais ne leur reprochez pas d’utiliser des procédés qui sont devenus les standards des groupes de pressions de par le monde.

          Reconnaître que vous n’y pouvez rien, c’est reconnaître que le système éducatif à failli dans sa mission de “former des citoyens actifs et responsables”. Triste.

          Il y a tout de même un espoir : malgré ce grand complot, le PTB reste un nain politique. Il suffit donc de laisser du temps au temps pour que la lumière éclaire les apprentis citoyens… ceci ne doit pas vos empêcher de tenter d’accélérer ce processus…

        • Karl Noben dit :

          Allons, allons,

          Tout ce que vous décrivez se fait dans tous les partis et tous les lobbys.

          Vous pouvez être opposé aux idées du PTB, mais ne leur reprochez pas d’utiliser des procédés qui sont devenus les standards des groupes de pressions de par le monde.

          Reconnaître que vous n’y pouvez rien, c’est reconnaître que le système éducatif à failli dans sa mission de “former des citoyens actifs et responsables”. Pire, en suggérant un “grand nettoyage”, vous évoquez des pratiques pires que celles que vous dénoncez… Triste.

          Il y a tout de même un espoir : malgré ce grand complot, le PTB reste un nain politique. Il suffit donc de laisser du temps au temps pour que la lumière éclaire les apprentis citoyens… ceci ne doit pas vos empêcher de tenter d’accélérer ce processus…

          • Vieuxconter dit :

            Je n’ai pas connaissance d’autres partis qui agissent de la sorte au niveau de la représentation étudiante.

            Lorsque des parlementaires sont élus au niveau fédéral, ils le sont avec une étiquette politique claire : on sait à quel parti ils appartiennent. Il est normal qu’ils agissent par la suite en bloc avec les autres parlementaires de leur parti.

            Dans les élections étudiantes, les candidats n’affichent pas leur appartenance à un parti (d’ailleurs, en général ils n’en ont pas). Le PTB avance donc masqué et obtient des élus censés représenter l’ensemble des étudiants mais qui en pratique défendent les intérêts de leur parti .

            Si le PS ou Ecolo faisait la même chose, cela serait tout autant détestable. Mais ils ne le font pas (bien que les présidents de la FEF aient tendance à s’encarter une fois élu).

            Concernant le “grand nettoyage”, je ne suis même pas certain que cela soit encore faisable. Peut-être vaudrait-il mieux recommencer à zéro.

            Dans tous les cas, il est indispensable d’identifier les pratiques qui ont corrompu la FEF et les personnes qui en sont responsable si l’on veut éviter de retomber immédiatement dans les mêmes travers.

          • BisouNours dit :

            Karl, ce que décris vieuxcon est radicalement vrai. A se demander s’il ne travaille pas pour la sûreté de l’état (puisqu’on est dans la parano).

            A ton époque, le PTB était un nain à la FEF, il y a avait quinze tendances désorganisées à l’extrême gauche. Mais toute la stratégie mise en oeuvre par Comac est très puissante. Notre FEF méritait mieux. Triste de voir un endroit dans lequel on a tant milité se déliter ainsi mais ça ne sert à rien de se cacher la réalité.
            L’AGL a cru pouvoir y parvenir et elle en a tiré des conclusions que d’autres avaient tiré avant elle sans que ce soit autant médiatique.
            On peut dire que vieuxconbis a tout dit d’une manière très brillante et très juste. Chacun se fera son opinion.

        • Red Man dit :

          Vraiment, c’est un bon roman des années 80 de la période Reagan-Thathcher. Il faudrait te reconvertir. Les méchants coco et les pauvres jeunes innocents manipulés.
          Et la description que tu fais sur le militantisme de la gauche radicale n’est pas neuve. Qu’est-ce qui aurait changé par rapport aux années 80 ou 90?
          Concernant toute ta description de noyautage, j’ai connu ça de la part de toutes les tendances politiques dans le mouvement étudiant dans le passée. A nouveau, je ne vois pas ce qu’il y a de neuf…
          Je reste avec ma question, je ne peux pas croire que les mouvements de jeunes des autres formations politiques qui comptent des milliers de membres ne puissent pas contrer le mouvement de jeunes d’un parti qui a certes progressé ces dernières années mais ne dépasse toujours pas les 2% sur la Wallonie… Et si c’est vraiment le cas – ce que je me refuse à croire, c’est avant-tout à ces organisations de se remettre en question…

          • BisouNours dit :

            si je te comprends bien, RedMan, si pour des quelconques raisons éthiques, les autres formations politiques ne pratiquent pas d’entrisme à la FEF, elles doivent “se remettre en question”

            bravo, tu as tout dit. Pour toi, il est donc tout à fait normal que Comac fasse ce que vieuxcon nous explique …

  5. BisouNours dit :

    soit tu n’étais pas à la fef pendant la période que raconte vieuxconbis soit tu es de mauvaise foi car il n’y a strictement rien de paranoïaque là dedans. En fait, c’est tellement criant de vérité qu’on croirait lire ça d’un “agent double” (pour aller dans la métaphore “guerre froide”) ou d’un repenti.

  6. Red Man dit :

    Pfff…

    Il ne faut pas comparer des élections fédérales et des élections pour la représentation étudiante. Ce ne sont pas des élections politiques. Ce sont des élections syndicales. Quand des membres des étudiants libéraux se présentent pour être élus comme représentant étudiant, ils ne le font pas sur une liste “étudiants libéraux”. Idem pour les socialistes et écologistes.
    Et de mon temps, les tendances politiques avançaient beaucoup plus masqué qu’aujourd’hui.
    Alors dans le mouvement étudiant, il y a toujours eu des forces politiques diverses qui développaient des stratégies pour accroître leur influence dans le mouvement étudiant. Et je ne peux pas croire qu’elles aient disparues… Si c’est le cas, je m’inquiéterais dans les États-majors des grands partis. Mais je me refuse à le croire. Elles jettent peut-être actuellement beaucoup d’écran de fumée pour cacher leur propre stratégie de conquête. Enfin, là c’est moi qui devient parano. Je vais donc retourner à mes petites affaires et laisser tout ce beau monde….

  7. BILOU dit :

    Salut

    Un peu consterné et triste, mais comme je l’ai souvent expliqué lors des formations que je donnais à la FEF, c’est une suite cyclique les départs et les retours.

    Là où il m’inquiète plus, c’est que les vieux dinosaures étaient souvent rappelés pour jouer les médiateurs ou les psys.

    Mais cette culture du recours à ces « « anciens » », uniquement pour aider à aider à redéfinir une ligne commune, s’est éteinte comme l’air des dinosaures.

    Le Fédération était, est et devra restée pluraliste. A l’époque de KARL N ou à la mienne le PTB-MML était déjà fort présent quoi qu’on en pense.

    Vous avez pour moi besoin d’un retour aux réalités locales, d’informer le local des décisions, réflexions, débats et d’entendre surtout les retours de celui-ci.

    Les disparitions des régionales et du bureau de la FEF ont lentement précipité, pour moi, la FEF dans un isolement cotonneux et douillet.

    Voici une piste, mais pour qu’elle soit viable il faut des relais locaux. Ce n’est pas individuellement que l’on se fait entendre, mais à plusieurs sous une même bannière.

    Ce n’est pas en quittant un parlement ou un bateau que vous pouvez changer les choses.

    Allez courage les GARS,

    Bilou

    FEF de 1995 à 2006

  8. Le bleu dit :

    Pour ma part en tant que libéral, ça ne me choque pas de voir les jeunes du Comac engagés à la FEF. Au moins chez eux on sait qui est qui… Quand on voit des anciens membres de la FEF soudainement cabinetards chez Ecolo quelques mois après la fin de leur mandat FEF, on sent bien qu’ils ne se sont pas fais leur avis du jour au lendemain mais qu’ils le cachaient pendant leur parcours dans la représentation étudiante.
    A l’heure actuelle, j’ai entendu qu’une membre du Bureau de la FEF sur 6 était de Comac et un d’Ecolo. Quel scandale à ça? Mais les autres, ça m’étonnerais pas de les voir sur des listes électorales pour certains grands partis de gauche bientôt…

    • rosebud dit :

      Et moi j’ai entendu dire que le chef du personnel de la FEF était l’ancien chef des jeunes PTB à Bruxelles, qu’il était membre du parti communiste grec (un des derniers partis staliniens de la planète) et qu’il avait formé la plupart des responsables actuels de la FEF.

      J’ai entendu dire que le PTB n’hésitait pas à démarcher les jeunes recrues de la FEF pour les intégrer dans son parti, et que ses membres en interne intimidaient tous ceux qui osaient critiquer ce qui leur sert de ligne politique (ou plutôt de ligne anti-politique, faites d’éructations démagogiques, de désinformation et de campagnes débilitantes pour public attardé), à tel point que plusieurs de ces personnes sont aujourd’hui parties, purement et simplement dégoûtées.

      J’ai entendu dire que la FEF avait grassement financé et soutenu un “syndicat écolier” bidon, essentiellement composé de membres du PTB et employant deux permanents du PTB (dont la compagne du porte-parole du PTB, et celle du président de la FEF…).

      J’ai entendu dire que le leitmotiv de la FEF, “un enseignement public, gratuit et de qualité”, adopté il y a deux ans en remplacement des positions traditionnelles du mouvement, étaient un simple copier / coller du slogan historique des jeunes du PTB.

      J’ai entendu dire que plusieurs membres de la FEF ont participé à un sommet des jeunesses communistes en Afrique du Sud en compagnie des jeunes PTB, leur déplacement ayant été gracieusement offert par le brave syndicat étudiant.

      Bref, j’ai entendu dire que la FEF était tout simplement devenue un satellite du PTB, que les deux trois types encartés ailleurs ou pas encartés du tout n’étaient là que pour servir de caution à cette entreprise et que s’ils osaient proposer autre chose, ils seraient effacés de la photo.

      En tant que libéral, ça devrait vous interpeller, non ? On est bien au delà de “les jeunes du PTB s’investissent gentiment de le mouvement et s’est tout à fait normal”. C’est une pure captation d’héritage et de récupération du mouvement social, qui prouve que le PTB est toujours le parti stalinien qu’il a été, quels que soient ses efforts de marketing politique.

    • ProNanard dit :

      j’ai aussi entendu parler de ce président devenu cabinettard écolo, je le connaissais bien, il jouait un rôle actif au PS de sa commune juste avant de retourner sa veste au grand dam de ses camarades … de là à dire qu’il était encarté et guidé par un parti, je dirais plutôt qu’il était opportuniste et guidé par son intérêt personnel

  9. rosebud dit :

    On regretterait presque de ne plus avoir affaire à ce genre de personnages maintenant. Entre un opportuniste cabinettard en devenir et un pantin brainwashé à la solde de maoïstes rétrogrades mal déguisés en honnêtes militants de gauche, je préfère encore le premier (enfin les premiers, le cas que vous citez étant loin d’être isolé). Mais bon, je ne suis plus étudiant depuis longtemps, hein…

    • ProNanard dit :

      ho, mais je n’ai pas de problème avec les opportunistes
      ils font souvent du bon boulot
      mais il vaut quand même mieux connaitre leur manque de fiabilité pour ne pas être étonné si un jour ils nous trahissent. Cela dit, je ne pense pas que la personne dont je parlais soit si opportuniste que ça. Elle a profité d’un job rêvé qui lui était proposé. Ses anciens camarades l’ont mauvaise, mais la proposition qu’il avait reçue ne se refusait pas. J’étais sans doute trop extrême dans mon commentaire, mais c’était pour mieux marquer la différence entre sa situation et celle d’autres personnes téléguidées par Comac.

  10. JP RYAN dit :

    Eh les gars à vous lire, ce n’est pas ce que défend cette fed étudiante mais plus les (libres) orientations politiques de ses dirigeants élus qui justifient vos réactions…

    L’habit ne fait pas le moine… De mémoire, il eut une époque où les ancians membres du CA allaient vers le CDH, le PS et le MR…

    C’est le fond (défendre les étudiant(e)s) qui comptent et non la forme

    • BisouNours dit :

      si tu lisais bien, tu saurais qu’il ne s’agit pas seulement d’orientations politiques … l’article du soir d’aujourd’hui est d’ailleurs très révélateur, la lettre de démission de l’ancien coprésident également. Et on en est là à cause de l’entrisme de Comac. Si Comac avait continué à se comporter comme dans le passé, cela n’aurait sans doute effectivement pas posé problème.

  11. Stadler Liliane dit :

    “encore jeune conne de 66 ans”= “vieille soixante huit hard” maoïste de surcroît à l’époque (ULg Mubef 1968). J’ai du mal à comprendre ce qui gêne tant la plupart des intervenants d’aujourd’hui, quant à la présence importante des jeunes de Comac (PTB) dans la FEF. A ma connaissance ces jeunes ont pour seul objectif : + de justice sociale! Vous avez dit (hurlé) “POLITISATION”! Ekwè? (oui , entretemps je suis même devenue liégeoise bien qu’immigrée) Les gros partis : bleu, rouge, orange et même verts ne vous dérangent pas sous le prétexte qu’ils sont “représentatifs” en %???!!!
    Donc si je vous suis bien, c’est le fait que le PTB soit trop petit qui vous dérange?
    Pour terminer je salue tous “les anges” qui , parmi vous “rêvent”: d’ “Apolitisme”!
    Allez! Bonsoir, les petits , quand vous aurez grandi vous saurez que ça n’existe pas.
    Mémé lil

    • BisouNours dit :

      Tu n’y es pas du tout

      La présence de comac ne dérange pas du tout en tant que telle, elle a été tolérée pendant des dizaines d’années sans problèmes. Mais quand Comac et le PTB (surtout puisque ce sont eux qui donnent les ordres à Comac) a décidé de prendre le pouvoir, là c’est clair que ça pose problème et surtout les méthodes.

      • jeune conne de 66 ans = Stadler Liliane dit :

        Merci à bisounours d’avoir en partie répondu à mon interrogation, mais j’insiste car je veux comprendre ce que vous entendez par : “le PTB qui donne les ordres à Comac” et “Comac et le PTB qui a décidé de prendre le pouvoir”?!
        Si j’insiste ( indépendamment du fait que j’aurais peut être pas du m’en mêler, vu que je ne suis plus étudiante et que je ne suis pas à Louvain, mais j’ai pas pu m’empêcher de réagir) c’est parce que les quelques dizaines de jeunes “Comac” de Liège que je connais sont tellement “autonomes et responsables” que je rêve que mon petit fils Andrea (10 ans) les rejoigne un jour. Bon, je me rends compte que je n’ai rien compris à la situation particulière de Louvain…Merci de m’expliquer.
        Mémé lil

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