Lettre ouverte d’une mère à la directrice : “Ne vous inquiétez pas…”

Voici la lettre ouverte qu’une maman a rédigée à l’intention de la directrice de l’école de son fils. Agé de 19 ans, cet élève souffre de dyslexie et d’un trouble de l’attention. “Ne vous inquiétez pas”, répétait la direction aux parents. Mais les difficultés de cet adolescent n’ont pas été prises en compte. En juin, il a échoué.

“Madame la Directrice,
Nous avons accompagné notre fils de 19 ans quand il est venu s’inscrire dans votre école. Nous vous avons signalé qu’il était dyslexique, nous avons demandé qu’il soit autorisé à prendre note avec son iPad en classe. Vous n’avez pas dit oui, vous n’avez pas dit non, vous nous avez répondu “ne vous inquiétez pas”.
Jusqu’en novembre, notre fils a pris ses notes en classe avec son iPad. Ses notes de cours étaient complètes, organisées, exploitables avec son logiciel de lecture (WoDy), échangeables et archivées.
Peu d’élèves ont réussi les partiels de novembre, et notre fils en faisait partie. Vous lui avez demandé de s’installer “devant”, de ne pas se “cacher” dans le fond de la classe, car les professeurs voulaient savoir qui était ce “bon” élève. Inquiets car expérimentés, nous vous avons expliqué qu’il avait un trouble déficitaire de l’attention, qu’il lui était difficile de rester concentré, que c’est la raison pour laquelle il préférait rester dans le fond de la classe. Vous avez insisté, vous nous avez dit “ne vous inquiétez pas”.
Il a changé de place, et sous la pression des professeurs, a rapidement abandonné l’iPad, “on ne sait pas ce qu’il fait, avec son iPad”…… il a pris note avec une feuille et un stylo. Les notes sont devenues rapidement inexploitables avec son logiciel de lecture WoDy, incomplètes, illisibles, perdues. Le soir et le week end, il a recommencé à recopier à la main les notes de cours de ses copains, notes qu’il nous fallait aller chercher et reporter, photocopier et lire avec lui.
Il a troqué son logiciel de lecture devenu inutilisable pour une paire de lunettes prismatiques et une rééducation visuelle. Et il a lu et relu, copié, copié et recopié ses notes de cours à la main, y consacrant toutes ses heures de loisir. Il était certain qu’à force de “travail”, il y arriverait.
En classe, ses mains n’étant plus occupées par son clavier, il a recommencé à dessiner au lieu de noter, à parler avec sa voisine, à répondre avec trop d’impulsivité aux questions des professeurs, et les remarques sont devenues quotidiennes, vous lui avez demandé de changer de comportement. Nous vous avons expliqué une nouvelle fois ce qu’est un déficit d’attention. Vous lui avez dit qu’il devait aller en remédiation. Et il y est allé. Et il y a lu, relu, copié et recopié, les formules, les schémas, les exercices, et essuyé les remarques de son professeur, parce qu’il était trop distrait.
En mai, l’optométriste qui lui a prescrit ses lunettes et ses exercices de rééducation visuelle nous a conseillé de vous demander d’interroger notre fils à l’oral et d’éviter les QCM. Vous nous avez dit que c’était impossible, vous avez essayé ses lunettes prismatiques, trouvé que ça colorait en bleu, et vous nous avez dit “ne vous inquiétez pas”.
Notre fils a échoué en juin, comme 90% des élèves de sa classe dans votre école, Madame la Directrice, seuls sept élèves sur quatre vingt ont été admis en deuxième année à l’issue des examens de juin. Les 27, 28 et 29 juin, vous nous avez refusé l’accès aux copies des examens corrigés de notre fils, vous avez refusé notre demande d’aménagements raisonnables eût égard à sa dyslexie pour préparer ses examens de septembre, au prétexte qu’aucun cadre légal ne vous y obligeait.
Nous avons obtenu rendez vous dans votre école avec quatre de vos professeurs.
■ Le premier a interrogé notre fils à l’écrit sur des feuilles bleues, il n’a pas été informé qu’il était dyslexique et qu’il portait des lunettes prismatiques qui colorent légèrement son champ visuel en bleu.
■ Le deuxième a interrogé notre fils à l’écrit sur des feuilles vertes. Nous avons été ravis d’apprendre que notre fils est “un de ses meilleurs élèves”. Mais lorsqu’il lui a demandé s’il voulait bien l’interroger à l’oral en septembre, le professeur lui a répondu que c’était impossible, pour deux raisons : la première est que ça fait vingt ans qu’il travaille dans votre école et cela ne s’est jamais fait, et la deuxième est qu’il n’est pas pour un traitement de faveur, car après, il faudra le faire pour tout le monde, et là, il aura un problème.
■ Le troisième lui a dit qu’il estimait qu’à son âge, il devait être capable de rester concentré trois heures sur sa feuille d’examen, et qu’il était impossible de l’interroger à l’oral, car les schémas doivent être faits à la latte et doivent être précis au mm près. Il lui a aussi dit qu’il ne lui en voulait pas (!?)
■ Le dernier lui a dit qu’il ne voulait pas l’interroger à l’oral. Ce n’était pas discutable. Il lui a montré que la copine avec laquelle il avait préparé son examen de juin avait fait les mêmes fautes que lui, prouvant là qu’il n’était ni dyslexique, ni TDA.

Madame la Directrice, au terme de longues démarches qui nous ont coûté beaucoup de temps, d’énergie et d’argent puisque nous avons du faire appel à un avocat, nous avons enfin eu l’accès aux copies des examens corrigés de notre fils le 14 août. Vous lui avez fait signer un document par lequel vous précisez que cet accès lui a été accordé exceptionnellement, uniquement parce qu’il est dyslexique, et que votre médecin scolaire devra recevoir une confirmation médicale de ce trouble de l’apprentissage justifiant un tel traitement de faveur.
Il a fallu attendre le 20 août pour que vous consentiez à recevoir notre fils pour qu’il vous explique comment il s’estimait capable de passer ses examens de passage. Cette session commençait le 21 août. Un report de délibération était inévitable : impossible de s’organiser, tant pour notre fils que vous même, pour l’examen de passage prévu le 22 août. Notre fils vous a demandé de reporter cet examen, ainsi que ceux prévus le 23 août. Il vous a ensuite remis son passeport dyslexie qu’il a fait cet été à Louvain la Neuve, et vous a expliqué qu’il souhaitait faire ses examens comme ses copains, avec ses copains, mais qu’il demandait l’autorisation de lire la question avec son casque et de répondre à la question avec son clavier. Il vous a expliqué que sa lecture et son écriture sont déficitaires, manquent de vitesse et de précision, et que ces deux outils lui permettent de lire et écrire comme les autres, qui lisent avec leurs yeux, et qui écrivent avec leur stylo. Il n’en coûterait pas un euro à l’école, il proposait de venir avec son ordinateur, d’utiliser les logiciels qui sont agrées par la Communauté française de Belgique, et que la Commission de pilotage autorise aux élèves dyslexiques et TDA pour passer l’épreuve externe du CEB.
Vous n’avez dit ni oui, ni non.

Le cabinet de la Ministre vous a autorisé à permettre un report de délibération.
Ce lundi 27 aout, vous avez dit à notre fils qui vous a téléphoné qu’il pouvait venir faire son examen mercredi mais qu’il fallait qu’il le fasse avec une feuille et un stylo, parce que le professeur estime que c’est beaucoup plus difficile d’écrire des maths avec un clavier, et que de toute façon, vous n’avez pas encore reçu l’ordinateur que vous avez acheté pour mettre à sa disposition.
Comme ses copains, notre fils a étudié tout l’été. Contrairement à ses copains qui ont déjà bien avancé dans leur session d’examen, il est toujours sous la pression de sa deuxième session, il ne sait pas quand il pourra présenter ses examens, ni même dans quelles conditions.
Il était en classe avec eux, il a étudié avec eux, il voulait présenter ses examens comme et avec eux, mais vous en avez fait une exception, un traitement de faveur, un paria. Quoi qu’il fasse, il ne sera plus jamais un étudiant heureux parmi les autres dans votre école.
Quel immense gâchis, Madame la Directrice. Nous avions raison de nous inquiéter.”

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130 réponses à Lettre ouverte d’une mère à la directrice : “Ne vous inquiétez pas…”

  1. Lemestrz dit :

    Dans notre société si développée, celui ou celle qui n’entre pas dans les critères de “la société” parfaite, en est exclu. Force est de reconnaître que personne ne veut plus s’impliquer et que les exceptions ne peuvent exister. Honte sur cette directrice, les professeurs. Je me pose la question de savoir comment va faire cet étudiant et ce que vont encore vivre les parents! Je leur souhaite beaucoup de courage

    • ladyslexique dit :

      ben, l’étudiant va changer d’école. Parce que là, c’est foutu. Impossible de rattraper la mayonnaise, même si quelques profs ont envie de l’aider, c’est trop tard, “on” n’a pas trop envie d’avoir à respecter ces “exigences” chaque année, et à supporter ces parents “excessifs”. C’est foutu, malgré toute cette énergie, toute cette motivation, toute cette envie d’y arriver. c’est FOUTU.

      • ladyslexique dit :

        et les parents?

        Ben ils pleurent.

        Ben, désemparés, seuls, ils ne savent pas comment faire pour renforcer la sécurité intérieure de leur fils, parce que là, pour recoller les morceaux… mettre un dyslexique en situation d’échec pendant sa rééducation est dramatique.
        Ils le savaient, ils ont demandé, ils ont expliqué, mais c’est arrivé. Que voulez vous qu’ils fassent?

        • VIR dit :

          … En effet, je pleure à la lecture de cet article.
          Mon petit de 7ans, dysphasique & dyslexie vient de rentrer, par chance, en classe de langage. Rassurer pour l’instant, nous nous préparons déjà à devoir lutter dès les secondaires, conscients que peu de choses sont mises en place…cet article nous le confirme.
          Son professeur actuel cherche, en vain, des formations sur la pédagogie pour enfant dysphasique…. c’est comme si le problème n’existait pas pour la CF.
          Si un prof “spécialisé” doit s’auto-former via des travaux de recherche et des mémoires de fin d’étude… je ne vois pas comment un prof de l’enseignement général pourra comprendre et aider notre enfant…
          J’ai peur pour lui !

          • stopaumassacre dit :

            Oui, les politiques (bien au courant) aimeraient qu’on aille plus lentement, pour ne pas prendre leurs responsabilités. Le massacre se produit alors que les parents ne le veulent pas car ils souffrent mais ont peur de s’exprimer. Quand cela arrive à votre enfant, vous dégustez, mais il est trop tard. Vous accédez impuissant au massacre !!!

    • ladyslexique dit :

      quant aux parents, ben, ils pleurent. Que voulez vous qu’ils fassent d’autre? Ils savaient que mettre leur fils dyslexique en situation d’échec alors qu’il était en rééducation était la pire chose qui pouvait arriver… On l’a interrogé sur des feuilles bleues, vertes, avec des QCM, savez vous qu’un QCM infernal de 30 questions étant mal imprimé, les étudiants ont du recopier les 5 dernières questions avec les 5 possibilités de réponse sur le verso de la dernière feuille d’examen avant d’y répondre, questions que la professeure avait notées sur le tableau? Un dyslexique… QCM et recopiage… sans temps supplémentaire. Ils ont eu beau expliquer. Que voulez vous qu’ils fassent à présent? Ils pleurent.

  2. Leruth dit :

    Et après on plaint le corps enseignant !!! Ce sont les gens les moins adaptés au monde réel, aux problèmes psy, neurologiques et aux nouvelles technologies. Bon courage aux parents!

    • Leonard dit :

      J’ai enseigné 35 ans et j’ai 4 enfants dont un dyslexique. Ne mettez pas tous les profs et les écoles dans le même panier! Beaucoup de parents se déchargent sur l’école de leurs difficultés et de leurs responsabilités. Il y a des problèmes, bien sûr, mais très, très partagés. Sans parler des “politiques” et de l’éternel argent manquant. Alors, merde! J’en ai marre que les profs soient toujours les têtes de Turcs. Trop facile!

      • Marc SONTROP dit :

        Je n’ai pas eu le sentiment en lisant la LETTRE OUVERTE que les profs devenaient dans l’esprit de l’auteur de la lettre, des têtes de turcs. J’ai plus lu le témoignage de parents qui ont essayé de prévenir, de convaincre de la situation de leur enfant et qui, selon moi, se sont retrouvé face à un mur … d’autorité d’une directrice qui n’a pas voulu tenter d’innover, de mener à la limite une expérience pour sauver un enfant. Maintenant c’est l’échec de cet enfant mais aussi – le comprend-t-elle ? – de cette directrice …

      • Pournosenfants dit :

        En dénonçant cette situation, les parents sepèrent améliorer l’enseignement et non se décharger sur l’école de “problèmes” (lesquels) ou de responsabilités (les parents ne sont pas responsables d’avoir mis au monde des enfants différents). L’éducation regarde autant les parents que les enseignants qui doivent cesser de jouer à kaliméro et exiger de l’argent pour faire aussi mal.

      • Patricia Mignone dit :

        Cherchez sur internet : vous trouverez en quoi consiste la formation des directeurs et vous aurez tout compris, même s’il vaut mieux traiter les choses au cas par cas.
        Aucune approche des problématiques éducatives actuelles ne figure actuellement à ce programme : ni TDA-H, ni HP, ni autre.
        Dans le meilleur des cas, leur formation en “gestion des ressources humaines” consiste en une journée consacrée à du jeu de rôle. S’ils n’ont aucune motivation pour ce genre de matière, ça en reste-là (après ça, étonnez-vous que tant d’enseignants souffrent). Ceci explique la remarque – assez saugrenue dans un monde “normal” – que faisait MD Simonet en février (lu dans le Soir) selon laquelle “il faudrait inviter les directeurs à mieux traiter les jeunes et les vétérans”. La souffrance des enseignants est un autre sujet, certes.

        L’essentiel de la formation des directeurs porte sur des connaissances en gestion. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux se recrutent parmi les techniciens et matheux.
        Et vive l’humanité, l’empathie et tout ce dont enfants et enseignants ont besoin pour évoluer correctement!

        C’est peut-être le fonctionnariat et les nominations à vie qu’il faudrait revoir.

      • clem dit :

        tout a fait d’accord

  3. Pierre Bouillon dit :

    Commentaire d’Etienne Fondu: “Madame je ne peux que partager votre révolte. Lorsque notre fils également dyslexique à quitté l’école primaire nous nous sommes renseignés pour savoir quelle école était la plus à l’écoute de ce trouble et on nous à conseillé de nous adresser à une école qui prépare le “jury central”….
    Parmi nos amis nous avons plusieurs enseignants et directeurs d’écoles en Flandre qui sont très étonnés de notre situation. Apparemment les enseignants du Nord du pays sont sensibilisés, et les enfants soufrant de tels troubles sont pris en charge dans les écoles, peuvent travailler avec un ordinateur en classe et ont certains avantages lors des examens,…
    Comme vous dites un immense gâchis.
    Bien à vous”

    • assoc de parents dit :

      Il s’agit de GON. Un nombre incroyable d’enfants en bénéficie.

    • stopaumassacre dit :

      Merci de nous signaler qu’AUCUNE école de la CF n’est à l’écoute de genre de problème qui concerne 20 % de la population des enfants. C’est effectivement un immense gachis, car on aurait pu faire de ces élèves beaucoup de choses si on les avait aidé. Si seule une école qui prépare au jury et sui est payante peut sauver ces enfants, c’est que l’Etat n’assure pas sa mission d’éduquer, Il ne cautionne qu’un tri. C’est inacceptable !!!

      • Wil dit :

        Il existe des formations sur la dyslexie. Dont, depuis l’année passée, une en particulier qui permet de former des profs-relais dys. Dans un 1ier temps, ceux-ci ont la tâche de sensibiliser leurs collègues et direction à la problématique Dyslexie. Dans un 2ième temps de mettre en place des adaptations au sein de l’école. Cette problématique est complexe, un cas n’est pas l’autre. D’expérience, les élèves qui s’en sortent sont ceux avec qui les échanges parents-profs-logo-… étaient positifs et constructifs. Il semble évident que la directrice dont la lettre fait mention n’est pas au courant de l’existence de ce type de formation.

  4. Alain KISIEL dit :

    Malheureusement, vous n’êtes pas un cas isolé. Nous avons eu des déboires similiaires avec l’athenée de Waterloo. Une enquête de l’inspection est en cours car les medecins qui suivent notre fils s’en sont plaint. Réflexion d’une prof sur la direction et le suivi de la plainte : ” Vous savez, ils sont nommés. Au pire, ils auront un blâme, …et après, aucune sanction, aucun risque”
    Et après, c’est les enfants (et parents) qui sont “cassés”, dégoutés du système, en révolte … Nous avons interpelé la ministre … on nous a dit qu’elle y pense … (réponse véridicque). J’ajouterai, comme Dutrouc, … et puis oublie. Ceci dit, il y a (heureusement) encore des écoles, directions et enseignants humains.

    • Pournosenfants dit :

      C’est tout notre système sélectif qui empêche que les profs se penchent sur les difficultés des élèves pour y trouver une solution et les faire réussir. Comment trier quand on aide ?

      A quand la pédagogie du prof qui aide ?

  5. Philippe dit :

    Notre fils agé de 17 ans a été diagnostiqué TDA à 11 ans, très peu d’enseignants connaissent cet état, notre fils vient de changer d’école et d’option, dégouté par un prof d’horticulture absolument nul par rapport à cela, tout son parcours est jaloné par l’inconpétance des enseignant et de la direction de l’école face à ce problème.

    • Pournosenfants dit :

      Des profs incompétents pour apporter de l’aide et surtout qui n’essyent même pas, ils ne se renseignent pas, se prétendent mal formés, mais n’estiment pas que leur rôle est de se renseigner par rapport aux nouvelles découvertes pour mieux appréhender les difficultés des enfants. Résultats, plus d’une moitié ont déjà doublé une fois, un quart deux fois et…un tiers d’abndons scolaires. ….Une hécatombe!!!!

  6. MD dit :

    C’est en lisant ce genre de témoignage que je ne regrette pas le choix de l’enseignement NL pour mes enfants. En effet, il y a une meilleure prise de conscience et une réelle volonté de trouver une solution, ce qui n’est pas le cas ici. Je souhaite que votre enfant puisse malgré tout continuer à apprendre et à s’épanouir. Bon courage

  7. Folvro dit :

    Je pense qu’il serait intéressant de savoir quelle école se trouve derrière cette bétise humaine, qui malheureusement prouve encore une fois que même parmis les enseignents on retrouve de très petits esprits.

    • Pournosenfants dit :

      Il s’agit d’un phénomène général, il est temps que les parents crient leur douleur et leur désespoir. On retrouve cette situation un peu partout. Les parents ayant peur pour leur enfant se taisent. Le massacre trouve sa légitimité.

  8. Bisounours dit :

    Il existe bien en CFWB des écoles spécialisées dans ces troubles mais les parents en ont peut car c’est de l’enseignement spécial (mais une catégorie à part pourtant dite “type 8″).

    Sinon, il y a bien une raison pour laquelle les profs n’y croient pas, il y a des tas de parents qui cherchent toutes les maladies possibles pour dédouaner leurs enfants de leur mauvais résultats au lieu de leur inculquer le sens de l’effort.

    Voici un billet de blog intéressant écrit par un ancien prof:
    http://odieuxconnard.wordpress.com/2010/01/17/dysreflechie/

    • delcroix lucie dit :

      Dans cette histoire, le jeune a présenté son passeport dyslexie qui a été rédigé par le centre CPS de Louvain la Neuve (taper PEPS louvain la neuve sur le net pour en savoir plus), le diagnostic précis et les aménagements proposés sont bien légitimes. En outre, il est en rééducation visuelle, il porte des lunette prismatiques et fait des exercices visuels pour améliorer son empan et son balayage visuel. Ne pas en tenir compte est terrible car le mettre en situation d’échec alors qu’il est en rééducation est très lourd de conséquences.

    • Pournosenfants dit :

      Avant d’accuser les parents de chercher toutes les “maladies” possibles pour soi-disant dédouaner leurs enfants de leurs résultats scolaires, peut-être devriez vous vous demander s’il n’existe parmi nos enfants des enfants qui ne sont pas a-normaux, mais qui sont différents de ceux qui apprennent plus vite.
      Il est vrai qu’en CF, il y a tellement de “différents”, qu’ils sont plus d’une moitié à bisser plus d’une fois , on en vient logiquement à se demander si c’est une endémie, si c’est contagieux et si ce sont nos enfants qui ont un problème ou si c’est le système qui dysfonctionne !!!!

      • Bisounours dit :

        je ne mets pas en doute le cas présent, comme le dit l’auteur du blog que je mets en lien il y a des cas où c’est vrai, mais l’expérience des professeurs est que, majoritairement, les parents inventent des maladies imaginaires à leurs enfants

        à force de crier au loup, certains parents font que quand il y a un vrai loup, on ne le croit plus

        • Pournosenfants dit :

          Il ne s’agit pas de crier au loup en prévenant que son enfant a des troubles d’apprentissage (abusivement pris pour des maladies imaginaires), mais bien de volonté des parents de travailler dans un but commun d’éducation. N’est-ce pas ce vers quoi il faut aller ?

        • VIR dit :

          Lors d’une réunion avec le titulaire de son enfant (secondaire), voilà la réponse à la demande de flexibilité et d’aménagement pour son enfant diagnostiqué avec une dyslexie sévère & un TDA: “c’est un phénomène de mode”….
          Il est bien connu que les neuropédiatres et leurs 10 années d’étude dans cette spécialité, sont des charlatans…. :)

    • N dit :

      L’enseignement de type 8 n’est pas accessible à tous les enfants présentant un dys ou un TDA. Les enfants n’y ont normalement accès que lorsque leur retard est très important et il a pour but de renvoyer l’enfant dans l’enseignement normal. De plus, il n’existe apparemment pas de type 8 pour l’enseignement secondaire.

      • Pournosenfants dit :

        Exact, merci pour cette lucidité.

        • stopaumassacre dit :

          Pourquoi toujours proposer le “spécial” pour se débarrasser du problème et faire croire qu’il n’y en a pas ? Pourquoi ne pas proposer un enseignement intégrant des différences ?

          • Wil dit :

            Parce que le spécial a un gros avantage: moins délève par classe (moins de 10 dans la plupart des cas), structure adaptée avec des aides spécialisées. Le gros souci, c’est qu’en tant que parent on a du mal d’accepter l’idée que son enfant aille dans le spécial. Il existe aussi des possibilités pour que son enfant puisse suivre dans un enseignement secondaire “ordinaire” mais avec des heures adaptées avec un(e) spécialiste… mais cela nécessite quelques astuces administratives comme l’inscription “partielle” dans une école spécialisée. De nouveau, il faut accepter l’idée d’inscrire administrativement cette fois son enfant dans le spécial.

    • Tim dit :

      Bonjour,
      certes, il y a des écoles d’enseignement spécial en CF. Mais combien et à quelle distance du domicile? Moi j’ai fréquenté ce genre d’enseignement: obligée d’être en internat tellement c’était loin. Du coup, je connais très peu ma fraterie, j’ai grandi dans une autre ville, et, comme il n’y avait pas assez d’élèves pour ouvrir une section d’enseignement général, j’ai dû changé d’école et poursuivre ma scolarité ailleurs que via l’enseignement spécial; Voilà pourquoi les parents ne courent pas dans ces écoles, qui n’existent pas non plus pour tous types de handicaps. Et, croyez-moi, ce n’est pas toujours un choix d’inscrire un enfant handicapé en école ordinaire, mais une nécessité, à défaut d’autres alternatives.

      • Pournosenfants dit :

        Une autre alternative ? L’école intégrante de toutes les différences et les difficultés. Elle existe dans les pays du Nord et ce n’est pas une utopie.

  9. Ergo dit :

    Je souhaite beaucoup de courage à cet étudiant et ses parents, je lui souhaite de garder la tête haute, de ne pas se laisser abattre. Et j’ajoute ces deux phrases d’Albert Einstein ô combien vraies à l’adresse de cette directrice et des professeurs de cet étudiant : “Deux choses sont infinies, l’univers et la bêtise humaine. En ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas la certitude.”

  10. N dit :

    Un handicap ou un trouble qui ne se voit pas (dys,TDA,..) n’est pour certains professeurs que de la mauvaise volonté. Obligeraient-ils un enfant né sans mains à passer un examen écrit sans aucun aménagement pour son handicap ?

  11. catherine dit :

    J’ai suivi les démarches de ces parents pour soutenir leur fils dyslexique, le mien est dyspraxique, lui aussi utilise des logiciels adaptés ( autorisés par la cf), c’est grâce aux aménagements (temps, ordi,…) qu’il a pu réussir son ceb “comme les autres”. Un dys doit travailler, trouver des stratégies, gèrer son handicap à l’école face aux autres, aux profs!!! Alors lire que son “matériel de compensation” lui est refusé m’écoeure c’est de la disrimination, une question : dans cette école, oseraient-ils retirer les roues du fauteuil d’un étudiant à mobilité réduite?? … faut croire que oui, le handicap n’est pas autorisé

  12. Pournosenfants dit :

    Leur slogan, c’est pas de différence. Ceux qui ne sont pas dans la norme de l’école, sont évacués. Le problème, c’est que la norme n’est connue que d’eux. Dans une classe d’excellente recrues, ils trouveront encore des moins biens à éliminer. C’est un processus sans fin. Le serpent fini par se mordre la queue.

  13. Delphine dit :

    Je ne comprends pas ce refus de laisser ce jeune utiliser un ordinateur pour prendre note…C’est de plus en plus courant dans les auditoires d’universités, ça permet d’avoir directement un texte clair et de ne pas devoir retaper ses notes. J’avais dans mon auditoire une aveugle, elle tapait sr une machine en braille et les professeurs lui mettaient les textes des syllabus sur clé usb. Elle faisait aussi les examens écrits avec son ordinateur. Une autre étudiante était malentendante et les professeurs portaient un émetteur spécial pour qu’elle les entende bien. J’espère que cet étudiant trouvera une école où son handicap “invisible” (comme disait un commentaire précédent) sera accepté! Bonne chance à lui et à ses parents.

  14. dufaux j dit :

    Ce cas-ci est évidemment une honte et le peu de réussite de l’ensemble des élèves également. Il y a quelque chose d’anormal dans cette école supérieure.
    Mais ne mettez pas tous les enseignants dans le même sac. Mon fils a dans sa classe deux enfants autistes. Un qui est scolarisé avec lui depuis quatre ans et un qui vient d’arriver. Ils sont intégrés dans l’enseignement ordinaire dispensé dans cette école technique et bien encadrés. Les élèves de la classe ont été brieffés avant afin de ne pas réagir négativement. En 6e, dans cette même école, il y a un enfant dysphasique qui termine sa scolarité.
    Chapeau à ces enseignants et à cette école qui intègrent ces enfants sans recevoir une seule heure de plus, un seul euro de plus, et bien sûr aucune aide extérieure que ce soit (médicale, psychologique ou autre).
    Il y a encore des écoles où les enfants peuvent exister pour ce qu’ils sont, sans entrer dans un moule. Mais ce n’est pas là que les parents courent inscrire leurs enfants !!!

    • Pournosenfants dit :

      Des parents pleurent pour connaître ce type d’écoles. Encore cette école dont vous parlez ne devrait pas orienter les élèves mais leur permettre de faire un réel choix d’orientation en leur montrant ce qu’est le profession choisie.

  15. Zalma dit :

    Bonjour cette discutions est fort intéressante et je comprend très bien ce que vit cet élevé car je le suis moi même! Je suis en 3 bac et cette dyslexie m à cause plus de tort car généralement 85% des profs ne peuvent comprendre ce genre de problème car ils ont tous bie
    Réussi! Enseigner les langues et apprendre des listes par cœur est normal selon eux et j en passe… Pareil pour les politiques qui sont dans le même panier… Malgré tout les choses changent, doucement mais surmené! Encore en juin dernier , une mère se disait révolte et les déclarations continuent dans ce sens! Tout le monde n est pas à mettre dans le même sac mais il faut admettre que notre système éducatif à atteindre ces limites, il serait donc sérieusement temps d essayer de trouver des solutions madame Simonet au lieu de faire “mimique ” ac les inscriptions! Il est vrai que ce système va projeter notre système au top des classements … Merci a nous de voter pour des gens qui reste dans leur monde! Pq: il y a des élections bientôt, il serait temps de penser à nettoyer devant nos portes!

    • Pournosenfants dit :

      Aucun parti ne se prononce vraiment pour améliorer notre système éducatif pour qu’il devienne celui qui épanouisse les enfants, les amène au maximum de leurs capacités, les aide à réaliser leur rêve, les prend dans leur globalité. Marre de l’éducation punive qu’on propose à nos enfants !!

  16. Pierre Bouillon dit :

    Un commentaire d’un enseignant en Haute école :
    “Je suis moi-même enseignant. Cette situation, traduite par les mots de ces parents, c’est triste à pleurer ! , C’est une honte pour un corps enseignant, une honte pour cette directrice ! Nous n’avons pas uniquement des élèves devant nous ; nous avons des enfants, des adolescents, des êtres humains, avec toute leur richesse et toute leur sensibilité. Et c’est à nous de les faire grandir et non de les meurtrir. Honte à vous, Madame la Directrice !
    Michel Gandibleux, enseignant en Haute Ecole “

  17. Ping : Lettre ouverte d’une mère à la directrice : “Ne vous inquiétez pas…” | Divers 2.0. | Scoop.it

  18. N dit :

    Malheureusement dans ce cas, il me semble qu’on parle d’école supérieure. Cet enfant a donc eu des aménagements qui lui ont permis de réussir ses secondaires. Je constate tristement que le but de la première année en supérieur est encore et toujours de trier et d’éliminer sans tenir compte des difficultés individuelles. Triste réalité !

    • lucie delcroix dit :

      Cet étudiant n’a jamais eu d’aménagements, il est né trop tôt, le décret date de 2008 et les écoles ont toujours refusé. En rhéto, la direction a répondu qu’elle n’était “pas pour l’ordinateur en classe” sans donner d’explication. Lors des examens écrits, ni temps supplémentaire, ni logiciels n’ont été autorisés. Je me souviens de sa note en français 34% et le prof expliquait à sa mère qu’il n’avait même pas eu le courage d’ouvrir son dictionnaire lexical pour corriger ses fautes d’orthographe. Après une négociation difficile, le prof a bien voulu lui laisser plus de temps pour l’interro suivante, il a pu la terminer à la bibliothèque, pendant l’heure de midi : résultat 74%. Il n’a plus eu de problèmes avec ce professeur. Toute la scolarité a été une négociation continue avec les enseignants, certains ont fait attention, d’autres n’ont rien compris. C’est donc logique que ses parents n’ont pas voulu qu’il fréquente l’université parce qu’ils ont eu peur qu’il soit perdu dans un grand auditoire trop impersonnel… pauvres ignorants! Ils ont choisi une école de “petites classes” d’une quarantaine d’élèves, pensant que leur fils y serait mieux épaulé, d’autant que le professeur qui les a reçus lors de la journée porte ouverte leur a dit “je sais, moi aussi j’ai un fils dyslexique”. Ils avaient déjà oublié l’effet pygmalion qui pourtant avait déjà tant influencé les bulletins scolaires… Un jeune qui a un TDA ne peut pas rester concentré plus d’une heure assis devant sa feuille, c’est une véritable torture, ou bien il faut qu’il prenne de la rilatine qui lui donne mal au ventre et à la tête quand il en prend trop. Dans le fond de la classe avec son iPad tout marchait bien pour lui, cette stratégie compensatoire naturelle était efficace. Mais l’école en a fait un “cas particulier” , le 20 août la Directrice a persisté à expliquer que “ne pas écouter le professeur en classe” est un comportement inacceptable et qu’elle ne pouvait pas le tolérer. Insensé.

  19. Actuellement, les enfants différents dérangent. Le système scolaire est robotisé et doit suivre le programme de la CF qui est devenu plus administratif qu’humain. Il y a discrimination au sein de la CF et ils prônent la pédagogie positive! Ils ne montrent même pas l’exemple!
    Sachez chers parents qu’on nuit volontairement la personnalité de vos enfants créatifs (cerveau droit) pour les déstabiliser. Et oui..le futur sera robotisé avec des enfants soumis répondant à la dictature économique! Donc on privilégie les cerveaux gauches (obéir à une consigne etc..). Si il n’y aurait pas derrière un système politique corrompu,nos enfants différents seraient considérés comme des génies car ce sont en général des enfants très très personnels. Dérangeant pour un système dictatorial gouverné par la finance international non?

    • Pournosenfants dit :

      Interessant développement sauf que la finance n’a rien à voir la dedans.
      Il s’agit plutôt s’un système dictatorial dirigé par des enseignants qui ont le pouvoir de décider de l’avenir de nos enfants et ne veulent pas qu’on leur enlève et faire ce qu’une société moderne est en droit d’exiger des enseignants, s’occuper de nos enfants.

  20. Ne_mélangeons_pas dit :

    Bonjour, pour moi plusieurs questions s’ouvrent devant ce constat :

    Quelles auraient pu être les recours en cours d’année ?
    Cette directrice est-elle vraiment un cas isolé ?
    Les directeurs et les autres enseignants sont-ils vraiment formés pour gérer ce type de “différence” ? (formation de base et formation continue)
    Si le directeur ne se sent pas “apte” à prendre une décision dans certains cas, y a t’il un encadrement spécifique, un comité pluridisciplinaires qui peut faire autorité ?
    Comment faisait-t’on avant ? Etait-ce si mauvais ?
    Si oui, quelles sont les réelles possibilités d’adaptations, d’améliorations ?
    Si non, est-ce la formation/motivation actuelle des enseignants, le comportement des parents, des élèves ?

    • delcroix lucie dit :

      question 1 : demander l’appui du centre pour l’égalité des chances, car l’école est obligée de respecter le décret antidiscrimination du 22 décembre 2008 de la communauté française, qui s’applique à toutes les matières de la CF, y compris l’enseignement et donc TOUTES les écoles.
      question 2 : Non, et le centre pour l’égalité des chances a énormément d’appels. Les écoles ignorent ces dispositions légales qu’elles sont obigées de respecter. Si la directrice s’était renseignée auprès de la CF, on lui aurait expliqué en cours d’année qu’elle était obligée d’aménager et l’apprentissage et les évalutions de l’étudiant.
      question 3 : Non. Le cabinet Simonet a mis en place des formations de “personnes relais”, on en trouve dans le fondamental et secondaire inférieur, mais peu dans le secondaire supérieur et dans le supérieur et promotion sociale. Le cabinet Marcourt a édité une circulaire en janvier 2012 invitant les écoles supérieures à mettre en place les aménagements pour les étudiants dyslexiques.
      question 4 : Oui, un directeur peut se faire aider : le centre pour l’égalité des chances peut déterminer avec lui quels sont les aménagements raisonnables et quelles procédures administratives il doit respecter. D’un point de vue pédagogique, les enseignants et le directeur peuvent collaborer avec des centres spécialisés, ils sont nombreux et se déplacent dans les écoles.
      question 6 : “avant”, les fonds de classe avaient du boulot dans les champs et à l’usine. Pas besoin de diplôme pour faire son entreprise. Au 21ème siècle, tout passe par l’écrit, 10% de dyslexiques dans une population, c’est 10% d’illettrés fonctionnels. C’est plus qu’un problème scolaire, c’est aussi un problème de santé publique. C’est la raison pour laquelle l’Europe a tiré la sonnette d’alarme et qu’aujourd’hui on en parle (enfin) tant en communauté française (en tous cas, au cabinet Simonet)
      Question 7 : nombreuses et tout est possible :) Bil Gates est dyslexique, vous aurez compris pourquoi l’informatique est l’outil du dys! Un dyslexique a une lecture ralentie et imprécise (pour toute sa vie) : un bon logiciel de lecture comme WoDy lui permet de lire aussi vite et bien que les autres : adaptation à faire : juste lui donner ses syllabus en word. L’écriture est aussi ralentie et imprécise, un bon logiciel avec un bon correcteur orthographique fait l’affaire : WoDy a une prédiciton de mots, à utliser avec word, et antidote. Un TDA perd ses notes et oublie son matériel scolaire partout, le laisser prendre note avec son ordinateur, rien n’est perdu, ni JDC, ni notes, ni consignes, tout est organisé, exploitable et transférable par mail à ses parents par exemple, pour sécurité. Le dys a des difficultés visuospatiales, le moins devient plus, le carré devient un cube, la droite passe à gauche, en fait le problème est qu’il voit en 3D, il faut beaucoup de compensation pour maîtriser ce don qui est une tare au début de la scolarité : les logiciels géocabri, ou géogébra (versions gratuites) lui permettent de toujours bien noter ses chiffres et dessiner ses shémas à l’endroit. Avantage : quand un gosse avec un TDA a les mains occupées par un clavier, il ne dessine pas en rêvassant sur sa feuille.
      Dernière question : heu. franchement, quand l’étudiant explique qu’il a un trouble déficitaire de l’attention (c’est bien noté sur son passeport dyslexie)et que le prof lui répond qu’à son âge, il estime qu’il devrait être capable de rester 3 heures concentré sur sa feuille…. heu…. je vais réfléchir avant de poursuivre dans ma réponse, ok?
      merci pour vos questions pertinentes. J’espère y avoir répondu de manière constructive.

  21. La dyslexique dit :

    Statistiquement, il y a sans doute 9 autres étudiants dans cette classe qui ont subi les mêmes brutalités. Avec le fait agravant que ceux là ne sont peut être pas aussi bien compris et soutenus par leurs parents bien informés. Combien d’années vont ils encore mordre la poussière à l’école parce que leur handicap est soit disant “invisible”? La dyslexie se voit à l’imagerie médicale, elle se mesure avec des tests étalonnés par la communauté scientifique. Au lieu de “ne vous inquiétez pas”, la Directrice aurait pu simplement demander “comment peut on aider votre fils? “

  22. LAMBERT dit :

    Le TDH/A ou trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité est très peu connu des enseignants et de leur direction… Travaillant dans l’enseignement secondaire spécialisé comme assistante sociale, je rencontre de nombreux parents avec leur enfant qui se retrouvent face à des professionnels de l’enseignement ignorant même l’existence de ces différents troubles jouant un rôle important dans l’apprentissage scolaire en général. Il me semble important (et pourtant très rare) de parler aux enseignants via des formations, des travaux en équipe au sein des écoles, des informations via le Ministère de la Communauté française, des CPMS, de tels sujets. C’est également aux Directions d’école de se montrer actifs en la matière. Il y a encore un long chemin à parcourir jusque là… Je vous invite à faire connaître autour de vous les livres des éditions TOM POUCE qui abordent les différents troubles du langage, ces livres donnent des conseils pratiques pour faciliter l’apprentissage des élèves. Ils fournissent d’excellentes techniques pour identifier les besoins individuels, le style d’apprentissage de l’élève et pour adapter les méthodes d’acquisition de la lecture, de l’orthographe, de l’expression écrite… Ils se présentent sous forme de fiches et ils s’adressent aux parents, aux enseignants, aux travailleurs sociaux et à Monsieur et Madame Tout le monde. Ils peuvent même être consulté dans des différentes bibilothèques.

    • ladyslexique dit :

      IL suffit de chercher “enseigner aux élèves avec troubles d’apprentissage” sur google pour trouver le guide que le cabinet de mme Simonet a mis en ligne sur le site enseignons.be.
      Le cabinet investit dans un projet de “passeport dyslexie” qui accompagnerait l’élève durant toute sa scolarité.
      Il reste à convaincre les directions d’école que ce passeport dyslexie n’est pas une “libéralité”, mais est une obligation qu’ils sont obligés de respecter, conformément au décret de 2008.
      Pour cela, il faut informer les élèves, les étudiants et les parents de cette obligation, et leur donner les moyens de la faire respecter par les directions qui ne veulent pas comprendre.

  23. marie-helene dit :

    j’ai mon fils qui est dyslexique et qui a des soucis
    il est lent et a du mal a se concentrer et il fait beaucoup de fautes ?Il a une AVS 6 heures par semaine !!!
    On en parle pas!!!!! les profs disent qu’ils fait pas d’effort mais si justement il en fait plus que les autres mais ça se voit pas enfin si moi je le vois !!!!!!!!

    • Pournosenfants dit :

      Le slogan de l’apprenant devrait être ; “Si cette façon d’apprendre ne me convient pas, changeras-tu pour que je puisse apprendre ?”

    • stopaumassacre dit :

      Cette situation est vécue par 1/4 de la population et tous les enfants supportent une éducation punitive archaïque.
      Encore combien de générations d’élèves massacrés ?
      Quand allons nous nous réveiller ?

  24. Pournosenfants dit :

    Notre système scolaire sclérosé ne bougera que sous l’impulsion des parents. Il nous faut nous mobiliser pour le faire évoluer. Nous ne voulons plus le subir, amis agir !!!

  25. Pournosenfants dit :

    Pour ne plus qu’apprentissage soit synonyme de souffrance pour le jeune et sa famille, les enseignants doivent se pencher sur leurs difficultés pour qu’ils apprennent.

  26. stopaumassacre dit :

    Il est grand temps de responsabiliser les enseignants et les directions d’écoles, les obliger à expliquer ce qui est mis en place pour aider l’élève à progresser, les obliger à réajuster le programme mis en place pour que l’élève réussisse. Cela se passe ailleurs de manière naturelle, pourquoi essaie-t-on de nous faire croire que chez nous ce ne serait pas possible ? Parce qu’on veut soutenir les enseignants qui ont peur du changement ? ,

  27. P. Mignone dit :

    Cherchez un peu sur internet : vous trouverez en quoi consiste la formation des directeurs et vous aurez tout compris.
    Aucune approche des problématiques éducatives actuelles ne figure actuellement à ce programme : ni TDA-H, ni HP, ni autre.
    Dans le meilleur des cas, leur formation en “gestion des ressources humaines” consiste en une journée consacrée à du jeu de rôle.
    S’ils n’ont aucune motivation pour ce genre de matière, ça en reste-là (après ça, étonnez-vous que tant d’enseignants souffrent). Ceci explique la remarque – assez saugrenue dans un monde “normal” – que faisait MD Simonet en février (lu dans le Soir) selon laquelle “il faudrait inviter les directeurs à mieux traiter les jeunes et les vétérans”. La souffrance des enseignants est un autre sujet, certes.

    L’essentiel de la formation des directeurs porte sur des connaissances en gestion. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux se recrutent parmi les techniciens et matheux.

    Et vive l’humanité, l’empathie et tout ce dont enfants et enseignants ont besoin pour évoluer correctement!

    C’est peut-être le fonctionnariat et les nominations à vie qu’il faudrait revoir.

    • Pournosenfants dit :

      Nos enfants ont effectivement besoin d’un regard bienveillant et que l’on montre de l’empathie à leur égard. Merci pour votre lucidité à ce sujet.

  28. stopaumassacre dit :

    La gestion d’une éducation doit être pensée pour qu’elle rencontre les INTERETS de L’ENFANT et du JEUNE qui doit être pris dans sa globalité.
    Les apprenants sont des personnes qui méritent de se trouver dans les conditions d’apprentissage telles qu’ils ont toutes les possibilités pour réussir. Faire obstacle à leur réussite en ne les plaçant pas dans les conditions favorables est un DENI du DROIT à l’EDUCATION auquel ils ont droit.

  29. dys dit :

    Personnellement, j’ai été diagnostiqué dyslexique et atteint de dyscalculie vers mes huit ans et j’ai été transféré dans l’enseignement de type 8 à la fin de ma 4eme primaire, et je peux dire que grâce à un prof extraordinaire et de la volonté, j’ai réussis à réintégrer l’enseignement secondaire général (j’y ai fait les sciences) et maintenant je fais un bachelier en informatique de gestion dans une haute école et j’ai réussis ma première année. preuve que c’est possible d’y arriver (heureusement je n’ai pas de tda )

  30. Philippe Schwarzenberger dit :

    La complexité de notre système éducatif et scolaire est telle qu’elle en est désespérante. Le “trialogue” est systématiquement en panne essentiellement en raison du fait que le système n’est pas capable de s’évaluer lui-même en termes de performances, de réponse aux besoins des parents et de la société.

    Nous sommes parfois individuellement mieux capables que le système scolaire d’assurer la transmission des savoirs, des connaissances, des liens sociaux que la “meilleure” école. Si les plus capables d’entre nous sont bien en peine de faire aider leurs enfants que dire des parents les plus fragiles socialement!

    • Pournosenfants dit :

      Il est temps de se réveiller, trop longtemps nous avons fait confiance au système car nous ne savions pas qu’il existait autre chose ailleurs qui fonctionnait mieux diplômait tous les gosses et avait un excellent niveau.
      Pour cela, il faut accepter les différences et considérer que chaque apprenant est précieux et ne peut être gâché ou abimé.
      Pour cela il faut aimer les enfants, leur faire confiance, accepter qu’ils soient jeunes et aient droit à l’erreur.
      Serrons nous capable de passer d’une éducation punitive à une éducation qui fait confiance et aide l’apprenant. Probalement oui, sous la pression de parents qui n’acceptent plus cette souffrance inutile !!!!

    • unsansdiplôme dit :

      Oui, mais sans diplôme…qu’est qu’on fait ? Nos chances sont minces sur le marché du travail……….

  31. Baussb dit :

    “All in all it was just a brick in the wall”…

  32. stopaumassacre dit :

    Profs sans coeur !!!!

  33. VIR dit :

    J’ai peur…. pour mon petit dysphasique & dyslexique
    Je suis en colère de voir qu’on baffoue nos droits constitutionnels et qu’on forçe ces parents à aller en justice
    A bonne entendeur :
    source : Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) :
    L’article 32 de la Constitution belge dispose que :
    « Chacun a le droit de consulter chaque document administratif et de s’en faire remettre copie sauf dans les cas et conditions fixés par la loi, le décret ou la règle fixée à l’article 134 ».

    Le Parlement de la Communauté française a adopté dès le 22 décembre 1994 un décret relatif à la publicité de l’administration, tel que modifié le 30 mars 2007.

    Cette volonté d’ériger la publicité de l’administration en droit fondamental a été concrétisée par la mise en place effective de la Commission d’accès aux documents administratifs.

    En vertu de l’article 8, § 2 du décret du 22 décembre 1994 et de l’article 4 de l’arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 24 avril 1995 portant exécution du décret du 22 décembre 1994, toute personne qui rencontre des difficultés pour consulter un document administratif ou en obtenir la correction peut saisir la Commission d’accès aux documents administratifs, dite « CADA ».

    Les interros & examens ont bien été reconnu comme étant des documents administratifs.

  34. ladyslxique dit :

    vous avez raison d’avoir peur. Car vous n’y arriverez pas. L’étudiant a changé d’école. Impossible de présenter cette deuxième session négociée à couteaux tirés. La maman avait dit à la DIrectrice que le sort de leur fils était désormais entre ses mains à l’issue de la runion du 20 aout avec le centre pour l’égalité des chances. Elle lui avait dit : “vous avez deux attitudes possibles, Madame. Soit rédiger une note qui explique à vos enseignants qu’ils sont obligés d’autoriser les aménagements proposés aujourd’hui. Soit les réunir, leur explliquer son passeport, leur demander s’ils sont d’accord de l’aider, et dans l’affirmative, leur demander comment on pourrait aider ce jeune à réussir ses examens de passage”. La diretrice lui a répondu qu’elle ne prendrait pas ça comme une menace. Et elle a rédigé une note. Vous avez raison d’avoir peur, VIR. EN fin de compte, ils font ce qu’ils veulent, ils sont intouchables, incontestables, ils ont leurs propres règles de fonctionnement et vous ne savez rien y changer.

  35. stopaumassacre dit :

    Oui, l’étudiant parti, l’école continuera à ne pas se sentir responsable des jeunes qu’on lui confie et certainement oubliera rapidemment qu’on a failli l’obliger à se remettre en question. Ne souhaitant pas se sentir responsable de la réussite des étudiants, elle continuera l’immense travail de sabottage de nos enfants.

    Si au moins ce témoignage pouvait servir !!! Mais est-ce le cas ?

  36. stopaumassacre dit :

    Les parents ont légitimement raison d’avoir peur pour leurs enfants. Ce n’est pas sans raisons qu’ils ont peur. Ceux qui ont essayé de défendre leurs enfants (à particularité reconnue par une équipe multidisciplinaire nécessaire pour venir au secours de l’apprenant ou non), ont tous essuyés des intimidations plus ou moins fortes, des menaces. Craignant pour leurs enfants et se demandant s’ils ont raison, beaucoup ont abandonné et se sont résigné. Les plus courageux ont continué et ont résisté un petit moment. Les plus fortunés ont quitté le système, les autres le subissent et deviennent dégoutés par la couardise de ceux qui observent sans rien dire. Ce n’est qu’en nous unissant et en criant notre désespoir qu’on y arrivera. Pour cela il faut des candidats. Quand le gosse a abandonné, il est trop tard. Quand demanderons nous des comptes à tous ceux qui nous imposent cette torture pédagogique ?

  37. ladyslexique dit :

    Wi, le spécial n’existe que jusqu’au CEB chez nous. Ici c’est un enseignement supérieur de promotion sociale, la directrice prétend que les aménagements, les personnes relais etc ne concernent que le secondaire. Elle indique dans un courrier qu’elle envoie aux parents qu’il n’y pas de circulaire qui organise ce type d’”exigences” et que ce ne sont que “pures libéralités”. Hallucinant d’être directrice d’école et d’ignorer la loi, ici on parle du décret de décembre 2008 qui OBLIGE les écoles a aménager l’envirronnement scolaire aux élèves porteurs d’un handicap. Plus hallucinant encore est de décider seule du soutien pédagogique qui pourrait être mis en place pour l’élève en difficulté, elle n’informe même pas les professeurs de la dyslexie , du TDA et des lunettes prismatiques qui colorent en bleu. Donc même une personne relais dyslexie au sein de cette école n’aurait RIEN changé!! puisque la directrice n’informe pas ses profs, que voulez vous qu’ils fassent?

  38. stopaumassacre dit :

    Il ne peut évidemment être question, dans ce contexte, de donner plus d’autonomie à nos écoles. Il en résulterait encore un plus grand massacre!!!! D’abords responsabiliser les directions et enseignants sur leur rôle et une fois la confiance installée; la certitude que nos gosses seront aidés et soutenus, alors, on pourra les autonomiser et les laisser choisir EN ACCORD AVEC L’ETUDIANT QUI AURA LA GARANTIE D’ETRE SOUTENU ET AIDE la meilleure méthode pédagogique !!
    On sera assuré d’avoir affaire avec des enseignants “COMPETENTS”!!!!!

  39. stopaumassacre dit :

    “Ne vous inquiétez pas….” en dépit d’un projet pédagogique ronflant ventant les mérites de l’école de la REUSSITE, signifie que vous ne devez pas vous faire du soucis, nous ferons notre travail de sélection avec zèle et massacrerons votre enfant. Jamais nous n’oserons avouer que seuls 11 élèves sur une centaine réussiront (7 en juin et 4 en septembre) car il s’agit d’un chiffre peu avouable aux parents ( qui sinon n’y inscrirait pas leurs enfants ) et qui montre que la FW-B paie nos 9 enseignants à temps plein pour ne diplomer que 11 élèves. Alors les DYS, c’est du pain béni, on les accueille pour avoir des subsides et on les massacre ensuite, ils sont faciles à évacuer !!!!

  40. Anne Delorme dit :

    je suis étonnée par cette cascade de réactions qui s’engouffrent unanimement dans le même sens. On s’offusque tous ensemble, sans esprit critique, dans un ronronnement de masse, contre le corps enseignant, alors qu’on ne connait que la version du parent : ha! ces professeurs insensibles et incapables! ha! ces directeurs qui n’ont que leur intérêt et leur carrière en tête.
    Qui sait que cet élève était en première année d’études supérieures qui forment des opticiens? qui sait que ces parents ont assiégé l’école pour exiger de plus en plus de privilèges ? qui sait que si 90% des élèves ont échoué c’est que la plupart sont inscrits dans l’école pour des raisons de convenance personnelle pour avoir droit à résider et être assistés en Belgique? qui sait que d’autres, qui ont échoué, n’ont pas demandé de “privilèges” car ils étaient défavorisés, un tel par une méconnaissance de la langue, un tel par une difficulté à manier les notions théoriques, un autre par une maladresse à manipuler les appareils etc etc etc … n’est-ce pas tout simplement une inaptitude à réussir des études qui conduisent à un métier qui requiert ces aptitudes? Vous qui hurlez avec les loups, apprécieriez-vous que vos lunettes ne soient pas fabriquées par un professionnel dont on s’est assuré des compétences ? accepteriez-vous de voler dans un avion dont le pilote aurait eu son diplôme pour satisfaire au sacro saint principe d’égalité pour tous? L’égalité des chances pour cet élève aurait été que son entourage le soutienne et l’encourage dans une voie qui puisse raisonnablement lui convenir et qu’il ne lui ressasse pas inlassablement le message sur-protecteur, comme quoi les “autres” sont mauvais et qu’on va entamer pour lui toutes les procédures imaginables pour lutter contre eux.

    • la dyslexique dit :

      Dans l’ordre, assiégé, exiger, privilèges, inaptitude, hurlez, lutter.
      Le principe d’égalité des chances n’est pas un principe sacro saint, il est le premier article de la déclaration universelle des droits de l’homme. Rien à voir avec les principes et rien à voir avec les Saints. En Communauté française l’égalité des chances fait l’objet du décret du 22 décembre 2008 qui s’applique à tout l’enseignement en Communauté française. Ce n’est pas négociable. C’est la loi.
      Quant au reste… C’est quelle école? Des enseignants d’optique optométrie qui ne savent pas ce qu’est un empan et un balayage visuels déficitaire et comment on peut y remédier? :-) Et qui interrogent sur des feuilles vertes et bleues? “Ne vous inquiétez pas” ?

    • lasignificationdestermes dit :

      Madame D, vous n’avez rien compris !
      Qui sait? qui sait? –> Vous, vous ne voyez que l’avis de l’école dirait-on… Vous-même, SAVEZ-vous ce que c’est que d’être DYS, TDA ?
      Il est simple de critiquer lorsqu’on ne SAIT PAS…
      Que des étudiants échouent, il y en a ds toutes les études, pour des raisons de travail, de compréhension certes, tout le monde n’a pas les mêmes facilités, capacités, compétences mais ici on sort de ce “nuage de points”, on ne parle pas de différences de facilités, de capacités ou de compétences (A Einstein, G Flaubert étaient dyslexiques) mais de réelles DIFFICULTES ajoutées demandant des efforts constants, supplémentaire à et/ou différents de ce que les étudiants ne travaillant pas, manquant de capacités, de compétences, etc peuvent devoir fournir (parfois sans résultats suffisants)…
      Vous, vous semblez capable de tout à ce jour, tant mieux pour vous, on ne souhaite de mal, de troubles, de telles difficultés à personne. Mnt essayez de penser à une chose que vous SAVEZ faire, que vous êtes CAPABLE de faire et imaginez que suite à un évènement quelconque, même de manière passagère, vous NE PUISSIEZ, N’y PARVENIEZ PLUS sans aide et/ou sans un effort constant, fatigant… C’est ce que vivent les DYS, TDA/H (entre autres) au quotidien…

      Pour ce qui est du “qui sait que si 90% des élèves ont échoué c’est que la plupart sont inscrits dans l’école pour des raisons de convenance personnelle pour avoir droit à résider et être assistés en Belgique” –> Je ne juge pas ces personnes mais je constate que des tolérances, des “aides” sont possibles…

      PEUT-ETRE que ce jeune homme devra se réorienter, PEUT-ETRE… mais il a le droit d’essayer de faire ce qui l’intéresse et puis… vous parlez de lunettes mais le problème semble être pour la prise de notes et les évaluations et non pour la pratique (svt, les dyslexiques sont plutôt doués pour d’autres domaines que l’écrit… – Mozart, de Vinci, Rodin, Van Gogh autres dyslexiques- et la “fabrication” de lunettes -pour reprendre vos termes- ne se fait pas par écrit).

  41. nonalinjustice dit :

    Mais alors, Madame Delorme, pourquoi avoir accepté l ‘inscription d’étudiants dont vous connaissiez le handicap, avoir dit à des parents de ne pas s’inquiéter, si vous saviez au début de l’année que vous n’aliez pas le faire réussir, pourquoi avoir acepté l’inscription d’étrangers en mal de régularisation ?
    Pour avoir des subsides, rien d’autre, nos HEs et écoles ne fonctionnent que sur les subsides de ces premiers inscrits en 1° année. Ce qu’on en fait après, comment ils ressortent après le massacre vous est indifférent.
    Quant aux compétences du jeune, ce n’est pas parce qu’il est DYS et TDAH qu’il n’a pas droit à embrasser cette carrière et que vous n’avez pas le devoir de faire ces aménagements prescrits par ses thérapeutes et lui donner une chance de “promotion sociale”.
    Ce ne sont pas des compétences au niveau professionel que vous examinez mais une façon de répondre à des questions-piège auxquels les étudiants ne sont pas préparés pendant l’année et des QCMs dont on sait qu’ils sont incapables de vérifier la compréhension pour l’étudiant qui avait d’ailleurs, si j’ai bien compris d’excellent points en stage et dont chacun peut être assuré qu’il travaillera correctement SI VOTRE ECOLE LUI EN DONNE L’OCCASION.
    Au nom d’une sélection aveugle, bête et méchante, vous avez décidé que cet étudiant n’arait pas droit à des aménagements raisonnables, vous et votre équipe de profs (9) incompétents incapables de comprendre que, pour apprendre, certains ont besoin de certaines adaptations et cette équipe composée de 9 enseignants n’est arrivée à n’en diplomer que 11!!!! Vous essayez de rassurer l’opinion en disant que les autres sont des “nuls” qui représentent un danger pour les mal-voyants avec des arguments par ailleurs racistes.
    Combien faudra-t-il payer d’enseignants (qui tenteront de s’adapter aux jeunes pour qu’ils apprennent), si maintenant on voulait satisfaire aux exigences de l’Europe qui demande aux Etats membres de diplômer 80 % de la population à BAC + 3, c’est cela qui nous inquiète!!!!.
    Ne pas respecter la loi qui demande que vous remettiez les copies d’examens, refuser les aménagements raisonnables comme le recommande notre législation et celle d’Europe (tiens, c’est pourtant inscrit dans votre projet d’établissement), cacher aux parents le taux d’échecs ahurissant de votre HE, faire vos propres règlements qui ne respectent aucune loi et aucun décrêt, et surtout aucun étudiant, dont vous vous octroyez alègrement les subsides pour fonctionner.
    Une centaine d’inscrits (bah, des étrangers et des nuls…) , une dizaine de retenus et une dizaine de profs payés pour ce massacre au nom de la réputation d’une école (PAS DE SOUCIS DES ETUDIANTS ET DE LEUR AVENIR), aucune loi respectée…
    TRISTE BILAN, pas de quoi être fier!!! (Comme vous avez peur, vous dénoncez l’étudiant, pour être sur de le casser ?) Il est temps qu’on nous rende des comptes en vous responsabilisant sur vos pitoyables résultats, Madame Delorme.
    SAVEZ VOUS QUE VOUS ETES SENSE ETRE AU SERVICE DES ETUDIANTS ET DE LA SOCIETE ? ? ?

  42. nonalinjustice dit :

    Madame Delorme,

    En lisant vos propos ouvertement racistes et clairement méprisants à l’égard des étudiants, nous étudions la possibilité de les remettre dans leur droit.

    Assez de ces écoles qui acceptent des élèves ne leur donnant aucun droit, mais prenant à leur subsides que les parents et citoyens de ce pays paient grâce à leurs impots ignorant tout du massacre qui s’opère !!!

  43. assocdeparentsindignés dit :

    Des aménagements raisonnables ne jamais des privilèges!!!!!. Vous êtes méprisante pour les jeunes dont vous avez la charge et vos propos sont véritablement odieux. Vous cherchez à casser, pas à construire.
    Justifier le massacre que votre école opère en tentant de le justifieren parlant de recherche de l’excellence est véritablement déplacé.
    Si les parents que nous sommes lisent bien, cet élève était vraiment doué mais vous avez refusé de l’aider par de simples aménagements.
    Vous craignez que les aménagements ne soient des “faveurs” et vous prétendez que les aménagements ne permettraient pas d’exercer de manière valable certains métiers sans pouvoir aucunement le justifier et l’argumenter de manière valable.
    Vous estimez que vous êtes seule capable de savoir avec exactitude sans jamais vous tromper QUI a droit à réussir et QUi doit être écarté, car il ressemblerait à une espèce de danger public.
    Votre seule tactique est de faire peur, pas d’expliquer de manière raisonnable et sensée ce que vous tentez de démontrer.
    VOUS ETES TOUT SAUF CONVAINCANTE. Vos propos sont ouvertement racistes, assimilant tous les étrangers qui viennent aux cours et présentent leurs examens après avoir étudié à des profiteurs en mal de rconaissance de séjours, alors qu’ils sont déjà belges ou cherchent simplement à se former. Nous ne pouvons que nous indigner devant de tels agissements!!!!.
    Celle qui profite de la situation, c’est bien vous!!!!
    Vous volez les subsides accordés aux étudiants, vous moquant de ce qu’ils deviennent !!!! Les étrangers, sont, pour vous, tous nuls, les DYS qui demandent des adaptations des “privilégiés” et des profiteurs.
    Mais vous, qui êtes vous ? Une voleuse de subsides !! Cela ressemble à une pratique digne de se qu’en Italie, on appelle…..

  44. nonalapprenanthumilie dit :

    Madame Delorme,

    Ces écoles qui REFUSENT de s’intéresser à l’élèves, à l’étudiant, de le prendre dans sa globalité, de le considérer comme une personne digne d’unee certaine confiance, digne de respect, montre de votre part une étroitesse d’esprit incroyable, vous êtes bien la seule à défendre cette façon de traiter l’apprenant avec mépris;
    Notre école n’en sort pas glorifiée. Si vous vouliez qu’on traite les enseignants avec considération, ne dites surtout que vous en faites partie, car aujourd’hui, vous les avez déshonnoré. Vous n’êtes pas digne de vous occuper de formation de qui que ce soit. Vous êtes la honte de notre formation faites à nos apprenants en F W-B. Vous vous êtes dévoilée par cet écrit !!!! Pas de quoi être fière!!!!. Comment pouvez vous penser que vous ayez un discours qui puisse faire de vous quelqu’un de respectable ? .

  45. ASSEZ dit :

    Eric Charbonier nous parle du nouveau constat des indicateurs de l’OCDE sur l’enseignement, selon lequel, en Belgique et en Europe, les sans diplômes souffrent bien plus que les autres de la crise. Avec Mme Delorme, spécialiste de la sélection pure et dure, que deviendrons nos jeunes ? ? ? ? ?
    http://www.lavenir.net/​article/​detail.aspx?articleid=DMF20​120912_00204010

  46. Lucie delcroix dit :

    C’est quoi une voie qui puisse lui convenir? Parce que là, il a fini ses secondaires à l’heure, il s’inscrit dans une école supérieure de promotion sociale après avoir passé une année à l’étranger pour en revenir bilingue anglais français et avoir mûri son projet de formation. C’est quoi, l’erreur des parents surprotecteurs qui auraient du le “soutenir” et “l’encourager” ? Pourquoi cette école n’était pas la “voie” qui lui convenait? Comment doivent faire les parents pour ne pas faire la même erreur que ceux ci, pour ne pas mettre leur enfant dys dans une situation d’échec, puisque c’est eux qui ont mis l’étudiant dans cette situation?

    • dubonsens dit :

      Ce ne sont pas les parents qui ont mis l’étudiant dans cette situation, ils ne font que s’étonner et s’indigner de la situation lorsqu’àprès avoir demandé les aménagements, on le leur refuse.
      Ils ne sont pas responsables d’avoir mis au monde un enfant dont le trouble est chez nous presqu’inacceptable et inavouable.
      Ne culpabilisez pas si vous êtes dans cette situation, c’est le système qui aimerait bien que vous culpabilisiez, pour qu’il ne se sente pas responsable et qu’on ne le montre pas du doigt!!!!

  47. ladyslexique dit :

    Pour vous, Madame Delorme, s’il vous plaît, lisez cet article. Pour cet étudiant, pour ces parents, pour tous nos étudiants, s’il vous plaît, lisez et faites lire cet article par vos enseignants. Merci d’avance.

    http://www.cbai.be/revuearticle/1054/#.UFOeYSjIWnM.facebook

    (Centre bruxellois d’action interculturelle, artcile “handicap clandestin” auteur Xavière Remacle) Extraits :

    “Sans le soutien indéfectible de ses parents, l’échec scolaire est inévitable. Les dys sont unanimes : c’est toujours grâce à leurs parents qu’ils s’en sortent dans le système scolaire: encouragements, cours particuliers, aide à la lecture, adaptation des documents, médiation avec l’école, etc. Les seuls efforts acharnés de l’élève ne suffisent pas, même s’ils sont indispensables. Cette présence constante des parents à leurs côtés, entretient l’idée qu’ils manquent d’autonomie, qu’ils manquent de confiance en eux, qu’ils devraient couper le cordon… alors que les parents ne font que pallier le manque de soutien de l’école elle-même. Oui, ils sont dépendants, pas de leurs parents forcément, mais de la béquille qui va leur permettre de ” marcher ” comme les autres. Reprocherait-on à un unijambiste de venir à l’école en béquille ? Très souvent, ce sont les parents qui jouent le rôle de la béquille, et c’est dramatique sur le plan du développement de l’estime de soi et de la prise d’indépendance. Beaucoup de jeunes dys sont menacés à l’adolescence par la dépression, voire tentés par la consommation de drogue, persuadés qu’ils sont des bons à rien.”

    “Surreprésentés dans les hautes sphères, ils le sont hélas aussi dans les prisons. L’éclat des génies ne doit pas nous faire oublier la grande majorité qui souffre, cassée par le système scolaire qui a nié leur différence pour les faire rentrer dans le moule. A l’heure actuelle, le monde enseignant ne veut reconnaître le fonctionnement dys ni comme un handicap (plutôt ” manque d’effort “) ni comme un don (plutôt manque d’intelligence), malgré que ce handicap soit reconnu par la loi et que des aménagements soient prévus par un décret.”

    S’il vous plaît, Madame Delorme, lisez cet article et demandez à vos enseignants de le lire. La prévalence de la dyslexie est de 10%. Vous en avez eu au moins 8 cette année, combien en avez vous pour cette nouvelle année 2012-2013, quel sort leur réservez-vous?

  48. pragmatique dit :

    Madame la Directrice,
    Nous sommes tous un peu DYS. En effet, qui ne fait jamais de fautes d’inattention, qui ne se surprend pas à confondre sa gauche de sa droite, qui n’a jamais inversé des chiffres en les recopiant ? Personne. Les étudiants que vous avez inscrits, y compris ceux qui réussissent, le sont aussi un peu.
    Ben, oui, personne n’est parfait. A commencer par vous !!!!
    Les 90 % d’échecs que vous avez sont-ils TOUS des fainéants ou des jeunes en mal de reconnaissance de diplômes ? A moins que vous n’ayez organisé avec des passeurs , un trafic de clandestins destiné à détourner des subsides pour fonctionner et faire tourner votre école, nous avons peine à le croire !!!
    Qu’avez-vous fait au niveau pédagogique pour que ces jeunes apprennent ?
    RIEN. Vous avez décidé à l’évance qu’ils ne valaient rien et que des efforts pour les amener à en diplômer, même un peu plus, seraient vains.
    Pourquoi croyez vous que vous soyez payée ? Pour motiver votre équipe pédagogique à en faire quelque chose de ces jeunes qui s’inscrivent….
    Personne sachant que 9 enseignants, une directrice, une ou deux secrétaires ont été grassement payé pour ne diplômer que 11 étudiants en une année en refusant d’aider un élève DYS, ne trouvera qu’il s’agit d’un bon management.
    Si pareille équipe (une dizaine) est nécessaire pour diplômer aussi peu d’étudiants (+/- 10 %) et en détruire autant (+/- 90 %) dans une école de “promotion sociale”, on ne peut que reconnaître la faillite d’un système scolaire décadent qui ne sert pas l’élève ou l’étudiant. .
    Ce système ne peut tenir que parce que tout le monde ignore l’ampleur du carnage. Nous ne pouvons imaginer que, soyant au courant, les quelques personnes clairvoyantes (qui ne le sont pas grâce aux petit nombre de diplômés que vous formez encore ) de ce pays ne se décident pas à agir !!
    Payer si cher pour un système qui produit si peu de résultats et détruit autant de gens doit être REFORME D’URGENCE. Nous ne voulons plus payer pour ces directions mafias qui ne vivent que de subsides…. qui font le malheur de notre jeunesse et qui, de plus, participerait activement à la traite d’êtres humains……
    NOUS RECLAMONS DE LA TRANSPARENCE (tous les étudiants et les parents doivent, au moment de l’inscription, connaître le taux de réussite de l’année précédente) ET UNE ENQUETE SUR VOS AGISSEMENTS qui ont GASPILLE L’ARGENT DE NOS IMPOTS !!!.

  49. ladyslexique dit :

    Quelle est la différence entre un privilège et un aménagement? Exemples : faire recopier à l’élève dyslexique les questions notées au tableau lors de son examen parce que les feuilles sont mal imprimées c’est un refus d’aménagement, car le dyslexique disposera de moins de temps que les autres pour y répondre vu que le recopiage des questions manquantes va lui prendre plus de temps et d’énergie que les autres élèves, et que ce handicap est repris dans le décret de 2008. Par contre, faire un horaire qui permet à l’enseignant d’être physiquement moins présent que les autres enseignants à l’école au prétexte qu’il habite loin de l’école est un privilège, car habiter loin de l’école n’est pas repris dans le décret de 2008. Vous comprenez la différence Madame Delorme?

  50. A Mme Delorme :
    C’est hallucinant que des gens pensent comme ça …. Nous vivons dans un monde de chacun pour soi et de discrimination. La loi du plus fort est celle de l’argent et je suis dégoûtée de tel comportement ….
    Tout lemonde n’est pas égaux devant les apprentissages, leur culture, leur lieu de naissance ne leur offrent pas les même chances. Faut-il laisser ces étudiants sur le bas côté. Faut-il enlever la chaise roulante d’un futur opticien sous prétexte qu’il n’est pas dans la norme ! Qu’il ne correspond pas à vos attentes de l’opticien idéal … Le dys n’a-t-il pas sa place dans notre société ! Alors pourquoi certaines entreprises en cherchent-elles a tout prix !

    JE SUIS UN ENFANT « DYS »

    Je suis un enfant « dys », on me tient à distance
    Un « cas » désespéré, et je suis en souffrance
    Etre « dys », c’est la honte, je reste très discret,

    …Aujourd’hui, je me lance, et je romps un secret
    J’ai entendu souvent : « Tu es un bon à rien »
    Je travaille pourtant, j’ai besoin de soutient.
    J’avoue ma dysgraphie, écrire est mon calvaire
    Des cadavres de mots jonch’ mon itinéraire
    Je suis dyscalculique, j’ai du mal à compter
    Pas juste sur mes doigts, mais sur la société
    J’avoue ma dyslexie, j’ai tant de mal à lire
    Malgré tous mes efforts, je souffre le martyre
    Un boulet sur la langue, un autre dans les mains,
    Je tente d’avancer, d’espérer en demain
    Je voudrais remercier, ceux qui m’aident à porter
    Et à scier mes chaînes, pour pouvoir m’adapter ;
    Ils connaissent ma peine, ils réchauffent mon cœur,
    Grâce à leur dévouement, ils sèment du bonheur.
    Je suis un enfant « dys », dix fois plus difficile
    Pour moi d’apprendre à lire, à écrire avec style
    Mais je suis comme vous, derrière ma barrière
    Je vous prie aidez moi, à sortir de l’ornière.

    Patrick Misse 2012,
    Inspiré par des témoignages poignants, à diffuser si vous pensez que ces quelques vers pourraient aider…

  51. Sido dit :

    Mon enfant souffre d’une myopathie évolutive.
    Cela ne “se voit pas encore” mais le limite dans ses déplacements, ne peut se relever, se baisser, et s’il tombe ne peut se relever seul.
    En rénové, sous certificat médical, nous avons eu droit à ce mot du professeur de gymnastique :

    “Votre enfant n’ayant pas participé au cours de gymnastique est prié de rédiger un travail écrit de 30 pages sur les bienfaits du sport pour la santé”
    C’est une obligation de la communauté française.

    Je pourrais vous raconter des dizaines d’histoires vécues de ce type…

    Nous sommes dans une société où il vaut mieux être normal…

    • lucie delcroix dit :

      et ça continuera encore longtemps… mon fils dys lundi a fait une dictée de 4 heures… madame dicte son syllabus et ne le donnera que la veille de l’examen, parce que les étudiants doivent prendre note. Mon fils lui a donné son passeport dyslexie “concernant la prise de note au cours, il serait bénéfique de *** dispose dans la mesure du possible, d’un support écrit avant les cours, afin de soulager sa prise de notes” Madame n’a pas voulu le prendre, il prendra note comme tout le monde. Deux solutions : ou bien photocopier les notes manuscrites des copains et les recopier les we en word pour que mon fils puisse les lire et les étudier, ou bien rappeler à l’école que lui donner son syllabus maintenant est un aménagement proposé par une équipe de professionnels (c’est l’UCL), qui aménage un handicap repris dans le décret de 2008 au l’école ne peut pas ignorer, que cet aménagement est raisonnable puisqu’il ne coûte pas un franc, le syllabus existe déjà. Le mythe de Sisyphe : toujours tout recommencer, on ne voit pas la fin. Si le parent intervient, gare au courroux d’une “anne delorme” qui dans le huis clos confortable du conseil de classe expliquera que les parents, au lieu d’assiéger l’école par des exigences pour obtenir des privilèges feraient mieux d’encourager le jeune dans une voie qui lui convient…. Et de prouver que cette voie ne lui convient pas puisqu’il n’est pas capable de “suivre”… Le mythe de Sisyphe…. tant que l’école ne sera pas “obligée”….

    • lamentable dit :

      François Pirette dans un sketche disait en imitant un prof de gym face à un élève qui avait oublié son CM : “Allez comme tout le monde, tu cours et tu rattrappes les autres. Et laisse tes béquilles, tu pourrais blesser quelqu’un”. Il s’inspire d’une situation vécue lorsqu’il était jeune !!! Dire qu’on leur confie nos enfants !!!!

  52. A.Chtx dit :

    Je suis dyscalculique et pour ça, je n’ai pas eu droit à une enfance “normale”.

    Jusqu’en 3èm primaire tout allait plus au moins bien. Et puis la descente aux enfers. On me disait que j’étais bête, nulle, que je comprenais rien, que j’étais bizarre. Petit à petit, j’ai perdu confiance en moi et je me suis isolée des autres, j’ai fini par jouer seule.
    Les autres élèves n’ont eu aucune pitié, encourager par un professeur insultant et rabaissant. Je n’ai rien dit, j’avais peur que ce soit pire.
    Je suis péniblement arrivée jusqu’au CEB. Et j’ai décroché ma première victoire. A la réunion de parents qui a suivit l’obtention de mon premier “diplôme”, le professeur a dit à mes parents (et j’étais présente aussi) que je n’irais jamais plus loin que la 3èm secondaire, que je n’étais pas capable. Et que le mieux que j’avais à faire c’était de faire une formation, d’attendre d’avoir 18 ans et d’aller travailler. Ma maman a beaucoup pleuré, et je me suis sentie coupable, coupable d’être “nulle”.
    J’ai tenu bon, j’ai été jusqu’en 4èm secondaire générale dans une école difficile (ou j’ai recommencer deux années), en 5èm j’ai changé pour faire une qualification secrétariat (pour n’avoir plus que 2h de math). Je voyais mes amies sortir pendant que je rattrapais mon retard le week-end. Ce mois-ci, après une seconde cession, j’ai obtenu mon CESS et j’en ai pleuré de joie.
    J’ai trouvé seule comment comblé mes lacunes et comment faire le poids par rapport “aux autres”.

    J’ai décidé de devenir Institutrice primaire, pcq je suis une personne follement optimiste et idéaliste, que je suis convaincue que je représente une nouvelle génération de prof qui vont faire bouger les choses.
    Pour rien au monde, un autre enfant ne dois revivre ce que j’ai vécu, personne ne mérite cette souffrance.

  53. Laura Flausch dit :

    bonjour j’ai 19 je viens de sortire de l’école Decorly e ausst je suis dyslexique .ce que vous raconté la est incceptabl.
    je voulais juste donner un peu de courage a vorte fils. on peu y arriver avec un peu d’aide de lécole bien sur. je voulais juste dire aussi que jevous comprends.Mais il ne faut pas voir le dys que mal : moi ca ma rendu plus frote et plus mature. courage!

    • verite dit :

      L’école Decroly n’est pas un modèle d’école ouverte aux DYS, Mme Guillaume refuse de remplacer l’aide apportée aux élèves par des séances de logopédie. Elle exècre les logopèdes qui s’oppose à la méthode de lecture que contre toute logique elle impose et prône par tradition au Dr Decroly.

  54. stopaumassacre dit :

    Le nombre de témoignages d’enfants “cassés” est malheureusement légion. Que fait-on de notre jeunesse ? Que va-t-elle devenir devant ce manque de courage de nos décideurs devant le carnage ? ‘

  55. Sylvie Van der Linden dit :

    En effet “que fait-on de notre jeunesse”…
    C’est incroyable cette histoire où la différenciation n’a pas de place. Surtout que depuis le début des années 2000 (décret de 2001 pour les instits et régents), chaque enseignant diplômé est amené à prononcer (dans sa Haute Ecole ou dans son unif) le serment de Socrate où chacun dit “Je m’engage à mettre toute ma compétence au service de l’éducation de CHACUN des élèves qui me sera confié”.
    A méditer…

  56. évolueraouevoluerapas dit :

    Les étudiants des HE arrivent correctement formés des HE, mais doivent travailller dans un système scolaire où la sélection est ce qu’on exige d’eux et où on leur indique que ce qu’ils ont appris doit être rangé au placard, car désormais, ils sont au service de cette sélection et non des élèves (qui ne sont plus pris dans leur globalité).
    C’EST NOTRE SYSTEME QUI DOIT EVOLUER !!!!

  57. responsable dit :

    Auparavent, les senseignants prêtaient serment en entrant en fonction et juraient fidélité au roi et aux lois du peuple belge, dans l’enseignement officiel. Depuis la communautarisation, ils ne le font plus et ne comprennent pas leur rôle : massacrer ou aider ?!?
    Que doit la Constitution européenne ?
    “Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu’ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale”.
    Il était temps, voila heureusement que l’Europe y a pensé.
    Il ne reste qu’à l’appliquer !!!

  58. van wynsberghe marie-helene dit :

    bonjour
    bon courage de tous coeur avec vous ,ne lacher pas !!!!!!!!!!!!!
    marie-helene

  59. Sidonie dit :

    Tout mon soutien à cette maman , je vis la même chose au quotidien; dans l’année de mon fils, il y a deux profs de math, une qui a dit d’emblée à la réunion des parents ” Chez moi pas d’Ipad ! ” et l’autre qui accepte. Donc c’est selon que son gosse tombe chez l’un ou l’autre qu’il aura plus de chances de réussite, c’est quand même incroyable qu’il n’y ait pas de loi contraignante !!!!
    J’ai demandé candidement pourquoi elle refusait l’Ipad, et on m’a répondu: “parce que tout le cours de math est dessus” je crains qu’elle ne sache pas se servir d’un Ipad..quand j’avais l’âge de mon fils c’était la calculette qui était interdite, maintenant il faut une calculette, et paradoxe hallucinant, dans la section photo de cette école on a supprimé le labo argentique, hyper important dans la photographie artistique, car disent ils “On est dans le numérique, on est au 21eme siècle” .
    J’en conclus que cette prof de math est en décalage, car elle est toujours au 19eme siècle, il faudrait donc la virer ou lui donner une remise à niveau pour qu’elle fasse enfin son entrée dans le 21eme siècle !!
    D’ou la nécessité d’une loi contraignante et claire pour les adaptations, et d’une formation pour les profs.

    • responsable dit :

      Tout à fait d’accord : des adaptations et des règles contraignantes. Mais pour que les enseignants les respectent, il faut des gardes-fou.
      Une bonne démocratie est une démocratie où existent des gardes-fou pour que le citoyen puisse s’assurer que les lois et règlements sont bien respectés.
      Nous devrions aussi pouvoir participer à leur élaboration et veiller aux systèmes de régularisation qui s’assurent de leur mise en place, car nous savons ce dont nos enfants ont besoin.
      Ce qui convient à un enfant ne convient à un autre que s’il est adapté à l’autre enfant, car nous sommes tous à un degré ou un autre un peu DYS. .

    • lucie delcroix dit :

      ce n’est pas la dyslexie qui fait souffrir nos enfants à l’école. En tous les cas, pas dans le supérieur, car ils savent comment compenser leurs difficultés, ils n’estiment même plus que ce sont des difficultés, elles sont gommées par les trucs qu’ils ont mis au point pendant toutes ces années de galère en classe. C’est le DENI de cette dyslexie qui fait souffrir : quand le prof “prouve” que c’est de la fainéantise car c’est un QCM qu’on a fait en classe, donc c’est la “preuve” qu’il n’a pas étudié, qu’il ne l’a même pas “relu”. On a beau expliquer que lire le QCM et retenir chaque mot pour repérer laquelle des réponses est la bonne est une TORTURE pour un dyslexique, rien à faire, c’est un fainéant, et il mérite sa mauvaise note.

    • ladyslexique dit :

      le 5 septembre, la direction a mis un PC à la disposition de l’étudiant, dans le bureau du secrétariat, au beau milieu d’un tas de papiers et autres qui jonchaient les bureaux. Sur ce PC, il y avait word et la possibilité de brancher une clé USB. L’étudiant a donné sa clé USB Wody qui est son logiciel de lecture. C’était un examen de physique, le professeur était présent. L’étudiant a dit qu’il lui était impossible de répondre à des questions de physique avec word, qu’il avait besoin du logiciel géogébra, tel que demandé lors de la réunion avec le centre pour l’égalité des chances. La directrice lui a répondu qu’il n’en avait pas besoin pour physique, qu’il pourrait l’utiliser pour optique géométrie uniquement! L’étudiant avait pris son propre PC, il l’a ouvert, il a montré le géogébra, la directrice ne cessait de lui répéter qu’il ne pouvait pas utiliser ce logiciel pour physique, lui était rouge comme une tomate et s’énervait en montrant pourquoi il était impossible de faire un schéma de physique avec word! Le prof, les bras croisés, n’a pas manqué un seul mot de cet échange. Il a juste dit “je suis ennuyé que tu ne puisses pas faire ton examen”. Pas de bras pas de chocolat. Qu’est ce que ça pouvait bien lui faire, au prof, de permettre à l’étudiant d’utiliser son logiciel, au moins lui permettre de montrer comment ça marche, au moins lui permettre de montrer qu’il avait étudié, qu’il était compétent pour faire l’examen? Mais non. Le prof a raison, l’étudiant est un tricheur, son handicap n’existe pas, le passeport dyslexie c’est des charlatans, le PC etc c’est des trucs de parents surprotecteurs qui ne savent pas élever leurs enfants avec le goût de l’effort et du mérite, si on les laissait faire, ils achèteraient le diplôme de leurs gosses, vous ne croyez pas? Contrainte ou pas contrainte, l’école reste hermétique. Impossible d’avancer.

  60. pragmatique dit :

    De l’autoritarisme aigu excercé par des gens bornés, même pas curieux d’apprendre comment fonctionne ce logiciel….
    Cette volonté de ne pas vouloir comprendre comment ce jeune apprend montre, DEmontre la pauvreté culturelle de nos enseignants, brillants dans leur matière à enseigner, experts en sélection (sans doute meilleur que qu’un capo dans un camps de concentration) mais totalement inculte en pédagogie !!!
    L’art d’enseigner suppose d’avoir de l’empathie pour l’apprenant.

  61. Van Avermaete dit :

    Outre l’incompétence personnelle de certains enseignants, le système actuel, (où l’administration prévoit moultes règles, où tout est dicté, on ne permet plus aux enseignants d’avoir de l’initiative, d’être créatifs. et certains deviennent peu à peu des fonctionnaires rigides, administrés à la “communiste” c’est tellement médiocre et cela engendre un mal être pour tout le monde

  62. ddelcroix lucie dit :

    je pense aussi que l’équipe éducative est mal prise, au fond. IL est évident que la direction n’a pas informé les professeurs. La directrice a t elle seulement transmis le passeport dyslexie? La directrice a rédigé une note, informant les professeurs que l’élève pour sa deuxième session utiliserait un matériel informatique. A t elle seulement organisé une concertation entre les profs, entre les profs et l’élève, a t elle seulement proposé de se mettre éventuellement en contact avec l’équipe de l’UCL (qui est un partenaire de l’école ) pour mettre au point la meilleure stratégie pour aider l’élève? Comment peut on décemment imaginer qu’un “conseil supérieur des études” composé ici d’un professeur de mathématiques, de physique, de géométrie optique, dans une école supérieure, décide que “le logiciel géogébra n’est permis que pour optique géométrie” sans qu’aucun de ces professeurs ne pose la question utile, évidente et nécessaire : de quelle version de géogébra l’élève parle t il? La version prime qui permet de dessiner des schémas ou la version béta qui permet les calculs formels? Aucun prof n’a été correctement informé par l’école. Aucun prof n’a fait la recherche de savoir ce qui était bien ou pas bien pour aménager les examens de cet élève. En juin, aucun n’a accepté un oral, au prétexte qu’il fallait demander l’accord de la direction. En septembre, qu’ont ils eu comme liberté pédagogique? Une note écrite par la direction, leur notifant que l’élève ferait son examen avec son ordinateur et qu’ils devaient accepter cette décision? La directrice a informé le conseil de classe de la dyslexie de l’élève lors de la délibération de juin! Pourtant elle avait été correctement informée par les parents dès le début de l’année. Comment peut on envisager des ‘aménagements” sans entendre la personne qui en a besoin??? Comment une directrice, toute seule, dans son bureau, peut elle décider de ce qu’un élève a besoin, de ce qu’un prof peut permettre? Toute seule, en arbitraire, comme elle en a envie????

  63. djian valerie dit :

    Bonsoir , le seul point positif de tout ceci est au moins qu’en lisant les diverses témoignages , nous sommes tous bien d’accord …Alors , merci ! Car dès lors je me sens moins seule …dans mon combat de tous les jours .
    Maman d’un adorable dyslexique sévère , devenue coach scolaire at home par la forces des choses , essayant de “réparer” mon enfant cassé toujours un peu plus par un système scolaire inadapté … car oui j’ose le dire tout haut ce ne sont pas nos enfants qu’ils le sont … mon fils à 9 ans et se réjouit déjà d’en avoir 18 pour pouvoir arrêter l’école pas de projets , même pas celui de devenir pompier comme certains garçons de son âge … un enfant gai qui peu à peu est devenu taciturne et manquant cruellement de confiance en lui car pas dans les normes …
    Une école , qui lui demande de “suivre” au même rythme que les autres et des enseignants qui le considère comme un fainéant ( moi je considère qu’un enfant qui travaille chaque jours au minimum 2h30 en rentrant de l’école , çà relève plutôt de la cruauté , mais bon …) Ou est son univers d’enfant là dedans ? coincé 8 h par jour sur son banc d’école et ensuite par ses devoirs et autres feuilles qu’il n’à pas eu le temps de terminer en classe ? Ou sont les jeux ? Ou sont les rires , qui devraient peupler sa jeune vie et lui construire de jolis souvenirs ?
    Pardon , mais vous avez devant vous une maman épuisée de se battre mais pourtant bien décidée à continuer le combat …Révoltée aussi que toutes ses misères puissent arriver à nos gosses car c’est les pénaliser 2 fois que de les traiter de la sorte …Ils n’ont pas choisis , ils sont nés comme çà et vous voulez que je vous dise , quand je vois le monde au travers de l’imagination de mon fils , je le trouve bien plus beau finalement que celui qu’on nous propose .
    Et si certains esprits restreints et butés voulaient faire l’effort de se pencher sur la manière o combien différente mais o combien enrichissante de penser de nos enfants , ils pourraient en apprendre beaucoup…
    Alors mesdames et messieurs les ministres faites la démarche , puisque vous souhaitez être élus et nous gouverner , il me semblerait justifié qu’enfin vous montriez l’exemple et que vous ouvriez les yeux à vos enseignants qui pour la plupart voyagent dans les ténèbres et restent solidement ancrés sur leurs anciens acquis …Car refuser de faire évoluer votre enseignement reviendrait à refuser le progrès, et si demain vous enleviez les ordinateurs de vos bureaux , il est fort à parier que nous en ferions tous également débat ici même. A bon entendeur , Salut … Signé une maman en colère , mais qui doit malheureusement se réjouir de ne pas être la seule ….

    • ladyslexique dit :

      Notre Ministre restera t elle les bras croisés? Pourquoi une directrice d’école peut elle se permettre de ne pas respecter deux décrets? Pourquoi une directrice peut elle se permettre de mépriser la demande légitime de parents? Pourquoi une directrice peut elle se permettre d’abandonner un nombre hallucinant d’élève, dès le début de l’année, après avoir fait ses comptes et reçu les subsides que ceux ci lui permettent de demander et d’obtenir? Si les automobilistes n’étaient pas sanctionnés quand ils ne respectent le code de la route, vous pensez qu’ils léveraient le pied en ville?

  64. Sidonie dit :

    Ils lèvent le pied car protégés par le cabinet, les syndicats, nommés à vie, même si ils se rendent en classe ivre morts, ou une clope au bec (c’est arrivé ds le classe de mon enfant ) protégés car ils constituent une force électorale, pour le CDH dans le libre notamment où ils ont placé une multitude de pions…
    Il est grand temps que des gardes fous soient mis en place pour que nous, parents soyons assurés du contrôle de l’application des lois anti discriminatoires, qui jusqu’ici restent lettre morte.
    Que l’on supprime les réseaux par la même occasion.
    L’ecole CDH est un espace de non droit.

  65. lucie delcroix dit :

    Le dossier a été débriefé ce lundi au cabinet de la Ministre. Le Conseiller qui s’occupe de la prise en charge des troubles dys nous a éclairés. Il se présente comme un “ancien” dyslexique et refuse qu’on considère les dyslexiques comme des “handicapés”, nous rappelle que l’ONU définit la dyslexie comme un trouble de l’apprentissage et non comme un handicap.
    Conclusions :
    1/ On ne peut pas dire que l’école n’a pas respecté le décret relatif à la publicité de l’administration puisque les parents ont fini par obtenir les copies d’examen :-)
    2/ On ne peut pas dire que l’école n’a pas respecté le décret relatif à la lutte contre certaines formes de discrimination puisque la dyslexie n’est pas un handicap :)

    Ouf. Tout est bien qui finit bien.

    L’étudiant? Quel étudiant? De quoi on parle, là?

  66. lucie delcroix dit :

    Ce n’est pas le handicap qui fait souffrir nos enfants à l’école, c’est le déni de ce handicap.

    Refus d’aménagement numéro 1
    Le 7 juin 2012, cet étudiant a été interrogé comme les autres élèves, sans prendre en compte son handicap, sur toute une matière uniquement par un QCM.
    Le 8 mai 2012 le professeur avait été correctement informé en réunion à l’école de la dyslexie et du TDA de l’étudiant, il lui avait été demandé d’aménager les QCM.
    La demande d’aménagement est raisonnable : pour évaluer cette matière une première fois le 28 mars, le professeur a utilisé des questions ouvertes et la note obtenue par l’étudiant est de 13.5/20. La dispense étant fixée à 14/20, l’étudiant devait représenter cette matière lors de l’examen de juin. En juin, cette même matière n’est évaluée exclusivement que par un QCM de 20 questions, l’étudiant a obtenu la note de 16.5/40. Des questions ouvertes étaient possibles puisqu’elles avaient déjà été proposées pour l’évaluation de mars. L’aménagement n’a pas été mis en place par le professeur qui a interrogé l’étudiant comme les autres élèves. Cette absence d’aménagement est dommageable, noté 13.5/20 en mars, l’étudiant se voit noté 16.5/40 en juin pour cette matière.

    L’absence d’aménagement est due au déni du handicap. La dyslexie et le TDA sont des handicaps invisibles, mais pas imaginaires.

  67. ladyslexique dit :

    L’origine cérébrale de la dyslexie :

    Sur les 10% d’enfants éprouvant des difficultés inattendues pour apprendre à lire correctement, malgré une intelligence, une santé et une éducation normales (dyslexie de développement), la majorité souffre de problèmes visuels. Ils se plaignent du fait que les lettres semblent bouger, changer de place, s’estomper ou briller lorsqu’ils essaient de lire. IL est probable que ces problèmes sont dus à un développement déficient des cellules nerveuses “magnocellulaires” dans le système visuel. Cette nouvelle connaissance des problèmes visuels a permis le développement de traitements très efficaces, tels que les filtres de couleur jaune ou bleue, l’”eyepatching” (bandeau sur l’oeil) et les exercices de convergence.

    Source dyslexia international.

    Si j’ai bien compris, dans cette école élitiste qui ne garde que le meilleur, on ignore l’eyepatching puisque les professeurs n’ont pas tenu compte du fait que l’étudiant portait des lunettes “prismatiques”. Cette notion est elle trop nouvelle que pour être comprise et enseignées à ces futurs opticiens?

  68. Véridique dit :

    Je suis soulagée de lire que je ne suis pas seule dans ce combat. Mon fils est en secondaire, il vit le même calvaire depuis 4 ans. Intelligent, il a pu compenser son trouble pendant toutes sa scolarité primaire. La secondaire a été le coup de grâce…. il redouble sa 3 secondaire parce qu’il est dyscalculique (entre autre) et que malgré les remédiations, rattrapages, logo rien n’y fait, son trouble logico-mathématique le handicape pour réussir en math. Il est cassé, dégoûté.
    Les profs n’ont rien voulu entendre, ils ne comprennent pas qu’il a des compétences et qu’il peut avancer dans les autres cours. Il y en a même un qui a maintenu que son neuro-pédiatre n’y connaissait rien.
    Tout ce qu’ils voient c’est l’échec en math. Il recommence son année avec cette épée de Damocles sur la tête: ” si tu ne réussis pas en math…tu vas tripler!” On lui a aussi demandé s’il le faisait exprès de rater!
    C’est comme si on disait à un jeune qui a besoin de béquilles pour marcher: ” tu recommences ton année jusqu’à ce que tu parviennes à courir comme les autres parcequ’en 4 ème tu ne pourras pas suivre”.

    Je sais, pour m’être renseignée que dans certains pays ( un peu plus évolué) l’école organise des ateliers avec de plus petites classes pour aider les jeunes en difficultés et leur permettre d’avancer et de continuer leur scolarité.

    Il y a une certaine forme d’hypocrisie dans notre société, on me dit que ce n’est pas normal mais que ça va prendre du temps pour que les choses bougent, qu’il faut tuer père et mère pour sanctionner un prof qui casse ses élèves,etc…. je vous passe les meilleures car, en effet, je redoute les conséquences pour en avoir déjà trop dit.
    Je trouve que notre famille souffre déjà assez de toute cette injustice.
    Je pense que certains profs aimeraient faire bien les choses mais qu’ils se mettent à mal s’ ils s’opposent à leurs collègues (ça aussi c’est une réalité).
    Le système veut que l’on soit absolument dans la norme, même si pour cela il faut casser les enfants et les adolescents. C’est pire chaque année.
    Les écoles regorgent de jeunes et donc c’est la loi de la sélection, on ne garde que les meilleurs et comme le nombre de classe ne fait que diminuer chaque année ( écoles pyramidales) il faut “écrémer”
    Alors pourquoi s’encombrer d’enfants qui ont un handicap ( doublement handicapant, il ne se voit pas, et il suffit de lire les commentaires de certains profs qui prétendent que les parents inventent)?
    Le but de l’école , même secondaire, outre le besoin d’apprendre un métier n’est-il pas aussi de permettre à chaque adulte en devenir de partir avec un bagage de connaissances suffisantes afin d’être armé dans la vie pour pouvoir mener sa vie d’adulte de manière responsable et éclairée? Pouvoir s’exprimer de manière adéquate, apprendre à faire la part des choses, apprendre à vivre en société,à s’exprimer correctement, exprimer ses idées….
    J’en ai un peu marre d’entendre certains professeurs dire que leur job c’est de donner leur cours et puis BASTA. Ils oublient que devant eux ce sont des êtres jeunes, en pleine construction et qui n’ont peut-être pas que l’école et les devoirs en tête. La vie à côté est aussi importante, elle fait partie des apprentissages de la vie aussi.
    Ont leur demande de passer 8 heures par jour assis sur une chaise à écouter et prendre note et quand ils rentrent c’est encore pour être assis devant leur bureau pour travailler. De nombreux pays donne des cours artistique ou de sport l’après-midi et ce n’est pas pour ça qu’il n’ont pas de bons médecins, ingénieurs, psy, AS, ou autres. Ce sont des choix qui sont fait avant tout pour satisfaire une certaine population qui prône l’élitisme.

    De nombreuse études et recherches sont menées depuis de nombreuses années qui démontent un tas d’idées préconçues sur l’enseignement, entre autre sur la pseudo-paresse de certains enfants, sur la sanction permanente (prônée dans notre enseignement), sur certaines méthodes d’apprentissages dépassées, sur les effets soi-disant bénéfique du redoublement ( système qui est vu comme archaïques dans de nombreux pays),…etc
    Il est temps que les gens se renseignent un peu par eux-même au lieu de gober comme des moutons tous ce que la presse veut bien leur dire et omet de dire le plus important, de peur de bousculer un certains type de population. Je vois trop souvent des commentaires remplis d’idées préconçues de gens qui ne savent même pas de quoi ils parlent, je trouve cela très dommage.
    je n’invente rien, il suffit de se renseigner un peu ou même de discuter avec toutes ces familles en souffrances qui sont bien trop nombreuses.

    Espérons qu’à force d’en parler, les choses finiront par bouger, et que nos enfants seront enfin compris, aidés, soutenus comme ils le méritent.

  69. Stéphanie dit :

    C’est ce genre de problèmes dans nos écoles qui pousse à notre défiance envers elles…et à la nécessité pour la plupart des familles de se tourner vers un soutien scolaire adapté à ses enfants (quand elles le trouvent).
    Heureusement qu’il y a des organismes spécialisés pour rattraper les dommages. Je pense notamment à des initiatives comme Cogito Belgium, fondé par des universitaires soucieux de la motivation et des besoins des élèves.
    Et encore plus dommage que ce ne soit pas au sein même des écoles que les élèves trouvent les ressources nécessaires à l’obtentionde diplômes…

    • Ladyslexique dit :

      En effet, on trouve des écoles qui font passer le jury central qui centrent bien l’apprentissage sur nos jeunes, mais le problème est que les examens qui doivent être présentés au jury central se font sans adaptation. Ce qui fait que pour les élèves et étudiants dys , la difficulté ests la même! Faute de temps, faute d’automatisme de lecture/écriture, ils échouent alors qu’ils sont compétents. Il suffit d’autoriser un PC, un logiciel de lecture… Pas grand chose en fait… Je me demande si le jury central permet les adaptations. Il doit le faire, il doit respecter les décrets, comme les écoles. Il doit aussi remettre la copie des examens aux étudiants qui la demandent. Qu’on se le dise…. Le centre pour l’égalité des chances peut aider.

  70. Lorsque j’ai créé Schola Nova, on m’a traité d’élitiste, de fasciste et même de nazi (je n’invente pas du tout!); Cela n’a pas empêché un enfant hautement dyslexique (abandonné par la Comm. Fr. , même en enseignement technique) d’y faire des Humanités gréco-latines complètes, avec bonheur. J’ajoute qu’il était le grand ami d’un autre élève de Schola Nova, réputé pour être à Haut Potentiel. Or, j’avoue ne pas être favorable à une trop grande hétérogénéité. Mais la réalité, c’est que nous sommes une école indépendante, libre de suivre l’intuition humaine et non la valse des petits papiers des circulaires ministérielles. Continuez, si vous voulez, à rêver d’un monde plus juste, mais n’aboyez pas trop, s’il vous plaît, sur le “privé”. Il n’est pas inhumain comme on voudrait le faire croire. L’État anonyme n’est pas capable, c’est tout! Il est coûteux et assez “pourri”. Je ne m’en réjouis pas, mais Il faut l’admettre et cesser de rêver.

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