A chaque grève, le même refrain du côté patronal : les syndicats mènent des combats d’arrière-garde et seraient à contretemps en temps de crise. L’opinion publique elle-même en a souvent assez des grèves sauvages dans les services publics et des piquets intempestifs devant les entreprises. Le combat syndical est-il par nature conservateur ? Les postures idéologiques freinent le débat. La fiche du tabou. Le dossier complet dans le Soir.
-Quel est le tabou ? Le discours est très courant à chaque grève ou à chaque manifestation. Mais cela ne va jamais plus loin. Faut-il brûler les syndicats? Dans un pays où 52 % des travailleurs sont syndiqués, la question est évidemment un tabou que personne n’ose affronter réellement.
- - Un chiffre pour objectiver. 162.158 jours de grève en Belgique en 2010. La Belgique, terre de gréviculture ? Les chiffres en France sont beaucoup plus importants, mais beaucoup moins aux Pays-Bas ou en Allemagne.
-La révélation de notre enquête. Les discours patronaux et syndicats sont figés par l’idéologie. Le débat social est bloqué. Impossible d’en sortir sans faire preuve de créativité dans le discours.
Le dossier complet dans le Soir.
Eric Deffet

Pourquoi les comptes annuels des syndicats ne font-ils pas l’objet d’un dépôt de bilan ?
Pourquoi n’y-a-t-il aucune obligation de la part des autorités nationales ou de l’union européenne ?
Les syndicats luttent depuis plus d’un siècle contre la mise en place des mesures patronales sans cesse avancées, toujours les mêmes. Avec la globalisation et la financiarisation de l’économie, et avec la chute du communisme étatique, la droite triomphe depuis vingt ans. Elle multiplie ses attaques: réduction de taxe pour les riches, étranglement des salaires, libéralisation déséquilibrée du commerce, débauches boursières, privatisations au rabais, concentration des médias… Si vous trouvez que ça, c’est le progrès, alors oui, les syndicats freinent le “progrès”. Ce que ceux qui ont écrit le titre ne comprennent pas, c’est que le progrès n’est pas dans les propositions de la droite conservatrice au pouvoir depuis vingt ans. Et il faudrait lire les propositions des syndicats pour comprendre que ceux-ci ont la vision d’un avenir progressiste qui rencontre mieux les aspirations citoyennes. Mais la campagne anti-syndicat menée par la presse belge (voir article sur Acrimed) donne la voix au patronat (FEB, VOKA) et à leurs fifres politiques. Jamais depuis six mois on n’a pu voir dans un journal ce que proposent les syndicats. Par contre on a vu des centaines de photos d’archives dégradantes pour les travailleurs syndiqués qui luttent pour défendre nos droits. Dernier rappel historique: rien de ce que nous avons aujourd’hui – y compris la liberté de la presse – ne fut conquis en dehors des luttes syndicales. A méditer.
En fait la dernière grève générale (avant celle de cette année) a eu lieu (si je ne me trompe) en 1993. Alors pourquoi y-a-t-il eu grève la semaine passée ? Bien sûr à cause des mesures du gouvernement et sans doute aussi à la suite de la maladresse de ministres qui annoncent de telles mesures « dans l’urgence » sans possibilité de concertations « car il n’y a pas de temps à perdre ».
Mais aussi et surtout à cause du sentiments d’injustice : alors que les banques (et les banquiers) ont bénéficiés d’aides, de garanties (et surtout de bonus) de l’Etat pour réparer leurs fautes dans la spéculation effrénée des années 2000, les petits doivent maintenant payer.
Les syndicats et leurs actions permettent de mettre un frein à cette corruption, et même parfois à l’empêcher. Pour Dexia par exemple les syndicats ont essayer d’arrêter la spéculation folle ; le fait qu’ils ont réussi en partie est précisément ce qui provoquent les spéculateurs de les accuser de freiner le progres.
Olivier
Il y a malheureusement longtemps que le Soir n’est plus un journal socialiste et qu’une bonne presse de gauche n’existe plus dans notre Royaume. Poser la question de l’article en ces termes est induire une réponse négative à l’encontre des syndicats. Le vrai débat n’est pas là. Le vrai débat se situe dans les écarts socio-économiques et les inégalités toujours croissantes. Le débat est dans le déni de démocratie imposé par le Parlement européen, le FMI et la BCE. Le débat est dans la volonté politique belge qui continue à imposer une récession qui fera plus de mal que de bien malgré les oppositions populaires et syndicales. Le clivage ‘gentil patron qui crée de l’emploi contre méchant syndicat qui empêche le travail’ est un clivage irréel qui rélève d’une idéologie dont se gausse le néo-libéralisme, largement relayée par une presse qui n’a plus aucun sens critique et que les gens consomment comme le dernier gadget à la mode sans eux-même y réfléchir. Si les syndicats défendent un système qui a fait ses preuves, ce n’est pas du conservatisme; c’est du bon sens. Je ne pense pas que les syndicats soient figés dans une idéologie.
Et ça continue.
La stratégie qui vise à inverser le sens des oppositions progressiste/conservateur, archaïque/moderne, ou neutraliser l’opposition droite/gauche n’est pas nouvelle et à fait l’objet de nombreuses analyses scientifiques. Cette stratégie est l’oeuvre de think thanks (très)libéraux, qui, sous couvert de neutralité (suivez mon regard) vise à amener, à force de matraquage relayé par des médias séduits par tant d’objectivité, un changement dans la perception de la réalité sociale de la population et la neutralisation, en les ringardisant, de ceux qui tentent de freiner à la mise en oeuvre de leur programme.
Ce n’est pas tant que les syndicats soient contre le progrès, qu’ils s’opposent à l’usage qui en est fait par les patrons pour licencier du personnel et faire encore plus de bénéfices, en laissant de plus en plus de gens sur le carreau… Rappelons l’origine du mot “saboter” qui vient du fait que les ouvriers textiles de la région de Lyon au XIX° s jetait leur sabot dans les machines qui apportaient de nouvelles technologies qui permettaient de licencier du personnel. Si le progrès c’est d’avoir des millions de gens au chômage, je préfère me passer de ce progrès-là…
Les syndicats sont par idéologie contre le capital, si par le passé ils ont menés des combats nécessaires, force est de constater qu’ils mentent à leur base. C’est de la déformation et plus de l’information. La dernière grève en est un bel exemple, seul 1 personne sur 5 désirait la faire, si le taux de grève est aussi élevé c’est par peur des représailles syndicales.
Dans notre entreprise nous avons décidé de venir travailler le samedi pour compenser. Nous avons des concurrents et des clients étrangers, pourquoi risquer des problèmes alors que le motif de la grève est extérieure à la société, ce à quoi les responsables syndicaux rétorquent que l’essentiel est de faire mal au capital. Mais une fois qu’ils auront gagné contre le capital, le syndicat pourra t’il nous fournir un emploi? J’en doute. Le combat actuel est une honte pour l’intelligence des gens et leur avenir.
Enfin, oui il y a un taux de syndiqués important en Belgique mais:
1. rien qu’à la SNCB c’est l’entreprise qui paye la cotisation
2. dés qu’on doit faire une démarche administrative, on doit passer par le syndicat, on est donc obligé de se syndiquer même si on ne partage pas la vision.
Petite question pour ces brillants défenseurs des travailleurs: en tant que personne physique, je dois faire des efforts financiers, mon employeur également et vous les syndicats? Que faites vous comme effort? Si mes infos sont correctes, ce sont 300 millions d’euros de cotisations (en partie payées par les sociétés, ce sont 300 millions pour gérer les indemnités de chômage un un % du fond de pension. Avez vous des taxes supplémentaires comme nous?
J’ajoute que je suis de gauche mais avant tout responsable, ce que bon nombre de syndicalistes ne sont pas!
“Mais une fois qu’ils auront gagné contre le capital, le syndicat pourra t’il nous fournir un emploi? J’en doute. Le combat actuel est une honte pour l’intelligence des gens et leur avenir.”
on ne gagne jamais contre le “capital”.
il faut des années voir des dizaines d’années pour élaborer des protections sociales, et seulement quelque mois voir quelques années pour tout détricoter.
la raison est simple, d’un coté , tout ce qui construit sur base de consensus et de l’autre, on promet de créer de l’emploi si on a des avantages fiscaux, des aides (choses qui ne se font jamais), on menace de virer du monde en s’excusant du fait par des “pas assez rentables, pas assez compétitif”.
il n’y a jamais de retour de baton dans l’autre cas.
l’exemple le plus récent et le plus parlant ,c’est arcelor-mitall.
en belgique , on est encore plus à plaindre, non pas parce que nous avons des syndicats, mais parce que les grosses entreprises peuvent jouer sur la notion de nationalisme-séparatisme.
on délocalise ou on maintient l’outil sur la flandre en prétextant que c’est mieux qu’en wallonie pour finir par courronner le tout en fermant tout en disant que de toute facon, ce n’est pas rentable.
nous avons 2 forces qui s’opposent, la première qui défend son pain , ses salaires, ses emplois, l’autre qui voudrait qu’à terme il n’y aie plus de chomage, qu’on travaille 60heure par semaines , 7j/7 pour un salaire mensuel de 500euro hors ipp
entre? il y a ceux qui veulent défendre leur job mais qui croient qu’en léchant les bottes du patronat , ils vont le garder et ensuite, il y a les politiciens, presque tous verreux et vénal.
dans la limite du raisonable, on peut admettre qu’ils forment un outil de sap, jetable, biodégradable et auto-renouvable.
ma conclusion est que la seule sortie que l’ont est dans la voie démocratique est de faire durer le consensus tant qu’on est vivant.
1/5 ? selon mes informations c’était plutot 1/2 – 1/2 entre le soutien ou le rejet de la grève.
Mais entre les personnes qui soutiennent l’action des syndicats et ceux qui font réellement grève, il y a de grandes différences. Tout d’abord, parcequ’il y a une perte salariale. Et tout le monde ne peut se le permettre, surtout les travailleurs les plus pauvres précarisés. Deuxièmement, il y a l’affirmation du soutien au mouvement et vis à vis de certains patrons ou chefs, autant faire profil bas.
Tout le monde n’a pas la force ou les moyens de se lever.
Quand des syndicats ont obtenu que l’entreprise/le secteur paie une partie des cotisations, vous croyez qu’il l’on obtenu en complément d’augmentations salariales ? non, à la place. Et les travailleurs l’on accepté. Et il n’y a aucune obligation de se syndiqué pour aucune démarche administrative. Il y a des mutuelles neutres, la capac pour le chomeur qui n’est pas affilié.
Et les moyens que le syndicat obtient par les cotisations versées mois après mois par les affiliés, servent à faire tourner des services d’études, de formation, de communication, . . .
Enfin comme toute association professionnelle (aussi FEB, VOKA, UCM, . . .), son fonctionnement est proche de celui des asbl.
Il n’y a pas de bénéfices.
Ce refrain n’a rien de patronal, n’en déplaise au très socialiste Soir, c’est celui d’une énorme majorité de la population qui se dit que les syndicats se mordent la queue, en protégeant un système tellement coûteux et gangréné qu’il pousse à la délocalisation. Car c’est bien ça le comble, c’est qu’en demandant toujours plus, les syndicats finissent par favoriser et pousser à la délocalisation, tout en prétendant vouloir défendre les emplois de ses membres. Ou comment ne pas avoir une once de cohérence.
Les syndicats doivent néanmoins exister, car ils défendent des droits. Le problème, c’est qu’on en a depuis longtemps dépassé le but de base et qu’ils veulent toujours plus, au point de faire perdre toute possibilité de compétitivité à nos industries (et autres cheminots, enseignants, …). Et ben sûr sans rien rendre en cas de difficulté, sans avoir la flexibilité nécessaire en cas de récession. Ils grignotent quand tout va bien, mais ne rendent rien lors des creux économiques, ce qui au final font de leurs membres des charges incontrôlables pour leur employeur, et le rendent non compétitif. D’où délocalisation. C’est un cercle vicieux dont il est impossible de sortir.
Jusqu’au jour ou tout sera délocalisé, et pour ce qui ne peut l’être on devra faire des coupes dans le personnel statutaire afin de respecter le budget, etc… Au final, dans 20-30-40 ans, tout sera délocalisé et nous serons la Chine d’il y a 15 ans. Pendant ce temps, les anciens pays en voie de développement vont se structurer, se syndicaliser, devenir trop coûteux, et on blouclera la (première) boucle en récupérant des industries, avec tant de joie qu’on prendra n’importe quel job mal payé (et aux conditions de travail improbables) juste pour manger, et on recommencera tout de zéro du point de vue des acquis sociaux. Voilà le cycle que les syndicats initient.
Parce que pour vous la délocalisation vient du fait des travailleurs qui défendent leurs droits? Regardez en France (usine Conti) où les travailleurs ont accepté de travailler PLUS au même salaire, pour garder leur boulot…Ont-is été récompensés de leurs efforts? Que nenni, ils se sont fait avoir, l’usine a préféré DELOCALISER. Faut-il accepter au nom de la mondialisation (équivalent du progrès pour les grands patrons, financiers, néolibéraux….) de travailler à n’importe quel prix, avec une flexibilité sans limite comme en Chine? Faut-il accepter que les actionnaires s’empiffrent sur le dos de ceux qui travaillent pour eux?C’est ça le progrès pour vous? Pffffffffff, on en reparlera quand on vous proposera un boulot à un euro,sans sécu et sans dignité. Les syndicats en ce moment ne réclament pas plus, ils sont juste en train de défendre le peu de droits sociaux qu’il nous reste qui fait que nous avons encore un ptit peu la tête hors de l’eau. Allez demander aux citoyens grecs comment ils vivent en ce moment (ticket de rationnement pour les enfants qui ne mangent pas à leur faim distribués ds les écoles, malades mourants faute de ne pas avoir les moyens de se soigner, femmes qui ne peuvent plus accoucher ds les hopitaux car il faut payer d’avance, suicides de masse mal répertoriés car tabou dans la religion orthodoxe, 50% de chômage chez les actifs, les autres vivent avec un demi salaire, montée en hausse du sida,etc). Qui est responsable d’autant de malheurs selon vous? Les syndicats? Faut lire d’autres journaux que le soir et la libre pour vous informer un peu plus sur ce qui se trame en Europe, sinon, le réveil sera très douloureux pour vous comme d’autres qui se contentent de regarder le bout de leur nez!
Sans les syndicats, nous en serions toujours au “progrès” de la fin du 19ème siècle. Pour les partisans de l’ultra libéralisme, le progrès c’est la perte des acquis sociaux, la progression de la misère. Il y a plus de richesse aujourd’hui que dans les années 60…elle est simplement plus mal répartie.
De nombreuses études le démontrent, les employés sont au bord du burn-out, sont stressés, se tuent au travail et pourtant, ils continuent jusqu’à se traîner à plat ventre vers la sortie. Notre époque est celle de la soumission. Plutôt crever que de se révolter et d’ouvrir les yeux sur notre condition. Combien de temps avant que l’être humain accepte de retrouver son honneur, sa dignité? Quand un employé de France Télécom préfère se suicider que d’entrer en action dans un système qui défende ses droits, c’est que la société est très très malade. Et ces maladies coûtent des milliards à la sécurité social. La société de consommation devait apporter le bien-être, c’était bien là l’idée de progrès. Au nom de la préservation de celle-ci (mais s’agit-il de progrès), les employés préfèrent le chemin du suicide à petit feu. Quelque cloche manifestement dans le système. Non, le syndicalisme n’est pas dépassé, c’est la société qui est mortifère.
D’abord c’est quoi la définition du progrès pour le patronnat? Pouvoir flexibiliser le travail? Limiter le chômage dans le temps en pleine récession? obliger les chômeurs à accepter n’importe quel boulot genre 1euro de l’heure comme L’Allemagne? Avoir sa pension le + tard possible sous le prétexte fallacieux que ns vivons de plus en plus vieux (en Allemagne l’espérance de vie a diminué de 2 ans en une décénnie, pour info)? Privatiser tout car plus efficace et plus rentable pour 1% de la population? Consommer encore plus en lançant une croissance basée sur des brolls qui ne servent à rien,qui polluent et qui vont nous faire crever du cancer? Nous faire bouffer de l’antidépresseur et de l’antistress pour survivre dans ce monde de brutes (mais si rentable)? Casser la solidarité et miser tout sur l’individu? Pouvoir se soigner uniquement quand on a les moyens, sinon crève?
C’est ça le progrès qu’on nous vend jour après jour, le rêve néolibérale???…eh bien moi ça me donne plutôt des cauchemards et ça fait furieusement penser au contraire du progrès justement, le patronnat est toujours attaché à ses anciennes valeurs de la révolution industrielle, il ne voit pas l’urgence d’une transition qui se profile, il est sourd aux attentes d’une population qui aspire à vivre plus sereinement. En ce moment on ne voit que le progrès technologique qui remplace des millions d’hommes et de femmes, cela ne me pose pas de problèmes mais quid de ces millions de travailleurs laissés sur le carreau? Le progrès technologique, si il ne s’accompagne de progrès social (diminution du temps de travail par ex, nouvelles sources d’énergie pour pouvoir être autosuffisant et ne plus devoir faire des guerres immondes pour le pétrole, échange d’informations libre et gratuite…cf: lire Jérémy Rifkins)
Plutôt que de s’attacher à des détails comme les grévistes stupides arriérés contre les gentils travailleurs qui se lèvent tôt et les patrons qui “créent” de l’emploi blablabla, il faudrait se poser la question de savoir dans quel monde nous voulons vivre, que souhaitons-nous pour les générations futures, voulons nous plus d’égalités ou plus d’inégalités, voulons nous consommer tout et n’importe quoi sous prétexte que c’est un droit, ou repensons-nous notre mode de consommation (sans tomber dans le cliché mensonger “retour au moyen-âge”)? Si le progrès c’est juste être un chiffre comptable parmi d’autres millions de chiffres comptables, dans des tableaux, des discours théoriques et pseudoscientifiques sortant de bouches d’expert du chiffre, on est mal barré.
Je suis scandalisé par la façon dont “le soir” présente ce sujet. Je partage l’avis d’Emily, vous devenez un journal populiste. Qui compose votre rédaction, quels sont vos actionnaires et quelle liberté d’expression vous laissent-ils ??? mais cela c’est sans doute tabou.
Vous retrouverez dans Le Soir en pdf l’intégralité de notre enquête (Les pistes pour sortir du tabou, le briseur de tabou, les chiffres). Le thème de ce tabou est peut-être dérangeant, mais c’est bien là le but de notre série. Notre objectif est d’aller voir derrière les caricatures habituelles avec des chiffres, des entretiens, des analyses, des débats et des idées. Bref, un travail d’investigation pour sortir des lieux communs.
Si vous considérez la mise en condition des travailleurs en “souplesse” totale vis-à-vis de l’employeur afin d’être “concurrentiel” par rapport aux excès des patrons (souvent les mêmes) dans les “nouveaux” pays producteurs de “richesse” (pas pour tous). Si vous considérez cette façon de déprécier la qualité de la majorité humaine par rapport à une minorité, qui, certes, travaille, travaille à s’enrichir un maximum au détriment des autres tout en leur assénant un discours connu et rabaché, à savoir; sacrifiez-vous maintenant, cela ira mieux demain. Si vous considérez cela comme le progrès, alors….oui, les syndicats sont et seront toujours un frein à l’égoïsme.
D’accord avec IEZZI, l’article et son titre sont complètement orientés.
Je ne vois pas trop en quoi le repli social voulu par l’EU, les USA et les agences de notations afin de rattraper les erreurs de banquiers-gangsters peut être considéré comme un progrès !
De l’argent, il y en a énormément ! Ce que les syndicats plaident c’est une meilleure répartition de ces richesses, dont une plus grande part doit revenir aux travailleurs qui la créent et non aux profiteurs-investisseurs qui ne font que regarder leur argent créer encore plus d’argent !
Alors, oui, les syndicats ont raison de mener leurs actions. On peut ne pas être d’accord sur la manière de faire, mais de quelles autres armes disposent les travailleurs ?
Absolument d’accord avec les propos tenus ci-dessus par IEZZI et dans les commentaires Facebook par Jean-Paul Gally. Depuis quelques semaines, les questions et avis orientés du Soir rendent l’impression d’une démagogie pure et dure qui a remplacé ce que devrait être l’objectivité journalistique. Le Soir prend clairement le parti du populisme de droite. C’est franchement triste… Et dangereux.
Le thème de ce tabou est peut-être dérangeant, mais c’est bien là le but de notre série. Notre objectif est d’aller voir derrière les caricatures habituelles avec des chiffres, des entretiens, des analyses, des débats et des idées. Bref, un travail d’investigation pour sortir des lieux communs. Vous retrouverez dans Le Soir en pdf l’intégralité de notre enquête (Les pistes pour sortir du tabou, le briseur de tabou, les chiffres).
Déjà le titre de l’article oriente le débat ! Pourquoi ne pas mettre comme titre “le syndicalisme facteur de progrés” ? Si je ne m’abuse depuis ses débuts le syndicalisme a amélioré les conditions de travail de millions d’êtres humains ! Aujourd’hui le progrès serait de détricotter les bienfaits de l’état social que patrons et syndicats ont fabriqués ensemble au nom d’une mondialisation mal née et mal contrôlée ! Le concervatisme dans ce cas serait-il une tare ? Je me refuse de cautionner cet état de fait. Que le patronat réfléchisse bien à ce qu’il est entrain de mettre en place aidé par des institutions pas très démocratiques : la Commission europénne, la BCE et le FMI !