“L’école catholique (nous) coûte cher”

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La multiplication des réseaux n’est-elle pas un fardeau trop pesant pour trésor ? Cette diversité a certes un coût. Elle est source de doubles emplois et crée des concurrences génératrices de gaspillages. Mais les écoles libres, communales et provinciales coûtent moins cher que celles du réseau de la Communauté française. Et créer une école unique supposerait que l’on finance tous les établissements aux mêmes tarifs. Et ça, ce serait tout simplement… impayable. La fiche du tabou. Le dossier complet dans le Soir.

- Quel est le tabou ? La fusion des réseaux d’enseignement

- Pourquoi n’en parle-t-on pas ? Parce que la situation actuelle, si elle n’est pas satisfaisante (doubles emplois, gaspillages, concurrences…), arrange bien le monde politique.
Pourquoi? Un: les écoles des réseaux libre, communal et provincial sont moins bien subventionnées que les établissements du réseau de la Communauté française. Si l’on devait fondre toutes les écoles en un seul réseau, elles devraient toutes êtres subventionnées de la même manière et cela coûterait beaucoup d’argent. Aussi, il faudrait que le pouvoir politique, organisateur de l’école publique unique, rachète les bâtiments scolaires des autres réseaux. Et tout cela est impayable.
Deux: créer une école publique unique, comme le souhaitent les milieux laïques, heurterait la Constitution, qui garantit le droit de créer et d’organiser des écoles.

- Un chiffre pour objectiver. 568 millions d’euros/an. C’est ce qu’il en coûterait à la Communauté française si elle devait financer toutes les écoles de façon égale.

- La révélation de notre enquête. 568 millions et 7, 6 milliards (c’est la valeur du patrimoine immobilier de l’enseignement libre)

- Une piste pour sortir du tabou. Rationaliser l’enseignement officiel (davantage de synergies entre réseau Communauté, réseau communal, réseau provincial) et, minimum du minimum, repenser le réseau de la Communauté, qui bat de l’aile parce que trop centralisé.

Le dossier complet dans le Soir.

Pierre Bouillon

Le blog Salle des profs

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25 réponses à “L’école catholique (nous) coûte cher”

  1. Faddu dit :

    Quid de cette étude qui montre qu’à conditions socio-économiques égales un enfant s’en sortait mieux après un passage dans le libre catho que dans l’officiel publique?

  2. BrillenOtarie dit :

    Le prix des abus du statut de fonctionnaire?
    Le prix d’une incapacité structurelle de gestion par l’état de l’enseignement?
    De toute façon, en communauté Française, au vu des résultats peu reluisants de nos élèves aux évaluations internationales (voir les comparatifs de l’OCDE), on ne peut pas dire que la qualité puisse servir d’argument solide.
    Puis 600 millions d’€ annuel, l’équivalent de ce qui permet à 60 000 Belges de vivre dans des conditions jugées décentes, c’est vrai que c’est tellement peu qu’il est indécent de soulever le sujet…

  3. Francois Z dit :

    Le tabou n’est pas de subventionner plusieurs réseaux. Le tabou c’est d’arrêter de subventionner un enseignement religieux. Sortons toutes référence à “dieu” de nos écoles, ça c’est tabou. Et vous règlerez en même temps le tabou de l’intégration.

    • Je n'ai pas de tablier dit :

      Il est bizarre de voir le succès séculaire de l’enseignement libre. Ce qui rend morveux les laïcs en petit tablier, équerre et compas. Car il y a certes une référence chrétienne influençant le projet pédagogique des écoles libres, mais même au cours de religion, Dieu n’est pas omniprésent. Et l’école catholique est ouverte à tous. Même aux frères trois-points qui y mettent leurs enfants car ce qu’ils prônent en public, ils ne l’appliquent pas en privé.

  4. Jean B dit :

    Pour moi, il faudrait un seul réseau d’écoles libres gérées par des pouvoirs organisateurs ayant un maximum d’ancrages locaux. La force du libre catholique aujourd’hui , c’est son ancrage au niveau des collectivités locales et la liberté dont les écoles de ce réseau bénéficient pour affirmer leurs spécificités en matière pédagogique.

  5. honoré patrick dit :

    Quand “les gens” comprendront-ils qu’une des grandes différences entre l’enseignement officiel et l’enseignement libre c’est que les infrastructures du premier appartiennent à la communauté des citoyens et qu’il est donc logique d’y investir tandis que pour le second les infrastructures appartiennent à des organismes privés !

    • Chèque Scolaire dit :

      Chaque personne ayant une autorité parentale devrait recevoir un chèque par enfant dans l’enseignement obligatoire. Comme pour le FUI (Formulaire Unique d’Inscrption), il remet son chèque au directeur de l’école où il est inscrit. Et il reprend son chèque quand il part en cours d’année.
      Tous les enfants sont ainsi égaux en droits, libre à la FWB de subsidier des projets spéciaux pour des publics ciblés. C’est là une question de politique de l’enseignement.

    • Privé ou public dit :

      Heureusement que le pseudo-privé est là ! Certaines de ces écoles ont été construites par des congrégations à une époque où l’Etat ne se préocuppait que peu de l’enseignement. Il me semble que l’entretien de ces bâtiments concourt à l’effort général. Je paie pour tous les réseaux, mais je ne profite que d’un seul et le moins cher.

  6. Dé PO litisons dit :

    La Fédération Wallonie-Bruxelles est, comme PO, à la fois juge et partie. Comme PO (POlitique), la coutume du clientélisme est un frein à l’efficacité des écoles.
    N’était-il pas inscrit dans la déclaration gouvernementale que l’Ex-CF se retirerait de ses fonctions de PO au profit d’autres entités ? Ne dvrait-on pas fusionner les réseau communaux et provinciaux ? Il est à noter qu’à la CIRI (pour les inscriptions), l’enseignement libre catholique via le SEGEC ne dispose que d’une voix, alors que la CF, les Communes et les provinces en dispose chacun d’une. Ce qui, lors de vote pour des problèmes intra réseau, peut faire que trois réseaux en bloquent un pour un problème purement cantonné à un réseau (dont les autres réseaux ne devrait avoir cure mais où l’idéologie anticlerical transpire). Et que le président d’un réseau siège à la commission de l’eseignement obligatoire ce qui fait de lui un juge et une partie en même temps, contraire à la séparation des pouvoirs (il est dans le législatif et l’exécutif de l’enseignement en quelque sorte …)

  7. Alexandre dit :

    568 millions c’est une pacotille sachant que l’enseignement est la base de tout.

    Je ne comprends pas pourquoi on pense à réformer sans oser y mettre le prix, l’enseignement coûterait 1 milliard par an que cela ne me choquerait pas tant que celui-ci soit de qualité, ce n’est pas de ce côté là qu’il faut rogner, que du contraire tant que l’argent est utilisé à bon escient.

  8. Didier dit :

    Commençons déjà par ne plus payer pour ce qui justifie ces différences : plus de cours de religions & co. Dans l’athénée de mon fils, des classes sont donc divisées en 4 avec des cours pour les catholiques, les protestants, les musulmans et des cours de morale. (…et il y a sans doute encore moyen de faire pire si des étudiants juifs ou orthodoxes ou anglicans réclament leur due part) Voilà comment l’enseignement officiel coute cher! Et tant qu’à faire, pourquoi la CF paie-t-elle les profs de religion catholiques dans l’enseignement libre ? Ceux qui veulent cet enseignement n’ont qu’à aller tout simplement à l’église ou à la mosquée. Pour rappel, les ministres du culte aussi sont payés par l’Etat.

  9. Georges dit :

    De toutes façons, ce sont les pouvoirs publics qui payent :
    - communes et provinces, c’est évident
    - libre confessionnel : d’où leur viendraient la différence ? De congrégations ou d’associations qui vont chercher des fonds publics d’une autre manière.

  10. Amasis dit :

    Il suffit qu’un journaliste s’intéresse VRAIMENT à ce qui est en train de se passer à l’AR Soumagne et à l’AR Charlemagne en province de Liège…
    La guerre scolaire est loin d’être terminée. Au profit d’un réseau, on détricote l’autre !!! Le réseau libre au détriment du réseau officiel…

    Mais bon…
    Bonne journée.

    • Phildar dit :

      C’est un peu réducteur. Si les parents décident de bouger leurs enfants, ce n’est pas par conviction … Il y aurait eu un bon athénée à côté, le crime n’aurait pas profité aux catho. Je préfère changer mon enfant d’école que de le laisser dans une future école de racaille

      • Denial dit :

        Par “bouger”, je suppose que vous vouler dire “retirer”. Dans la région de Liège “bouger ” est toujours utilisé pour dire “oter, retirer”, alors qu’il signifie “se mouvoir, faire un geste”. Personnellement, j’aurais aussi mis un “s” à “catho”!

        • Phildar dit :

          Le wallon n’est pas une langue. Mais il est plein de bon sens : le résultat final est bien d’oter, de retirer, de mouvoir, faire un geste fort pour dénoncer l’incurie de nos gouvernants qui ont laissé la situation se dégrader en s’en foutant plein les poches. Pas d’argent pour l’école mais bien pour les petits copains. La Wallonie n’est pas loin de crouler comme la Grèce.
          P.S. : D’accord de mettre un S à catho (bien que ce soit une abréviation, une fille cathoe ne ‘écrit pas), si cela vous fait plaisir. Par contre, vous conviendrez que “vous voulez dire” doit prendre un Z et non un R.

  11. Sheera dit :

    L’enseignement libre (par exemple catholique) est moins subventionné. Comment peut-on dire qu’il coûte cher.
    La question selon moi est la suivante. Si l’enseignement libre peut faire avec moins de sous, pourquoi est-ce que l’enseignement subventionné ne peut il faire pareil?

    • Charlotte dit :

      Parce que l’enseignement libre dispose de plus de liberté quant au cout de ses frais scolaires (techniquement, dans l’enseignement officiel, les élèves ne payent pas de photocopies, de manuels, etc., l’école étant gratuite). De plus, l’enseignement libre est partiellement subsidie par des pouvoirs religieux et/ou des donations privées, ce qui n’est évidemment pas le cas du réseau officiel.
      J’ai travaillé dans le réseau communal et j’ai eu la chance de pouvoir disposer du matériel de base (photocopies, craies) grâce aux subventions de la commune. Dans l’officiel, je devais débourser de ma poche si je photocopiais plus que le budget qui m’était donné.
      En outre, avec la qualité d’enseignement “exceptionnelle” que nous avons en Belgique francophone, je doute qu’une réduction du budget soit la plus brillante idée qui soit.

  12. gc_bxl dit :

    l’analyse est fausse. Si le réseau libre coute 100 et le réseau de la communauté 120 (ou autre, les journalistes pourraient au moins donner ce chiffre non?), cela prouve que tout peut tourner avec un cout de 100 et donc c’est une source d’économies… pourquoi s’aligner sur le cout du moins performant?

  13. eric dit :

    L’apporche est mauvaise:

    L’etat ne devrait subventionner QUE le reseau officiel.
    Libre aux Catholiques, Musulmans,… d’organiser leur enseignement avec leur propres deniers.

    • otok dit :

      @ eric dit :9 février 2012 à 9 h 25 min
      “L’apporche est mauvaise:…”

      Lapporche? Quelle Porsche?
      Si vous croyez que l’école libre peut se payer des Porsche !

    • yannick dit :

      mauvaise chose, ca reviendrait à avoir une ecole privé (cher) et donc plus de monde dans les ecoles publique et comme expliquer racheter des batiments couterait trop cher.

    • jefrry dit :

      Minute eric ! je suis catho mais je paie également des taxes et c’est donc AUSSI avec mon argent que l’enseignement est financé.

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