Le postulat reste à démontrer, faute d’indicateurs chiffrés objectifs. Un habitant sur cinq, en Belgique, est issu de l’immigration. Beaucoup se sentent parfaitement intégrés. Mais certains restent en marge de la société. Par refus délibéré ? Sous l’effet de politiques d’intégration déficientes ? Ou de la discrimination persistante ? La fiche du tabou
- Quel est le tabou ? Contrairement à l’Allemagne et à d’autres Etats européens, la Belgique n’évalue pas ses politiques d’intégration. Ni rapport annuel, ni chiffres objectifs récurrents. Les statistiques “ethniques” sont impraticables, vu les contraintes légales en vigueur. Pour beaucoup d’experts, cette absence de données officielles dissimule le poids des discriminations (à l’école, à l’embauche, au logement…) vécues par les immigrés. Elle empêche aussi de prendre la mesure réelle du caractère métissé de la société belge, où plus d’un habitant sur cinq est issu de l’immigration.
- Pourquoi n’en parle-t-on pas , L’hypothèse du “Soir” est que les décideurs ne souhaitent pas d’une évaluation objective qui risquerait de mettre en évidence les déficiences des politiques belges d’intégration. Officiellement, on se refuse à publier des chiffres qui stigmatiseraient les citoyens issus de l’immigration. Dans les faits, cette absence de données empêche de lutter efficacement contre les discriminations, pas assez ou mal réprimées.
- Un chiffre pour objectiver. Les élèves immigrés, à 15 ans, sont trois fois plus nombreux en échec que les élèves belgo-belges, aux tests de lecture Pisa. Concrètement, 32% des immigrés de 2e génération et 36% des immigrés de 1ere génération n’atteignent pas la compétence minimale en lecture, contre 13% des autochtones. La Fondation Roi Baudouin y voit “un énorme gaspillage de talents humains“. Mais rien (ou si peu) n’est entrepris pour rendre notre système scolaire moins inégalitaire, moins discriminatoire.
- La révélation de notre enquête. Contrairement à l’idée reçue, la Belgique n’est pas soumise à un flux migratoire massif… Ces dernières années, l’immigration représentait 166.000 arrivées, et l’émigration, 104.000 départs. Soit un solde positif de 63.000 personnes (0,6% de la population). Même constat pour les “nouveaux Belges”: depuis 10 ans, 38.000 étrangers, en moyenne, obtiennent la nationalité belge, chaque année. La majorité d’entre-eux (62%) y accèdent par simple procédure de déclaration (filière réservée à ceux qui séjournent en Belgique depuis plus de 7 ans). A peine 14% des acquisitions de nationalité passent par la naturalisation, dont les conditions sont de plus en plus restrictives… Entre 2000 et 2009, le taux de naturalisations a diminué de moitié, en Belgique.
- Une piste pour sortir du tabou. Instaurer un “contrat d’intégration”, afin de formaliser l’engagement du migrant à s’insérer, mais aussi l’engagement de la société d’accueil à lutter contre les discriminations. “L’intégration est un processus à double direction, commente Edouard Delruelle, directeur du Centre pour l’Egalité des chances: Chacun doit faire un pas vers l’autre”.
Le dossier complet dans le Soir.
Ricardo Gutiérrez
In extenso : la note de Bernard Wesphael : “L’intégration : échec ? Ou espoir ?
L’intégration : échec ? Ou espoir ? Bernard Wesphael, député wallon
Le 11h02

Étant Franco-Belge ayant vécu aux Émirats arabes unis pendant plus de 6 ans, je ne comprends pas comment certains individus se disant humanistes et intellectuels ”de gauche” comparent les migrations intra-européennes aux migrations de pays islamiques. Les Européens ont tous une civilisation commune ainsi qu’un héritage chrétien . Il suffit d’aller dans les pays musulmans pour voir l’omniprésence d’un soit disant prophète ”warlord” ayant ”consommé” son mariage avec plus de 40 femmes dont une pauvre aicha de 9ans (après avoir tué ses parents). Il n’est pas difficile de voir que dans tous les pays majoritairement islamiques, il y a persécution des minorités et retour aux lois du 7ème siècle (sharia). Dans toutes les juridictions des pays musulmans (et non islamistes, juste musulmans modérés) un ”muslim” est supérieur à un kaffir (infidèle) peut importe le crime. Il y avaitt environ 500 musulmans en Belgique en 1960, aujourd’hui plus de 1 000 000 et pas 600 000 (voir Jan Hertogen). Vous vivez dans une utopie car tous les musulmans au fond d’eux mêmes sont d’accord avec les extrémistes car ces derniers suivent le prophète mots pour mots. Avez vous vu une manifestation anti-jihad dont les membres étaient afro-pakistano-maghrébins ? Des Balkans , en passant par l’Andalousie…etc nous savons très bien ce que l’islam achève en Europe. Venez mon cher humaniste à la gare de l’ouest à Bruxelles lorsque la nuit tombe….Vous serez choqué
Ceci arrivera a votre adresse prochainement, mais il sera trop tard pour se réveiller car les utopistes gauchistes ne vivent pas dans cette Europe décadente résultant d’un laxisme et électoralisme sans limite. Ce qui sont intégrés ne sont plus des musulmans au sens du ”prophète”.
Tout cela à cause d’un relativisme culturel et moral provoquant la fin de cette belle Europe.
Sandrine, qui porte le niqab et se dit intégrée parce qu’elle est belge de parents catholique / athée prend des vessies pour des lanternes. ! Intégrée ? Encore faut-il que ce soit également l’avis de son entourage : Si on est rejeté par ses pairs on a beau se dire intégré on se retrouve au ban de la société !
L’intégration c’est rejeter l’outrance identitaire qui divise, qui sépare…. sans pour autant perdre son originalité qui enrichit !
L’Islam restera éternellement une religion qui fera polémique en démocratie parce que cette religion est née dans la violence et qu’elle prétend détenir La Vérité !
@ Dominique Denonne Je pense qu’il ne faut pas généraliser: la majorité des 600.000 musulmans de Belgique sont pleinement intégrés et n’aspirent qu’à vivre en paix. Quelque 200 femmes portent le niqab, dont les princesses des pays du Golfe logées au Conrad. C’est marginal. Et elles ont le droit d’estimer, elles, qu’elles sont intégrées.
Comment l’intégration pourrait-elle être un échec puisque jamais rien n’a été mis en place pour qu’il y ait intégration ?
La discrimination commence tôt et est partout. Dès la maternelle, tout es bien mis en place et rôdé pour mener à l’échec l’étranger car c’est par le savoir qu’il y aurait peut-être une porte de sortie. Le savoir ne se partage pas et l’échec, c’est pour l’étranger. Ah oui ! la formation professionnelle, c’est pour lui : coupe -couture pour les filles et travail du bois et du fer pour les garçons. C’est flatteur quand on sait que son voisin et sa voisine dans le pays d’origine, vient de finir sa médecine et de décrocher son diplôme d’ingénieur IT. Personne ne quitte son pays pour rater et devenir moins que rien. Si par chance, les études sont réussies, c’est le monde du travail qui n’est pas accessible : jamais assez de diplômes, jamais assez de langue, jamais assez d’expérience …. alors que les bureaux qui sont bien gardés pour les belgo-belge sont bourrés d’employés qui ont à peine fini leur humanités.
C’est déplorable de constater qu’après autant de générations, le belge de “souche” ne connait pas encore son voisin et ne s’y intéresse toujours pas. Il préfère discriminer et rejeter. Ce n’est ni une question de culture, de langue, d’incompréhension mais une question de pouvoir. Le belgo-belge veut le savoir, veut le boulot et veut le pouvoir. C’est pour ça qu’il ne veut pas de l’autre, qu’il ne tient à distance, qu’il le met dans une situation de perdant éternel car lui-même il sait qu’il est faible et qu’il a besoin de ces stratagèmes abjects pour sa survie. Le belge de souche tout comme l’Europe, doute de son identité. C’est ça le vrai problème et pas l’étranger.
@ carle Je confirme que les discriminations sont massives, en Belgique. Voir nos chiffres.
Les chiffres, oui …. pour renforcer et confirmer l’expérience d’une vie.
Il est assez cocasse de constater qu’à l’époque de la colonisation “les autochtones” ne souhaitaient guère la présence sur leur sol d’une population étrangère.Aujourd’hui ce sont les mêmes qui veulent nous imposer leur présence sur notre sol.Je n’ai jamais demandé à vivre entouré de gens qui viennent de civilisations étrangères à la mienne et qui veulent imposer leur lois et coutumes.Nos politiciens nous l’ont imposé de force sans demandé l’avis de la population.Belle démocratie!Ces gens nous coûtent une fortune et ceci bien sur au détriment de la population belge.Pour eux il y a toujours de l’argent disponible mais pas pour nos petits vieux et autres nécessiteux belges…..
@ Schuermans Démographiquement, les populations de souche vieillissantes auront bien besoin de la jeunesse migrante et d’origine immigrée.
A part le problème de l’intégrisme, qui s’accroît, personne ne peut nier que dans le centre du bas de la ville à Bruxelles, dans un certain nombre de stations de métro et de gares, de galeries et autres lieux publiques, dans diverses communes, des petites bandes de jeunes maghrébins, agressent verbalement ou physiquement les citoyens, traitent les femmes comme des p.tes, et les agressent quand elles ne réagissent pas gentiment à leurs dragues vulgaires et irrespectueuses
Qui à Bruxelles ne connaît pas plusieurs histoires d’agression pour vol ou pour rien, ou l’a subit lui même, est ce que je mens ?
En voilà un tabou, la délinquance des jeunes maghrébins, et je la qualifierais d’importante, elle est visible tous les jours
Ceci dit je reconnaît qu’un nombre de maghrébins sont aussi bien intégrés, je le constate pareillement, mais ce problème de délinquance rend les Bruxellois raciste car ils en ont marre de subir cela tous les jours, qu’on le dise bon sang !
et surtout qu’on agisse
@ delinquance Vous le reconnaissez vous-même: il ne faut pas généraliser. Il y a des problèmes, certes. Gérons-les plutôt que de fermer les yeux. Voyons dans quelle mesure les causes sont “culturelles” ou “socio-économiques”.
L’immigration a clairement tiré vers le bas le niveau scolaire de nos enfants.
Sentiment d’insécurité constant
Quartiers entiers de Bruxelles devenus infréquentables
Surpopulation carcérale
Surpopulation dans les écoles
Taux de natalité démesuré
Manque de places de travail
Familles entières au CPAS et au crochet de l’Etat
…
Trouvez-moi un côté positif de l’immigration!
La seule immigration de masse qui a fonctionné est celle des italiens parce qu’ils avaient la culture latine en commun et la même religion.
@ Aluk Vous en concluez donc que mon intégration (je suis de nationalité espagnole) est un échec? A mon sens, vous vous trompez de cible: faut-il fustiger le migrant ou l’absence de politique cohérente d’accueil et d’intégration à moyen et long terme. Par ailleurs, sur le plan démographique et économique, des études ont démontré l’apport positif des migrants aux société d’accueil (allez voir sur le site de la FRB).
Il faut distinguer entre civilisations sinon on ne comprend rien. Les immigrés venant de pays judéo-chrétiens ou même orthodoxes se sont intégrés facilement, et sont généralement venus parce qu’il y avait du travail pour eux. Ceux émanant de pays islamiques n’ont pas les mêmes repères fondamentaux, dans leurs pays, la religion musulmane régit tout dans la vie, et ces lois viennent d’un prophète aux préceptes INDISCUTABLES. Ils ont aussi des comportements communautaristes, ils pratiquent l’endogamie, l’inégalité homme-femme, la polygamie, des superstitions qui sont des commandements religieux. Tout cela leur est naturel, car c’est LEUR civilisation. La race n’a évidemment rien à voir là-dedans, puisque les Juifs qui sont aussi des sémites ont fait en grande partie le succès de l’Occident. De plus leur héros est un guerrier conquérant et violent, au contraire de Jésus qui prêche l’amour entre les hommes et est désarmé. Voilà quelques éléments souvent TABOUS qui peuvent alimenter réellement la réflexion.
@ CHB Notre dossier aborde clairement l’impact réel de l’islam. Edouard Delruelle n’y voit guère une influence déterminante. C’est le patriarcat, à ses yeux, plus que l’islam, qui pose problème.
Je pense que le tabou est plutôt lié à la peur de pointer du doigt un certain groupe de personnes, ce qui pourrait se comprendre en France à cause de leur passé colonialiste mais dont les raisons dans le cas de la Belgique m’échappent. Ajoutons que les problèmes d’intégration ne sont pas liés au fait de ne pas venir d’Europe ou d’Occident en général: les populations venant de l’est de l’Asie semblent s’intégrer parfaitement — outre bien sûr la barrière du (des) langage(s) qu’elles franchissent tant bien que mal, elles n’ont pas de problème à adapter leur comportement à leur pays d’accueil tout en préservant leur identité culturelle. Il semble que certains partis soient désireux de préserver leur électorat en jouant à l’autruche, dénonçant le racisme et la stigmatisation d’une communauté dès que la moindre voix à contre-courant s’élève, et s’offusquant de la recrudescence des extrémismes de toute sorte comme s’ils n’y avaient joué aucun rôle. Au final, tout le monde y perd: les “autochtones” ne comprennent pas ces traitements à deux poids deux mesures, et les “allochtones” n’ayant rien à se reprocher sont assimilés à la minorité problématique. Pendant ce temps, le pays sombre, en commençant par son éducation.
@ Alex On peut pointer des fauteurs de troubles, des gens qui attisent la haine raciale, mais certainement pas une communauté dans son ensemble. Je me répète: si les 600.000 musulmans de Belgique étaient tous des radicaux, le pays serait à feu et à sang. C’est évident: la toute grande majorité aspire à vivre en paix. Voyez les résultats minables, à Bruxelles, des rares partis islamistes qui se sont présentés aux élections.
encore faut il une vraie politique d’integration!!!
excusez moi mais je la trouve fort faible en Belgique
je viens du Quebec, et je dois dire qu’en matiere d’integration ils sont relativement fort! ils travaillent avec les immigres mais aussi avec les quebecois, car on a l’air d’oublier ici que les belges ont aussi besoin d’aide pour integrer ce pays qui change constamment et le nier n’aide personne!
au quebec il y a des programmes dans les ecoles, les profs profitent des differences de chacun pour les mettre en valeur plutot que les nier sous le pretexte de l’integration!
comment voulez vous que quelqu’un qui est dans l’obligation de partir de son pays (soit pour raison politique ou economique) ait facile a s’ouvrir a un nouveau pays alors qu’il n’a pas eu le choix! meme si ce pays lui amene beaucoup de securite et de confort, il doit quitter sa culture, ca peut etre fort douloureux!
mais c’est pour nous tres difficile a comprendre car il y a de grandes chances de ne jamais connaitre ce destin…
moi j’ai quitte le Quebec pour venir par choix en Belgique et malgre tout ca n’est pas toujours facile de s’adapter a de nouvelles facons de voir les choses, meme si je reste heureuse de mon choix…
bref je crois que tant qu’il n’y a pas de vrais solution en matiere d’integration, on y perd tous!
@ leila C’est bien ce que démontre notre enquête: la faiblesse des politiques belges d’intégration. Et le voile jeté sur les discriminations et le visage métissé de la société belge.
“Ces dernières années, l’immigration représentait 166.000 arrivées, et l’émigration, 104.000 départs.”
Plutot que de donner des chiffres sur le solde net, il serait très intéressant de pouvoir aller plus dans le détail, et parler de la “qualité” des entrants et des sortants. Par là je veux dire, dans les sortants, combien de diplomés universitaires s’enfuyant vers des cieux plus cléments, moins taxés sur le travail et qui leur donneront des perspectives plus réjouissantes?
A l’opposé, faire entrer des futurs chomeurs professionnels, dont la première chose qu’ils font quand ils arrivent en Belgique, avant de savoir pêter le moindre mot de français ou de néerlandais, c’est d’aller s’adresser à tout organisme qui leur fournira de l’argent sans rien faire.
Résultat, d’un coté la fuite de ceux qui auraient payé des taxes et tiré vers le haut, de l’autre l’arrivée de personnes dont la valeur ajoutée est négative (désolé mais c’est ça la réalité!). Mais bon, ils voteront bien sur pour le pole des gauches, donc tout n’est pas perdu pour tout le monde!
Quant à l’intégration, elle est nulle! Quand des gens se plaignent d’un sapin de Noël ou d’une crèche, que je mange en rue durant le ram.adan, là je dis stop!!!! Je n’impose aucune manière de vivre où que ce soit sur Terre, qu’on fasse pareil avec ma culture chez moi, elle n’a rien de mauvais, j’en suis fier et je veux la défendre, où est le mal?
@ Fred En fait, il y a aussi beaucoup d’étranger dans les 104.000 qui partent, qui quittent la Belgique. Voir les chiffres du Bureau du Plan, dans nos sources publiques.
la Belgique “FRANCOPHONE n’évalue pas ses politiques d’intégration …….
La Flandre par contre évalue, mais ce qui est plus important elle prend des mesures, elle a une vision et des objectifs.
Le vrai tabou est que tout ce que la Flandre a réalisé dans ce domaine a été constamment critiqué, ridiculisé, insulté par les autres, les prétendeurs de “l’accueil chaleureux”.
@ Marcel Van Lysebetten Il est vrai que le parcours flamand d’intégration (inburgering) est débordé par les demandes d’immigrants: ils sont demandeurs d’apprendre la langue, etc. Leur initiative a été critiquée, côté francophone, mais, dans les faits, les étrangers sont très demandeurs.
Luc Milcamps : Grâce à internet et au concours des médias “traditionnels”, tout le monde a droit à la parole et particulièrement les illuminés type “Sharia4Belgium” dont vous parlez dans votre message.
Personne n’aurait jamais entendu parler de gens comme cela si on ne leur avait pas accordé une attention médiatique disproportionnée. Et pourquoi fait-on cela ? Par sensationnalisme, pour l’audience. On joue sur les peurs des gens, on exacerbe un sentiment d’aggression de leur culture (qui, je pense, est présent dès que deux cultures assez différentes rentrent en contact mais auquel on peut choisir de réagir négativement ou pas) pour la petite excitation du quotidien. Il ne faut pas se tromper, c’est nous qui choisissons les médias que nous avons, par notre intérêt pour ce genre d’information.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’inquièter d’une (possible) radicalisation de ces immigrés mais il faut peut-être prendre le temps de se demander s’il ne s’agit pas d’une étape normale dans un processus multi-générationnel d’intégration surtout quand celle-ci n’a pas correctement fonctionné. Pensez-y: si vous deviez démménager pour un pays à la culture radicalement différente, n’auriez-vous (ou vos enfants) pas non plus comme une sorte de nostalgie du pays dont vous êtes originaire ? Ma mère est Autrichienne (la culture dans ces deux pays n’est pas tellement différente) et j’ai passé presque toutes mes vacances dans le village où habitent mes grand-parents. Quand je pense à l’Autriche, je me sens un peu chez moi également et je ressend une certaine nostalgie “patriotique” alors qu’on ne peut pas vraiment dire qu’il s’agisse de mon pays.
Je voudrais conclure en vous rappelant qu’une meilleure intégration ne veut pas dire des droits spéciaux pour des immigrés, l’abandon de notre culture ou quoi que ce soit de ce genre-là…
@ ixM Tout à fait d’accord… “Je voudrais conclure en vous rappelant qu’une meilleure intégration ne veut pas dire des droits spéciaux pour des immigrés, l’abandon de notre culture ou quoi que ce soit de ce genre-là”…
Pour ce qui est de l’approche médiatique, nous avons tenté de travailler dans la nuance qui s’imposait. Mais personne n’est parfait…
je pense effectivement qu’on ne touche pas au vrai tabou. Parler des mesures d’intégration mises en oeuvres, cela arrive au moins une fois par semaine!
le vrai tabou est de chercher POURQUOI cela ne fonctionne pas? et de s’ouvrir à la possibilité qu’éventuellement les communautés immigrées pourraient être aussi responsables de cet échec. Voyez la prudence qu’on est obligé de mettre dans nos mot pour poser une simple question :
- ceux qui demandent à s’installer en Belgique cherchent-ils vraiment à s’intégrer?
voila le tabou
@ Décortex Ils ne viendraient pas s’installer ici s’ils ne cherchaient pas à s’y intégrer. Il faut se poser la question du “pourquoi”, d’accord, mais pas en se limitant aux éventuelles causes inhérentes aux profils de ces populations. Ce serait évidemment réducteur.
Toujours pour revenir sur l’article… quand on dit que Concrètement, 32% des immigrés de 2e génération et 36% des immigrés de 1ere génération n’atteignent pas la compétence minimale en lecture… Je reste persuadé que si vous publiez des chiffres sur les connaissances linguistiques sans même parler des langues des pays d’origines… en prenant compte les langues européennes et dans notre cas : le français, l’anglais, le néerlandais et l’allemends…. beaucoup plus d’étrangers parlent plusieurs langues que mon voisin belge-belge.
Pour ma part et pour beaucoup d’autres, il est vrai qu’il m’arrive de faire des fautes d’orthographes mais en orale, je jongle avec 5 langues différentes.
@ nourdine Tout à fait. Mais il s’agit ici des résultats standardisés (comparables pour tous les pays) de l’étude Pisa, qui porte sur la langue principale, et sur les mathématiques. Voir le communiqué de la FRB sur mes sources publiques.
J’aime beaucoup la phrase de Tariq Ramadan pour le citer qui est la suivante : ” c’est vous qui n’intégrez pas dans votre tête que la population est diverse” en effet, peut on parler d’intégration lorsqu’une personne est né ici… que dois t elle intégrer? que ce que c’est l’intégration pour vous? Alors, pour moi, on peut parler de l’intégration d’une personne qu’en elle sort de prison, on peut parler de l’intégration d’une personne pour un étrangers qui rentre à peine dans notre pays alors on dit ” il doit s’intégrer…” mais on ne peut pas lui donner cette étiquette pendant 10ans! Aujourd’hui, on dit à des belges; ” Oh, tu es bien intégrer” ( ces belges sont d’origine étrangère mais né en Belgique)…. je vous avoue que lorsqu’on me la sort celle là… j’ai envie de dire : ” de quoi tu parles?”. Pour revenir à l’article… comment voulez vous qu’un belge s’intègre si on commence déjà à dire “belgo-belge” et donc pour moi qui suit né en Belgique, je suis quoi? “etrango-belge”? je peux pas “m’intégrer” si vous me séparer déjà… alors que je suis né ici! comment voulez vous que les gens s’intègre dans une société ou un belgo-belge ne se sent pas belge… il se sent bruxellois, flamend, wallons ou belge germanophone! Regardez en France, pleines de couleurs est cette multiculturalité est belle à voir, je trouve… ils sont tous français! que ça soit des maghrébins, des africains, des iles française, portugais…. il se sentent français car il y a une identité forte “d’être français”… On n’a pas cette identité forte en Belgique… j’ai souvent entendu des belges de souche me dire: ” je suis seulement belge mais je suis espagnol ou italien d’origine”. On pourra parler de l’intégration des étrangers que lorsque les belgo-belges integreront qu’ils sont belges!
@ Nourdine C’est une des conclusions de notre enquête: oui, effectivement, la Belgique a du mal à s’assumer comme Etat métissé (au même titre que le reste de l’Europe)
Le fait de l’évaluer ou non ne change rien au problème: les migrants de certaines origines ou religion ne veulent pas s’intégrer. Parce qu’ils ne font pas appel à nos structures pour l’éducation. Un bonne proportion de ces jeunes suivent une scolarité musulmane. On leur dit dans leurs mosquées de ne pas s’intégrer mais d’être intégristes (vouloir intégrer à vous ceux qui vous acceuillent). Et contrairement à ce que vous dites dans cet article, je trouve que 38.000 nouveaux étrangers chaque année, c’est beaucoup.et pas juste un peu, c’est l’équivalent en termes de population d’une nouvelle commune de périférie entière, chaque année. C’est massif! Je pense que c’est surtout cela que les décideurs veulent masquer à la population !
@ Roland Fuss: 38.000 arrivées, c’est 0,4% de la population… Et sur ces 38.000 “nouveaux Belges”, 62% séjournent en Belgique de longue date (plus de 7 ans).
Le fait de l’évaluer ou non ne change rien au problème: les migrants de certaines origines ou religion ne veulent pas s’intégrer et ne s’intégreront jamais. Parce qu’ils ne font pas appel à nos structures pour l’éducation. 50% des jeunes suivent une scolarité musulmane. On leur dit dans leurs mosquées de ne pas s’intégrer mais d’être intégristes (vouloir intégrer à vous ceux qui vous acceuillent). Et contrairement à ce que vous dites dans cet article, je trouve que 38.000 nouveaux étrangers chaque année, c’est beaucoup.et pas juste un peu, c’est l’équivalent d’une nouvelle commune entière, chaque année. C’est massif! Je pense que c’est surtout cela que les décideurs veulent masquer à la population !!!
Est-vraiment la Belgique qui n’intègre pas ou plutôt des individus qui ne veulent pas s’intégrer ?
On peut garder sa culture sans vouloir à tout prix imposer ses idées partout dans une société qui ne n’en veut pas.
Je ne connais personne autour de moi qui ne tient pas un dialogue de ras le bol d’une communauté en particulier.
Il y a des quartiers entiers, chez nous, en Belgique où la démocratie et les droits des femmes sont bafoués.
Il y’a des énergumènes qui posent devant le palais royal ou l’atomium en scandant des propos haineux envers notre pays et sa démocratie, et tout cela, en toute impunité!, alors que la vielle dame qui laisse faire une crotte à son chien dans un parc sera elle, sanctionnée d’une amende pour incivilité.
Qui contrôle les lieux de foi ? Comment est-il possible que dans ces lieux on puisse y prêcher certains préceptes d’une autre époque ?
L’intégration est un échec! Mais ce n’est pas de la faute à la Belgique!
Exactement. Vous avez raison, mille fois raison, et c’est bien exprimé en plus.
Facile, manipulatoire et vulgaire de crier haro sur “une communauté” en amalgamant tout et surtout n’importe quoi, jusques aux déjections canines. D’abord, “une communauté” est constituée d’individus, tous différents, pensant et agissant différemment. Les amalgames sont de toute évidence trompeurs et déplacés. Il ne permettent pas de penser la réalité dans sa complexité. Ils permettent à la haine indéfinie de se fixer, on le voit bien, par ex., chez vous. Ensuite, après avoir agoni les gens qui venaient s’installer ici, les avoir empêché de participer à la collectivité durant des décennies, par exemple par le travail, car il est certain qu’il y eut et qu’il y a là discrimination, de les avoir traité – “les immigrés” de la première génération – comme des citoyens de seconde voire de dernière zone, il est particulièrement déplacé de leur reprocher à présent – et alors que ce n’est pas prouvé par les statistiques mais le résultat du sentiment d’une minorité bruyante et acculturée – de s’organiser autrement, c’est à dire de faire acte de solidarité et de rejeter (ce qui reste encore à prouver je le répète) le système qui les repoussa durant si longtemps. A bon entendeur…
Un cinquième de la population est issue de l’immigration. Cela fait plus de deux millions d’habitants. Avez-vous déjà vu deux millions d’immigrés scander des messages de haine dans les rues de nos villes et villages ? Moi pas ! Je pense que la majorité des immigrés de notre pays sont bien intégrés, voire très bien intégrés. Ne ramenons pas tout à quelques extrémistes (que l’on retrouve tout aussi bien chez les autochtones d’ailleurs). C’est un peu trop simpliste. C’est vrai qu’habitant un petit village très calme je suis très loin de l’animation des grandes villes. C’est vrai que le soir quand je monte me coucher, il n’y a plus un bruit dans la rue. C’est vrai que “nos” immigrés ne sont pas/plus considérés comme des immigrés dans nos quartiers ruraux mais comme des amis. L’intégration, c’est d’abord aller accueillir ces nouveaux arrivants, qu’ils soient blancs, jaunes ou verts. Ils ont une histoire, un passé. Ils ne viennent pas chez nous pour le climat. Ils viennent chez nous car nous avons la chance de vivre dans un pays libre. Accueillons-les comme il se doit. Comme un peuple civilisé ! Maintenant, il y aura toujours des exceptions… de part et d’autre, mais ce ne sera jamais la majorité (du moins je l’espère). Il faut combattre l’extrémisme. et uniquement l’extrémisme ! Bonne journée.
Vous dites “On peut garder sa culture sans vouloir à tout prix imposer ses idées partout dans une société qui ne n’en veut pas.”
C’est là le grand mensonge de l’extrème-droite. Faire semblant qu’une communauté vous impose quelque chose, alors qu’il n’en est rien. Les musulmans ont-ils changé quoi que ce soit dans votre vie, à part peut-être faire naître dans votre esprit une obsession maladive de l’Islam? Je vis à Bruxelles depuis toujours, et l’Islam a ZERO impact sur ma manière de vivre. Comment en serait-il autrement pour vous? Les vilains musulmans vous empêcheraient-ils de manger de la saucisse?
@Luc Milcamps @Roland @pierre d. @PhP @Ned Flanders Il est dangereux et abusif d’imputer à toute une communauté (de 600.000 personnes, je le rappelle) l’attitude provocatrice d’une extrême minorité. Je me répète: notre enquête ne veut pas cacher les problèmes (les chiffres publiés sont clairs), mais il faut se demander pourquoi, déterminer la part de notre société d’accueil (qui ne fait pas son travail), la part des politiques d’intégration, et bien sûr la part des migrants. Mais sans généraliser de manière abusive.