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	<title>tabous</title>
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		<title>Treize jours à l’assaut des tabous des Belges</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 10:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Soir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Présentation de la série tabous]]></category>
		<category><![CDATA[fin]]></category>
		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[Treize jours, treize tabous. Notre enquête vous a passionnés. Elle a livré des révélations, suscité des frustrations. Notre enquête se termine et l’heure est venue de tirer les leçons de notre plongée dans ces sujets que la société belge occulte &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/20/treize-jours-a-l%e2%80%99assaut-des-tabous-des-belges/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_626" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/illustra.jpg"><img class="size-medium wp-image-626" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/illustra-300x194.jpg" alt="© Steven Hermans" width="300" height="194" /></a><p class="wp-caption-text">© Steven Hermans</p></div>
<p>Treize jours, treize tabous. Notre enquête vous a passionnés. Elle a livré des révélations, suscité des frustrations.</p>
<p><span id="more-624"></span> Notre enquête se termine et l’heure est venue de tirer les leçons de notre plongée dans ces sujets que la société belge occulte car certains, nous-mêmes parfois, ont décidé de s’asseoir sur des certitudes, des privilèges, des convictions.</p>
<p><strong>Les tabous sont…des tabous</strong></p>
<p>Cette conclusion paraît étrange mais il était pourtant loin d’être évident que la liste des tabous que nous avions décidé de traiter, correspondait à ces sujets que nous, vous, n’aimez guère aborder, regarder en face. «<a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/les-chomeurs-sont-des-profiteurs/"> Chômeurs-profiteurs</a> », «<a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/6-lintegration-est-un-echec/"> L’intégration est un échec</a> », « <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/10-on-abandonne-nos-personnes-agees/">On abandonne nos vieux </a>»… : les réactions récoltées sur notre site dès l’énoncé des tabous que nous allions décortiquer, parfois pris au premier degré, ont démontré à quel point ces sujets étaient sensibles. Parfois même, des tabous que nous pensions être loin de nous, se révélaient être très en prise sur notre vie quotidienne. Ainsi le dopage qu’on associe aux champions cyclistes, athlètes, nageurs, s’est révélé après notre enquête, avoir infiltré nombre de ces salles de fitness que nous fréquentons en masse et en cultivant visiblement un culte de la performance.</p>
<p><strong>Les tabous ne sont pas noirs ou blancs</strong></p>
<p>On aime penser que les fantasmes que nous projetons sur la société, sont réels : les chômeurs sont évidemment des profiteurs, les syndicats freinent à coup sûr le progrès. Mais la réalité n’est jamais aussi caricaturale que nous ne la déclinons entre collègues ou dans des conversations de fin de soirée. La célébrissime enquête sur les « Travaux inutiles » de Jean-Claude Defossé a partiellement ancré l’idée qu’il y aurait en Belgique nombre de ponts qui ne vont nulle part.</p>
<p>La réalité belge est en fait beaucoup plus complexe, que ce soit pour les travaux publics, le chômage ou la justice. Cela se perçoit d’autant mieux lorsque nous sommes confrontés à nos propres contradictions : ces tabous que nous dénonçons dans l’abstrait, nous arrangent dans notre vie quotidienne. Mieux : souvent nous les entretenons. Le petit test qui accompagnait le tabou « Chômeurs-profiteurs » était à ce titre très révélateur. A la question : « <em>Avez-vous déjà demandé des services à un chômeur, en le payant au noir, ou avez vous vous-même déjà fait du black pour quelqu’un ?</em> », chacun de nous, convaincus à la lecture de l’enquête du Soir que la multiplication par certains chômeurs de fausses domiciliations était scandaleuse, a vu soudain mentalement défiler ces femmes de ménage, gardiennes d’enfant, repasseuses, électriciens, plombiers au noir qui améliorent notre ordinaire à prix feutrés, en toute illégalité. La fraude au chômage, soudain, c’était aussi nous.</p>
<p><strong>Les tabous vous intéressent</strong></p>
<p>Vous avez suivi notre enquête avec un très grand intérêt. Avant même que nous lancions nos investigations, vous avez été extrêmement nombreux à nous donner vos idées. Mais aussi tout du long de notre travail, par mail, par courrier, par téléphone, lors de nos rencontres personnelles, vous avez évoqué avec intensité l’enquête en cours. Aux mouvements d’humeur spontanés – inévitables dès lors qu’on touche à ces choses sensibles – ont succédé des réflexions de fond, des demandes, des informations, en provenance également de personnes directement concernées par le tabou traité. Sur un coup de gueule, certains socialistes nous ont ainsi adressé des SMS courroucés à la lecture de notre premier dossier, consacré à ce « <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/le-ps-verrouille-la-wallonie/">PS qui verrouille la Wallonie</a> » : « Caricatural ! », nous écrivait-on.</p>
<p>D’autres membres du même parti ont reconnu cependant très vite que le tableau publié, qui donnait le poids du PS dans les postes clés, était, lourd de sens. Le Palais, lui, est resté très calme après nos révélations sur la non-transparence des comptes de la monarchie et les détails de la Fondation Astrida, mais est-ce un hasard si soudain étaient communiquées les sommes versées aux pauvres par le Roi ?</p>
<p>Les témoignages publiés en appelaient d’autres et nous ont convaincus que :<br />
1) Nous avions vraiment eu raison de tirer les fils des treize tabous mis en évidence.<br />
2) Il y avait de quoi tirer de nouveaux fils sur ces tabous mais aussi sur tant d’autres. Les journalistes du Soir se sont mis en danger en se lançant dans cette démarche : vos réactions nous disent à quel point elle était pertinente et faisait mouche.</p>
<p><strong>Les tabous n’ont pas tout dévoilé</strong></p>
<p>Des éléments forts ont émergé : l’omertà belge sur les statistiques de l’intégration des étrangers, l’absence de politique réelle à vision globale de cette intégration, l’explosion depuis trois ans des fraudes aux allocations de chômage, le poids des syndicats dans les organes qui gèrent les chômeurs et dans la protection des fraudes, le fait que notre pays soit l’un des moins transparents sur le financement de la monarchie, etc.</p>
<p>Mais pour autant de révélations, certaines recherches n’ont pas livré tout leur jus, n’ont pas creusé assez profond. Tout n’est pas aussi scandaleux ou simple qu’on aimerait parfois le penser mais tout n’est pas aussi convenable que nous l’avons établi. Ne soyons pas naïfs : si nos journalistes ont travaillé d’arrache-pied pour être à la hauteur du défi qu’ils s’étaient donné et de la promesse qu’ils vous avaient faite, ils savent que la messe des tabous n’est pas dite pour autant. Et que ce que nous avons réalisé cette fois, nous devons le refaire encore et encore. Les tabous belges n’ont pas livré toute leur vérité. Nous poursuivrons l’enquête.</p>
<p><strong>Les tabous fâchent</strong></p>
<p>Vous avez été fâchés parfois, oscillant d’une part entre l’idée qu’« <em>on ne nous dit pas tout</em> » (comme le démontrait votre choix de l’indépendance de la presse comme 13e tabou) et d’autre part le sentiment que, dès que la presse révèle des choses dérangeantes, elle était « <em>sensationnaliste </em>».<br />
Les réactions fortes suite à nos tabous « <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/la-monarchie-est-elle-au-dessus-des-lois/">La non-transparence de la monarchie</a> », « <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/12-%c2%ab-on-ne-peut-pas-critiquer-israel-%c2%bb/">On ne peut pas critiquer d’Israël</a> » ou « <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/les-syndicats-freinent-le-progres/">Les syndicats sont des freins au progrès</a> » montrent que l’on touche très vite à une corde sensible, et que les citoyens, contrairement parfois à ce qu’ils pensent ou affirment, ne sont pas toujours prêts à se faire bousculer.</p>
<p>Le Soir est un journal d’information qualitatif qui n’a pas pour mission de servir les passions ou les émotions mais qui a d’abord et avant tout pour objet de dire ce que la société est, même à rebrousse-poil. En dénonçant des tabous qui existent ou en démontrant que ces tabous auxquels vous croyez, n’existent pas. Vous nous achetez pour, de temps en temps, lire des choses sur lesquelles vous n’êtes pas d’accord. C’est toute la richesse de notre relation, de plus en plus interactive grâce à ces portes d’entrée que Le Soir multiplie avec ses lecteurs : Facebook, Twitter, blogs, chats, forums, débats publics. A cet égard, « <em>Les tabous des Belges</em> » a innové, réalisant pour et avec vous sur le Web des enquêtes en temps réel, intégrant en simultané vos interventions dans sa démarche.<br />
« Les tabous des Belges » se termine. Pas notre volonté d’enquêter, plus que jamais encouragée.</p>
<p><strong>Béatrice Delvaux, Editorialiste en chef</strong></p>
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		<title>« Les médias ne sont pas indépendants »</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 10:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Soir</dc:creator>
				<category><![CDATA[#13 "Les médias ne sont pas indépendants"]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse francophone serait sous influence ? Le doute existe. Oui, les contraintes économiques menacent et le politique presse. Mais la presse résiste. Pendant 15 jours, « Le Soir » s&#8217;est penché sur les tabous de la société belge. La &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/20/%c2%ab-les-medias-ne-sont-pas-independants-%c2%bb/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_597" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/18_tabous.jpg"><img class="size-medium wp-image-597" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/18_tabous-300x280.jpg" alt="© Steven Hermans" width="300" height="280" /></a><p class="wp-caption-text">© Steven Hermans</p></div>
<p>La presse francophone serait sous influence ? Le doute existe. Oui, les contraintes économiques menacent et<br />
le politique presse. Mais la presse résiste.<strong> </strong></p>
<p><em>Pendant 15 jours, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/la-serie-tabous/">« Le Soir » s&#8217;est penché sur les tabous de la société belge</a>.  La dernière enquête de cette série a été plébiscitée par les  internautes, qui ont pu suivre et participer à son évolution sur ce  blog. </em></p>
<p><span id="more-594"></span></p>
<p>Les médias belges francophones sont-ils indépendants ? <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/la-serie-tabous/"> A l’issue de douze enquêtes </a>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/09/independants-les-medias-enquetons-ensemble%e2%80%a6/">les internautes du soir.be ont renvoyé le tabou dans le jardin de la presse</a>. L’expression d’un doute, d’un malaise ou d’une incompréhension. «<em> C’est plutôt une question saine,</em> souligne Bernard Marchant, administrateur délégué du groupe Rossel, qui édite notamment Le Soir et les quotidiens Sud Presse. <em>Cela signifie que les gens s’inquiètent du fait de savoir s’ils sont informés par des médias indépendants. Au niveau démocratique, c’est plutôt rassurant.</em> »</p>
<p>« <em>Il y a toujours eu et il y aura sans doute toujours des tentatives de réduire l’indépendance de journalistes</em><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/13/andre-linard-%c2%ab-c%e2%80%99est-surtout-la-dependance-financiere-qui-m%e2%80%99inquiete-%c2%bb/">, dit André Linard, président du Conseil de déontologie des journalistes</a>, l’instance d’autorégulation. Cela est dû à l’importance qu’a la presse pour déterminer l’opinion publique. <em>Et il y a toujours eu et il y aura toujours des résistances des journalistes, des rédactions face à ces tentatives. C’est une tension permanente.</em> »</p>
<p>« <em>Chacun met sous le terme “indépendance” quelque chose de différent</em>, souligne <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/14/jean-francois-dumont-restaurer-la-confiance-passe-par-une-amelioration-des-contenus/">Jean-François Dumont, secrétaire général adjoint de l’Association des journalistes (AJP)</a>. <em>En résumé, est indépendant ce qui correspond à mon point de vue. Et puis, il y a tellement de fantasmes. Un journaliste indépendant serait un journaliste qui n’aurait pas d’employeur, pas d’annonceur mais qui aurait les moyens de faire une enquête, qui n’a pas trop de sources proches mais quand même superbement informé… Cette image idéalisée n’existe pas. Le journaliste est un équilibriste qui vit dans un système de contraintes. Il a des poids au bout de sa perche : l’employeur, les sources, le public, lui-même. Et il fait avec</em>. »</p>
<p><strong>Le capital :la Belgique bien lotie</strong></p>
<p>Le capital des entreprises est-il de nature à faire pression sur les journalistes ? Si certains l’affirment haut et fort, le constat est pourtant celui d’un pays plutôt bien loti, avec son capitalisme familial. « <em>L’indépendance financière est fondamentale pour soutenir l’indépendance éditoriale, le groupe Rossel est né là-dessus</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/15/vos-questions-a-bernard-marchant/">insiste Bernard Marchant</a>. <em>Cela fait toujours partie de notre génétique et c’est ce modèle qui prévaut aujourd’hui en Belgique dans quasiment tous les groupes de presse. Dès le moment où on n’est plus rentable, on perd cette indépendance. Il n’y a pas, chez nous, de client très important dont on serait dépendant. Aucun ne dépasse 3 %. Etat compris. </em>» L’aide de l’Etat au groupe Rossel, compensation à la publicité sur la RTBF,<a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/10/les-subsides-a-la-presse-2-du-budget-du-soir/"> est de 2,68 % du budget.</a></p>
<p>« <em>Dès le moment où vous êtes un média commercial et que vous voulez construire une relation de confiance avec le téléspectateur, vous devez avoir des barrières de séparation très nettes entre les intérêts privés et l’information</em>,<a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/16/stephane-rosenblatt-%e2%80%9cle-leadership-de-rtl-prouve-que-notre-projet-est-coherent%e2%80%9d/"> insiste Stéphane Rosenblatt, directeur de l’information à RTL</a>. <em>Chez nous, c’est bien le cas</em>. »<br />
« <em>Une dotation publique, avec un contrat de gestion qui fixe les missions à remplir, c’est une solide garantie de pouvoir exercer son métier </em>», <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/jean-pierre-jacqmin-%e2%80%9cl%e2%80%99ere-la-rtbf-politisee-est-revolue%e2%80%9d/">surenchérit Jean-Pierre Jacqmin, son homologue de la RTBF</a>. « <em>En Belgique, nous sommes mieux lotis que dans d’autres pays</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/13/andre-linard-%c2%ab-c%e2%80%99est-surtout-la-dependance-financiere-qui-m%e2%80%99inquiete-%c2%bb/">acquiesce André Linard</a>.<em> Les propriétaires d’entreprises de presse sont des groupes dont la presse est l’activité principale. Nous n’avons pas de vendeurs de canon, d’entrepreneurs de travaux publics… Pour eux, l’information est quelque chose d’important. Par contre, ces entreprises doivent être rentables. S’il y a une pression, c’est celle de faire ce qui se vend.</em> »</p>
<p><strong>La publicité : risque sournois, mais mineur</strong></p>
<p>Tous nos interlocuteurs l’affirment : les séparations entre publicité et information sont nettes. Les résistances bien en place. « <em>C’est vrai pour les grands médias</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/13/andre-linard-%c2%ab-c%e2%80%99est-surtout-la-dependance-financiere-qui-m%e2%80%99inquiete-%c2%bb/">acquiesce André Linard</a>. M<em>ais il y a un très grand nombre de plus petites publications ou de magazines spécialisés qui vivent largement de bonnes relations avec les annonceurs. Cela peut représenter des intrusions dans l’indépendance des journalistes. On m’a rapporté des exemples où un sujet ne serait pas traité s’il n’est pas générateur de publicités. Des annonceurs peuvent faire pression en retirant leurs campagnes de publicité parce que des articles portent un regard critique sur leurs produits. Cela arrive.</em> » « <em>Je n’ai jamais connu le cas </em>», <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/15/vos-questions-a-bernard-marchant/">rétorque Bernard Marchant</a>.</p>
<p><strong>Les moyens financiers : nerf de la guerre</strong></p>
<p>S’il y a bien une menace qui pèse sur les médias, c’est la diminution des moyens. Une conséquence de la baisse de la diffusion. Du basculement de modèle économique. « <em>Il y a eu diminution du nombre de salariés jusqu’en 2000</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/14/jean-francois-dumont-restaurer-la-confiance-passe-par-une-amelioration-des-contenus/">analyse Jean-François Dumont</a>. Depuis, <em>on constate une légère augmentation. Mais il y a eu une diminution impressionnante du personnel ouvrier et un transfert de tâches techniques de l’atelier vers la rédaction. On voit donc des journalistes de plus en plus immobiles. L’offre de contenus n’a cessé d’augmenter avec des équipes qui ne grandissent pas. Voilà la dégradation. Sans oublier les développements numériques qui ont accru les charges… Pour les pigistes, c’est pire : les mêmes tarifs sont en vigueur depuis cinq ans, dix ans, vingt ans… Sans augmentation ni indexation. C’est un frein à l’indépendance.</em> »</p>
<p>«<em> L’information indépendante de qualité restera payante, c’est impossible de faire autrement</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/15/vos-questions-a-bernard-marchant/">assène Bernard Marchant</a>. <em>Nous ne réclamons pas de subsides, mais un environnement économique favorable.</em> » Au sujet des plans sociaux qui ont affecté le groupe Rossel, il précise : « C<em>ela ne touche pas les journalistes. Il y a vingt ans, pour faire un journal, il fallait un technicien pour un journaliste. Aujourd’hui, on a trois journalistes pour un technicien.</em> »</p>
<p>Partout, on est à la corde. « <em>La RTBF est trop court</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/jean-pierre-jacqmin-%e2%80%9cl%e2%80%99ere-la-rtbf-politisee-est-revolue%e2%80%9d/">clame Jean-Pierre Jacqmin</a>. <em>C’est le service public le moins bien financé d’Europe après le Portugal. Nous sommes sous-financés. La part de la RTBF dans le budget de la Communauté française est passée de 3 à 4% à 2,17% en vingt ans ! Regardez France 2 : nous avons une rédaction de 240 journalistes, eux, ils sont plus de 2000.</em> »</p>
<p><strong>La politisation : des relations complexes</strong></p>
<p>Les relations entre le pouvoir, politique, et les médias sont le fruit d’une alchimie complexe. On se côtoie, on se respecte, on a besoin les un des autres. Mais on se craint, aussi. «<em> Notre travail, c’est de rendre lisible le message politique pour les citoyens</em>, souligne Ermeline Gosselin porte-parole du Parti socialiste. <em>Rien ne vaut une manchette de journal ou un billet d’une minute trente à un JT pour le faire passer. </em>» Les rapports de confiance sont importants, dit-elle. De la manipulation ? « <em>C’est prendre les journalistes pour plus naïfs qu’ils ne sont. Si vous saviez le nombre de fois que je hurle en découvrant les journaux du matin.</em> »</p>
<p>« <em>Tous ceux qui veulent toucher l’opinion pour mettre en avant une action, une personne, un programme… souhaitent que les médias le répercutent, si possible sans distance critique</em>, analyse André Linard. <em>Il y a des bons contacts, des relations harmonieuses et des tentatives de pression. Mais que ce soit clair : je ne vois pas pour l’instant un média qui soit tenu comme une marionnette par un parti, un syndicat… Qu’il y ait des coups de fil insistants, oui. Que l’on invoque le fait qu’un ministre ne se soit plus exprimé depuis longtemps, oui. Que l’on élude certaines questions, aussi… Là encore, les journalistes doivent mettre en œuvre des résistances.</em> »</p>
<p>« <em>Il peut y avoir aussi des pressions des médias sur les politique</em>s, glisse Marc Janssen, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel. <em>Au moment de la répartition des fréquences radios, ils étaient prêts à tout.</em> »</p>
<p>La presse d’opinion n’est plus de mise en Belgique. L’indépendance éditoriale est devenue un « must » dont tous les médias se revendiquent. Même à la RTBF, où le pacte culturel qui veillait à un équilibre des forces politiques au sein de la rédaction n’est plus de mise. « <em>Jamais la question de mon appartenance politique ne m’a été posée</em>, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/jean-pierre-jacqmin-%e2%80%9cl%e2%80%99ere-la-rtbf-politisee-est-revolue%e2%80%9d/">clame Jean-Pierre Jacqmin</a>.<em> Je suis formel. C’est clair : je n’ai pas de carte de parti ! En tant que directeur de l’information, je peux aussi dire catégoriquement que je n’ai jamais demandé la couleur politique d’aucun journaliste. </em>» Il y a peu, Le Soir Magazine avait mis en avant la couleur politique de certains journalistes. Le Conseil de déontologie a dénoncé la tentative. « <em>Cela suppose que l’on suspecte a priori les journalistes de ne pas faire correctement leur travail, </em><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/13/andre-linard-%c2%ab-c%e2%80%99est-surtout-la-dependance-financiere-qui-m%e2%80%99inquiete-%c2%bb/">dit André Linard.</a><em> C’est injuste. Le fait d’avoir une carte de parti, c’est un acte privé. Sauf si cela a une influence sur la pratique.</em> » Jusqu’ici, le Conseil n’a jamais eu à traiter un cas de pressions politiques.</p>
<p><strong>Olivier Mouton </strong></p>
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		<title>Geoffrey Geuens: “Les médias relaient les discours du pouvoir”</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 19:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oliviermouton</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chargé de cours en communication à l’Université de Liège et auteur de deux nouveaux ouvrages – La finance imaginaire (Aden) et Les vieilles élites de la nouvelle économie (PUF) – il estime que les médias francophones “ne sont pas indépendants”. &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/19/geoffrey-geuens-%e2%80%9cles-medias-relaient-les-discours-du-pouvoir%e2%80%9d/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/18_tabous1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-610" title="18_tabous" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/18_tabous1-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" /></a>Chargé de cours en communication à l’Université de Liège et auteur de deux nouveaux ouvrages – <em>La finance imaginaire </em>(Aden) et <em>Les vieilles élites de la nouvelle économie </em>(PUF) – il estime que les médias francophones <em>“ne sont pas indépendants</em>”. Notamment en raison du capital des entreprises de presse et de la disposition des élites médiatiques à relayer le discours du pouvoir.</p>
<p><span id="more-608"></span></p>
<p>Un certain nombre de critiques sont adressées aux médias. Justifiées ? Y a-t-il des questions à se poser au sujet de leur indépendance? “<em>Moi, je suis persuadé que oui</em>, dit-il. <em>Mais cela n’implique pas pour autant que ce soient les journalistes individuellement qui doivent être pointés du doigt. Je suis d’accord pour dire qu’ils ne sont pas “au service de”, qu’ils ne sont pas manipulés, qu’il n’est pas question de marionnettes ou de pantins. Je ne crois pas du tout à la théorie du complot, c’est d’une stupidité abyssale.</em>”</p>
<p>Ceci étant&#8230; “<em>Il n’y a pas de complot, pas de machination, pas de manipulation. Mais on ne peut pas dire pour autant, comme certains, que les journalistes sont indépendants presque par nature, avec juste quelques pressions ici et là. Personnellement, je crois que la question du capital des entreprises de presse est fondamentale et que cela a des effets sur la construction de l’information, même si ce n’est pas mécanique. La dénonciation de toute pensée critique des médias, au nom de la théorie du complot, est un réflexe devenu un peu facile. Globalement, les médias fonctionnent plutôt comme des relais des discours du pouvoir, sans stratégie concertée et sans pour autant que les journalistes soient des pantins.</em>”</p>
<p><strong>Le capital</strong></p>
<p><strong>« L’influence est réelle, même si elle n’est pas mécanique »</strong></p>
<p>La Belgique serait un pays où  l’on n’est pas si mal loti que ça. Il reste de vraies entreprises de presse et un pluralisme, même si le marché est sous pression. “<em>C’est une vision très superficielle de dire que les entreprises de presse ne sont actives que dans ce secteur de la presse et de la communication, souligne Geoffrey Gueuens. On peut toujours prendre l’exemple de Dassault, en France, propriétaire du Figaro, qui fait un usage politique de ses médias, ou de Berlusconi en Italie. Ce sont des caricatures. Mais une caricature consiste à forcer les traits de la réalité. Je pense que les traits sont semblables en Belgique, même si ce n’est pas aussi explicite qu’en France. Nous n’avons pas du tout une entreprise des médias contrôlées par des spécialistes de la presse. C’est une légende! La plupart des grandes familles qui possèdent la presse ont des intérêts dans d’autres secteurs. Et on oublie souvent qu’au sein des conseils d’administration, il y a des personnalités qui sont liées aux plus groupes industriels et financiers du pays</em>. »</p>
<p>Certains membres de la famille le Hodey, dit-il, qui édite les journaux du groupe IPM (La Libre Belgique et La Dernière Heure), siègent dans d’autres groupes ; et le président du conseil d’administration est désormais Axel Miller, l’ancien patron de Dexia, qui siège aujourd’hui chez Carmeuse et Spadel. Thomas Leysen est à la fois président de Corelio (<em>De Standaard</em>) et de la … KBC. Quant à Bernard Marchant, chez Rossel, il a lui aussi d’autres mandats. Et tous siègent au comité de direction de la FEB. «<em> Affirmer que la presse est dirigée par des personnalités qui n’ont d’intérêts que dans ce secteur, c’est le contraire de la vérité. La plupart de ces familles sont aussi dans les plus grandes fortunes du pays.</em> »</p>
<p>Pour autant, peut-on dire qu’il y a influence ? « <em>La question est primordiale. La presse n’est pas uniquement un objet économique, c’est aussi un outil traversé par des logiques politiques et idéologiques. Qui peut nier en Flandre que Van Thillo est un proche de Verhofstadt et que Het Laatste Nieuws a une ligne très libérale ? Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut voir. En outre, ces intérêts privés ont des effets sur la construction même de l’information. Même s’ils ne sont pas mécaniques. </em>»</p>
<p>Mais encore ? « <em>L’information est une marchandise. La rentabilité est un objectif en soi. Cela a des effets sur les conditions de travail. On a vu les plans sociaux récents. La presse est gérée selon des logiques marchandes, ce sont des firmes privées, je ne m’en étonne pas. Un grand nombre de journalistes, surtout en début de carrière, vivent dans des conditions précaires. Cela a des effets sur la qualité du travail, la faculté de prendre le temps de mener une enquête</em>. »</p>
<p><strong>Les pressions</strong></p>
<p><strong>« Un matraquage idéologique »</strong></p>
<p>Ce n’est pas tout. « <em>L’autre évidence, dont on parle beaucoup moins, c’est l’ensemble de mécanismes sociologiques qui font que les propriétaires des groupes de presse ne doivent même pas faire pression sur les journalistes pour obtenir ce qu’ils souhaitent. Plusieurs auteurs montrent qu’en réalité, les professionnels de la presse, les grands noms, les éditorialistes, ceux qui insufflent les lignes sont des gens, sans pour autant remettre en cause leur éthique personnelle, qui sont disposés à tenir sur le monde un discours qui globalement va dans le sens de la reproduction du système. Ils ont donné des gages de leur adhésion, même inconsciente, à l’ordre social ou économique</em>.<strong>»</strong></p>
<p>Concrètement ? « <em>On pourrait dire que ce point de vue se discute. Mais ces derniers temps, le discours médiatique sur l’austérité ou sur les grèves vont dans ce sens. La presse se présente comme un contre-pouvoir, mais elle joue plutôt le rôle d’attaché de communication du gouvernement en cette période de crise. Ce n’est pas un complot, c’est une proximité idéologique</em>. »</p>
<p>Mais dans un journal, il y a une multiplicité d’expression, non ? « <em>Il y a des voix dissonantes, les syndicats ont voix au chapitre bien sûr. Mais en ce qui concerne les lignes éditoriales, on est dans une presse qui a pris position, qui n’est pas au-dessus de la mêlée. C’est un vrai problème. Le pluralisme est très limité. Il n’y a plus de média grand public qui, sur les questions socio-économique, fasse contre-point à un discours qui justifie l’austérité, la nécessité des réformes, approuve le plan des pensions, dénonce les grèves… C’est un matraquage idéologique que l’on ne peut pas nier. Cela montre l’adhésion intellectuelle des élites des médias à l’idéologie dominante, sans que ce ne soit organisé. On délégitimise les résistances sociales.</em> »</p>
<p>Le discours évoquant la menace que fait peser la publicité sur l’indépendance des médias n’est que «<em> l’arbre qui cache la forêt ». « C’est le contrôle des groupes par des intérêts privés qui est le vrai danger.</em> »</p>
<p>L’alternative serait publique ? « <em>Publique ? Sur le principe, oui.  Mais on peut poser le même constat avec la RTBF chez nous en ce qui concerne leur couverture des enjeux socio-économiques.  D’autres pistes existent : l’associatif, le contrôle par les travailleurs eux-mêmes…</em> »</p>
<p><strong>Olivier Mouton</strong></p>
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		<title>Steven Hermans, l&#8217;illustrateur de la série tabous</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 09:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Soir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Présentation de la série tabous]]></category>
		<category><![CDATA[hermans]]></category>
		<category><![CDATA[steven]]></category>
		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[Steven Hermans a illustré toute notre série &#8220;tabous&#8221;. Toutes les illustrations de la série tabous Ce Bruxellois de 45 ans disperse depuis une vingtaine d&#8217;années ses superbes illustrations dans Spirou, Flair, Fluide Glacial&#8230; Il a été l&#8217;un des concepteurs du &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/19/steven-hermans-lillustrateur-de-la-serie-tabous/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/steven.jpg"><img class="size-medium wp-image-629" title="Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/steven-186x300.jpg" alt="Steven Hermans" width="186" height="300" /></a><br />
Steven Hermans a illustré toute notre série &#8220;tabous&#8221;. <strong>Toutes les illustrations de la série tabous</strong></p>
<p><span id="more-621"></span>Ce Bruxellois de 45 ans disperse depuis une vingtaine d&#8217;années ses superbes illustrations dans <em>Spirou, Flair, Fluide Glacial</em>&#8230; Il a été l&#8217;un des concepteurs du supplément El Rios (Le Soir à l&#8217;envers) paru  il y a quelques années dans nos pages d&#8217;été. Il a également été directeur artistique des segments animés du film <em>The Body is Gone </em>de Christoph Bohn, un long métrage mélangeant animation et images d&#8217;archives, qui sortira courant 2012. Enfin, c&#8217;est lui qui illustre la plupart des &#8220;unes&#8221; des pages &#8220;livres du Soir&#8221;.<a title="Lien permanent vers “Le PS verrouille la Wallonie”" rel="bookmark" href="../2012/02/04/le-ps-verrouille-la-wallonie/"></a></p>
<p><a title="Lien permanent vers “Le PS verrouille la Wallonie”" rel="bookmark" href="../2012/02/04/le-ps-verrouille-la-wallonie/">-“Le PS verrouille la Wallonie”</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/04_tabou_wall.jpg"><img class="size-medium wp-image-36 aligncenter" title="04_tabou_wall" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/04_tabou_wall-245x300.jpg" alt="" width="300" height="380" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “Les chômeurs sont des profiteurs”" rel="bookmark" href="../2012/02/06/les-chomeurs-sont-des-profiteurs/">“Les chômeurs sont des profiteurs”</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers “La monarchie est-elle au-dessus des lois ?”" rel="bookmark" href="../2012/02/07/la-monarche-est-elle-au-dessus-des-lois/"><img class="size-medium wp-image-51 aligncenter" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/06_fraude-296x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><a title="Lien permanent vers “La monarchie est-elle au-dessus des lois ?”" rel="bookmark" href="../2012/02/07/la-monarche-est-elle-au-dessus-des-lois/">- “La monarchie est-elle au-dessus des lois ?”</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/20120207-013632.jpg"><img class="size-full aligncenter" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/20120207-013632.jpg" alt="20120207-013632.jpg" width="300" height="307" /></a></p>
<p><a title="Lien permanent vers “Les syndicats freinent le progrès”" rel="bookmark" href="../2012/02/08/les-syndicats-freinent-le-progres/">- Les syndicats freinent le progrès”</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/07_tabou4.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-183 aligncenter" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/07_tabou4-150x150.jpg" alt="" width="309" height="309" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “L’école catholique (nous) coûte cher”" rel="bookmark" href="../2012/02/09/lecole-catholique-nous-coute-cher/">-“L’école catholique (nous) coûte cher”</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/08_ecoles.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-202 aligncenter" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/08_ecoles-150x150.jpg" alt="" width="300" height="279" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “L’intégration est un échec”" rel="bookmark" href="../2012/02/10/lintegration-est-un-echec/">“L’intégration est un échec”</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/09_im.jpg"><img class="size-medium wp-image-255 aligncenter" title="09_im" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/09_im-300x290.jpg" alt="" width="300" height="290" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “L’Etat a besoin de la fraude”" rel="bookmark" href="../2012/02/11/letat-a-besoin-de-la-fraude/">“L’Etat a besoin de la fraude”</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/13_argent.jpg"><img class="size-medium wp-image-376" title="© Steven Hermans " src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/13_argent-263x300.jpg" alt="© Steven Hermans " width="300" height="300" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “Tous les sportifs sont dopés”" rel="bookmark" href="../2012/02/13/tous-les-sportifs-sont-dopes/">“Tous les sportifs sont dopés”</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/12_dopes.jpg"><img class="size-medium wp-image-368" title="© Steven Hermans " src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/12_dopes-297x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “La culture publique n’a pas de public”" rel="bookmark" href="../2012/02/14/la-culture-publique-na-pas-de-public/">“La culture publique n’a pas de public”</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/13_tabousculture.jpg"><img class="size-medium wp-image-406" title="© Steven Hermans " src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/13_tabousculture-300x139.jpg" alt="© Steven Hermans " width="300" height="139" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers “On abandonne nos personnes âgées”" rel="bookmark" href="../2012/02/15/on-abandonne-nos-personnes-agees/">“On abandonne nos personnes âgées”</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/14_tabous.jpg"><img class="size-medium wp-image-427" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/14_tabous-300x286.jpg" alt="© Steven Hermans" width="300" height="286" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers « On ne peut pas critiquer Israël »" rel="bookmark" href="../2012/02/16/%c2%ab-on-ne-peut-pas-critiquer-israel-%c2%bb/">« On ne peut pas critiquer Israël »</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/15_serietabous.jpg"><img class="size-medium wp-image-512" title="© Steven Hermans " src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/15_serietabous-300x291.jpg" alt="© Steven Hermans " width="300" height="291" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers « Les juges sont sous influence »" rel="bookmark" href="../2012/02/17/%c2%ab-les-juges-sont-sous-influence-%c2%bb/">« Les juges sont sous influence »</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/16_tabous.jpg"><img class="size-medium wp-image-566" title="© Steven Hermans " src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/16_tabous-300x285.jpg" alt="© Steven Hermans " width="300" height="285" /></a></p>
<p>-<a title="Lien permanent vers « Les médias ne sont pas indépendants »" rel="bookmark" href="../2012/02/18/%c2%ab-les-medias-ne-sont-pas-independants-%c2%bb/">« Les médias ne sont pas indépendants »</a></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/18_tabous.jpg"><img class="size-medium wp-image-597" title="© Steven Hermans" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/18_tabous-300x280.jpg" alt="© Steven Hermans" width="300" height="280" /></a></p>
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		<title>Vos réactions aux tabous</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 15:11:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude, journaliste lesoir.be</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vos réactions aux tabous]]></category>
		<category><![CDATA[commentaires]]></category>
		<category><![CDATA[internautes]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un condensé des commentaires laissés par les internautes. “Les médias francophones ne sont pas indépendants“ -Alain camille : &#8220;pas d’accord avec M. GEUENS. “La presse relaye les discours du pouvoir”, oui, quand le pouvoir est à gauche! A quand &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/18/les-tabous-du-soir-qu%e2%80%99en-pensent-les-internautes/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un condensé des commentaires laissés par les internautes.</p>
<p><span id="more-219"></span></p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/13e-tabou/">“Les médias francophones ne sont pas indépendants“</a></p>
<p>-Alain camille : &#8220;<a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/18/geoffrey-geuens-%e2%80%9cles-medias-relaient-les-discours-du-pouvoir%e2%80%9d/">pas d’accord avec M. GEUENS</a>. “La presse relaye les discours du pouvoir”, oui, quand le pouvoir est à gauche! A quand un Washington Post en Wallonie pour y dénoncer (et démonter) la gabegie générale? M. Geuens s’offusque que la presse dénonce (enfin) les grèves à répétitions, et rève d’une presse qui hurle avec les casseurs. Rêve-t-il aussi d’une presse qui ne dénonce jamais l’endettement délirant des Etats et n’évoque jamais la nécessité de rembourser ses emprunts. Un journal qui détaillerait le fol endettement de la Grêce, serait donc pour l’auteur, un journal “au service du capital”.<br />
M. Geuens se prend les pieds dans ses critiques!3</p>
<p>- Gergeay Michel : “La presse se présente comme un contre-pouvoir, mais elle joue plutôt le rôle d’attaché de communication du gouvernement en cette période de crise.” C’est exactement cela, que la crise soit économique ou institutionnelle. L’hallucinante occultation des thèses rattachistes, par exemple, dans les sondages politiques comme dans les articles de fond ou l’absence d’un vrai journalisme d’enquête en sont des manifestations. La presse flamande me semble plus diverse, plus libre, plus audacieuse.&#8221;</p>
<p>- Hoens : « Lecteur assidu de la presse francophone depuis plus de trente ans (Le Soir, La Libre Belgique, La Dernière Heure), j’ai la conviction que, depuis ces dernières années, ces journaux évitent constamment d’évoquer les conséquences sociales dramatiques de la crise financière et économique au sein de notre pays et plus particulièrement en Wallonie. Par exemple dans cette région, 30 % des pensionnés actuels du secteur privé se trouvent en-dessous du seuil de pauvreté (975 euros pour un isolé). De même, des travailleuses et travailleurs actifs se retrouvent également de plus en plus nombreux sous ce seuil de pauvreté (travail précaire et temps partiels). Pendant ce temps, le gouvernement, avec la complicité silencieuse des médias, continue à tolérer une fraude fiscale et des intérêts notionnels qui se situent à plus de 30 milliards d’euros par an ! »</p>
<p>- Luis : « Ce qui m’interpelle dans la plupart des analyses que j´ai pu lire c´est qu´il est peu ou pas fait allusion au pouvoir des médias ainsi qu´à la nécessaire séparation des pouvoirs (exécutif, judiciaire et religieux). Il me semble que la presse (quel que soit le média) par son influence sur l´opinion, par la concentration de cette influence dans les mains de quelques-uns (qu´ils soient actionnaires ou journalistes) peut en raison d´une incapacité flagrante à l´autocritique, de son incapacité à analyser en profondeur et dans la durée une thématique, de la poursuite du sensationnel au détriment du contenu avoir un effet dommageable sur une démocratie. (&#8230;) La formation des journalistes serait-elle à revoir? Les médias ne devraient-ils pas pratiquer plus et publiquement l´autocritique ? »</p>
<p>- Benoit DC : Est-ce que le principal ennemi de la liberté de la presse n&#8217;est pas la vitesse ? La désormais implacable sanction du temps ? Le besoin absolu de rapidité ? Tout doit être rapide&#8230;On publie &#8211; en n&#8217;oubliant pas le conditionnel, ou en citant une source externe (agence de presse par exemple, ou Internet) &#8211; et puis, seulement, on vérifie.  L&#8217;immédiateté n&#8217;aurait-elle pas pris le pas sur la vérification, le fond et l&#8217;analyse ?<br />
De peur de se voir dépasser par les nouveaux médias&#8230;Et quid des réductions d&#8217;effectifs dans les rédactions ? Un journal peut-il encore se permettre, et se payer, des journalistes d&#8217;investigations ? Peut-on encore rédiger des papiers qui s&#8217;écartent trop des attentes des lecteurs sous peine de moins vendre ? Dès lors ne verse-t-on pas dans le simplisme ou l&#8217;effet d&#8217;annonce avec des sujets comme la violence des jeunes, le sexe, etc. qui, eux, font toujours vendre&#8230;</p>
<p>- Dubois : Je trouve qu’il est assez clair que les médias sont orientés. Lorsqu’ils ne sont pas orientés, ils sont intimidés jusqu’à ce qu’ils le deviennent. Un ami travaillait au Jour dans la région liégeoise…il a voulu commencer une enquête sur la gestion d’une commune. On lui a d’abord demandé pourquoi…ensuite on lui a demandé d’arrêter de manière cordiale et ça s’est terminé suite à plusieurs coups de fils à la hiérarchie. On lui a dit qu’un journaliste devait transmettre l’info…et pas investiguer (&#8230;).</p>
<p>-Stanislas Michotte : &#8220;Certains sujets de société ou enjeux politiques et financiers ne sont malheureusement traités que de manière superficielle et consensuelle. Sous prétexte d’objectivité, de nombreux journalistes n’osent pas remettre en question ce qui leur apparaît de prime abord comme étant la réalité ou la vérité. Or, pour garantir leur véritable indépendance, les médias mainstream devraient accepter de questionner l’information avant de la relayer vers le public. (&#8230;) &#8221;</p>
<p>-Mélusine : &#8220;Les journalistes sont pris dans une nasse. La crise économique (manipulée ou non par les agences de notation) ne permet plus cette liberté de mouvement qui existe en période faste. Les journalistes craignent de perdre leur emploi. Pour rester réactif, il est parfois nécessaire de prendre du recul sur sa pratique, s’autoriser une année sabbatique. Rien n’est pire que l’enkystement dans un lieu qui de toute façon n’est pas neutre.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/12-les-juges-sont-sous-influence/">« Les juges sont sous influence »</a></p>
<p>- Alain Camille : « <em>Le problème de l’indépendance de la justice n’est pas seulement dans le chef des juges, qui, au pénal, ne peuvent juger que les prévenus que le Parquet lui présente! Le Parquet est hiérarchisé, ses décisions (classements sans suite, attente de la prescription, etc.) ne doivent pas être motivées et sont sans recours (sauf les coûteuses et hasardeuses “citations directes”). Cet aspect n’est semble-t-il pas évoqué dans votre enquête, pourquoi? </em>»</p>
<p>- FRIPPIAT Philippe : « <em>Une affaire banale. L’architecte et deux entrepreneurs, auteurs de nombreuses malfaçons, abandonnent le chantier, lors de la construction de notre maison. Long procès de près de 12 ans, jusqu’en Cassation. Qui a perdu, à votre avis ? Mon épouse et moi. Avec une perte financière de 10.000.000 BEF ! Ancien membre d’un cabinet ministériel, l’architecte avait un jour confié à un proche : “Je ne me tracasse pas. J’ai fait le nécessaire.” Nous étions fort sceptiques envers cette déclaration, croyant en la Justice. Eh bien, elle n’existe pas, je peux en témoigner. La Justice, la vraie, n’existe pas en Belgique : c’est un leurre, un vrai piège à cons. Si vous êtes honnête, n’allez jamais en justice. </em>»</p>
<p>-Llolo : « <em>A vrai dire je me fous qu’il y ait des alcoolos en robe, ça me gêne plus lorsque le clergé que l’on “ose” perquisitionner fait intervenir un juge compatissant pour arrêter cet outrage, et annuler la valeur juridique de tout ce qu’on a pu saisir à Malines.</em> »</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/12-%c2%ab-on-ne-peut-pas-critiquer-israel-%c2%bb/">« On ne peut pas critiquer Israël » </a></p>
<p>- Medsef : M&#8221;onsieur Revah, je comprends qu’ en tant qu’ ambassadeur d’ Israel vous défendiez votre pays, c’ est normal.<br />
Mais vous entendre dire que les européens sont indulgents avec les palestiniens, c’ est mensonger, qu’ ont fait ces européens lors du massacre par l’ armée israelienne de 1400 civils à Gaza ? Rien.<br />
Sur la critique d’ Israel vous jouez avec les mots et détournez le débat sur .. le soutien à Israel, c’ est fort.<br />
Avez-vous seulement conscience que ce jeu de défaussement et de fuite de vos responsabilité ne font que nuire aux israeliens, plus le temps passe et plus Israel est délégitimé, ses responsables politiques sur place et à l’ étranger rendent un bien mauvais service aux israeliens et aux Juifs en général.<br />
Les vrais défenseurs de la paix sont inquiets pour les palestinniens mais aussi pour les israeliens à long terme.<br />
Merci.&#8221;</p>
<p>- Armand Lavalle : &#8220;A propos de “comment le peuple juif a été inventé”, monsieur S.Sand oublie , ou feint de le faire, que le peuple juif n’a pas été inventé, mais qu’au contraire, cela fait 2000 ans qu’il répète chaque année “l’an prochain à Jérusalem” à la fin de la pâque. Monsieur S.S. oublie, ou feint de le faire, qu’un peuple n’est pas déterminé par ses gènes communs mais par son histoire et sa culture commune. Et que chaque peuple dispose du droit à l’autodétermination. Pas Israel?<br />
Personne ne veut tirer profit dune mauvaise conscience européenne. Ce que les juifs sionistes disent, c’est que l’antisionisme, en refusant au peuple juif le droit à l’autodétermination, en refusant qu’ils aient un état pour eux, où ils sont protégés en tant que Juifs, prône la pire des situations pour les Juifs, celle où ils sont à la merci de ceux qui ont mille fois prouvé leur volonté d’anéantir le peuple juif.<br />
Alors, oui, si vous n’acceptez pas l’Etat d’Israel, c’est que vous acceptez que ce peuple soit livré à une prochaine extermination telle Ahmadinejad et consorts qui aimeraient régler le sort des Juifs. Ne feignez pas.<br />
La mauvaise conscience que vous, antisionistes, vous avez parfois ne date pas de la shoah, elle vient de ce que vous avez à dessein aujourd’hui. Si toutefois vous avez une conscience.&#8221;</p>
<p>-Jean Jamoigne : &#8220;Mon père , qui fait partie des Justes, doit se retourner de désespérance dans sa tombe lorsqu’il voit ce que font outrageusement, scandaleusement, inhumainement à d’autres peuples , certains fils d’Israël pour lesquels il a risqué, ô combien, sa vie. Il y a eu , et il y a d’autre génocides , évidemment sans excuse aucune, que celui subi par les Juifs. Seuls, semble-t-il, certains de ces derniers en prennent prétexte pour se croire au- dessus des lois écrites et non-écrites.Cela aussi est inadmissible.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/10-on-abandonne-nos-personnes-agees/">“On abandonne nos personnes âgées”</a></p>
<p>-Mélusine : &#8220;Trop de soignants ont tendance à considérer les personnes âgées comme des enfants. C’est risquer de les maintenir dans ce statut. Des cours de psychologie sur le fonctionnement des personnes âgées devraient être donnés. La qualité des soins dépend beaucoup de l’équipe. Organiser des activités enrichissantes pour tous devraient améliorer le moral de l’ensemble du personnel. Les médecins ont trop tendance à chosifier et médicaliser les patients alors qu’ils faut savoir écouter tous ce que leurs mains ont à transmettre…&#8221;</p>
<p>-Justin : &#8220;Je suis bien d’accord avec vous ! Nous tenions une petite maison de repos de 20lits, le cadre était familial, la cuisine raffinée et les résidents étaient très content …</p>
<p>Grâce aux normes de nos ministres et consorts, nous avons du agrandir, faire des travaux de rénovation etc … Nous avons du démolir un bâtiment construit il y a 18ans pour cause de hauteur minimum des murs “non respectée” … Maintenant, on tend vers un hôpital et non plus une maison de repos! Comment voulez-vous que nos personnes âgées se sentent bien ?</p>
<p>De plus, qu’en est il de la politique d’agrément de lits ? A quand plus de 4 lits délivrés par année ? Certains feraient bien de connaitre un peu plus le terrain avant de pondre des lois !&#8221;</p>
<p>-Zenner : &#8220;Claude e suis outré par le comportement des gens ! Je vais voir une personne âgée de 90 ans en maison de repos 2 x par semaines &amp; combien de personnes seules au regard triste &amp; abandonnées par leurs enfants ! Un monde égoïste t simplement !<br />
Je suis heureux de voir mon amie &amp; le bonheur se lit sur son visage !<br />
Je n’ai pas peur de faire face à la réalité !&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/9-la-culture-publique-na-pas-de-public/">&#8220;La culture publique n&#8217;a pas de public&#8221; </a></p>
<p>TJ : L&#8221;a vraie question c’est pourquoi l’argent public sert à la culture? Jamais un gouvernement ne devrait s’occuper de chose aussi personelles.&#8221;</p>
<p>Erkoss : Les critères de subsidiation sont assez objectifs. Il y a quand même une bonne part de politique (style je te connais je suis du même parti, etc..) mais au bout du compte ça s’équilibre car tous les partis sont représentés. De plus la subsidiation de grosses oeuvres n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les aides du ministère de la culture de la communauté française sont diverses, cela va de l’aide à l’entretien et au fonctionnement des batiments culturels (de la petite maison de jeune dans les Ardennes au gros centre culturel dans une grande ville), aide pour le dévellopement de projets divers (maison de quartiers, animateurs de rue), aide pour des associations diverses (associations de fêtes, même des clubs sportifs peuvent toucher des aides).</p>
<p>Marc : Ce qui est choquant, c’est que des fonctionnaires anonymes et des politiques décident (à votre place et avec votre argent) de qui va être subsidié ou non. ce aboutit à quelques succès mais à combien d’œuvres dénuées d’intérêt ? Ces subsides étatiques nuisent à la créativité, il est nécessaire que l’on rende au citoyen son pouvoir de choisir ce qui lui convient ou non en lui restituant ces subsides et en lui faisant confiance.</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/11/letat-a-besoin-de-la-fraude/">“L’Etat a besoin de la fraude”</a></p>
<p>-Brusselaar : « Il faut distinguer le fraudeur actif (celui qui propose le travail au noir, le professionnel) et le fraudeur passif (celui qui accepte occasionnellement ce genre de travail). Le seul gagnant est le fraudeur actif. Dire que l’Etat a besoin de la fraude est un leurre. »<br />
-eric61 : « @Brusselaar : Il y a aussi le fraudeur passif professionnel : Celui qui n’accepte pas de travail déclaré, parce que ça ne l’arrange pas (par ex il touche un chômage) Selon votre définition j’ai déjà été fraudeur actif (en tant qu’employeur), parce que je n’ai trouvé personne acceptant le travail déclaré. Et je n’y ai pas gagné, au contraire, puisque j’ai dû facturer au client final sans pouvoir déduire le salaire de l’employé. Seule solution : faire un maximum de frais (parfois superflus) pour pouvoir déduire l’équivalent du salaire non déclaré. »</p>
<p>Mat : « 60 milliards?! Voilà comment financer le déficit. On a besoin que du quart.<br />
C’est peut-être un tampon mais toujours les mêmes. Les employés, on peut aller se brosser. Pourtant, on travaille aussi. »</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/10/lintegration-est-un-echec/">10 février : “L’intégration en Belgique est-elle un d’échec ?”</a></p>
<p>Carla : &#8220;Comment l’intégration pourrait-elle être un échec puisque jamais rien n’a été mis en place pour qu’il y ait intégration ?</p>
<p>La discrimination commence tôt et est partout. Dès la maternelle, tout es bien mis en place et rôdé pour mener à l’échec l’étranger car c’est par le savoir qu’il y aurait peut-être une porte de sortie. Le savoir ne se partage pas et l’échec, c’est pour l’étranger. Ah oui ! la formation professionnelle, c’est pour lui : coupe -couture pour les filles et travail du bois et du fer pour les garçons. C’est flatteur quand on sait que son voisin et sa voisine dans le pays d’origine, vient de finir sa médecine et de décrocher son diplôme d’ingénieur IT. Personne ne quitte son pays pour rater et devenir moins que rien. Si par chance, les études sont réussies, c’est le monde du travail qui n’est pas accessible : jamais assez de diplômes, jamais assez de langue, jamais assez d’expérience …. alors que les bureaux qui sont bien gardés pour les belgo-belge sont bourrés d’employés qui ont à peine fini leur humanités.</p>
<p>C’est déplorable de constater qu’après autant de générations, le belge de “souche” ne connait pas encore son voisin et ne s’y intéresse toujours pas. Il préfère discriminer et rejeter. Ce n’est ni une question de culture, de langue, d’incompréhension mais une question de pouvoir. Le belgo-belge veut le savoir, veut le boulot et veut le pouvoir. C’est pour ça qu’il ne veut pas de l’autre, qu’il ne tient à distance, qu’il le met dans une situation de perdant éternel car lui-même il sait qu’il est faible et qu’il a besoin de ces stratagèmes abjects pour sa survie. Le belge de souche tout comme l’Europe, doute de son identité. C’est ça le vrai problème et pas l’étranger.&#8221;</p>
<p>Leila : &#8220;Encore faut il une vraie politique intégration!!! Excusez moi mais je la trouve fort faible en Belgique<br />
je viens du Québec, et je dois dire qu’en matière intégration ils sont relativement fort! Ils travaillent avec les immigres mais aussi avec les québecois, car on a l’air d’oublier ici que les belges ont aussi besoin d’aide pour intégrer ce pays qui change constamment et le nier n’aide personne!</p>
<p>Au Québec il y a des programmes dans les écoles, les profs profitent des différences de chacun pour les mettre en valeur plutôt que les nier sous le prétexte de intégration! Comment voulez vous que quelqu’un qui est dans l’obligation de partir de son pays (soit pour raison politique ou économique) ait facile a s’ouvrir a un nouveau pays alors qu’il n’a pas eu le choix! même si ce pays lui amène beaucoup de sécurité et de confort, il doit quitter sa culture, ça peut être fort douloureux!</p>
<p>Mais c’est pour nous très difficile a comprendre car il y a de grandes chances de ne jamais connaitre ce destin… Moi j’ai quitte le Québec pour venir par choix en Belgique et malgré tout ça n’est pas toujours facile de s’adapter a de nouvelles façons de voir les choses, même si je reste heureuse de mon choix…<br />
bref je crois que tant qu’il n’y a pas de vrais solution en matière intégration, on y perd tous!</p>
<p>Guest : « Je me questionne à propos du concept même d&#8217;intégration. Est-ce qu&#8217;il ne sous-entendrait pas de prime abord que la société dans laquelle on pénètre est un modèle &#8220;préférable&#8221; et que ceux qui la rejoignent doivent s&#8217;y conformer? C&#8217;est déjà une conception pernicieuse il me semble. Ne peut-on pas envisager un système plus large dans lequel la communauté préexistante et les nouveaux venus créent ensemble un modèle innovant? Peut-être en partant de cette idée (très philosophique, on est d&#8217;accord) et en y adaptant le vocabulaire, on a plus de chance de parvenir à une harmonie? »</p>
<p>Malik A. : « Bonjour, je suis un belge musulman issu de la deuxième génération. Mon père et ma mère sont natif du Maroc rural ( le Rif ). Nous somme arrivé, mon père, ma mère, mes deux sœurs et moi au début des années 80. Ma mère, mes sœurs et moi sommes tous naturalisés depuis un bon moment. Je suis ce qu&#8217;on appelle techniquement un binational: un Belgo-Marocain.</p>
<p>Cependant, s&#8217;il m’est permis de dire quelque chose d&#8217;important ici, je me considère avant tout comme citoyen Belge. Et chose capitale, en dernière analyse, toute ma loyauté va à la Belgique! Je dirais même plus que je ne me considère comme binational qu&#8217;aussi longtemps que le Maroc et la Belgique sont en paix. Ainsi, si par grand malheur, les deux pays entraient en guerre je me rangerais aussitôt, sans hésiter une seule seconde, au coté de la Belgique!</p>
<p>A l&#8217;origine mes parents, très pauvres, ont quitté le Maroc afin de trouver un destin plus enviable en Europe. La Belgique nous a accueillit, instruit, nourrit, soigné&#8230; La Belgique nous a tout donné!Aussi, l&#8217;une des grandes vertus de l&#8217;Islam, telle que transmit par mes parents, tient dans la gratitude vis-à-vis du bien donné. La Belgique est notre pays et nous sommes fiers d&#8217;être devenu Belge! Bien sûr, il y a encore des imperfections dans notre pays, mais cela relève uniquement du politique et cela concerne tous les citoyens( &#8220;la chose publique&#8221; est notre bien commun), trop simple de disqualifier les acteurs politique: on n&#8217;a la vie publique qu&#8217;on mérite!</p>
<p>Ainsi, je me considère comme parfaitement intégré en Belgique, et ce, malgré le sentiment de malaise que je ne peut m&#8217;empêcher d&#8217;essuyer à chaque fois que l&#8217;actualité met en scène certains éléments de &#8220;ma communauté&#8221; au demeurant fort peu glorieux&#8230; Aussi ce sentiment d&#8217;appartenance me pèse, m&#8217;emprisonne, je ne le trouve pas naturel en vérité. Car, selon moi, l&#8217;on devrait être avant tout connu et reconnu pour ses qualités propres et non pour celles du groupe auquel ont appartient par ailleurs (Marocain, musulman, Berbère, etc.). J&#8217;envie parfois le libre détachement des &#8220;Belges de souche&#8221; qui, quand il arrive quelque chose dans leur pays( le mien également) impliquant un compatriote, ne se sentent, à juste titre, en rien responsable pour la personne qui a posé tel ou tel acte condamnable. Or, s’agissant des musulmans, nous n&#8217;avons malheureusement pas la chance de bénéficier de cette qualité de libre détachement vis-à-vis de notre groupe d&#8217;appartenance: il nous colle à la peau&#8230; En effet, on a beau jeu, rien n&#8217;y fait, nous devons sans cesse nous justifier aux yeux des autres belges ( nos compatriotes). Or nous sommes des citoyens belge et européens de part en part. Mais aussi, chose capitale, des individus avec tout ce que cela comporte de variations, de singularité, de propre&#8230; Nous ne somme en aucun cas réductible a &#8220;un substrat communautaire&#8221; (musulman en l&#8217;occurrence)&#8230;</p>
<p>Dans un espace social sain: Tous les actes posés doivent d&#8217;abord renvoyer à des individus déterminés, spécifiques&#8230; Or je constate avec tristesse qu&#8217;ont refuse trop souvent aux belges musulmans cette fondamentale qualité d&#8217;individu ( responsable de ces seuls actes) au profit d&#8217;une &#8220;essentialisation communautaire&#8221; étroite, étouffante, redoutablement stigmatisant&#8230; Ceci étant dit, je ne peut m&#8217;empêcher de penser que la posture victimaire est trop commode, trop facile, trop confortable&#8230; Et notre passivité politique, nos manques de positionnements clairs vis-à-vis des grands débats public prêtent trop souvent le flan a la critique ambiante ( parfois justifiée, parfois complètement fantasmatique). Aussi, pour conclure: seul le temps, nos luttes, notre travail, nos clairs positionnements politique, finirons par nous rendre justice aux yeux de nos compatriotes afin d&#8217;être reconnu, comme il convient, dans notre cher pays commun: la Belgique.»</p>
<p>- Marcel Van Lysebetten : &#8221; La Belgique “FRANCOPHONE n’évalue pas ses politiques d’intégration&#8230;<br />
La Flandre par contre évalue, mais ce qui est plus important elle prend des mesures, elle a une vision et des objectifs. Le vrai tabou est que tout ce que la Flandre a réalisé dans ce domaine a été constamment critiqué, ridiculisé, insulté par les autres, les prétendeurs de “l’accueil chaleureux”. &#8221;</p>
<p>- Décortex : &#8220;Je pense effectivement qu’on ne touche pas au vrai tabou. Parler des mesures d’intégration mises en oeuvres, cela arrive au moins une fois par semaine!</p>
<p>Le vrai tabou est de chercher POURQUOI cela ne fonctionne pas? et de s’ouvrir à la possibilité qu’éventuellement les communautés immigrées pourraient être aussi responsables de cet échec. Voyez la prudence qu’on est obligé de mettre dans nos mot pour poser une simple question :<br />
- ceux qui demandent à s’installer en Belgique cherchent-ils vraiment à s’intégrer?</p>
<p>Voila le tabou. &#8221;</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/09/lecole-catholique-nous-coute-cher/"> 9 février : “L’école catholique (nous) coûte cher”</a></p>
<p>- François Z. : &#8220;Le tabou n’est pas de subventionner plusieurs réseaux. Le tabou c’est d’arrêter de subventionner un enseignement religieux. Sortons toutes référence à “dieu” de nos écoles, ça c’est tabou. Et vous règlerez en même temps le tabou de l’intégration.&#8221;</p>
<p>- Honoré Patrick : &#8220;Quand “les gens” comprendront-ils qu’une des grandes différences entre l’enseignement officiel et l’enseignement libre c’est que les infrastructures du premier appartiennent à la communauté des citoyens et qu’il est donc logique d’y investir tandis que pour le second les infrastructures appartiennent à des organismes privés !&#8221;</p>
<p>- Alexandre : &#8220;568 millions c’est une pacotille sachant que l’enseignement est la base de tout. Je ne comprends pas pourquoi on pense à réformer sans oser y mettre le prix, l’enseignement coûterait 1 milliard par an que cela ne me choquerait pas tant que celui-ci soit de qualité, ce n’est pas de ce côté là qu’il faut rogner, que du contraire tant que l’argent est utilisé à bon escient.&#8221;</p>
<p>-Faddu :&#8221;Quid de cette étude qui montre qu’à conditions socio-économiques égales un enfant s’en sortait mieux après un passage dans le libre catho que dans l’officiel publique?&#8221;</p>
<p><strong><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/08/les-syndicats-freinent-le-progres/"> 8 février : « Les syndicats freinent-ils le progrès ? »</a></strong></p>
<p>Greg : « Le syndicalisme doit être réformé. Aujourd&#8217;hui, ils sont de facto alliés avec les grandes entreprises (Ikea, Arcelor, Carrefour, etc.) car seules ces grandes entreprises leur permettent d&#8217;exister. Du coup, le développement durable ou de proximité (développement de plus petites structures, commerces de proximité etc.) est mis à mal par cette alliance que les syndicats essaient de cacher à coup de slogans. A ce titre, il est dommage que le parti écolo se rallie de plus en plus aux mouvements syndicaux&#8230; »</p>
<p>Le Syndicaliste du Soir : « Les syndicats luttent depuis plus d’un siècle contre la mise en place des mesures patronales sans cesse avancées, toujours les mêmes. Avec la globalisation et la financiarisation de l’économie, et avec la chute du communisme étatique, la droite triomphe depuis vingt ans. Elle multiplie ses attaques: réduction de taxe pour les riches, étranglement des salaires, libéralisation déséquilibrée du commerce, débauches boursières, privatisations au rabais, concentration des médias… Si vous trouvez que ça, c’est le progrès, alors oui, les syndicats freinent le “progrès”. Ce que ceux qui ont écrit le titre ne comprennent pas, c’est que le progrès n’est pas dans les propositions de la droite conservatrice au pouvoir depuis vingt ans. Et il faudrait lire les propositions des syndicats pour comprendre que ceux-ci ont la vision d’un avenir progressiste qui rencontre mieux les aspirations citoyennes.»</p>
<p>RRoland : « Sans les syndicats, nous en serions toujours au “progrès” de la fin du 19ème siècle. Pour les partisans de l’ultra libéralisme, le progrès c’est la perte des acquis sociaux, la progression de la misère. Il y a plus de richesse aujourd’hui que dans les années 60…elle est simplement plus mal répartie. »</p>
<p><strong><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/07/la-monarche-est-elle-au-dessus-des-lois/"> 7 février : « La monarchie est-elle au-dessus des lois ? »</a></strong></p>
<p>M&#8217;enfin : « Je dois dire qu&#8217;en faisant de vrais calculs, les élus politiques coûtent plus chers au peuple que ce que représente la dotation royale. La pension que l&#8217;on donne à un ancien ministre me fait froid dans le dos. Il faut également compter le nombre de ceux qui sont encore en vie, grassement rémunérés à ne rien faire. De plus, ils cumulent avec d&#8217;autres fonctions aussi rémunérées. Si d&#8217;un autre coté, on compare avec les présidents d&#8217;autre pays, nous n&#8217;avons pas à nous plaindre. C&#8217;est bien belge aussi de multiplier les postes pour les trois régions. »</p>
<p>Outré :  « Comme les politiques attendent un titre de noblesse pour services rendus, il y a peu de chance qu&#8217;on légifère&#8230; Quant aux dépenses, honte à ceux qui admettent une pension à Fabiola et des dépenses vestimentaires à Mathilde. Ils ne servent à rien, c&#8217;est déjà assez de les tolérer. Bonne journée. »</p>
<p>LL : «  En quoi le Roi diffère-t-il d&#8217;un quelconque autre sujet de son pays ? Que je sache aucun contrôle n&#8217;est exercé sur aucun citoyen. Dès que mes revenus ont été fixés je dépense mes sous comme bon me semble&#8230; Non ? »</p>
<p>Eric Detienne : « Ceci ne devrait étonner personne, tant le laxisme de la population belge à l&#8217;égard de sa monarchie est grand, principalement sur base de cette antienne selon laquelle c&#8217;est la seule chose qui sert encore de ciment à ce pays. Dans tout autre pays, les frasques et inepties des héritiers royaux auraient depuis longtemps provoqué une révolution, mais ici on laisse faire, tous partis politiques confondus. A lire absolument à ce sujet : &#8220;Baudouin sans auréole&#8221;, aux éditions Labor. »</p>
<p>Robwel  :  « Tout à fait d’accord pour contrôler les dépenses de la famille royale. Mais j’aimerais que celles de la myriade d’asbl, de parastataux, etc. wallons – qui souvent ne servent qu’à faire profiter de petits copains – le soient aussi de manière effective. »</p>
<p><strong><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/06/les-chomeurs-sont-des-profiteurs/">6 février : « Les chômeurs sont-ils des profiteurs ? »</a></strong></p>
<p>Jean D : On a entrepris des études longues et couteuses l&#8217;an passé, en cours du soir, nous serons diplômés cette année et nous élevons notre niveau de qualification a &#8220;Enseignement Technique Supérieur&#8221; ce qui va changer notre vie, car nous avons eu le déclic a temps de nous prendre en main, mais nous n&#8217;avons aucune aide de la part de l&#8217;Onem, Forem et autres, car se sont des cours qualifiants du soir, et ne sont pas reconnus, car trop longs, on préfère des formations précaires qui permettent de caser un chômeur pour un ACTIVA et qui se fera virer au bout d&#8217;un an. De même, l&#8217;école n&#8217;est pas en phase avec le monde du travail, on fait n&#8217;importe quoi&#8230;</p>
<p>Chômeur  : « En ces temps de crise, chercher un coupable parmi les personnes les moins à même de pouvoir se défendre est un déni de civilisation. En Belgique, la fraude se retrouve majoritairement dans les toutes les catégories de la population. Dans mon entourage, je connais même une fonctionnaire de l’ONEM qui engage régulièrement au noir. Les chômeurs ne font pas exception, sauf que contrairement à un entrepreneur, un restaurateur ou un médecin, ils ont beaucoup moins le choix. En trente ans, les allocations de chômage pour un cohabitant n’ont pas augmenté. Or, depuis 1982, les loyers, les transports, les timbres de poste ont significativement augmenté. Affirmer que les allocations soi-disant généreuses n’incitent pas le bénéficiaire à rechercher un emploi est une idiotie. Enfin, en Wallonie, nous sommes minimum 20 chômeurs pour une offre de travail. Cherchez l’erreur. »</p>
<p>Guest : « Le chômage en Belgique est une aberration totale digne d&#8217;un état-providence. En UK, vous avez juste droit a une allocation minimale si vous perdez votre emploi. En France, vous avez droit a autant de mois de chômage que ce que vous avez travaillé, avec un maximum de 2 ans. Et après, vous vous débrouillez. Le système belge est la porte ouverte à tous les abus, il est grand temps de changer tout cela. »</p>
<p>Mélusine : « Il y aura toujours deux types de personnes et celles-ci se retrouveront partout dans la société. Les abuseurs, qui veulent le beurre et l’argent du beurre, ils doivent être combattus et les autres qui sont dans l’impossibilité de boucler décemment leur fin de mois et agissent en intelligence, préférant avoir des comptes à rendre au chômage qu’aux huissiers ou se mettre sur la mutuelle pour santé défaillante suite à une alimentation de mauvaise qualité et de mauvais soins tout bénéfice pour l’Etat. A moins que le calcul de l’Etat soit d’euthanasier indirectement tous ceux qui ne se tuent pas dans un emploi. A partit de cinquante trois ans (et moins diront certains), les chances de retrouver un emploi décent sont de zéro. »</p>
<p>CathyS : « Les chômeurs fraudeurs, des profiteurs ? Oui, toute fraude doit être combattue. Il n&#8217;en demeure pas moins que pour certain, c&#8217;est une question de survie. Je regrette cependant que l&#8217;on ne s&#8217;occupe pas tellement d&#8217;autres fraudes bien plus importantes qui, si elles étaient combattues, rapporteraient bien plus dans les caisses de l&#8217;état. Et celles là ne sont pas le fait de chômeurs, suivez mon regard. »</p>
<p>RRoland : « Je suis moins dérangé par un &#8220;chômeur professionnel&#8221; que par un milliardaire qui élude. »<br />
Boulier : « Désolé mais perso, je suis dérangé par toutes les fraudes. Si chacun payait ce qu&#8217;il doit, tout le monde payerait moins. »</p>
<p><strong><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/04/le-ps-verrouille-la-wallonie/">4 février : « Le PS verrouille-t-il la Wallonie ? </a></strong></p>
<p>Pierre : « Dans les grandes lignes, qui mieux que des socialistes (social) peut mieux gérer la société pour le peuple ? Qui mieux que les Socialistes nous ont amenés au niveau de confort actuel, parce qu’il ne faudrait pas cracher dans la soupe hein. Et le chômage hein qui croyez-vous qui en est responsable ? Di Rupo ou les copains à Reynders, Bart et cie, les banques et les gros capitalistes ? »</p>
<p>Thomas Sluys : « Beaucoup de monde parle de Elio comme le sauveur de la Belgique. Il a juste éliminé toute opposition. Premier ministre, bourgmestre, président de parti, bienvenue en démocratie. S&#8217;il mourrait demain, tout s&#8217;écroule&#8230; Je n&#8217;ai rien contre le PS, mais un parti de gauche qui fabrique de la pauvreté à dessein, c&#8217;est quand même pas super&#8230; »</p>
<p>Guy :  « Je voudrais rappeler que, jusque dans les années 1950, ce n’est pas le PS mais le PSC qui régnait, malgré la présence des socialistes dans les villes. Depuis la fin des années 1960, le parti socialiste n’a plus été seul au pouvoir, que ce soit au niveau national ou au niveau wallon. Il est un peu facile de l’accuser de tout cadenasser. N’oublions pas que le MR et ses prédécesseurs envoient leurs membres dans la diplomatie et le PSC (ah, on dit CDH, maintenant?) les siens au petit séminaire…»</p>
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		<title>Indépendants, les médias? Les conclusions de l&#8217;enquête ce samedi</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 16:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude, journaliste lesoir.be</dc:creator>
				<category><![CDATA[#13 "Les médias ne sont pas indépendants"]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir choisi le thème du 13e tabou, &#8220;les médias francophones ne sont pas indépendants&#8221;, vous avez pu, jour après jour sur ce blog, suivre l&#8217;évolution de l&#8217;enquête et enrichir le débat. Rendez-vous ce samedi matin pour decouvrir les conclusions &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/independants-les-medias-les-conclusions-de-lenquete-ce-samedi/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir choisi le thème du 13e tabou, &#8220;les médias francophones ne sont pas indépendants&#8221;, vous avez pu, jour après jour sur ce blog, <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/13e-tabou/">suivre l&#8217;évolution de l&#8217;enquête et enrichir le débat.</a></p>
<p>Rendez-vous ce samedi matin pour decouvrir les conclusions de l&#8217;enquête d&#8217;Olivier Mouton.</p>
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		<title>Jean-Pierre Jacqmin: “L’ère de la RTBF politisée est révolue”</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 13:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oliviermouton</dc:creator>
				<category><![CDATA[#13 "Les médias ne sont pas indépendants"]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
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		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[Le directeur de l’information de la RTBF regrette que le passé colle parfois au service public comme un sparadrap. “Franchement, j’ai le sentiment d’une grande indépendance à la RTBF, dit-il. Parfois, elle m’étonne.” Et de préciser: &#8220;Non, je n&#8217;ai aucune &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/jean-pierre-jacqmin-%e2%80%9cl%e2%80%99ere-la-rtbf-politisee-est-revolue%e2%80%9d/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/p-20110809-04R3F8.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-581" title="p-20110809-04R3F8" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/p-20110809-04R3F8-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" /></a>Le directeur de l’information de la RTBF regrette que le passé colle parfois au service public comme un sparadrap. “Franchement, j’ai le sentiment d’une grande indépendance à la RTBF, dit-il. Parfois, elle m’étonne.” Et de préciser: &#8220;Non, je n&#8217;ai aucune carte de parti&#8221;</p>
<p><span id="more-580"></span></p>
<p><strong>Le capital</strong></p>
<p><em>Un contrat de gestion aux missions claires</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La RTBF a une singularité en tant que service public. C’est une singularité que certains vont apprécier en tant que tel. D’autres vont se dire qu’il y a un risque de mainmise politique. Où faut-il se situer?</strong></p>
<p><em>La RTBF a deux sources de financement. Il y a la dotation, tout d’abord. Et il y a les revenus de la publicité. C’est un rapport de 3/4, 1/4. Il y a environ 200 millions d’euros de dotation. Et pour le reste, 70 à 80 millions de revenus autres, dont la publicité. On parle là pour l’ensemble du groupe RTBF, radio et télévision confondues.</em></p>
<p><em>Une dotation, avec un contrat de gestion qui fixe les missions à remplir, c’est une solide garantie de pouvoir exercer son métier. Les missions sont très claires en matière de pédagogie, de divertissement et surtout, en ce qui nous concerne, d’information. Nous avons l’obligation de traiter toutes les matières et de toucher un public suffisamment important.</em></p>
<p><strong>Est-ce une contrainte?</strong></p>
<p><em>Pour moi, c’est très confortable et cela nous permet de vraiment travailler dans ce cadre-là. C’est loin d’être des barrières, c’est parfois des garde-fous. On répond à une mission dictée par le pouvoir public, c’est vrai. Mais pour moi, cela a plein de sens. Et quand on arrive à la révision du contrat de gestion, au bout d’un triennat ou d’un quadriennat, on en rediscute les modalités. Mais cela change peu d’une fois à l’autre.</em></p>
<p><em>L’indépendance de la RTBF, elle s’exprime aussi par le montant de cette dotation. Si cette dotation est conséquente et lui permet de remplir ses missions, cela lui permet d’aller au bout de son indépendance.</em></p>
<p><strong>Ces aides publiques vous enchaînent-elles?</strong></p>
<p><em>Mais non! Cela passe par des législations, par un parlement, par des discussions qui sont très claires et transparentes. Je ne vois pas comment un homme, une femme ou un parti politique pourrait se dire qu’il va  être favorisé par la RTBF en donnant une dotation à la RTBF. Ou alors, cela se verrait dans le contrat de gestion. Non, on nous demande de faire de l’information!</em></p>
<p><strong>Il y a des contraintes comme les espaces concédés ou les réglementations en période électorale, non?</strong></p>
<p><em>Les émissions concédée ne font pas partie de l’information. Ce sont des espaces à part, fabriqués par les partis politiques avec du personnel des partis et cela ne relève évidemment pas de l’information RTBF.</em></p>
<p><em>En période électorale, on doit respecter un cadre assez précis, mis en place par les rédactions et présenté devant le conseil d’administration. Nous sommes tenus à un nombre de minutes par parti en fonction de leur nombre de voix aux dernières élections, de leur représentativité. C’est assez transparent.</em></p>
<p><strong>La politisation</strong></p>
<p><em>“On ne m’a jamais demandé ma carte de parti. D’ailleurs, je n’en ai pas”</em></p>
<p><strong>Y a-t-il eu des périodes de politisation à la RTBF?</strong></p>
<p><em>Je suis à la RTBF depuis 1985. Il y a eu effectivement une période où les partis ont appliqué de façon assez stricte le pacte culturel. Je parle de la fin des années 1970. C’était une époque où les couleurs politiques s’immisçaient jusque dans les rédactions. Le Soir l’avait dénoncé à l’époque en publiant l’organigramme complet, ce qui avait suscité une forte réaction et la création de la société des journalistes.</em></p>
<p><em>Quand je suis arrivé à la RTBF, on m’a dit à l’extérieur que je devrais faire part de mes convictions politiques. Je suis arrivé comme documentaliste et on ne m’a rien demandé. En 1987, j’ai réussi l’examen de journaliste, j’ai fait quelques contrats à droite et à gauche en fonction des besoins. En 1990, quand je suis devenu journaliste à part entière, j’ai rencontré le directeur de l’information de l’époque: jamais la question de mon appartenance politique ne m’a été posée. Je suis formel. Pas plus que quand je suis devenu secrétaire de rédaction, pas plus quand j’ai créé Matin Première, que j’en suis devenu rédacteur en chef ou maintenant directeur de l’information.</em></p>
<p><em>Certains m’ont sans doute catalogué dans un camp ou dans un autre. Mais j’ai toujours démenti. D’ailleurs, c’est clair : je n’ai pas de carte de parti ! Et la question ne m’a jamais été posée.</em></p>
<p><em>Maintenant que je suis directeur de l’information, je peux dire catégoriquement que je n’ai jamais demandé la couleur politique d’aucun journaliste. On a renouvelé le cadre et l’organigramme: je ne sais pas si les différents rédacteurs en chef ont une couleur politique, ni laquelle.</em></p>
<p><em>Le pacte culturel n’était pas nécessairement négatif, il voulait le pluralisme. Mais je préfère qu’un journaliste traite l’information en toute indépendance.</em></p>
<p><strong>Le pacte culturel, on l’a mis aux oubliettes?</strong></p>
<p><em>Je ne sais pas mais moi je ne l’ai jamais vu appliqué.</em></p>
<p><strong>Y a-t-il parfois des velléités d’y revenir de la part de certains partis politiques?</strong></p>
<p><em>Je n’ai jamais eu de demande dans ce sens-là ni du conseil d’administration, ni de l’administrateur général.</em></p>
<p><strong>Le contrat de gestion fixe le cadre de votre mission d’information. Arrive-t-il que l’on vous fasse des remarques sur la façon dont vous l’appliquez?</strong></p>
<p><em>Cela dépend qui est ce “on”. Oui, on a des débats entre nous, journalistes. On rend compte devant les instances: CSA, Conseil de déontologie. Mais jamais un politique ne s’est plaint. Ou alors oui, l’un d’entre eux a décidé de porter plainte contre notre travail parce qu’il s’estime lésé. André Antoine s’est adressé au Conseil de déontologie dans le cadre de l’émission “Questions à la une” consacré aux relations entre sexe et pouvoir. Je trouve cela normal. C’est dans le cadre de la pratique journalistique.</em></p>
<p><em>Si on commet des erreurs, on peut être sanctionné en interne, mais ce ne sont pas les politiques qui gèrent cela.</em></p>
<p><em>Franchement, j’ai le sentiment d’une très grande indépendance à la RTBF. Parfois, elle m’étonne. On m’a tellement raconté qu’il y avait des pressions&#8230;</em></p>
<p><strong>La publicité</strong></p>
<p><em>Un mal nécessaire, faute de moyens suffisants</em></p>
<p><em>La RTBF est un service public, mais elle accepte aussi la publicité&#8230;</em></p>
<p><em>Elle existe. Son arrivée a été votée par le conseil d’administration. C’était concomitant à la création de Matin Première en octobre 1994. On ne m’a pas demandé mon avis, on m’a demandé de faire des émissions intégrant la pub autour des grands journaux.</em></p>
<p><strong>Cela a-t-il interféré sur l’image du service public?</strong></p>
<p><em>Sur l’image, certainement. Certains se demandent pour quelle raison la RTBF accepte de la publicité alors qu’elle a déjà une dotation que l’on paye. Si l’on nous donnait l’argent pour remplir toutes nos missions, peut-être pourra-t-on se passer de la publicité. Même si elle fait partie de la vie, on s’y est fait, on s’y est adapté. Mais il ne peut y avoir aucun parrainage de l’information, aucun sponsoring. Nous avons lancé récemment une émission sur des sujets de consommation, “On n’est pas des pigeons”. Il y a des pressions, bien sûr, mais nous résistons. On nous a même demandé de connaître le programme de l’émission avant de remplir les cases publicitaires autour de l’émission. Pas question! Il n’y aura aucune influence de la Régie média belge sur le contenu de l’émission.</em></p>
<p><strong><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/13/andre-linard-%c2%ab-c%e2%80%99est-surtout-la-dependance-financiere-qui-m%e2%80%99inquiete-%c2%bb/">André Linard, président du Conseil de déontologie, s’interrogeait sur certains reportages concédés à des ONG diffusés dans les JT</a>.</strong></p>
<p><em>Ce ne sont pas des espaces concédés. Certaines ONG nous invitent à voir leurs réalisations sur le terrain, mais on peut faire notre travail de façon tout à fait critique et en toute liberté. Je n’ai pas de difficulté particulière avec ça.</em></p>
<p><strong>Cela correspond-il à certaines valeurs?</strong></p>
<p><em>Exactement. Prenez Hiver 2012&#8230; Ce fut une initiative de la rédaction née du fait que tous nos reportages sur le froid, la pauvreté, les SDF&#8230; suscitaient des réactions, des propositions d’aide. Nous avons donc décidé de mettre en place une journée d’information sur ces sujets, d’intérêt public. Et nous nous sommes dit que nous pourrions y greffer un call center. <a href="http://www.lesoir.be/culture/medias/2012-02-14/hiver-2012-revelateur-social-897112.php">Le titre du Soir était juste: Révélateur social.</a></em></p>
<p><strong>La RTBF a-t-elle les moyens de ses missions?</strong></p>
<p><em>Absolument pas. La RTBF est trop court. C’est une évidence. C’est le service public le moins bien financé d’Europe après le Portugal. Or, nous devons avoir plusieurs chaînes, toucher des régions&#8230; Nous sommes sous-financés. La part de la RTBF dans le budget de la Communauté française est passée de 3 à 4% à 2,17% en vingt ans!</em></p>
<p><em>Regardez France 2: même proportionnellement, ils ont bien plus de moyens. Nous avons une rédaction de 240 journalistes. A France 2, ils sont plus de 2000.</em></p>
<p><strong>Y a-t-il des débats à ce sujet?</strong></p>
<p><em>La RTBF a réalisé des économies de tous les côtés. Dans l’information, nous avions trente-huit personnes qui partaient à la retraite, on n’en a pas remplacé la moitié. C’est quand même assez conséquent.</em></p>
<p><em>La Communauté française nous dit qu’elle n’a pas un franc de plus à nous donner. Il faut faire attention, il arrivera un moment où nous n’aurons plus les moyens de nos missions. Du reportage, de l’investigation, cela coûte de l’argent. Ce que je redouterais le plus à l’avenir, c’est qu’on nous mette dans une enveloppe étriquée, et que quand on fasse une émission particulière, on doive aller retendre la sébile chez un ministre ou l’autre. Cela, ce serait dangereux. De même, si nos reportages ne pouvaient plus se faire qu’en accompagnant des ministres ou des entreprises à l’étranger, ce ne serait plus la même chose. On a beau regarder ce qu’il y fait de manière indépendante, ce n’est pas la même chose que de choisir soi-même. Aujourd’hui, nous avons la capacité de faire deux ou trois reportages à l’étranger par mois.</em></p>
<p><strong>Le conflit avec les éditeurs</strong></p>
<p><em>Regardons ensemble la vraie menace</em></p>
<p><strong>Les éditeurs sont en conflit avec la RTBF au sujet de votre volonté de développer de l’écrit sur votre site internet&#8230;</strong></p>
<p><em>L’indépendance de la RTBF doit pouvoir s’exprimer sur tous les supports, en ce compris sur Internet. Sur vos sites d’information, il y a aussi de la vidéo.</em></p>
<p><strong><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/15/vos-questions-a-bernard-marchant/">Bernard Marchant, administrateur délégué de Rossel, dit que cela pourrait tuer la concurrence</a>.</strong></p>
<p><em>Je ne pense pas que ce soit la RTBF, avec son site d’info, qui va tuer les sites des journaux. Par contre, nous ferions bien de regarder ensemble Google, MSN&#8230; qui vampirisent 85% du marché de la pub. On ferait bien de s’allier dans ce sens.</em></p>
<p><strong>Olivier Mouton</strong></p>
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		<title>Benoît Grevisse : &#8220;Un journalisme totalement indépendant n&#8217;existe pas&#8221;</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/independants-les-medias-chattez-avec-benoit-grevisse/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 12:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Soir</dc:creator>
				<category><![CDATA[#13 "Les médias ne sont pas indépendants"]]></category>
		<category><![CDATA[grevisse]]></category>
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		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Les journalistes connaissent des pressions, elles sont renforcées quand les conditions économiques de production se dégradent… Mais la prise de conscience et l&#8217;attachement à l&#8217;indépendance sont sans doute plus vivaces aujourd&#8217;hui chez les journalistes&#8221;. Le résumé du chat avec Benoît &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/independants-les-medias-chattez-avec-benoit-grevisse/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Les journalistes connaissent des pressions, elles sont renforcées quand les conditions économiques de production se dégradent… Mais la prise de conscience et l&#8217;attachement à l&#8217;indépendance sont sans doute plus vivaces aujourd&#8217;hui chez les journalistes&#8221;. Le résumé du chat avec Benoît Grevisse, directeur de l’Ecole de journalisme à l’UCL.</p>
<p><span id="more-570"></span></p>
<p><strong>N&#8217;est-ce pas tout simplement impossible d&#8217;être complètement  indépendant (&#8230;) N&#8217;y aurait-il pas une impasse, une incompréhension  qui nous fait tourner en rond?  (Elise)<br />
</strong></p>
<p><em>Un journalisme pur, totalement indépendant n&#8217;existe pas. C&#8217;est  d&#8217;ailleurs das cette perspective qu&#8217;ils sont formés. Cela ne veut pas  dire que tout est relatif… Souvent une part importante du débat se situe  dans la transparence et la responsabilité vis-à-vis du public. Le  journalisme gagnerait encore beaucoup à afficher ses limites. Et le  public gagnerait à s&#8217;informer (à être formé) sur les réalités du  journalisme&#8230; </em></p>
<p><em>Je suis d&#8217;accord avec cette question du contrat de communication que  le journaliste passe avec son public. Il gagne à dire quand il fait du  compte-rendue, de l&#8217;analyse ou de l&#8217;opinion. Mais le public doit aussi  savoir que l&#8217;énoncé neutre du fait n&#8217;existe pas en journalisme. Le  journalisme n&#8217;impose idéalement pas la vérité, il en propose…</em></p>
<p><em><strong>Quelles pressions les journalistes subissent-ils, sont-elles plus fortes dans le public que dans le privé  ? (Arno)</strong><br />
</em></p>
<p><em>Les pressions existent dans le public comme dans le privé. Dans  l&#8217;ensemble, les journalistes ont gagné beaucoup en indépendance au cours  des dernières décennies. Mais ils ont perdu en qualité des conditions de  production. Les pressions sont souvent subtiles et me sont rapportées  dans tous les médias. (&#8230;) Les lignes directes  entre politiques et rédactions ont disparu. Par contre, j&#8217;observe des  consignes rédactionnelles non explicites à certains moments et liées à  des moments où un acteur médiatique ne tient pas à se mettre e froid  avec tel ou tel parti… A l&#8217;inverse, certaines rédactions ne tolèrent  aucune pression.Les pressions qui émanent de la pub sont bien plus difficiles à  contrer. </em></p>
<p><strong>Seul PAN/Père UBU est indépendant (des partis, des subventions, de la pub, &#8230;).  (Guest)<br />
</strong></p>
<p><em>PAN/Père UBU s&#8217;inscrit une tradition vivace utile à la démocratie. Mais il n&#8217;est pas à l&#8217;abri d&#8217;intérêts particuliers… La presse d&#8217;opinion a disparu, faute de public. Les opinions se sont donc resserrées.</em></p>
<p><strong>Un journaliste indépendant, est-ce un journalistes qui dit à ces lecteurs ce qu’ils veulent entendre ?  (Alain)</strong></p>
<p><em>Je pense qu&#8217;un journaliste indépendant est aussi celui qui sait dire à son public ce qu&#8217;il n&#8217;a pas envie d&#8217;entendre. C&#8217;est aussi difficile que de résister aux pressions économiques, politiques, judiciaires…</em></p>
<p><strong>L&#8217;aide à la presse nuit-elle à l&#8217;indépendance des médias ? (Hyppolite)</strong></p>
<p><em>Sincèrement, et je les observe de près, je ne crois pas un instant que les aides à la presse ont un impact sur le traitement journalistique de la politique. </em></p>
<p><strong>La presse est révolue, mais qu&#8217;est-ce qui va suivre ? Les citoyens sur Twitter ? Le journalisme est un vrai métier tout de même. (Lorent)</strong></p>
<p><em>Tout à fait d&#8217;accord. On est entré dans une ère qui relève davantage du médias de masse individualisé. Vous pouvez lire ce que vous voulez et réagir. Nous ne consommons plus l&#8217;info en masse, au même moment. Si chacun trouve voix au chapitre, l&#8217;apport du journaliste reste fondamental.</em></p>
<p><strong>Les journalistes flamands ou anglo-saxons sont-ils plus libres dans leurs mouvement, plus indépendante ? (arthur)</strong></p>
<p><em>Je ne pense pas que les journalistes anglo-saxons ou flamands sont plus indépendants… Le mythe de la BBC objective a vécu et c&#8217;est tant mieux. C&#8217;est une erreur de croire que le &#8220;facts only facts&#8221; met le journaliste à couvert. Quant aux Flamands, ils bénéficient sans doute de conditions de production plus aisées. Mais la pression politique ou de l&#8217;opinion publique est évidente…</em></p>
<p><strong>Quelle est la marge d&#8217;indépendance d&#8217;un journaliste qui ne dispose  pas de conditions de travail (contrats de travail, conditions  financières, carences d&#8217;emplois disponibles) lui permettant d&#8217;écrire ou  de dire ce qu&#8217;il pense? (Mike )</strong></p>
<p><em>Il est évident que des conditions d&#8217;emploi permettant d&#8217;exercer  son métier de journaliste et de respecter son devoir d&#8217;indépendance sont  une condition minimale. Petit marché et donc difficultés propres. Mais  ce n&#8217;est pas un problème purement belge…</em></p>
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		<title>« Les juges sont sous influence »</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 05:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude, journaliste lesoir.be</dc:creator>
				<category><![CDATA[#12 "Les juges sont sous influence"]]></category>
		<category><![CDATA[juges]]></category>
		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;influence des politiques, de la religion La justice et les magistrats qui l&#8217;administrent sous depuis toujours sous les feux de la suspicion. Sont-ils indépendants, principalement du pouvoir politique ? Ces hommes de robes, garants du pouvoir judiciaire, font-ils œuvre d&#8217;indépendance &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/17/%c2%ab-les-juges-sont-sous-influence-%c2%bb/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_566" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/16_tabous.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/16_tabous-300x285.jpg" alt="© Steven Hermans " title="© Steven Hermans " width="300" height="285" class="size-medium wp-image-566" /></a><p class="wp-caption-text">© Steven Hermans </p></div> L&#8217;influence des politiques, de la religion</p>
<p>La justice et les magistrats qui l&#8217;administrent sous depuis toujours sous les feux de la suspicion. Sont-ils indépendants, principalement du pouvoir politique ? Ces hommes de robes, garants du pouvoir judiciaire, font-ils œuvre d&#8217;indépendance et d&#8217;impartialité en toutes circonstances ?</p>
<p><a href="http://pdf.lesoir.be/">Le dossier complet dans le Soir</a>.</p>
<p><span id="more-564"></span></p>
<p>-<strong>Pourquoi n&#8217;en parle-t-on pas ?</strong> Les magistrats bénéficient de cette présomption de « bien faire ». Les manquements déontologiques ou professionnels dont ils doivent rendre compte sont sanctionnés par des instances qui ne rendent pas leurs décisions publiques, pour éviter de jeter opprobre sur les intéressés et sur l&#8217;institution Justice en général. On n&#8217;en parle pas non plus car les écarts avérés sont rares. La Justice, de tous nos pouvoirs, peut s&#8217;enorgueillir d&#8217;être l&#8217;un des plus contrôlés.</p>
<p>-<strong>Un chiffre pour objectiver</strong>. Depuis 2005, 114 magistrats ont fait l&#8217;objet de procédures disciplinaires. Vingt ont été renvoyés devant le Conseil national de Discipline pour des retards apportés dans des jugements, des absences répétées, des faits de faux ou de détournements de documents. Des magistrats sont également sanctionnés pour des fautes de comportement, indignes de leur qualité de magistrats : des dettes excessives, de l&#8217;alcoolisme, etc.</p>
<p>-<strong> La révélation de l&#8217;enquête</strong>. Un nouveau code de déontologie balisera le comportement des magistrats, tant dans leur vie privé que professionnelle. La société a évolué. Les normes déontologiques ont évolué en même temps que la société. Un magistrat peut-il fréquenter une prostituée ? Oui, s&#8217;il ne tombe pas sous a coupe de proxénètes et expose ainsi son indépendance à des pressions.</p>
<p>- <strong>Une piste pour sortir du tabou</strong>. Christian Panier, magistrat honoraire, nous l&#8217;explique. Le juge est à la croisée de tous les courants qui traversent la société. Les magistrats sont humains, issus de milieux sociaux différents, ont leur vie en dehors des prétoires. L’ascèse que le magistrat doit cultiver doit assurer son indépendance et son impartialité.</p>
<p><a href="http://pdf.lesoir.be/">Le dossier complet dans le Soir</a>.</p>
<p><strong>Marc Metdepenningen<br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">© Steven Hermans</media:title>
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		<title>Stéphane Rosenblatt: “Le leadership de RTL prouve que notre projet est cohérent”</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 14:43:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Soir</dc:creator>
				<category><![CDATA[#13 "Les médias ne sont pas indépendants"]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[rtl]]></category>
		<category><![CDATA[tabous]]></category>

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		<description><![CDATA[Le directeur des programmes et de l’information de RTL insiste sur les barrières nettes mises en place entre intérêts rédactionnels et commerciaux dans un média privé. Et sur l’ouverture de sa chaîne à un spectre de plus en plus large &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/2012/02/16/stephane-rosenblatt-%e2%80%9cle-leadership-de-rtl-prouve-que-notre-projet-est-coherent%e2%80%9d/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/16_rosen.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-555" title="Stéphane Rosenblatt:" src="http://blog.lesoir.be/tabous/files/2012/02/16_rosen-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /></a>Le directeur des programmes et de l’information de RTL insiste sur les barrières nettes mises en place entre intérêts rédactionnels et commerciaux dans un média privé. Et sur l’ouverture de sa chaîne à un spectre de plus en plus large en matière d’information. <em>“L’indépendance est notre combat de tous les jours.”</em></p>
<p><span id="more-552"></span></p>
<p>Les internautes ont choisi l’indépendance des médias <a href="http://blog.lesoir.be/tabous/category/13e-tabou/">comme treizième tabou à évoquer dans la série d’enquêtes du “Soir”</a>. Etonné, Stéphane Rosenblatt ?  “<em>Non, parce que c’est tout à fait dans l’air du temps</em>, dit-il. <em>Les médias font partie de la défiance générale que les citoyens ont par rapport à toute une série d’institutions. Beaucoup ont l’impression que nos intérêts sont inextricablement liés aux intérêts des pouvoirs au sens large, qu’ils soient institutionnels, politiques, économiques&#8230; Le développement des réseaux sociaux, l’ensemble des plateformes sur le web fait naître le sentiment d’une certaine virginité de l’expression citoyenne face au prétendu corporatisme du pouvoir. Je traduis cela aussi comme une démission démocratique, qui se traduit par une critique passive, rien d’autre. Voilà. C’est difficile de ne pas l’acter, de ne pas reconnaître que cette critique existe</em>.”<br />
Il peut dès lors paraître candide, souligne le directeur des programmes et de l’information de RTL, de dire que l’on n’a jamais subi de pressions directes sur le plan commercial ou d’affirmer que les conflits d’intérêts éventuels ont toujours été tranchés en faveur de l’indépendance éditoriale. “<em>La pression existe, oui, mais nous avons toujours résist</em>é, insiste-t-il.<em> Mais on a parfois l’impression de parler dans le vide parce qu’on ne vous croît pas. Le plus paradoxal, c’est que ce sont les médias le plus consommés par les citoyens qui sont souvent au centre des critiques. En Belgique francophone, nous avons des parts de marché énormes par rapport à d’autres pays.”</em></p>
<p>Stéphane Rosenblatt reconnaît les limites propres au média audiovisuel lui-même. “<em>On ne peut pas avoir l’arrogance ou la vanité de croire que l’on présente en quarante minutes le monde dans toute sa complexité. Nous ne sommes qu’un élément, puissant, de la chaîne d’informations. Jamais il n’y a eu autant de sources disponibles! Aux citoyens de les multiplier.”</em></p>
<p><strong>Le capital</strong><br />
<em> Des barrières de séparation très nettes</em></p>
<p>Quelle pourrait être la force de RTL en terme d’indépendance? “<em>Il y a une pratique et une histoire propre à RTL, et pas uniquement en Belgique, </em>dit Stéphane Rosenblatt. <em>Dès le moment où vous êtes un média commercial, avec des capitaux privés, et que vous voulez construire une relation de crédibilité et de confiance avec le téléspectateur, plus encore que tout autre,  vous devez avoir des barrières de séparation très nettes entre les intérêts privés et l’information que vous développez. C’est une tradition que radio Luxembourg a depuis longtemps. C’est ce que nous avons mis en place en Belgique dès le départ. Sans ces balises, il aurait été impossible de développer un projet qui nous mène au leadership en matière d’information</em>.”</p>
<p>C’est intrinsèquement lié au contrat de confiance de RTL, à son projet éditorial. “<em>J’y suis rentré comme journaliste et reporter il y a vingt-sept ans</em>, raconte Stéphane Rosenblatt.<em> Et j’ai toujours connu ces balises majeures. Personne n’est naïf: cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pressions. Au plus un média est puissant, au plus il représente quelque chose sur la place publique, au plus il est logique que les attentes des groupes de pression soient grandes. Bien sûr, le téléphone sonne. Bien sûr, nous nous engueulons parfois. Mais sommes-nous armés pour résister à ces pressions? La réponse est oui!</em>”</p>
<p><strong>L’audimat</strong><br />
<em> Nous nous sommes ouverts à d’autres publics</em></p>
<p>La quête d’audience de RTL, son désir de proximité avec le téléspectateur, n’est-ce pas à l’inverse une pression implicite sur l’indépendance éditoriale? Prisonnier de la ligne? “<em>Chaque média a son projet éditorial et tente d’y rester cohérent</em>, souligne Stéphane Rosenblatt.<em> A RTL, je peux vous dire pour y avoir assisté depuis le début qu’il a largement évolué. Au départ, il était très restreint, centré sur la proximité, sur l’information locale et générale. Nous n’avons pu devenir leader de l’information qu’en nous ouvrant à d’autres publics, à d’autres types de préoccupations. En cherchant à offrir une plus grande référence, avec des journalistes indépendants et de qualité. Aujourd’hui, RTL a un projet qui couvre l’information institutionnelle, internationale, économique sans jamais renier son ADN qui est l’information de proximité et l’information générale.</em>”</p>
<p><strong>Le projet éditorial</strong><br />
<em> Une référence, au même titre que la RTBF</em></p>
<p>Il y a une centaine de journalistes à RTL. “<em>C’est une rédaction qui est par définition pluraliste. Nous ne sommes pas prisonniers de notre projet, non. Notre public s’est reconnu dans notre cohérence. Qui dit cohérence ne dit pas dogme. Les temps ont changé, les préoccupations des Belges ont changé. Si on ne se soucie pas de l’avenir politique et institutionnel du pays, par exemple, vous ne pouvez pas assurer le leadership sur ce marché. Ce leadership n’a pas de sens si on ne l&#8217;investit pas dans l’exigence et la qualité. Si on tirait les gens vers le bas, en ne cherchant que le plus commun dénominateur, jamais nous ne serions leaders sur ce marché.</em>”</p>
<p>Une preuve de cette volonté de cohérence, affirme-t-il, ce sont ces soirées électorales sans publicités. “<em>Si nous avions une vision de rentabilité à court terme, cela fait bien longtemps que nous n’aurions plus de soirées électorales ou que nous ne couvririons plus les grands enjeux internationaux.”</em><br />
Le service public bénéficierait-il d’une plus grande crédibilité intellectuelle? “<em>Non! Vous n’avez aucun outil qui vous permette de dire ça. Nous avons chaque année des études de perception qui nous donnent l’image qu’ont les téléspectateurs de notre chaîne, notamment en matière de référencement. Cela démontre que l’effort accompli dans l’information depuis une dizaine d’années paye. Nous sommes au minimum à égalité avec la RTBF en terme de perception par le public de la crédibilité du référencement de l’info</em>.”</p>
<p>RTL aurait les coudées plus franches que la RTBF? “<em>Je ne dis pas ça. C’est un débat d’arrière-garde. Il y a parfois de la musculation dans notre concurrence frontale et directe dans l’information. Celle-ci est un fait: c’est le seul secteur d’auto-production dans lequel nous nous battons tous les jours. Il y a parfois des débordements, mais cela devient de plus en plus rare. Je n’attaquerais pas la RTBF. Le fait d’être privé ou public n’octroie pas une plus grande garantie d’indépendance. Il n’y a que la pratique pour le démontrer, l’auto-régulation, la façon dont vous  recruter les journalistes&#8230; En tant que directeur de l’information, je peux vous dire que l’indépendance est un combat de tous les jours. Ce n’est jamais gagné, mais il faut en avoir la conviction et les moyens. Nous y tendons en permanence.</em>” Et des organes comme le Conseil de déontologie permettent de mettre en avant ce qui est combat commun de tous les médias, dit-il.</p>
<p><strong>Les moyens financiers</strong><em></em></p>
<p><em>L’information est une priorité dans notre stratégie</em></p>
<p><em>“Ils ne seront jamais suffisants parce que nous vivons dans un petit pays et un petit marché</em>, explique le directeur de l’information de RTL. <em>Mais ce qui est sûr, c’est que nous essayerons toujours de préserver les moyens de la rédaction. Parce qu’au-delà d’une certaine limite, il devient difficile de lutter pour son indépendance. La proportion de moyens utilisés par nos rédactions au regard des moyens de production investis dans la maison sont extraordinaires si l’on compare cela avec la plupart des chaînes privées en Europe.</em>”</p>
<p>Quelle est cette proportion? <em>“Je ne vous le dirai pas. Mais elle est importante par rapport aux moyens investis dans d’autres secteurs. Un journaliste de la maison vous dira sans doute que c’est insuffisant, que la productivité qu’on attend de lui est toujours plus importante. La mutation industrielle a lieu chez nous comme ailleurs. Mais je peux vous assurer que l’information est une priorité dans notre stratégie et nous le rappelons le plus souvent possible à nos équipes.</em>”<br />
“<em>Les médias</em>, conclut-il,<em> doivent avoir une attitude offensive. Ils doivent écouter le citoyen, mais ils sont également en droit de les interpeller. La culture de critique sociale dans les pays anglo-saxons a une force qu’elle n’a pas chez nous: elle fait partie de la culture intellectuelle profonde. Chez nous, il y a toujours quelque chose de caricatural dans la critique de la télévision parce que l’audiovisuel n’a pas encore la reconnaissance intellectuelle à laquelle il a droit. Alors que les médias ont énormément évolué.”</em><br />
Au-delà de l’information, l’apparition de “Lost” et de “Desesperate Housewives”, il y a huit ans, a marqué un tournant. <em>“Ces séries télévisées ont donné de nouvelles lettres de noblesse à la fiction populaire de télé. Avec une grande richesse de construction scénaristique, un anticonformisme revendiqué&#8230; Même l’élite acceptait cela. Pour nous, cela a été énorme! C’est un virage fondamental que nous avons pris. Cela a donné une image plus jeune d’un média vieillissant. Cela a élargi notre public et cela nous a aidé dans notre stratégie d’ouverture&#8230;</em>”</p>
<p><strong>Olivier Mouton</strong></p>
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