Cet été, partez observer les baleines et les dauphins en Méditerranée

© Cybelle Planète

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Si vous êtes, comme moi, passionné par les baleines, dauphins et autres cétacés, et si vous cherchez comment occuper une prochaine semaine de vacances en joignant l’utile au très agréable, voilà une opportunité à ne pas manquer ! L’association scientifique Cybelle Planète vous propose de participer à ses programmes d’observation de la biodiversité marine en Méditerranée. Vous rêviez de ressembler au commandant Cousteau ? Embarquement immédiat : le prochain départ pour une semaine en mer est prévu le samedi 20 juillet. Mais rassurez-vous, il y en a d’autres tous les samedis jusque fin août.

 

© Philippe Berkenbaum

© Philippe Berkenbaum

Comment ça se passe ? Au départ d’Hyères ou de Marseille, vous embarquez à bord d’un des voiliers de Cybelle pour une semaine de mission d’observation dans l’un des sanctuaires marins de la Grande Bleue, rien que ça. Vie à bord, encadrement par un éco-guide et un skipper, il ne vous manque plus que le bonnet rouge pour compléter votre profil de parfait petit scientifique marin.

Je vous livre ci-dessous un résumé des infos prodiguées par l’association scientifique Cybelle Planète. Tous les détails sont ici sur leur site où vous découvrirez aussi toutes sortes d’autres missions d’écovolontariat en Europe et dans le monde.

www.cybelle-planete.org

Concrètement

Ces missions visent à évaluer l’impact du trafic maritime sur les cétacés et à suivre l’évolution de la biodiversité marine méditerranéenne. Elles durent 7 jours, se passent à bord d’un voilier, et sont encadrés par un guide scientifique et un skipper. La flotte est constituée de deux voiliers qui embarquent chacun 7 écovolontaires maximum. L’un part de Hyères et navigue en mer Liguro-Provençale, l’autre de Marseille et navigue dans le Golfe du Lion et aux abords du sanctuaire Pélagos.

Ces deux zones sont des lieux de prédilection pour les cétacés, dont elles abritent plusieurs espèces : rorqual commun (deuxième plus grand animal au monde après le rorqual bleu), cachalot, globicéphale noir, plusieurs espèces de dauphins… Mais vous verrez aussi beaucoup d’autres espèces comme les tortues, poissons lunes, thons, raies, espadons, méduses… et de nombreuses oiseaux.

© Philippe Berkenbaum

© Philippe Berkenbaum

Pas besoin d’avoir un diplôme d’océanographie, aucune compétence particulière n’est nécessaire. Tout l’équipage participe aux différentes phases d’un programme de recherche en mer. Le programme de navigation dépend des conditions météo et des impératifs scientifiques. Le voilier navigue en général du lever au coucher du soleil. Une ou plusieurs nuits au large sont à prévoir, le voilier s’arrête également pendant quelques nuits près de la côte, dans des criques. La durée de chaque mission est de 7 jours.

Habitat

Au départ de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’équipage navigue dans le Sanctuaire Pélagos pour les mammifères marins, au nord-est de la méditerranée. Cette zone est très productive et riche en plancton, elle est très fréquentée par les mammifères marins. Ses caractéristiques ont conduit à la création d’une zone protégée. Le sanctuaire marin est un accord signé en 1999 entre l’Italie, la France et Monaco. La zone de protection de près de 90000 km² va de la presqu’île de Giens, au sud de la Toscane et au nord de la Sardaigne. La totalité de la côte ouest de la Corse fait partie du sanctuaire. Dans ce périmètre croisent régulièrement 2 à 3000 rorquals et 25000 dauphins.

(c) Cybelle Planète

(c) Cybelle Planète

 

 

 

 

 

 

Au départ de Marseille, l’équipage navigue sur le plateau du Golfe du Lion et au large de la Provence. Zone particulièrement productive et riche en poisson, de nombreuses espèces de cétacés y séjournent durant la période estivale. Certaines, comme le grand dauphin, s’y sont même sédentarisées. Il semble que depuis quelques années la population de cétacés observée durant l’été s’accroit considérablement.

Les missions

Les missions cétacés et biodiversité sont organisées depuis 2005. Plus de 350 écovolontaires y ont participé et grâce à eux, les expéditions en mer peuvent se poursuivre chaque année. Les informations collectées ont déjà servi dans plusieurs études scientifiques et ont ainsi permis de mettre en évidence de nouvelles stratégies pour une meilleure conservation des cétacés de méditerranée.

Voir le bilan annuel des campagnes

Cet été, lors de la première semaine d’expédition, les écovolontaires ont déjà observé plus de 140 dauphins. Vous pourrez lire leurs observations sur la page Facebook de l’organisation : www.facebook.com/cybelleplanete.org

Votre implication

En tant qu’écovolontaire, vous aurez 4 rôles à jouer pour le travail scientifique :

  • Observations visuelles : suivi comportemental de groupes de cétacés, comptages des méduses, des tortues et des poissons lunes.
  • Chronométrage des sondes (apnées des cétacés)
  • Prises de notes (position GPS, météo, données sur les animaux…)
  • Saisie informatique des données collectées

Le guide scientifique se charge de la photo-identification des cétacés : avant tout Dauphin de Risso, Grand dauphin et Globicéphale noir, Cachalot et Rorqual. Les photographies des écovolontaires sont également les bienvenues.

(c) Cybelle Planète

(c) Cybelle Planète

En tant qu’écovolontaire, vous participez intégralement à la vie à bord, vous assistez les scientifiques dans leurs travaux de recherche, vous aidez aux manœuvres du bateau et participez aux quarts de barre.

Sous encadrement scientifique, vous mènerez les observations de cétacés sur le pont tout au long de la journée : comptage, observations comportementale, chronométrage, détermination du positionnement géographique, photo identification, suivis du trafic maritime… Une veille permanente est assurée sur le pont du bateau, de manière à obtenir les informations les plus précises possibles. Dans la journée, et selon la demande, le responsable scientifique à bord pourra donner des explications sur la cétologie et l’environnement marin.

Une fois les travaux de recherche quotidiens terminés, vous pourrez également vous baigner en mer ou au mouillage dans les criques et les îles. Selon l’itinéraire de la croisière, vous aurez l’opportunité de nager au bord de la côte ou en pleine mer. Voilà ce que j’appelle joindre l’agréable à l’utile.

Infos pratiques

Toutes les missions commencent et finissent au port. Le rendez-vous à lieu au bateau, le matin du premier jour (samedi) avec les responsables du projet. Le départ en mer, si les conditions météo le permettent, a lieu l’après midi du jour de rendez-vous ; et le retour au port 7 jours plus tard, le vendredi en fin de matinée.

Vous êtes hébergé sur un voilier qui dispose de tout l’équipement nécessaire à une navigation dans de bonnes conditions de sécurité. A bord, les cabines sont doubles et il y a une ou deux salles de bain. L’hébergement à bord du voilier impose certaines contraintes : l’utilisation de l’eau (notamment pour les douches) est restreinte lors des longs séjours en mer, et vous aurez certainement à partager votre cabine avec un ou une autre écovolontaire (de préférence du même sexe que vous). Il est également possible que certains aient à dormir dans le carré du bateau, le confort est donc limité.

La vie à bord est conviviale et chaleureuse, la préparation des repas se fait en commun, et ils ont lieu sur le pont dans le cockpit, ou dans le carré. Tout le monde est tenu de participer aux tâches ménagères, comme les courses, la cuisine, le nettoyage… Des quarts sont prévus tout au long de la semaine pour la préparation des repas et la vaisselle.

Tarifs

Tout cela n’est pas gratuit. Si vous partez avant le 19 juillet ou entre le 17 et le 30 août, il vous en coûtera 950 euros de frais de mission. Entre le 20 juillet et le 16 août, c’est 1.100 €. Une réduction de 10 % est accordée aux groupes de minimum 3 personnes. Et une déductibilité fiscale est également possible.

Le prix comprend :

  • l’encadrement à bord du bateau et le skipper
  • la logistique (voilier, places au port, le carburant, …)
  • les frais de fonctionnement de l’association
  • la nourriture

Mais il n’inclut pas votre voyage jusqu’au port de départ.

Plus d’infos ? www.cybelle-planete.org

 

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