Le Club Med recrute 1700 G.O. en majorité francophones

(c) Bruno Van Loocke

(c) Bruno Van Loocke

Si vous vous sentez une âme de bronzé, c’est le moment de postuler : le Club Med lance sa traditionnelle campagne de recrutement printemps-été 2014 – un rendez-vous annuel qui a des allures de défilé mais qui ne se démode pas. Objectif : recruter 1 700 personnes pour rejoindre les quelque 13 500 G.O. et G.E. (Gentils Organisateurs et Gentils Employés pour choyer les Gentils Membres que nous sommes, ce sont des marques déposées !) dans les 33 villages d’Europe et d’Afrique. Plus de la moitié (60 %) seront recrutés en France et en Belgique francophone. Certes, il s’agit d’emplois temporaires et/ou saisonniers et c’est bien du boulot, pas des vacances. Mais saviez-vous qu’une étude récente montrait que les jeunes qui sont passés par le Club trouvent plus facilement du boulot ensuite ? Le Club, un tremplin pour l’emploi, paraît-il.

(c) Kei Yoshiba

(c) Kei Yoshiba

D’abord, parlons profils. Que cherche le Club ? La moitié des postes (53 %) à pourvoir concerne le pôle hôtelier et le recrutement vise en majorité les métiers de la restauration (bar/cuisine/restaurant). Les autres fonctions hôtelières incluent les métiers de la réception, de l’hébergement et des supports, mais aussi des assistants managers. Du coup, bien sûr, l’autre moitié des postes touche au pôle loisir, avec des métiers liés aux sports, à la petite enfance, à l’événementiel, à la forme, à la santé ou aux boutiques.

Quelles sont les compétences recherchées ? C’est logique, le Club cherche bien sûr à recruter des professionnels diplômés et/ou ayant de l’expérience dans leurs métiers. Le G.O, dit le Club, « se doit d’être un expert dans sa profession, de disposer d’un véritable savoir-faire et d’avoir la capacité de gérer une relation client en univers haut de gamme », rien que ça ! De plus, vu l’internationalisation croissante du champion des vacances all-in-one, une importance particulière est accordée à la maîtrise de l’anglais (et du français pour les candidats étrangers). Une bonne connaissance d’autres langues étrangères (italien, turc, allemand, néerlandais, russe…) étant un plus, un atout, quoi.

Outre les compétences, le Club Med attache beaucoup d’importance à la personnalité des candidats : « L’aptitude à créer du lien, l’enthousiasme, le sens du service mais aussi ‘le fun’ (en anglais dans le texte) sont les talents essentiels de nos G.O., insistent les RH. C’est ce qui fait l’Esprit Club Med. » Pas besoin d’expliquer, si ?

Bon d’accord, tout ça est assez exigeant pour des boulots qui ne le sont pas moins puisqu’ils impliquent la vie sur place et une disponibilité totale. Et si vous êtes logé, nourri, blanchi, vous ne gagnerez pas de l’or en barre, loin s’en faut… même si le Club ne communique pas sur la question des salaires. En revanche, les héritiers de feu Gilbert Trigano avancent un autre argument massue, étude à l’appui : « Travailler au Club, affirment-ils, c’est un tremplin pour l’avenir. »

(c) Bruno Van Loocke

(c) Bruno Van Loocke

Un tremplin vers l’emploi

Les deux tiers des jeunes formés dans les villages du Club Med trouvent plus facilement un emploi quand ils quittent l’aventure que la moyenne du marché, montre une étude interne. Progression professionnelle et développement personnel agissent comme un tremplin. Bonne nouvelle, quand on sait que le Club recrute 5 000 collaborateurs par an. Ce sont, pour l’essentiel, des emplois temporaires. Six nouvelles recrues sur dix ont entre 18 et 24 ans (et 90 % moins de 30 ans), peu ou pas d’expérience professionnelle et signent pour un CDD de six mois ou un an, qui peut être prolongé si tout se passe bien.

Peu nombreux sont ceux qui font carrière au Club, même si l’entreprise se targue de compter une majorité d’anciens G.O. parmi ses cadres et dirigeants. Mais il n’y a pas de postes à responsabilités pour tout le monde. En moyenne, 40 % des jeunes y passent 2 ou 3 saisons, 30 % 4 à 6 saisons et 30 % plus de 7. Mais la plupart sont ravis de cette expérience dont ils tirent ensuite parti pour décrocher un emploi plus durable.

(c) Delphine Coutant

(c) Delphine Coutant

Un accélérateur de carrière

C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude – la première du genre – que vient de réaliser le Club Méditerranée sur l’employabilité de son personnel. « Nous pouvons l’affirmer haut et fort : un passage par le Club développe l’employabilité et facilite ensuite l’insertion sur le marché du travail », affirme Olivier Rozier, directeur des ressources humaines pour l’Europe et l’Afrique.

Chiffres à l’appui : 64 % des personnes interrogées dans quatre pays européens (1215 répondants sur 3 500 anciens collaborateurs interrogés) disent avoir décroché un emploi dans les trois mois après leur départ. Et 20 % dans les 3 à 6 mois. En Belgique, le taux d’emploi à 3 mois grimpe même à 68 %. Et dans la moitié des cas, ce sont des CDI.

Mieux que le marché de l’emploi dans son ensemble ? Oui, si l’on considère que les jeunes recrues du Club Med sont en général peu diplômées. Moins de la moitié (42 %) ont un diplôme d’études supérieures d’au moins trois ans. C’est donc que leur passage dans un ou plusieurs villages de la marque au trident leur a donné quelques atouts. C’est ce que montre l’étude, confirme Olivier Rozier.

« Nous leur permettons de progresser professionnellement dans l’exercice d’un métier, à travers la pratique, l’encadrement et la formation ; et plus de 80 % nous disent aussi avoir bénéficié d’un développement personnel, d’avoir acquis de la maturité, de s’être ouvert aux autres et aux autres cultures. Ces deux vecteurs de développement agissent ensuite comme un véritable tremplin vers l’insertion professionnelle. Voire même un accélérateur de carrière. »

Pour exercer la centaine de métiers représentés dans cette entreprise pas comme les autres, les candidats doivent montrer des aptitudes plus que des compétences ou des qualifications, poursuit le DRH – à quelques exceptions près. « Sens du service, capacité à créer du lien, ouverture aux autres, convivialité, enthousiasme et joie de vivre sont les ingrédients de base. Le talent est un plus, tout comme le sens de la fête. » Quant au métier, il s’apprend ou se perfectionne sur le terrain, grâce aux multiples dispositifs de formation dont dispose le Club Med. Jusqu’à sa propre académie.

Si l’expérience vous tente, sachez encore une chose : en tant que Belge, vous bénéficiez d’un atout, à en croire Olivier Rozier : « Dites bien à vos lecteurs que les Belges qui nous rejoignent font de très bons G.O. et de très belles carrières. Car ils baignent plus qu’ailleurs dans la multiculturalité et montrent une appétence particulière à l’ouverture aux autres. La Belgique est un marché très important pour notre recrutement. »

Philippe Berkenbaum

Intéressé(e) ? Une seule adresse pour postuler : www.clubmedjobs.com

 

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4 réponses à Le Club Med recrute 1700 G.O. en majorité francophones

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  3. C’est vrai que pour les métiers de la restauration il est vraiment intéressant de pouvoir travailler pour un grand groupe comme le Club Med.

    Bon recrutement à tous ;)

  4. Morgane Houbotte dit :

    Quel formation faut t’il faire? Et quel diplome avoir?

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