Astuces pour voyager en toute sécurité

Croco

 

Les destinations les plus attirantes ne sont pas toujours les plus faciles. Chaque type de voyage réserve sa part de difficultés, voire de dangers, contre lesquels il est bien entendu possible de se prémunir. Le voyage, c’est comme la santé : mieux vaut prévenir que guérir. A chaque destination ses précautions ? Petit tour d’horizon.

Sauvage… comme au Botswana

On s’immerge L’Okavango, seul fleuve de la planète qui n’atteint jamais l’océan, se noie dans le désert du Kalahari, au cœur du Botswana. Formant un immense delta qui abrite la faune et la flore la plus variée d’Afrique australe. Un sanctuaire écologique préservé du tourisme de masse, où flotte un parfum de retour aux origines, où l’on communie avec la nature et les peuples autochtones, dont les Bushmen. Le camping est le plus pur moyen de s’immerger dans cette arche de Noé. Un troupeau d’éléphants qui traverse le campement sans laisser un arbre ni votre sommeil indemne, ça procure une sacrée dose d’adrénaline !

On s’abrite Là où la faune est reine, le danger animal est partout – mais les accidents rares. Ne jamais se promener seul, ni quitter son véhicule à proximité d’un fauve, d’un buffle, d’un éléphant ou d’un hippopotame, se méfier des hautes herbes où ils se dissimulent facilement… La nuit, votre tente est un abri sûr. Attention aux micro-bestioles : le palud est endémique (prophylaxie recommandée), la mouche tsé-tsé rôde et mieux vaut éviter de se baigner dans les eaux du delta, bilharziose oblige. Elles sont, du reste, infestées de crocodiles !

 

Chaud… comme au Sahara

On rayonne Il n’est pas seulement le plus vaste mais aussi le plus chaud. Avec un ensoleillement de 97 %, le Sahara est le désert où le soleil brille le plus. Températures supérieures à 50°C et taux d’humidité quasi nul. Une randonnée dans le désert est un voyage physique autant qu’intérieur. « On ne voit rien, on n’entend rien mais quelque chose rayonne en silence », disait le Petit Prince. Qu’on s’y promène en Algérie, en Tunisie, au Maroc ou en Mauritanie, on arpente l’immensité des dunes de sable, des massifs rocheux ou des plaines caillouteuses, à la rencontre des Berbères nomades ou troglodytes. Dans les traces des animaux adaptés aux conditions extrêmes : étouffantes le jour, glaciales la nuit.

On se couvre Ne vous y aventurez jamais sans guide, vous seriez vite perdu. Malgré la chaleur, restez couvert : la tête avec un chèche, bras et jambes avec des vêtements amples, pour éviter brûlures et déshydratation. Les bédouins portent des habits de laine pour garder l’humidité du corps. Buvez beaucoup, de préférence du thé chaud, dont l’effet vasodilatateur produit une sensation rafraichissante. Et si vous dormez sous les étoiles, n’ayez pas peur des scorpions : ils ont plus peur que vous.

 

Haut… comme au Tibet

Lhasa (le chien ? un Pékinois, bien sûr)

Lhasa (le chien ? un Pékinois, bien sûr)

On s’élève On ne l’appelle pas pour rien le Toit du monde. La patrie du dalaï-lama – que ce dernier encourage à visiter malgré l’occupation chinoise – demeure aussi mythique que reculée, nichée dans des paysages montagneux d’une puissance écrasante. La chaleur de ses habitants n’a d’égale que leur ferveur religieuse, bien qu’un grand nombre de temples et monastères aient été détruits après l’annexion. Le Tibet offre au voyageur un dépaysement total, des villes d’un autre temps et d’immenses espaces lumineux à parcourir au rythme des pèlerins et des moines bouddhistes. En prenant son temps pour prendre de la hauteur.

On respire Le plus grand risque sur les hauts plateaux est de souffrir du mal des montagnes aigu, sous l’effet combiné de la baisse de pression atmosphérique et de la raréfaction de l’oxygène. Maux de têtes, nausées et vomissements, insomnies, vertiges, essoufflement… Mieux vaut y aller progressivement, en respectant des paliers (500 m par 24h à partir de 3500 m). Autres précautions : boire en quantité, pas d’efforts violents, manger léger, proscrire l’alcool. Les médicaments ne font qu’atténuer les symptômes. Gare aussi au soleil, dont les rayons sont moins filtrés.

 

Froid… comme en Patagonie

On savoure A l’extrême sud de l’Amérique latine, il existe une terre où l’immensité règne et où la chaleur humaine est la meilleure arme contre le froid. Les Andes y séparent le Chili de l’Argentine. L’été chez nous, c’est l’hiver chez eux. Tout y est couvert de neige. Les eaux froides de l’Atlantique sont le paradis des pingouins, des phoques et des baleines. Et tout au bout du monde, la montagne et la mer s’unissent pour former la Terre de Feu. Capitale : Ushuaïa, la porte de l’Antarctique. Les amateurs de glace ne doivent pas aller si loin : les fantastiques glaciers de Patagonie couvrent 600.000 hectares inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité.

On s’habille Vos ennemis s’appellent engelures et hypothermie. Multipliez les couches de vêtements, utilisez des textiles synthétiques légers (type Goretex). Ne gardez pas de vêtements mouillés (par la neige, la pluie ou la sueur). Protégez les extrémités du corps. Portez des chaussures souples et des chaussettes en laine pas trop serrées pour favoriser la circulation. Appliquez régulièrement une crème solaire pour éviter le dessèchement de la peau. Couvrez vos lèvres de graisse. Mangez des aliments riches en énergie, buvez des boissons chaudes et évitez l’alcool : il ne protège pas du froid et favorise l’hypothermie.

 

Adrénaline… comme sur le Zambèze

On se fait peur Il faut une certaine trempe pour se mesurer aux eaux tumultueuses du Zambèze, qui forme la frontière entre Zambie et Zimbabwe. Cette descente en rafting de classe V a tout pour plaire aux amateurs de sports de l’extrême : rapides très agités, forte déclivité et impressionnants toboggans naturels. L’un des rapides, surnommé Oblivion (Oubli), aurait renversé plus de rafts que n’importe quel autre au monde. Vous jouerez les brindilles chahutées dans les Toilettes du diable ou entre les Dents grinçantes de la mort, entre autres joyeusetés.

On s’équipe Le rafting est une pratique ponctuelle et intensive. Ne vous jetez pas à l’eau sans… savoir nager, vous être bien échauffé, doser vos efforts et changer régulièrement de côté du bateau pour éviter de tétaniser. Les bons abdos sont un atout. Casque, chaussons et combinaison en néoprène et gilet de sauvetage indispensables. En cas de chute, nagez les pieds vers le bas du courant pour amortir les chocs, le temps d’être récupéré.

 

Violent… comme en Afrique du Sud

On n’a pas peur Avec vos lunettes de soleil, vos vêtements caractéristiques et vos sacs (photo) en bandoulière, vous constituez une proie pour les voleurs qui sévissent dans les lieux touristiques. Le site communautaire Zoover dresse la liste des destinations les plus dangereuses. En tête : Durban, où même les taxis se font car-jacker. Si l’Afrique du Sud est devenue une destination très prisée, combinant paysages magnifiques, villes cosmopolites, réserves animalières et plages mythiques, la persistance de townships où croupit une population dénuée de tout entretient une certaine insécurité. Mais pas plus qu’à Rio de Janeiro (Brésil) ou à Nairobi (Kenya), 2e et 3e du classement.

On est discret Quelques précautions devraient suffire à vous garantir un voyage de rêve dans ces pays qui le méritent largement. Règle n°1 : ne pas ressembler à un touriste ni porter le moindre objet de valeur. Dissimulez vos appareils dans un sac à dos sans prétention. Règle n°2 : ne pas jouer les héros en vous aventurant dans les quartiers réputés dangereux. En cas de braquage, n’offrez aucune résistance et videz vos poches. Règle n°3 : louez des véhicules anonymes et n’utilisez que les taxis officiels. Règle n°4 : restez cool et profitez de vos vacances. Vous n’êtes pas au Far West.

 

Tropical… comme à Bornéo

On s’aventure Bornéo évoque la chaleur tropicale et l’exubérance végétale, les jungles profondes et les marais grouillants, la mangrove et les grands espaces peuplés d’une flore et d’une faune rares : orangs-outans, nasiques, rhinocéros, panthères, crocodiles marins, serpents et des milliers d’espèces endémiques. C’est l’un des derniers grands paradis sauvages. Partagée entre la Malaisie (Sarawak), l’Indonésie (Kalimantan) et Brunei, cette île-jungle abrite la plus ancienne forêt primaire et différents groupes ethniques au mode de vie traditionnel. Le rêve des voyageurs en quête d’aventure et d’authenticité.

On digère C’est avant tout au caractère tropical de la région qu’il faut être attentif. Si vous échappez à la tourista, méfiez-vous des amibes gloutonnes et bactéries de toutes sortes qui peuvent entrainer des maladies graves. Utilisez des pastilles purificatrices d’eau ou faites-la bouillir avant de boire. Evitez crudités et fruits non pelés. Emportez des pansements gastriques et des antibiotiques contre les infections respiratoires et digestives. Traitement anti-palud et plusieurs vaccins recommandés. Dans la jungle, utilisez des chaussures montantes et glissez vos bas de pantalons dans vos chaussettes. Emportez un aspi-venin. Méfiez-vous des coupures et des égratignures, qui peuvent vite s’infecter : abusez des crèmes antiseptiques. Et n’oubliez pas les lotions anti-moustiques et les baumes anti-démangeaisons.

 

Torride… comme à Ibiza

On drague L’été, le soleil chauffe les corps et les cœurs. Les vacances sont propices aux rencontres, coups de foudre et histoires d’un soir. Selon une enquête du site de rencontres Smartdate, la destination la plus chaude de l’été est Ibiza, aux Baléares, plébiscitée par 18% des internautes. Les célèbres « beach party’s », les discothèques géantes chauffées par les plus grands DJ sont des lieux de rencontres privilégiés. Viennent ensuite Djerba la Douce en Tunisie (14 %, mais c’était avant la révolution) et Cancun au Mexique (13 % des votes).

On se protège Les MST, elles, ne prennent pas de vacances. Pour éviter les lendemains qui déchantent, un seul mot d’ordre : se protéger ! Du sida, des IST, des MST, mais aussi des grossesses non désirées. Une étude a révélé en France que 47 % des femmes entre 16 et 40 ans disent être sexuellement plus actives en vacances et que 15% n’utiliseraient aucun moyen de contraception lors d’un rapport d’un soir. Condom, condoom, kondom, condon, preservativo… On apprend à le dire dans toutes les langues, on en a toujours sur soi… et on l’utilise !

PhB

Et n’oubliez pas la check list indispensable

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4 réponses à Astuces pour voyager en toute sécurité

  1. Philippe Berkenbaum dit :

    Ceci est un test.

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  3. Merci pour les astuces, la première photo me fait trembler, imaginons si rencontre cette grande bestiole en se baignant tranquillement dans une rivière. C’est trop choquant ! Dans ce cas, je sollicite un guide touristique pour qu’on ne fasse n’importe quoi !

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