Mon coup de cœur du mois : le plein de sérénité au Hillside Beach Club de Fethiye, en Turquie

HBC Serenity Beach (c)PhilBerki

HBC Serenity Beach (c)PhilBerki

 

 

Les hôtels-clubs à taille humaine, ça existe : j’en ai rencontré un caché au fond d’une crique aux eaux cristallines, au cœur de l’ancienne Lycie, sur la côte turque de la mer Egée. Pour quelques jours de ressourcement à la carte, entre les sports nautiques, la plongée, le farniente et la découverte d’une côte chargée d’histoire et de mythes.

J’ai découvert la côte lycienne presque par hasard il y a bien longtemps, au terme d’un périple de 2500 km à travers la Turquie. A cette époque, la petite ville côtière de Dalyan, ses nécropoles lyciennes taillées dans les falaises et ses marais salés n’attiraient pas la grande foule.

Les nécropoles lyciennes de Dalyan (c)PhilBerki

Les nécropoles lyciennes de Dalyan (c)PhilBerki

On pouvait encore s’y sentir seul au (bout du) monde en s’y aventurant en barque à moteur, on pouvait encore y attraper ces magnifiques crabes géants bleu pour les donner à griller dans une gargote et s’en délecter sous les étoiles, on pouvait encore assister sur les plages à la course de milliers de tortues à peine écloses vers la mer nourricière…

A cette époque, quelques dizaines de kilomètres plus à l’est sur cette côte en dentelle, Fethiye n’était encore qu’un charmant petit port de pêche où ne passaient que les routards, les randonneurs et quelques vacanciers bien inspirés par l’authenticité du bled et les criques outremer. Aujourd’hui, le relief tourmenté demeure, tout comme les calanques et l’hospitalité du cru, mais la tranquillité a vécu depuis que la Lycie joue la carte du tourisme de masse.

La côte lycéenne (c)PhilBerki

La côte lycéenne (c)PhilBerki

Et pourtant… Certains sont parvenus à concilier tourisme de masse, luxe, calme et volupté. Bienvenue au Hillside Beach Club, un petit havre de sérénité caché au fond du golfe de Fethiye.

La baie de Kalemya

Départ à l’aube de Zaventem dans la bousculade du hall des charters, c’est le prix à payer pour un vol direct Bruxelles-Dalaman, l’un des deux aéroports qui dessert la Lycie en saison (avec celui d’Antalya). La mer Egée à moins de trois heures d’avion, c’est déjà une bonne nouvelle. A la sortie de l’aéroport, un minibus climatisé (envoyé par le club) nous attend pour une heure de route sinueuse le long de cette côte découpée au rasoir, dont chaque tournant dévoile un point de vue décoiffant.

Courte halte au port de Fethiye, pour admirer les bateaux au mouillage. Entre yacht pompeux et voiliers tout en bois, le cœur ne balance pas longtemps : on est au paradis des plaisanciers, attirés comme des mouettes par les criques de rêve et les chapelets d’îlots qui constellent la mer Egée. Rhodes la Grecque n’est qu’à quelques encablures. Tout au bout du port, sur notre route, un petit chantier naval construit encore des bateaux à l’ancienne. Ça sent la sciure et la sueur, le bois des coques se polit à la main.

Chantier naval à Fethiye (c)PhilBerki

Chantier naval à Fethiye (c)PhilBerki

On quitte Fethiye par le sud, une petite route grimpe en lacets à l’assaut des collines. Il ne faut que quelques minutes pour arriver au sommet, d’où la vue plonge sur notre destination : une crique aux eaux cristallines, dans lesquelles se jettent littéralement des pentes de pinèdes touffues et odorantes. C’est la Baie de Kalemya. On distingue plusieurs plages privées, quelques pontons piqués de parasols, une grande piscine au bord de l’eau et, noyés dans la végétation dense, plusieurs corps de bâtiments assez bien conçus pour ne pas gâcher le paysage. La première impression est déjà indélébile.

Hillside Beach Club (c)PhilBerki

Hillside Beach Club (c)PhilBerki

Plages interdites… aux GSM

Confirmation dès l’arrivée : s’il s’agit bien d’un « village club », le Hillside Beach reste à taille humaine. Il compte 330 chambres astucieusement réparties en plusieurs corps de bâtiments assez discrets, bâtis en escalier et tournés vers la mer. Beaucoup disposent de grandes terrasses parfaitement orientées. Elles sont vastes et confortables, décorées avec goût. Une grande baie vitrée permet d’admirer le lever ou le coucher du soleil, selon les cas, sans bouger du vaste lit, que le personnel d’entretien décore chaque soir de compositions florales selon son inspiration. Pour moi, c’est le lever.

(c)HBC

(c)HBC

Envie de plage ? L’embarras du choix. La belle plage centrale est plutôt familiale, entre une grande piscine et la mer translucide. D’autres grèves plus discrètes s’offrent aux amateurs de tranquillité, certaines carrément interdites aux enfants et… aux GSM, sérénité oblige.

Serenity Beach (c)PhilBerki

Serenity Beach (c)PhilBerki

Serenity Beach, précisément : c’est le nom de la plus éloignée et confidentielle d’entre elles. On l’atteint par un sentier qui serpente dans la pinède le long de la côte rocheuse où viennent mouiller des plaisanciers, ou en empruntant le joli bateau-navette qui repasse toutes les demi-heures. J’y ai déjeuné de quelques brochettes grillées au barbecue, arrosées de citron, passé l’apéro. Les pieds dans l’eau.

Philippe Berkenbaum

Ouvert de la mi avril au début novembre, infos et réservations : www.hillsidebeachclub.com

Pour suivre : le plein d’énergie au Hillside Beach Club de Fethiye

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