Les journaux partenaires de l’European Investigative Collaborations (EIC) ont identifié une cinquantaine d’armes liées aux attentats qui ont ensanglanté Paris en 2015, dont une quinzaine ont effectivement été utilisées pour commettre les actes de terrorisme qui ont frappé la rédaction de Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, le Bataclan. Les 15 armes de la terreur, infographie réalisée par nos confrères de Mediapart, vous aide à visualiser et situer ces armes.

Beaucoup de ces armes sont anciennes, ont connu une première utilisation lors des guerres des Balkans, ont ensuite été « démilitarisées » (rendues inutilisables) et vendues librement. Après quoi elles ont été réactivées clandestinement et vendues dans les réseaux criminels. En omettant volontairement certaines étapes-clés de cette réactivation, nos confrères du Spiegel vous expliquent comment ces armes ont été transformées.

L’une des filières d’approvisionnement en armes les mieux identifiées est celle qui reliait la Slovaquie à Amedy Coulibaly, le terroriste de l’Hyper Cacher. C’est cette filière qu’explique l’infographie réalisée par nos confrères d’El Mundo : comment des armes désactivées étaient-elles vendues sur Internet en Slovaquie, achetées par un intermédiaire français, réactivées dans le Nord de la France puis revendues à d’autres intermédiaires avant d’atteindre Amedy Coulibaly.

Une exception notable à ces armes venues de l’Est : le FN Browning belge dont disposait Abdelhamid Abaaoud avant de mourir, lors du siège de l’appartement de Saint-Denis, le 18 novembre 2015. C’est cette arme atypique que vous propose d’explorer l’infographie du Soir.