Maxime Richard, le retour de la pagaie

Maxime Richard a déjà Rio en tête. Avec l'idée d'y arriver en finale. Photo Belga.

Maxime Richard a déjà Rio en tête. Avec l’idée d’y arriver en finale. Photo Belga.

Il avait quitté le plan d’eau des JO de Londres « ni vraiment déçu ni franchement satisfait » après avoir décroché une honnête 13e place lors de l’épreuve de 200 m en kayak en ligne en août dernier. « J’aurais voulu être au maximum de mes capacités et je n’ai pas eu l’impression d’y être arrivé, reconnaît honnêtement Maxime Richard. Sans doute, en partie, à cause du stress mais aussi parce que j’avais, en mai, laissé pas mal d’énergie lors des épreuves de qualification, à Poznan. Je n’ai pas réussi à repasser le cap. »

Cette énergie dépensée, on s’en souvient, avait surtout été mentale. Car pour se qualifier pour les Jeux lors de cette compétition de la dernière chance, le Dinantais avait dû « emprunter », en dernière minute, un kayak de l’organisation. Le sien, son outil de travail qui était adapté à son gabarit, n’avait pas résisté au voyage vers la Pologne après être tombé de la remorque à laquelle il avait été de toute évidence mal arrimé… Boosté en partie par l’adrénaline qui l’avait inondé suite à cette mésaventure, il n’en avait pas moins remporté l’épreuve, lui, le spécialiste de la descente de rivière reconverti ! Continuer la lecture

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Les candidats successeurs de Jacques Rogge dans les blocs de départ

A la cérémonie d'ouverture des JO de Londres, Thomas Bach (au centre) était le plus proche de Jacques Rogge et de la reine Elisabeth II. Un signe? Photo Reuters.

A la cérémonie d’ouverture des JO de Londres, Thomas Bach (au centre) était le plus proche de Jacques Rogge et de la reine Elisabeth II. Un signe? Photo Reuters.

Quatre mois. Dans quatre mois, le mardi 10 septembre très exactement, à l’issue de ses deux mandats de 8 et 4 ans (le maximum permis), Jacques Rogge cédera, lors de la session de Buenos Aires, son poste de président du Comité international olympique (CIO) qu’il occupe depuis juillet 2001. A 71 ans (il les a fêtés la semaine dernière), il sera temps pour le Gantois de se retirer sur ses terres et de goûter à une retraite qu’il n’aura pas volée. Pas question, pour lui, de rester membre du CIO, si ce n’est « d’honneur », c’est-à-dire sans plus aucun droit lié à la fonction. Comme il l’a déjà répété à, plusieurs reprises, pour ne pas embarrasser son successeur, « la première qualité d’un ancien président est de se taire ».

Si la bagarre a déjà commencé dans la coulisse, à l’heure actuelle, aucun candidat à sa succession ne s’est officiellement déclaré. Cette discrétion permettrait, dit-on, aux héritiers présomptifs de Rogge de ne pas encore être sous la coupe des directives très strictes imposées par la commission d’éthique, notamment en matière de rencontres et communication avec les membres du CIO qu’ils doivent séduire pour gagner leur voix. Continuer la lecture

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Jason Collins, un « coming out » salvateur

"The Gay Athlete", la "une" de Sports Illustrated" de cette semaine consacrée à Jason Collins. Photo SI

“The Gay Athlete”, la “une” de Sports Illustrated” de cette semaine consacrée à Jason Collins. Photo SI

L’événement a fait grand bruit, cette semaine, aux Etats-Unis. Jason Collins, 34 ans, pivot des Washington Wizards, est devenu le premier athlète masculin provenant d’un sport collectif américain majeur – le basket, en l’occurrence – à faire son « coming out » et à révéler publiquement son homosexualité. Un véritable « exploit » dans le monde machiste des sports d’équipes, qui a été salué par la Maison Blanche elle-même et par quelques collègues de la NBA de premier plan, dont Kobe Bryant, mais qui a aussi suscité des messages anonymes haineux sur les réseaux sociaux…

La manière dont cette révélation s’est produite témoigne, à elle seule, de la difficulté de cette décision. L’agent de Jason Collins a contacté, il y a trois semaines, dans le plus grand secret le magazine Sports Illustrated en lui «offrant» le scoop, sans révéler le nom du basketteur en question. Quelques jours plus tard, il a donné à l’un des journalistes de l’hebdomadaire l’adresse d’une maison privée à Los Angeles où allait se dérouler l’interview et c’est en arrivant sur place que celui-ci a vu de quel athlète il s’agissait. Collins a alors demandé que l’article soit rédigé à la première personne (pour éviter toute possibilité de mauvaise interprétation) et qu’il ne soit pas diffusé avant le premier match à domicile des Boston Celtics suivant l’attentat du marathon du 15 avril pour ne pas accaparer l’attention dans ce moment de deuil. Lui-même, il faut le savoir, a été joueur dans la ville du Massachusetts durant sa carrière. Continuer la lecture

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Pour Lionel Cox, le règlement n’est plus le règlement

Lionel Cox a dû s'adapter à un nouveau système de compétition depuis sa médaille d'argent des Jeux de Londres. Avec succès. Photo Belga.

Pour apprécier la puissance médiatique des Jeux olympiques, Lionel Cox est sans doute l’homme le mieux placé. Avant ceux de Londres, le tireur liégeois était un parfait inconnu, qui baladait sa carabine de compétition en compétition sans émouvoir grand monde. Il a suffi d’une journée de grâce dans la capitale britannique et d’une médaille d’argent gagnée en tir à la carabine 50 m couché pour en faire un héros national, un rôle qu’il a apprécié et dont il a goulûment profité pendant les six derniers mois de l’année 2012, allant de réception en réception et d’interview en interview avec une rare disponibilité.

Aujourd’hui, les choses sont – presque – revenues à la normale. S’il est encore demandé de temps à autre pour venir raconter son expérience, comme ce samedi à Louvain-la-Neuve, où il s’est exprimé avec d’autres olympiens face à une assemblée de sportifs et d’espoirs sportifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Cox est, en revanche, beaucoup moins sollicité par les médias. Ainsi, il y a deux semaines, sa 3e place obtenue lors de la manche de Coupe du monde de Changwon, en Corée du Sud, qui constituait son meilleur résultat international depuis les Jeux, est passée pour le moins inaperçue. Continuer la lecture

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Thiam-Aerts : à qui les Mondiaux ?

A l'heure actuelle, Nafi Thiam est en pole position pour Moscou. Mais la saison est jeune... Photo Belga.

Résilience (n.f.) : capacité à vivre, à se développer, en surmontant les chocs traumatiques, l’adversité (Petit Robert). Jeudi et vendredi, à Bambous, Nafissatou Thiam a démontré qu’une grosse désillusion n’était pas de nature à l’abattre. Un peu plus d’un mois après avoir été privée de son record du monde junior du pentathlon en salle dans les conditions que l’on sait (le recours devrait être envoyé cette semaine par la Ligue belge d’athlétisme à la Fédération internationale), la Namuroise a frappé fort à l’ile Maurice en améliorant de 105 points son record de Belgique junior de l’heptathlon, le faisant passer de 5.916 à 6.021 points.

Ce résultat final, qu’elle aurait sans doute pu encore affiner avec un peu plus d’opposition et un peu de moins de vent – surtout dans le 800 m final où elle a terriblement souffert dans les 300 derniers mètres – lui a permis de gagner sa sélection pour l’Euro junior de Rieti (18-21 juillet), qui sera l’objectif majeur de sa saison. Mais il l’a aussi placée en pole position pour les Mondiaux seniors de Moscou (10-18 août) pour lesquels elle a réussi les 6.000 pts exigés par la Ligue belge pour une athlète de moins de 24 ans. Continuer la lecture

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Nageur francophone, le dernier sacerdoce

François Heersbrandt, un sportif qui a bien du mérite... Photo René Breny.

Votre patron vous demande d’écrire un rapport mais, à l’heure de vous installer derrière votre ordinateur, vous vous rendez compte qu’un stagiaire a fait main basse dessus et que deux de ses collègues font la file derrière lui pour l’emprunter à leur tour. Vous vous rendez au bureau mais, au moment de monter dans votre voiture, vous réalisez que son siège social a changé et qu’il faut vous rendre à l’autre bout de la province aujourd’hui ; avant d’encore émigrer ailleurs demain. Vous êtes prêts pour votre « 9 to 5 » mais, pas de chance, le siège de l’entreprise n’ouvre qu’à 20 h aujourd’hui ; la semaine dernière, c’était même à 6h du matin et le concierge vous avait donné les clés du bâtiment parce qu’il n’avait pas envie de se lever à l’aube… Continuer la lecture

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François De Keersmaecker, l’homme qui a toujours la flamme

François De Keersmaecker revient à la charge au COIB et aura le soutien du président Pierre-Olivier Beckers. Photo Belga.

On peut reprocher beaucoup de choses à François De Keersmaecker, le président de l’Union belge de football, mais pas d’être rancunier. Il y a quatre ans, il avait subi un terrible affront lors de l’assemblée générale élective du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) en ne récoltant que 30 ridicules petites voix sur un total possible de 95 ; et celui qui, à l’époque, était encore directeur de la plus grosse fédération du pays, Jean-Marie Philips, avait fait encore moins bien avec seulement 27 voix. De toute évidence, les footballeurs n’étaient pas les bienvenus au conseil d’administration du COIB…

Aujourd’hui, à un mois et demi de l’assemblée générale qui désignera le nouveau CA pour l’olympiade qui s’achèvera avec les JO de Rio, l’avocat malinois a pourtant choisi de remettre ça. Le 31 mai, il figurera parmi les 11 candidats du rôle linguistique néerlandophone qui tenteront de décrocher l’un des sept sièges à leur disposition. Continuer la lecture

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Nafi, ils ne te méritent pas…

Nafi Thiam et Roger Lespagnard, unis dans la même incompréhension et le même dégoût. Un sacré gâchis... Photo Belga.

Elle avait déboulé du haut de son 1,87m dans la lumière il y a un peu plus d’un mois. Une vraie et belle bouffée de fraîcheur pour le sport et l’athlétisme belge. Le dimanche 3 février, Nafissatou Thiam s’était emparée avec brio du record du monde junior du pentathlon en salle, à Gand. Une marque postée à 4.558 points, 23 de mieux que celle de la Suédoise Carolina Klüft onze ans plus tôt. Un total qu’elle était allé chercher avec ses dents, en battant quatre records personnels sur cinq épreuves. Avec un 800 m final couru en solitaire, loin devant le peloton, où, après avoir vaincu son stress, elle avait donné tout ce qui lui restait dans le corps. Trop fort. Trop grand.

Stop. Oubliez tout ça.

Depuis ce mardi 19 mars, elle n’a plus rien que son honneur. Le reste lui a été enlevé. La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), se retranchant derrière l’implacable logique de ses règlements, a refusé d’homologuer sa performance. Pour que celle-ci soit valable, Nafi aurait dû se soumettre à un contrôle antidopage à la fin de l’épreuve. Mais comme il n’y avait pas ou plus de médecin contrôleur à cette heure-là au Topsporthal de Gand, mais parce que le responsable de la réunion a été incapable d’en contacter un dare-dare, mais parce que la cellule antidopage de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne pouvait effectuer un contrôle en Flandre en vertu de ces décrets communautaires dont notre pays a le secret, et parce que ledit contrôle (qui s’est avéré négatif) a été finalement réalisé par la Communauté française au domicile de la Namuroise, à Rhisnes, le lundi 4 février, en matinée, soit trop tard, ses efforts n’auront finalement servi à rien. Ou à pas grand-chose. Vous suivez toujours? Continuer la lecture

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François Narmon, le président malgré lui

La victoire de Justine Henin à Athènes, sans doute l'un des moments les plus forts de la présidence de François Narmon au COIB. Photo Belga.

L’une des faveurs accordées aux membres du Comité international olympique (CIO) est, tous les quatre ans, de pouvoir remettre au moins une des quelque 300 médailles d’or qui sont décernées lors des JO d’été. Quelques jours avant que ceux-ci ne commencent, ils sont invités à faire savoir, auprès des services ad hoc, s’il est une discipline ou une épreuve qui a leur préférence, sans que celle-ci ne leur soit toutefois garantie. Et la plupart d’entre eux, en toute logique, désignent un sport où un de leurs « nationaux » a le plus de chances de briller.

Juste avant les Jeux d’Athènes, en 2004, François Narmon, le président du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) de l’époque, qui avait été admis au CIO un peu à l’insu de son plein gré deux ans plus tôt, avait fait savoir qu’il se verrait bien participer à la cérémonie protocolaire du simple dames, en tennis. Même si Justine Henin avait passé l’essentiel de sa saison, jusque-là, à se battre contre un cytomégalovirus qui l’avait considérablement affaiblie, et que ses chances de victoire finale avaient diminué au fil des mois, il avait conservé « un bon pressentiment » et ne voulait pas rater ça. Bien vu ! Après avoir frôlé de très peu l’élimination en demi-finale contre la Russe Anastasia Myskina, la Rochefortoise allait s’imposer plus facilement en finale contre la Française Amélie Mauresmo. Et François Narmon allait, comme espéré, lui remettre la seule médaille d’or belge de ces Jeux. Regardez les photos de cette cérémonie : entre l’athlète et le dirigeant, on ne sait pas qui est le plus heureux des deux… Continuer la lecture

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Yuhan Tan, au nom de tous les joueurs de badminton

L'été dernier, Yuhan Tan avait disputé ses premiers Jeux olympiques. Désormais, le voilà membre de la commission des athlètes de la Fédération mondiale de badminton. Photo Belga.

En badminton, l’absolution peut être aussi rapide que la vitesse que met un volant lorsqu’il vient d’être frappé par une raquette – 300 km/h ! Ce week-end, la plupart des meilleurs joueurs mondiaux élisaient leurs représentants pour quatre ans à la commission des athlètes de leur fédération internationale (BWF). Et, parmi les grands vainqueurs de ce scrutin organisé lors de deux grands tournois du calendrier – le German Open et le All England Open -, on retrouve l’Indonésienne Greysia Polii.

Ce nom ne vous dit rien ? Normal. Il aurait dû tomber dans l’oubli après les Jeux de Londres. Cette joueuse, âgée de 25 ans, faisait, en effet, partie des huit « baddeuses » convaincues d’avoir volontairement laisser filer un match de poule lors du dernier tournoi olympique de badminton pour bénéficier d’un tirage favorable dans le tableau final. Et, comme cela s’était vu et su, elle avait, comme les autres, été exclue des Jeux. L’affaire, à l’époque, avait fait grand bruit. C’était « le » scandale de la quinzaine olympique, une vraie gifle à l’éthique. Une gifle qui n’allait cependant pas faire trop mal à Polii et à son équipière de double puisque la Fédération indonésienne, allait lever leur suspension deux mois plus tard. Continuer la lecture

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