Grandjean, une absence qui coûte cher

En ne prenant pas le départ du relais, Grandjean ne nagera pas un 100 m "homologable" à Debrecen. Copyright Belga.

A moins d’un improbable revirement, Yoris Grandjean, tout en y conservant une place de titulaire, ne sera pas le premier relayeur du 4 x 100 m libre belge lors des championnats d’Europe de Debrecen, dans un bon mois. Cet honneur, qui lui avait été accordé dans la foulée des derniers championnats de Belgique, où il avait réussi , en séries, le chrono le plus rapide sur 100 m, lui a été retiré ce mardi par la Fédération belge de natation. La raison ? Son absence lors du stage de l’équipe nationale, il y a deux bonnes semaines, à Eindhoven ; le même jour, en tant que membre du CN Marseille, il a préféré nager la finale du 50 m libre des championnats de France aux côtés (notamment) d’Amaury Leveaux, Florent Manaudou, Alain Bernard, Fabien Gilot et Fred Bousquet, soit une bonne partie de la crème mondiale du sprint. Un honneur et un plaisir auxquels il n’a voulu ni pu renoncer…

En en énumérant quelques-uns, on pourrait discuter des heures sur le bien-fondé des arguments des uns et des autres dans cette triste histoire.

La fédération, souvent critiquée par le passé pour son manque de projets en matière de relais, avait décidé de changer d’attitude en cette année olympique. Elle avait enfin réuni ses nageurs dans le but de travailler les relais mais aussi de créer un véritable esprit de groupe entre eux, objectif qui ne pouvait être viable que si tout le monde, comme convenu, était présent ; elle remettra d’ailleurs cela du 9 au 12 mars à Anvers. Elle avait aussi, au moment de la sélection pour Debrecen, accepté que Grandjean, qui ne possédait pourtant que le quatrième chrono belge de la saison et qui n’était pas sélectionné sur le 100 m libre individuel, parte le premier sur 4 x 100 m libre à l’Euro, de manière à conserver une chance de réussir le temps limite pour les JO de Londres sur la distance-reine puisque dans un relais, seul le chrono du premier nageur est homologable.

Yoris Grandjean, après trois années difficiles, en grande partie, il en avait convenu, de sa faute, était, pour sa part, revenu à de meilleures dispositions. Le Liégeois n’est jamais aussi dangereux que quand se profilent les grandes échéances et il l’avait démontré lors du national, quasiment sa dernière chance de qualification pour l’Euro, en brillant sur 50 m et 100 m libre. Une semaine plus tard, pris dans le maelström des championnats de France, autrement plus prestigieux et compétitifs que les championnats de Belgique, il n’avait pu faire faux bond à son club et à ses sponsors. Il avait envoyé un mail d’explication à son directeur technique, qui ne l’a découvert qu’une fois le stage commencé. Avant de présenter, en compagnie des dirigeants de son club, des excuses circonstanciées.

Aujourd’hui, sans désavouer la première ou blanchir le deuxième, il n’y a qu’un constat à faire : celui d’un gâchis qui aurait sans doute pu être facilement évité avec un petit effort de communication d’un côté comme de l’autre. Triste…

PS : on a appris aussi ce mardi la démission de Georges Straetemans de son poste de président de la Ligue flamande de natation. Après le flop de l’Euro d’Anvers, sa position était devenue, il est vrai, intenable.

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