Kim Clijsters, les Jeux jusqu’à l’acharnement

Malgré l'accumulation des pépins, Kim Clijsters ne baisse pas les bras. Copyright Belga.

Elle arrive au bout de sa carrière et, à près de 29 ans, a un dernier rêve : disputer les Jeux olympiques. Depuis qu’elle se l’est mis en tête, Kim Clijsters s’accroche vaille que vaille à cet ultime défi. Et c’est pour avoir une chance de l’accomplir qu’elle a décidé, ce mardi, de renoncer à jouer sur terre battue lors de sa toute dernière saison. Encore trop handicapée à la hanche qui la fait souffrir depuis le tournoi de Miami, la Limbourgeoise a préféré tout miser sur l’herbe, celle de Rosmalen, de Wimbledon… et de Wimbledon, puisque c’est au « All England » que se disputera le tournoi olympique de tennis londonien. Trois sorties pour oublier des tonnes de pépins.

Ces douze derniers mois, Clijsters, en raison de blessures à répétition, n’a réussi qu’à jouer 18 matchs, une vraie misère. A chaque reprise de compétition a rapidement suivi une nouvelle blessure et une longue rééducation. Sollicité de manière intensive depuis 1997, année où elle est devenue professionnelle, son corps, de toute évidence arrive au bout de ce qu’il peut supporter. Et il y a fort à parier que s’il n’y avait pas eu les Jeux cet été, elle aurait sans doute arrêté les frais et rangé définitivement sa raquette plutôt que de poursuivre son chemin de croix.

Le paradoxe veut que ce soit une compétition qu’elle n’avait jusqu’ici jamais vraiment envisagé de disputer qui la pousse aujourd’hui à continuer. Si elle était trop jeune et pas suffisamment bien classée en 2000 et qu’elle était retraitée des courts en 2008, personne n’a oublié qu’en 2004, en effet, en grande partie à l’instigation de son père, elle avait renoncé à aller à Athènes, soi-disant en raison d’un conflit d’intérêt entre son équipementier et celui du COIB. Un argument que l’on n’avait pas vraiment compris à l’époque puisqu’il existe, pour les Jeux, un pacte de non-agression au plus haut niveau entre les plus grandes marques de sport pour laisser chaque sportif s’y aligner avec l’équipement de son comité national olympique. La preuve, c’est ce qu’elle fera à Londres…

Justine Henin, elle, s’était posé moins de questions. Malgré une année marquée par un cytomégalovirus qui l’avait considérablement affaiblie, elle n’avait pas hésité à se rendre dans la capitale grecque. Avec le résultat que l’on sait…

Qu’est-ce qui, huit ans plus tard, a incité Kim Clijsters à radicalement changer d’avis jusqu’à prêter son image pour la campagne d’image du COIB et tout faire pour être présente au grand rendez-vous de l’été ? Le souvenir du triomphe athénien de son ex-rivale et de ses retombées ? L’assurance qu’une médaille olympique a, aujourd’hui, en tennis, autant de valeur qu’une place dans le dernier carré d’un Grand Chelem ? (rappelons que le tennis qui était présent au programme des JO de 1896 à 1924, en avait été ensuite absent jusqu’en 1988, année de son grand retour à l’instigation du Français Philippe Chatrier, à l’époque président de la Fédération internationale) Le sentiment qu’elle pourrait manquer quelque chose à quelques mois de sa retraite ? L’influence de son manager Bob Verbeeck, ex-athlète, et lui-même ancien olympien (en 1984) ? Celle de son époux Brian Lynch qui, en bon Américain, connaît l’importance et le prestige des Jeux ? Sa proximité avec Tia Hellebaut, la dernière championne olympique belge ?

Un peut tout ça, sans doute. Et c’est justement pour ça et pour couronner sa carrière qu’on a envie que le tout ou rien qu’elle est en train de tenter ne se termine pas par un plantage sur l’herbe sacrée de SW19 !

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Une réponse à Kim Clijsters, les Jeux jusqu’à l’acharnement

  1. ici dit :

    Kim Clijsters est une femme très complète comme joueuse de tennis, Je suis devenu son plus grand fan!

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