Maxime Richard, kayak brisé, espoirs atténués

Maxime Richard: la poisse quand il en fallait le moins... Copyright Adeps.

Imaginerait-on Philippe Gilbert prendre le départ des Mondiaux sur un tout nouveau vélo qui lui aurait été prêté juste avant le début de la course ? Kim Clijsters se présenter au premier tour d’un tournoi du Grand Chelem avec une autre raquette que celle qu’elle utilise d’habitude ? Kevin Borlée se positionner dans les blocs de départ chaussé de spikes tout neufs qu’il n’aurait pas pu tester à l’entraînement ?

Ce mercredi, c’est pourtant dans une situation similaire que le kayakiste Maxime Richard va jouer sa qualification olympique lors des épreuves de rattrapage qui s’ouvrent à Poznan, en Pologne. L’embarcation du Dinantais, engagé sur 200 m en kayak monoplace (K1) pour tenter d’accrocher en dernière limite sa sélection pour les JO de Londres, n’a, en effet, pas résisté au voyage par la route depuis la Belgique. Lorsque le chauffeur du camion qui le transportait a ouvert les portes de son bahut en arrivant sur place, vendredi dernier, il n’a pu que constater qu’il s’était brisé en deux…

« C’est évidemment un problème de taille, avoue Marc Richard, le père de Maxime, qui est aussi son entraîneur. Comme il était trop tard pour acheminer un nouveau kayak jusqu’à Poznan, il devra utiliser celui que les organisateurs ont mis en catastrophe à sa disposition. C’est pénalisant car son bateau était « préparé » pour sa taille et son poids, avec des réglages très précis. Ici, ce ne sera pas possible. »

Maxime Richard avait besoin de tout sauf de ce contretemps à la veille d’une épreuve où il n’aura pas le droit à l’erreur. Pour accrocher son billet pour Londres, une seule solution (la toute dernière) s’offre, en effet, à lui en Pologne : terminer parmi les deux premiers de ce sprint de 200 m. Un effort subit et violent d’une trentaine de secondes qui ne tolère aucune faiblesse. Un sacré pari pour lui qui, à la base, est surtout un spécialiste de la descente de rivière, épreuve où il est champion du monde en titre, mais qui n’est malheureusement pas au programme olympique.

« S’il s’est rabattu sur le kayak en ligne pour cette olympiade, c’est à la demande de la Communauté française, où il est athlète d’élite sous contrat, poursuit Marc Richard. A partir de 2009, il a tenté sa chance, d’abord en K2 (NDLR : embarcation avec laquelle, en compagnie d’Oliver Cauwenbergh, il a été sacré champion d’Europe des moins de 23 ans sur 1.000 m en 2009) puis, parce qu’il avait été écarté pour ne pas avoir voulu se rattacher au staff flamand, des raisons sur lesquelles je ne veux pas trop m’étendre aujourd’hui, sur le K1. »

Initialement, c’est sur la distance de 500 m qu’il aurait bien voulu se spécialiser. Mais là encore, il a joué de malchance puisque cette épreuve, qui en a fait partie de 1976 à 2008, a été supprimée du programme olympique pour Londres.

« On va tenter le tout pour le tout, affirme Marc Richard. Les derniers chronos de Maxime lors des sélections belges ont montré sa progression et sa maturité. »

Reste à dompter ce satané kayak…

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Une réponse à Maxime Richard, kayak brisé, espoirs atténués

  1. Richard dit :

    Maxime en coupe du monde: dans la foulée vient de gagner sa demi fin et donc en finale A en K1 sur 500M

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