Laurens Pannecoucke, le kayakiste qui se mouille pour l’eau

Laurens Pannecoucke (à g.) espère pouvoir reconstituer à terme son duo olympique avec Olivier Cauwenbergh. Photo  Belga.

Laurens Pannecoucke (à g.) espère pouvoir reconstituer à terme son duo olympique avec Olivier Cauwenbergh. Photo Belga.

Il paraît qu’il fait beau à Melbourne Beach ! C’est là, au bord de l’Atlantique, à quelques kilomètres d’Orlando, en Floride, que s’est temporairement exilé Laurens Pannecoucke. Le kayakiste flandrien, qui avait terminé 10e sur 1.000 m aux JO de Londres en compagnie de son équipier Olivier Cauwenbergh (et 12e sur 200 m) est en train d’y jeter les bases de sa saison 2014.

« Depuis l’automne dernier, c’est la deuxième fois que je viens ici, précise-t-il. Les conditions de travail sont idéales. Je partage un appartement avec le Danois René Poulsen (NDLR : vice-champion olympique 2008 en K2 1.000 m) avec lequel je m’entraîne. On a le même schéma de travail. Nous sommes en moyenne entre 3h et demie et 4 h par jour sur l’eau et le reste du temps, nous le passons à la salle de fitness ou à courir pour développer notre endurance. On s’octroie un petit jour de repos par semaine. J’en ai profité, il y a quelques jours, pour aller voir un match des Miami Heat ! »

Relâcher la soupape de temps à autre est une nécessité dans ce sport d’une rare exigence. D’autant qu’à 25 ans, Laurens Pannecoucke arrive à sa maturité athlétique et qu’il met plus que jamais les bouchées doubles pour être prêt en vue de la reprise. Celle-ci est programmée le premier week-end de mai, à Hazewinkel, avec les traditionnels « trials », ces épreuves de sélection belges obligatoires qui servent à déterminer les athlètes qui prendront part aux épreuves de Coupe du monde, puis aux championnats d’Europe de Brandenbourg, en juillet, et du monde de Moscou, en août. Cette année, il a décidé de mettre le paquet sur le K1 1.000 m, option rendue obligatoire suite au changement d’entraîneur d’Olivier Cauwenbergh, qui, pour des raisons personnelles, ne voulait plus travailler, comme lui, avec le coach fédéral Carlos Prendes.

« Même si les chances que cela se produise aujourd’hui sont forcément à la baisse, je persiste à penser qu’un K2 avec Olivier reste une bonne option pour l’avenir, surtout si on continue à se renforcer chacun de notre côté, assure Pannecoucke. Mais tout dépendra de ce qu’il souhaite vraiment. »

A un peu plus de deux ans des Jeux de Rio, les choses devraient se décanter dans les prochains mois pour le kayak belge, lorsque les assemblages vont se mettre en place… ou non. Certains ont même évoqué la reconstitution du duo Olivier Cauwenbergh-Maxime Richard, sacré champion d’Europe U23 sur 1.000 m en 2009, mais cette possibilité ne semblerait pas (encore ?) d’actualité.

« Les Jeux, on y sera très vite, confirme Pannecoucke, qui avoue se sentir de plus en plus fort. L’an prochain, les Mondiaux de Milan seront déjà sélectifs pour Rio 2016… »

Comme ses collègues, Laurens Pannecoucke se mobilise pour la planète. Photo Belga.

Comme ses collègues, Laurens Pannecoucke se mobilise pour la planète. Photo Belga.

En attendant ces échéances décisives, le kayakiste de Zwevegem s’est lancé un nouveau défi. En compagnie de ses collègues internationaux, il a décidé de s’impliquer dans une action de type « crowdfunding » initiée par le Canadien Adam van Koeverden, champion olympique en 2004, visant à récolter des fonds pour lutter contre la soif et le manque d’eau potable dans le monde. Alors qu’il a été calculé que 780 millions de personnes de par le monde n’y ont pas accès, pour chaque 25 dollars récoltés, l’association Water.org, co-fondée par l’acteur Matt Damon, et avec laquelle les kayakistes se sont associés, peut offrir de l’eau potable à vie à l’une d’entre elles.

« J’ai été sensibilisé à cette action il y a quelques jours, raconte Laurens Pannecoucke. Nous naviguons ici sur de l’eau salée et après chaque séance d’entraînement, nous arrosons copieusement nos kayaks pour les nettoyer et empêcher que le sel ne les abîme. C’est facile, cela nous semble évident… alors que ce ne l’est pas forcément pour tout le monde. Plus de 3,4 millions de gens meurent chaque année par manque d’eau potable et parmi eux, une grosse majorité d’enfants. Pour nous, sportifs d’une discipline où l’eau est omniprésente, récolter des fonds pour cette cause nous apparaissait dès lors comme un beau combat, une belle symbolique. »

Et à quelques heures de la Journée mondiale de l’eau, prévue ce 22 mars, elle n’en est que plus pertinente.

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