Marc Wilmots à la rescousse de Jacques Borlée

Marc Wilmots et son adjoint Vital Borkelmans sont prêts à accueillir Jacques Borlée à leurs côtés. Une porte de sortie inespérée pour le père des "twins". Photo Belga.

Marc Wilmots et son adjoint Vital Borkelmans sont prêts à accueillir Jacques Borlée à leurs côtés. Une porte de sortie inespérée pour le père des “twins”. Photo Belga.

L’annonce, ce lundi, du renoncement de Kevin et Jonathan Borlée au projet du relais 4 x 400 m, dont ils sont les leaders incontestables depuis les Jeux de Pékin, en 2008, n’a pas manqué de provoquer des remous dans le petit monde du sport belge. Les partisans et les détracteurs des « twins » et de leur père n’en finissent plus de se déchirer sur les réseaux sociaux alors que, soucieux de sauver ce qui peut encore l’être, le Comité olympique et interfédéral belge et le ministre des Sports André Antoine ont proposé (une nouvelle fois) de jouer les médiateurs entre la famille bruxelloise et leur fédération.

A côté de ces débats stériles et de ces déclarations d’intention, il y a aussi ceux qui agissent. Fidèle à son image de fonceur, on a ainsi appris que Marc Wilmots avait secrètement contacté Jacques Borlée ce mardi 1er avril, quelques heures avant son départ avec son groupe d’athlètes pour les Caraïbes pour un stage de préparation avant les grandes échéances de l’été. Soucieux de ramener les plus gros poissons dans ses filets, le sélectionneur des Diables rouges, qui cherchait encore un adjoint… à son adjoint Vital Borkelmans, lui a proposé de rejoindre son staff d’entraîneurs en vue de la Coupe du monde au Brésil.

Cette offre tombe évidemment à pic pour Borlée. En conflit ouvert avec la Ligue francophone d’athlétisme (LBFA), il n’a plus été payé par celle-ci depuis janvier 2013. On sait qu’elle ne veut pas lui verser les 48.000 euros qu’il réclame parce qu’il refuse de signer avec elle une convention dans laquelle il s’engagerait à ne plus entraîner d’autres athlètes que ses fils. Jacques Borlée estime qu’il s’agit là d’une privation de sa liberté fondamentale d’exercer son métier comme il l’entend et avec ceux qui le souhaitent, un lien de subordination inacceptable avec la LBFA alors qu’il est, rappelons-le, indépendant ; la Ligue, elle, qui craint de voir Borlée créer une « direction technique bis » en attirant d’autres athlètes de premier plan, soutient que tant qu’il n’y a pas de contrat, il n’y a pas de lien entre les deux parties, un argument qui a récemment convaincu le tribunal des référés de Bruxelles qui a donné raison à la LBFA.

Marc Wilmots, qui est lui-même, paradoxalement, toujours en négociation avec l’Union belge pour la prolongation de son contrat qui s’achève cet été, a ainsi voulu tendre la main à son collègue. « Entre entraîneurs belges de l’année, il faut pouvoir s’entraider, dit celui qui a reçu cette récompense pour 2013… dans la foulée de Jacques Borlée, qui avait été élu en 2011 et 2012. On ne peut pas laisser mariner les compétences. Jacques a une expérience incomparable du haut niveau et il a l’habitude des compétitions de longue haleine. On connaît son souci de l’excellence. A l’image de Stromae, je suis certain qu’il parviendra à captiver mes joueurs durant notre séjour au Brésil que j’espère évidemment le plus long possible. »

Le profil de fonction précis de Jacques Borlée n’a pas encore été tout à fait défini par… son nouveau patron. Les contacts entre les deux hommes sont, il est vrai, encore tout frais (NDLR : plus que les poissons d’Ordralfabétix dans les aventures d’Astérix !). Mais on imagine que c’est dans le travail de préparation physique et de positionnement des Diables, afin que ceux-ci courent le plus rapidement et le plus efficacement possible, qu’il interviendra prioritairement. “Je peux faire de Romelu Lukaku et de Christian Benteke les Usain Bolt du football”, aurait d’ores et déjà déclaré l’entraîneur bruxellois.

On pense également que ce motivateur hors-pair aura un rôle à jouer dans la mise en condition psychologique des troupes. « Je veux que Jacques transforme mon troupeau d’agneaux en un gang de requins ! », ajoute Marc Wilmots dans une de ces métaphores dont il a le secret.

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6 réponses à Marc Wilmots à la rescousse de Jacques Borlée

  1. Vincent de Bruxelles dit :

    excellent poisson !

  2. Mr Wang dit :

    Très bon poisson, mais les nageoires étaient un peu grosses quand même ;-)

  3. Dimitri Hautot dit :

    Quel dommage qu’il s’agisse d’un poisson d’avril…

  4. guy dit :

    Enfin des joueurs qui seraient polyvalent ,en pouvant faire le tour du terrain en quelques secondes,il faudrait trouver lesquelles (un ou 2)seraient les plus faineant à courir
    et les laisser devant le but pour marquer de la tete le plus beau but de la coupe du monde
    mais sans blessé,les borlés ,y a l’équipe de la jamaique de bobseight en attente (avez vous vu leurs muscles ?)

  5. Marc dit :

    excellent poisson d’avril, avec un début pas impossible et puis une tonne de détail pour rigoler un bon coup !

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