Philippe Rogge : « Le COIB me tient trop à cœur pour que je le quitte »

Philippe Rogge (à dr.), ici avec Lionel Cox après sa médaille d'argent en tir aux JO de Londres, "fonctionnera" comme vice-président du COIB depuis Pékin. Photo Belga.

Philippe Rogge (à dr.), ici avec Lionel Cox après sa médaille d’argent en tir aux JO de Londres, “fonctionnera” comme vice-président du COIB depuis Pékin. Photo Belga.

La journée de Philippe Rogge a été chahutée ce lundi. Alors qu’il était en route depuis son domicile situé en banlieue gantoise vers Zaventem, siège de Microsoft Belgique, où il occupe les fonctions de manager général depuis février 2011, le fils de l’ancien président du CIO s’est retrouvé coincé dans l’embouteillage provoqué par le terrible carambolage de trois camions au début de l’autoroute E40.

« Huit heures d’arrêt complet… , dit-il. Ce n’est que vers 15 heures que j’ai pu sortir à hauteur de Ternat, où la situation était chaotique, avant de pouvoir rejoindre mon bureau. Entre-temps on avait été approvisionné en eau par la protection civile. Et un traiteur, bloqué à côté de moi, avait assuré la distribution de la soupe qu’il transportait puisqu’il n’avait pas pu arriver à temps chez son client ! »

Pas question pour lui, à cet instant, de rentrer à la maison comme des milliers d’autres automobilistes. Il était attendu pour une réception suite à l’annonce de sa nomination comme futur « sales, marketing & solutions group vice president » de Microsoft Chine, à Pékin, où il s’en ira avec toute sa famille cet été. « Je suis arrivé juste à temps pour mon discours ! »

Rogge, 44 ans, qui a travaillé auparavant pour Esso, CMB, Belgacom et Option, ne quittera pas que ses collègues professionnels lorsqu’il partira pour la Chine. Il ne pourra plus prendre part aux réunions du conseil d’administration du Comité olympique et interfédéral belge (COIB), dont il est membre depuis fin 2004, pour lequel il a assuré la responsabilité de chef de délégation aux Jeux de… Pékin 2008, où il a été président de la commission des athlètes et où, depuis mai dernier, il est également l’un des deux vice-présidents. Pas question, cependant, de renoncer à son poste.

« J’en ai discuté avec (le président) Pierre-Olivier Beckers et (le directeur général) Philippe Vander Putten, dit-il. Le COIB me tient trop à cœur pour que je le quitte et je veux continuer à le traiter avec l’importance qu’il mérite. Il a été convenu que je resterai en contact avec ses responsables de manière virtuelle. Je suis bien placé pour savoir qu’avec les moyens de communication modernes, il est tout à fait possible de travailler à distance. Je serai forcément moins présent mais pas moins intéressé par le boulot que l’on me demandera d’effectuer. »

Pratiquement, Philippe Rogge téléphonera régulièrement à Beckers et Vander Putten, surtout avant chaque réunion du conseil d’administration pour leur donner son avis sur les dossiers qui seront traités ce jour-là. Il restera également au parfum de l’actualité du sport belge via la revue de presse qui est envoyée quotidiennement aux administrateurs du COIB.

« Nous avons convenu d’aviser assez rapidement, indique Rogge. Si je sens que cela ne marche pas, je prendrai mes responsabilités. »

Quoi qu’il arrive, le COIB est déjà assuré d’une chose. Pour les deuxièmes Jeux olympiques de la jeunesse, cet été, à Nanjing, il sait déjà qu’il aura un supporter pour ses athlètes au tout premier rang!

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