Hanna Mariën, deux ans de « bob » et déjà présidente!

Hanna Mariën (à dr.) essaiera de trouver des fonds pour permettre à son ancienne équipière des JO de Sotchi Elfje Willemsen (à g.) de continuer à pratiquer le bobsleigh sans soucis. Photo Belga.

Hanna Mariën (à dr.) essaiera de trouver des fonds pour permettre à son ancienne équipière des JO de Sotchi Elfje Willemsen (à g.) de continuer à pratiquer le bobsleigh sans soucis. Photo Belga.

On n’arrête plus Hanna Mariën ! Un peu plus de deux ans après avoir découvert les plaisirs du bobsleigh, l’ancienne sprinteuse et membre du 4 x 100 m belge médaillé d’argent aux Jeux de Pékin a été élue, ce dimanche, présidente de la Fédération belge de bobsleigh et skeleton (FBBS). « Tout s’est décidé très vite, explique l’Anversoise. Il y a quelques semaines, on m’a demandé si j’étais intéressée par le poste. Après quelques jours de réflexion, j’ai dit oui. Et ce week-end, lors de l’assemblée générale, où étaient réunis des athlètes, des parents et les membres du comité, j’ai été élue ! »

A 32 ans, si elle prend un nouveau virage, Mariën, qui s’est professionnellement reconvertie dans le coaching personnel et assumera ses fonctions à titre bénévole, ne s’engage toutefois pas dans une aventure extravagante. « C’est un très petit monde ! », souligne-t-elle en précisant que la fédération qu’elle dirige ne compte que… 12 athlètes dûment répertoriés et doit donc être l’une des plus petites du pays. L’un de ses objectifs sera de mieux la faire connaître et, surtout, de la pérenniser.

« Le bobsleigh est un sport très cher pour lequel des fonds importants doivent être trouvés, insiste-t-elle. C’est loin d’être évident et encore moins lors d’une année post-olympique, quand il y a encore quatre saisons avant les JO, où on peut enfin bénéficier de quelques retombées médiatiques. »

Hanna Mariën sait évidemment de quoi elle parle. Son arrivée dans le monde du « bob », une fois sa carrière d’athlète terminée au lendemain de la non-qualification du 4 x 100 m pour les JO de Londres, avait brutalement replacé ce sport, relancé il y a sept ans à l’initiative du team manager Geert Vanvaerenbergh, sous les projecteurs. Au-delà des bons résultats qu’elle avait commencé à accumuler en compagnie de la pilote Elfje Willemsen, il y avait aussi le (beau) pari de devenir la première sportive belge à prendre part aux Jeux d’hiver après avoir été à ceux d’été qui avait fait les gros titres. Un pari finalement réussi au-delà de toute espérance avec, au bout du compte, une 6e place arrachée à Sotchi, en février dernier.

Le "bob" belge reste sur une  très belle 6e place aux JO 2014. Et en 2018? Photo AFP.

Le “bob” belge reste sur une très belle 6e place aux JO 2014. Et en 2018? Photo AFP.

« En arrivant dans ce milieu, explique Mariën, qui a mis un terme définitif à sa carrière d’athlète de haut niveau deux mois après les derniers JO, j’ai découvert un groupe de belles personnes. J’ai dû m’habituer à de nouvelles conditions de travail, moins évidentes que celles que j’avais connues en athlétisme. C’était souvent le royaume de la débrouille ! Mais j’ai eu deux années fantastiques. C’est un peu pour ça que j’ai accepté le poste de présidente ; je veux rendre au bobsleigh, avec tout mon cœur, tout ce qu’il m’a donné.»

En utilisant sa notoriété, sa première mission, on l’a dit, sera d’assurer la « survie » financière des deux équipes de bobsleigh – une senior, toujours emmenée par Elfje Willemsen, qui rêve d’atteindre ses 3es JO en 2018, à Pyeongchang en compagnie d’Annelies Helthof, et une junior – et du projet skeleton bâti autour de la jeune Kim Meylemans, qui est née (de parents belges) et a grandi en Allemagne où elle a été « éduquée » dans cette discipline spectaculaire mais a choisi de concourir pour la Belgique. Pour cela, Hanna Mariën partira le plus vite possible à la chasse aux sponsors, ce qui ne sera pas évident, elle le sait.

« J’espère déjà que l’équipe de bobsleigh pourra terminer la saison, dit-elle. A la fin de celle-ci, les Mondiaux auront lieu à Winterberg, en Allemagne, qui est un peu notre camp de base. Y décrocher une médaille constituerait la meilleure des publicités. »

Une publicité qu’elle voudrait, par ailleurs, étendre au-delà de la frontière linguistique. Sans qu’elle comprenne pourquoi, tous les membres affiliés actuels sont tous originaires de Flandre. « Après Sotchi, nous avions lancé un appel pour attirer de nouvelles athlètes pour nos futures équipes de bob et, sur la centaine de filles qui s’était présentées, il n’y avait qu’une seule wallonne. Si vous pouviez dire que nous sommes preneurs de toutes les bonnes volontés, y compris au sud du pays, ce serait bien ! »

Voilà qui est fait !

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