Les Red Panthers veulent retrouver le haut de l’affiche

Anouk Raes, l'une des "cadres" de l'équipe, veut repartir de l'avant avec les Red Panthers. Photo Photonews.

Anouk Raes, l’une des “cadres” de l’équipe, veut repartir de l’avant avec les Red Panthers. Photo Photonews.

L’été dernier, à Rio, on n’a – logiquement – vu qu’eux. Et leur omniprésence s’est prolongée en fin d’année, à l’heure des récompenses et des trophées. En 2016, le hockey belge s’est conjugué quasi exclusivement au masculin avec ces Red Lions au destin olympique argenté. Du coup, les Red Panthers, leurs homologues féminines, sevrées de grande compétition après leur non-qualification olympique lors de la World League de Brasschaat de sinistre mémoire (pour elles), en juillet 2015, ont pratiquement disparu des radars, s’enfonçant, à leur corps défendant, à partir de là, dans un « no (wo)man’s land » médiatique assez désolant.

Cette période, elles le reconnaissent, n’a pas été simple à gérer, surtout pour les « anciennes » qui avaient connu l’ivresse des JO en 2012 à Londres et la période euphorique qui les avait précédés et suivis. « Cela a effectivement été un peu compliqué…, admet ainsi Anouk Raes, 28 ans, la capitaine de l’équipe. Personnellement, je l’ai vécue assez mal et j’ai un peu eu le cafard, je l’avoue. A plusieurs reprises, pendant les Jeux de Rio, je me suis dit qu’on aurait dû être là. D’ailleurs, je n’ai suivi que le tournoi masculin ; me passionner pour celui des femmes était au-dessus de mes forces… »

Jill Boon, la plus capée du groupe, elle, a bien dû se forcer à s’y intéresser « dans sa dernière partie » puisqu’elle a commenté la finale femmes pour la RTBF. Mais la Bruxelloise, qui a un peu vécu l’aventure des Red Lions par procuration grâce à la présence de son frère Tom dans la sélection de Shawn McLeod, a, elle aussi, plutôt regardé l’épreuve masculine que féminine pendant la quinzaine brésilienne. « Les Belges ont fait un tournoi de malade !, s’exclame-t-elle. Ils ont sublimé tout le hockey belge et prouvé que le travail finissait toujours par payer. Outre qu’il nous a mis du baume au cœur, ce résultat est par ailleurs très motivant car il ne faut pas oublier qu’ils ont quatre à cinq ans d’avance sur nous. »

Un constat que confirme Anouk Raes en ajoutant que « toute jalousie serait mal placée ». « Nous ne sommes pas au même niveau que les Lions, on ne peut pas comparer les deux équipes. »

Après cette longue période de pénitence, l’heure des nouvelles échéances et, elles l’espèrent, d’un retour en haut de l’affiche va bientôt se profiler pour les Red Panthers. La première, les demi-finales de la World League, aura même lieu en Belgique, à la Rasante, en juin prochain, « une occasion unique de reconquérir le public », selon Jill Boon. Un tournoi qui sera déjà dans toutes les têtes lors du stage programmé du 21 janvier au 5 février, en Afrique du Sud (avec des matchs amicaux face à la nation hôte, mais aussi la Chine et le Chili), par la Néerlandaise Ageeth Boomgaardt, la nouvelle sélectionneuse qui a succédé, début juin, à Pascal Kina après l’intérim de 8 mois assuré par Niels Thijssen.

Jill Boon, bientôt 30 ans, ne veut pas se projeter trop loin. Photo Photonews.

Jill Boon, bientôt 30 ans, ne veut pas se projeter trop loin. Photo Photonews.

« Elle a apporté une nouvelle vision “à la hollandaise” très rigoureuse et très dure, souligne Jill Boon, qui sait de quoi elle parle puisqu’elle évolue en club à Oranje-Rood, aux Pays-Bas. Sa méthode est basée sur la confiance réciproque. Elle parle beaucoup aux joueuses, aux anciennes comme aux nouvelles. »

« On en est revenu à plus de sérieux après une période où on avait surtout pris un maximum de plaisir, raconte Anouk Raes. Il a fallu retrouver ses repères, comprendre comment elle fonctionne. Elle est très exigeante mais aussi très à l’écoute afin de savoir comment on se sent physiquement. Sur le plan tactique, tout est assez clair, sans grand chambardement. Jusqu’à présent, elle s’est focalisée sur les bases qui ont fait défaut pendant un petit temps. On a notamment travaillé l’amélioration de notre jeu de passes. »

A l’aube d’une année qui culminera aussi à l’Euro (à Amstelveen), c’est un groupe de 24 joueuses qui partira au Cap dans un peu moins de deux semaines. Un groupe sensiblement rajeuni puisqu’il ne comprendra plus que 8 joueuses (sur les 18 de l’époque) ayant pris part aux Jeux de Londres : Jill Boon, Louise Cavenaile, Aisling D’Hooghe, Alix Gerniers, Barbara Nelen, Anouk Raes, Emilie Sinia et Judith Vandermeiren. On y retrouvera par ailleurs cinq joueuses en provenance de l’équipe nationale U21 ainsi que l’ex-espoir néerlandaise Lisa Scheerlinck, qui possède la double nationalité et a opté pour la belge et qui, selon Raes, est, au poste de milieu offensif, « un vrai renfort de par son niveau élevé et sa vitesse ».

« Le noyau est plus étoffé et plus compétitif, poursuit la capitaine. Il faudra vraiment se battre pour sa survie dans cette équipe ! »

Jusqu’où et jusqu’à quand est-elle prête à le faire ? Elle ne veut pas se prononcer mais reconnaît avoir « envie de bien faire » avant d’arrêter. « Les Jeux de Tokyo ? Je n’ai pas envie d’y penser. J’en ai vu tellement d’autres qui ont changé leurs plans après avoir pris une décision… »

Jill Boon, elle, toute proche des 250 sélections, admet qu’atteindre 2020 « sera compliqué ». « J’aurai 30 ans en mars. Quand je vois comment tout s’est professionnalisé, je préfère ne pas me prononcer et prendre année par année, voire tournoi par tournoi. Mais, quoi qu’il arrive, je serai à Tokyo. Si ce n’est pas sur le terrain, ce sera à coup sûr en tribune ! »

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