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	<title>Y a pas que le foot dans la vie</title>
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	<description>Le blog de Philippe Vande Weyer</description>
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		<title>Maxime Richard, le retour de la pagaie</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 08:12:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_869" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/05/Max-Richard.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/05/Max-Richard-300x184.jpg" alt="Maxime Richard a déjà Rio en tête. Avec l&#039;idée d&#039;y arriver en finale. Photo Belga." width="300" height="184" class="size-medium wp-image-869" /></a><p class="wp-caption-text">Maxime Richard a déjà Rio en tête. Avec l&#8217;idée d&#8217;y arriver en finale. Photo Belga.</p></div>Il avait quitté le plan d’eau des JO de Londres <em>« ni vraiment déçu ni franchement satisfait »</em> après avoir décroché une honnête 13e place lors de l’épreuve de 200 m en kayak en ligne en août dernier. <em>« J’aurais voulu être au maximum de mes capacités et je n’ai pas eu l’impression d’y être arrivé</em>, reconnaît honnêtement Maxime Richard. <em>Sans doute, en partie, à cause du stress mais aussi parce que j’avais, en mai, laissé pas mal d’énergie lors des épreuves de qualification, à Poznan. Je n’ai pas réussi à repasser le cap. » </em></p>
<p>Cette énergie dépensée, on s’en souvient, avait surtout été mentale. Car pour se qualifier pour les Jeux lors de cette compétition de la dernière chance, le Dinantais avait dû « emprunter », en dernière minute, un kayak de l’organisation. Le sien, son outil de travail qui était adapté à son gabarit, n’avait pas résisté au voyage vers la Pologne après être tombé de la remorque à laquelle il avait été de toute évidence mal arrimé&#8230; Boosté en partie par l’adrénaline qui l’avait inondé suite à cette mésaventure, il n’en avait pas moins remporté l’épreuve, lui, le spécialiste de la descente de rivière reconverti !<span id="more-868"></span></p>
<p>Aujourd’hui, fort de cette expérience, « Max », 25 ans, est reparti pour une nouvelle olympiade. Comme d’habitude, il l’a fait sans bruit, là-bas, chez lui, en bord de Meuse, accompagné de Marc, son père, avec qui il forme un binôme indestructible, et soutenu par la cellule haut niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nouveau programme, nouveau calendrier de compétition et nouveaux défis. Avec comme premier objectif prioritaire, une qualification directe pour les JO de Rio qu’il décrochera s’il se classe parmi les 8 premiers des Mondiaux 2015. Une échéance encore relativement éloignée mais qu’il faut préparer dès maintenant.</p>
<p>Les premiers résultats – encourageants &#8211; sont tombés la semaine dernière à Szeged, lors de le manche hongroise de Coupe du monde, où il a fini 11e sur 200 m et 5e sur 500 m. <em>« J’aurais pu arriver en finale A sur 200 m si je n’étais pas tombé dans la plus relevée des quatre demi-finales</em>, explique-t-il. <em>Les deux hommes qui ont fini devant moi ont terminé 1er et 3e de la finale. »</em>  Ce week-end, c’est à Radcice, en République tchèque, qu’il tentera de prendre la vague avec plus de percussion encore. <em>« Mais le temps fort de la saison, ce sera les Mondiaux, à Duisbourg, au mois d’août</em>, ajoute-t-il. <em>Où j’aimerais gagner quelques places par rapport aux Jeux en atteignant, si possible, la finale A »</em> (NDLR : qui se dispute avec 8 bateaux).</p>
<p>Pour y arriver, il a mis les bouchées doubles depuis la reprise des entraînements, notamment dans son travail de musculation. Après s’être plaint, à Londres, d’être encore un peu léger pour sa discipline avec ses 74 kg tout mouillé, il en a déjà gagné 3 rien qu’en soulevant plus de fonte. <em>« C’est bien mais pas encore suffisant</em>, assure-t-il. <em>Je dois arriver à 80 kg. Mais j’ai bien progressé en lever de barres. Avant les Jeux, j’étais à 120 kg en développé-couché ; aujourd’hui, j’en suis à 145 kg. »</em></p>
<p>Pourtant, comme il le souligne malicieusement, Maxime Richard ne fait pas (encore) de bodybuilding &#8211; <em>« L’objectif, ce n’est pas de se mettre torse nu sur la plage pour impressionner les filles ! »</em> Le gain de poids, nécessaire pour <em>« en mettre dans la pagaie »</em> doit aller de pair avec un travail technique dans le kayak parce que <em>« le plus dur, c’est de prendre de la masse musculaire tout en gardant sa glisse. »</em></p>
<p>Formé, on l’a dit, à l’école de la rivière, il prétend se focaliser désormais sur la ligne. Mas il lui arrive encore de retourner à ses premières amours, même si c’est parfois par obligation <em>« quand il y a trop d’eau sur la Meuse ». « Quoi qu’il arrive, c’est toujours un plus parce que le fait de pagayer contre le courant développe la puissance ! »</em> L’hiver dernier, il s’est autorisé quelques compétitions nationales en eau vive. Et n’écarte pas tout à fait la possibilité, cette année, de prendre part aux Mondiaux, en juin, en Slovénie.<em> « D’ici Rio, c’est la seule année où je pourrai me le permettre… »</em></p>
<p>Parce qu’un différend l’oppose depuis 2010 au coach de la Fédération flamands, Carlos Prendes, qui exigeait qu’il quitte son encadrement et la Fédération francophone et vienne loger et s’entraîner de manière permanente à Hazewinkel s’il voulait continuer à constituer un équipage avec (le Flamand) Olivier Cauwenbergh, Maxime Richard, qui avait refusé de céder à ce chantage, reste isolé en Wallonie. Mais cette situation, assure-t-il, ne lui pèse pas.</p>
<p><em>« Cela avait été dur la première année</em>, rappelle-t-il, <em>mais aujourd’hui je m’y suis habitué. Je suis persuadé d’avoir trouvé la formule idéale et qu’avec mon père, nous sommes dans le bon. Et puis, si j’ai vraiment envie de trouver d’autres conditions de travail et un groupe qui peut avoir un effet d’entraînement, je sais que je suis toujours le bienvenu en France, à Toulouse ! »</em></p>
<p>Entre le cassoulet et les carbonnades, il a choisi…</p>
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			<media:title type="html">BRITAIN LONDON OLYMPICS KAYAK K1 200M HEATS</media:title>
			<media:description type="html">Maxime Richard a déjà Rio en tête. Avec l&#039;idée d&#039;y arriver en finale. Photo Belga.</media:description>
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		<title>Les candidats successeurs de Jacques Rogge dans les blocs de départ</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 14:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_860" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/05/Bach.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/05/Bach-300x237.jpg" alt="A la cérémonie d&#039;ouverture des JO de Londres, Thomas Bach (au centre) était le plus proche de Jacques Rogge et de la reine Elisabeth II. Un signe? Photo Reuters." width="300" height="237" class="size-medium wp-image-860" /></a><p class="wp-caption-text">A la cérémonie d&#8217;ouverture des JO de Londres, Thomas Bach (au centre) était le plus proche de Jacques Rogge et de la reine Elisabeth II. Un signe? Photo Reuters.</p></div>Quatre mois. Dans quatre mois, le mardi 10 septembre très exactement, à l’issue de ses deux mandats de 8 et 4 ans (le maximum permis), Jacques Rogge cédera, lors de la session de Buenos Aires, son poste de président du Comité international olympique (CIO) qu’il occupe depuis juillet 2001. A 71 ans (il les a fêtés la semaine dernière), il sera temps pour le Gantois de se retirer sur ses terres et de goûter à une retraite qu’il n’aura pas volée. Pas question, pour lui, de rester membre du CIO, si ce n’est « d’honneur », c’est-à-dire sans plus aucun droit lié à la fonction. Comme il l’a déjà répété à, plusieurs reprises, pour ne pas embarrasser son successeur, <em>« la première qualité d’un ancien président est de se taire ».</em></p>
<p>Si la bagarre a déjà commencé dans la coulisse, à l’heure actuelle, aucun candidat à sa succession ne s’est officiellement déclaré. Cette discrétion permettrait, dit-on, aux héritiers présomptifs de Rogge de ne pas encore être sous la coupe des directives très strictes imposées par la commission d’éthique, notamment en matière de rencontres et communication avec les membres du CIO qu’ils doivent séduire pour gagner leur voix.<span id="more-859"></span></p>
<p>Mais on attend que les premiers d’entre eux sortent enfin du bois au plus tard à la fin du mois, à Saint-Pétersbourg,  à l’occasion de la convention de SportAccord, l’organe qui regroupe notamment l’ensemble des fédérations sportives internationales. On sait officieusement que la bataille pour le « top job » du sport mondial devrait opposer cinq hommes : (par ordre alphabétique) l’Allemand Thomas Bach (59 ans, membre du CIO depuis 1991), l’Ukrainien Serguei Bubka (49, 2008), le Porto-Ricain Richard Carrion (60, 1990), le Singapourien Ser Miang Ng (64, 1998) et le Taïwanais Ching-Kuo « CK » Wu (66, 1988). Le Suisse Denis Oswald (66, 1991) pourrait, lui aussi, se déclarer en dernière minute ; à moins qu’il ne vise le poste de président de l’Agence mondiale antidopage…</p>
<p>En 2001, aussi, cinq candidats s’étaient déclarés à la succession de Juan Antonio Samaranch. Aux côtés de Rogge, qui avait émergé au deuxième tour de scrutin lors de la session de Moscou, il y avait le Coréen Kim Un-yong, le Canadien Richard Pound, le Hongrois Pàl Schmitt et l’Américaine Anita DeFrantz.</p>
<p>Cité depuis plusieurs années maintenant, Bach, qui a été champion olympique en escrime, fait toujours figure de « front runner ». Cet avocat est actuellement vice-président du CIO et donc membre de sa commission exécutive, l’organe décisionnaire tout-puissant de l’institution lausannoise. Il a aussi l’avantage d’être Européen, qui n’est pas mince puisque le Vieux Continent est – de loin – le mieux représenté avec 43 membres sur les 100 actuels que compte le CIO ; depuis que celui-ci existe, tous les présidents, à l’exception de l’Américain Avery Brundage, ont été ou sont Européens. Mais la montée en puissance de Ser Miang Ng, lui-aussi, vice-président du CIO, n’est pas à négliger ; cet homme d’affaires a dirigé avec brio l’organisation des premiers Jeux olympiques de la jeunesse, à Singapour, il y a trois ans, et son élection symboliserait la percée de l’Asie, le continent le plus peuplé, le plus florissant sur le plan économique et le plus actif du mouvement sportif mondial et olympique. Une remarque que l’on peut également faire à propos de CK Wu, par ailleurs président de l’AIBA, la Fédération international de boxe, qui, par un curieux hasard, vient d’inaugurer après l’avoir fait ériger, à Tianjin, un musée dédié à Juan Antonio Samaranch. Richard Carrion, lui, est l’un des poids lourds du CIO, où il dirige la très importante commission des finances. Quant à Serguei Bubka, qui a son passé d’athlète exceptionnel pour lui, il serait encore un peu jeune, à la fois en âge et en ancienneté comme membre, pour briguer autre chose qu’une place de candidat-président… en vue de l’élection suivante ; l’ancien perchiste a cependant d’autres fers au feu puisqu’on l’annonce également comme candidat à la succession  du Sénégalais Lamine Diack comme président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) où il devra sans doute affronter Sebastian Coe.</p>
<p>Le CIO que laissera Rogge à son successeur est en très bonne santé, tant sur le plan financier que moral. Le Belge a parfaitement réussi à maintenir la paix et l’équilibre entre les différentes composantes du Mouvement olympique, à savoir les membres du CIO, les fédérations internationales, les comités nationaux olympiques et les comités d’organisation des JO, ce qui est une opération particulièrement délicate. Sous la présidence du chirurgien gantois, les Jeux olympiques, qui sont la vitrine du mouvement, ont aussi connu un succès retentissant.</p>
<p>Pourtant, des voix (anglo-saxonnes) laissent entendre que l’institution serait désormais plus aux mains de l’exécutif et de l’administration de Lausanne, qui s’est modernisée et professionnalisée,  que des membres du CIO, dont certains s’estimeraient relégués au rang de « presse-bouton ». Certains d’entre eux voudraient, du coup, profiter du changement de leader pour faire rehausser l’âge limite de 70 à 75 ans et pour réinstaurer, selon une formule à trouver, le droit de visite des villes candidates. Celui-ci, on s’en souvient, avait été interdit aux membres suite au scandale de Salt Lake City, révélé en 1998. Depuis, c’est une commission d’évaluation que le CIO envoie dans chacune des villes candidates, à charge pour celle-ci d’établir un rapport le plus complet possible à destination des membres en vue du vote organisé sept ans avant la tenue des JO.</p>
<p>Si elle est généralement approuvée, la lutte contre le gigantisme pourrait, elle-aussi, être mieux maîtrisée. Ce n’est pas tant le nombre d’athlètes (10.500), de sports (28) et de médailles (300), qui a été jugulé, qui pose problème, mais bien les budgets des villes tant pour assurer leur promotion que pour construire les installations – sportives ou non – et assurer la sécurité qui, eux, ont explosé. Ccelui des prochains Jeux d’hiver de Sotchi, qui seront organisés dans une région où il n’y avait rien ou très peu en matière d’infrastructures, a été récemment estimé à 50 milliards de dollars !</p>
<p>La mise à plat désormais récurrente du programme des Jeux, où chaque sport (à part l’athlétisme et la natation, même si ce n’est pas écrit…) doit justifier sa place sous peine d’être écarté pour la laisser  à d’autres a connu également quelques ratés dans sa mise en place. Ainsi, la lutte, que la commission exécutive du CIO avait décidé de mettre à la porte des JO à partir de 2020 mais qui a entamé depuis lors un important travail de lobbying, pourrait finalement revenir par la fenêtre lors de la session de Buenos Aires où les membres du CIO auront le dernier mot. Cette décision ne serait, en soi, pas contestable. Mais elle laisserait un goût plutôt amer dans la bouche des sept sports (baseball/softball, escalade, karaté, roller, squash, wakeboard, wushu) qui, depuis plusieurs années, mènent campagne pour avoir, eux aussi, un jour une chance d’atteindre le paradis olympique…</p>
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			<media:title type="html">Britain&#8217;s Queen Elizabeth attends the opening ceremony of the London 2012 Olympic Games</media:title>
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		<title>Jason Collins, un « coming out » salvateur</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 08:50:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_842" class="wp-caption alignleft" style="width: 219px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/05/jasoncollinsgay.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/05/jasoncollinsgay-209x300.jpg" alt="&quot;The Gay Athlete&quot;, la &quot;une&quot; de Sports Illustrated&quot; de cette semaine consacrée à Jason Collins. Photo SI" width="209" height="300" class="size-medium wp-image-842" /></a><p class="wp-caption-text">&#8220;The Gay Athlete&#8221;, la &#8220;une&#8221; de Sports Illustrated&#8221; de cette semaine consacrée à Jason Collins. Photo SI</p></div>L’événement a fait grand bruit, cette semaine, aux Etats-Unis. Jason Collins, 34 ans, pivot des Washington Wizards, est devenu le premier athlète masculin provenant d’un sport collectif américain majeur  – le basket, en l’occurrence &#8211;  à faire son « coming out » et à révéler publiquement son homosexualité. Un véritable « exploit » dans le monde machiste des sports d’équipes, qui a été salué par la Maison Blanche elle-même et par quelques collègues de la NBA de premier plan, dont Kobe Bryant, mais qui a aussi suscité des messages anonymes haineux sur les réseaux sociaux…</p>
<p>La manière dont cette révélation s’est produite témoigne, à elle seule, de la difficulté de cette décision. L’agent de Jason Collins a contacté, il y a trois semaines, dans le plus grand secret le magazine <em>Sports Illustrated </em>en lui «offrant» le scoop, sans révéler le nom du basketteur en question. Quelques jours plus tard, il a donné à l’un des journalistes de l’hebdomadaire l’adresse d’une maison privée à Los Angeles où allait se dérouler l’interview et c’est en arrivant sur place que celui-ci a vu de quel athlète il s’agissait. Collins a alors demandé que l’article soit rédigé à la première personne (pour éviter toute possibilité de mauvaise interprétation) et qu’il ne soit pas diffusé avant le premier match à domicile des Boston Celtics suivant l’attentat du marathon du 15 avril pour ne pas accaparer l’attention dans ce moment de deuil. Lui-même, il faut le savoir, a été joueur dans la ville du Massachusetts durant sa carrière.<span id="more-841"></span></p>
<p>Après avoir longtemps tu ses préférences sexuelles <em>« par loyauté envers les équipes dans lesquelles j’évoluais, pour ne pas faire office de distraction »</em>, c’est en 2011, au moment du « lockout » (grève) qui frappait la NBA, que Collins affirme qu’il a commencé à réfléchir à qui il était, parce qu’il était sorti d’une routine qui, jusque-là, l’avait empêché de se poser trop de questions. L’attentat du marathon de Boston a fini de le convaincre qu’il était temps de parler. <em>« J’ai compris qu’il ne fallait pas que j’attende éternellement que les  circonstances soient parfaites</em>, explique-t-il. <em>Les choses peuvent changer en un instant. »</em></p>
<p>Depuis la parution de sa mise au point qui débute par <em>« Je suis un pivot de 34 ans évoluant en NBA. Je suis noir. Et je suis gay »</em>, Jason Collins affirme ne plus vivre avec la peur. <em>« Vivre avec un tel secret exige beaucoup d’énergie. Je pensais que mon monde s’écroulerait si quelqu’un savait. Mais quand j’ai avoué mon homosexualité, je me suis senti entier pour la première fois. »</em></p>
<p><em>« Ce que ce basketteur a fait est formidable</em>, précise le psychologue du sport Jef Brouwers. <em>Je le lui ai d’ailleurs fait savoir via Twitter. Son « coming out » peut ouvrir des portes vers une diminution de la pression psychologique qui pèse sur les sportifs homosexuels dans les sports d’équipes. »</em>  Une pression qui reste encore, pour beaucoup, insupportable, comme on l’a vu récemment avec le joueur de football américain Robbie Rogers qui évoluait en Angleterre, à Leeds, et qui a mis un terme à sa carrière en même temps qu’il révélait son homosexualité.</p>
<p>Ce qui est le plus remarquable dans la situation de Collins, c’est qu’il a accepté de parler alors qu’il est toujours en activité dans un milieu machiste et à l’environnement très viril. L’un de ses prédécesseurs, le Britannique John Amaechi, avait préféré attendre la fin de sa carrière avant de révéler son homosexualité dans un livre intitulé « Man in the middle »… ce qui ne l’avait pas empêché de subir les propos homophobes de l’ancienne star retraitée Tim Hardaway qui avait déclaré <em>« détester les gays »</em> sur une radio floridienne. Une sortie qui avait valu à ce dernier une désapprobation quasi générale à l’époque et qu’il paie encore aujourd’hui puisqu’il est toujours ostracisé dans les milieux du basket US.</p>
<p>Malgré l’évolution des mœurs, l’exemple de sportifs de haut niveau affichant ouvertement leur homosexualité reste rarissime, et certainement chez les hommes pratiquant un sport collectif. Et ce n’est pas une étude française récente, qui a démontré que le milieu du football restait très homophobe avec  41 % des joueurs pros (et 50 % des joueurs en centre de formation) interrogés avouant avoir des pensées hostiles envers les homosexuels, qui risque de changer radicalement les choses. La pression est telle dans ces milieux que les gays pratiquant un sport d’équipe préfèrent vivre une vie asexuée plutôt que de faire leur coming out ou mettre un terme prématuré à leur carrière quand ils font clairement le choix de leur vie affective et sexuelle. Qui sait combien de carrières qui auraient pu être brillantes se sont ainsi brisées sur l’autel de l’intolérance ?</p>
<p>Cette homophobie, selon la  sociologue norvégienne Ulla-Britt Lilleaas, de l&#8217;Université d&#8217;Oslo, serait dûe à la nature même de ces sports et au style de vie qu’ils imposent et qui généreraient une sorte d’auto-protection. <em>« Les sports collectifs impliquent de nombreux contacts avec des individus du même sexe, dans les vestiaires, les douches, en voyage, dans les chambres d’hôtel. A cause de cela, il est important pour certains de se distancier de l’homosexualité, notamment au travers de réflexions de plus ou moins bon goût, ce qui peut déboucher sur l’homophobie. »</em></p>
<p>Longtemps, aussi, à côté de la pression du vestiaire, c’est la crainte de perdre des revenus financiers qui a incité les sportifs gays à ne pas sortir du bois. C’est ainsi que l’on estime que l’ancienne joueuse de tennis Billie Jean King aurait perdu d’1 million de dollars en revenus publicitaires au cours des trois années qui ont suivi la révélation de son homosexualité, durant les années 70… Cette « sanction » ne serait cependant plus d’actualité aujourd’hui.</p>
<p><em>« Au contraire</em>, insiste Bob Verbeeck, patron de l’agence Golazo Sports et représentant d’athlètes, parmi lesquels la basketteuse Ann Wauters, ouvertement lesbienne et vivant en couple avec sa compagne et leurs deux enfants. <em>Avec une communication de plus en plus ciblée, la révélation de l’homosexualité d’un sportif ne représente plus du tout un danger sur le plan commercial ; je dirais même que le marché est suffisamment grand pour en bénéficier ! »</em></p>
<p>Sans aller jusqu’à prétendre que Jason Collins, qui était « sur le retour » sur le plan sportif, a agi consciemment afin d’augmenter sa valeur médiatique marchande, il faut ainsi souligner que Nike lui a rapidement délivré un message de soutien après son «coming out». Et, au pays où les contes de fée font toujours recette à Hollywood, des scénaristes seraient déjà prêts à racheter son histoire pour la transposer sur grand écran, avec monnaie sonnante et trébuchante à la clé.</p>
<p><em>« Dans le contexte actuel, la sortie de Collins, qui est fantastique dans un pays comme les Etats-Unis, peut faire avancer le débat</em>, ajoute encore Verbeeck. <em>Mais au-delà du poids que représente un « coming out », il faut respecter le choix de chaque homosexuel de le faire ou non. Sur ce plan, je n’ai aucun conseil à donner. Car cela reste, avant tout, une affaire privée, éminemment privée. »</em></p>
<p>La vraie révolution, en fait, ne se produira-t-elle pas quand ce type de « révélation » se sera tellement banalisée qu’elle n’intéressera plus personne ? Même si on en est sans doute encore loin, on peut toujours rêver. Et remercier Jason Collins d’avoir fait un peu plus avancer le débat. </p>
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			<media:title type="html">jasoncollinsgay</media:title>
			<media:description type="html">&#34;The Gay Athlete&#34;, la &#34;une&#34; de Sports Illustrated&#34; de cette semaine consacrée à Jason Collins. Photo SI</media:description>
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		<title>Pour Lionel Cox, le règlement n’est plus le règlement</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 06:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour apprécier la puissance médiatique des Jeux olympiques, Lionel Cox est sans doute l’homme le mieux placé. Avant ceux de Londres, le tireur liégeois était un parfait inconnu, qui baladait sa carabine de compétition en compétition sans émouvoir grand monde. &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/2013/04/23/pour-lionel-cox-le-reglement-nest-plus-le-reglement/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_834" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/cox.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/cox-300x199.jpg" alt="" title="BRITAIN LONDON OLYMPICS BELGIAN SHOOTING" width="300" height="199" class="size-medium wp-image-834" /></a><p class="wp-caption-text">Lionel Cox a dû s&#039;adapter à un nouveau système de compétition depuis sa médaille d&#039;argent des Jeux de Londres. Avec succès. Photo Belga.</p></div>Pour apprécier la puissance médiatique des Jeux olympiques, Lionel Cox est sans doute l’homme le mieux placé. Avant ceux de Londres, le tireur liégeois était un parfait inconnu, qui baladait sa carabine de compétition en compétition sans émouvoir grand monde. Il a suffi d’une journée de grâce dans la capitale britannique et d’une médaille d’argent gagnée en tir à la carabine 50 m couché pour en faire un héros national, un rôle qu’il a apprécié et dont il a goulûment profité pendant les six derniers mois de l’année 2012, allant de réception en réception et d’interview en interview avec une rare disponibilité.</p>
<p>Aujourd’hui, les choses sont – presque – revenues à la normale. S’il est encore demandé de temps à autre pour venir raconter son expérience, comme ce samedi à Louvain-la-Neuve, où il s’est exprimé avec d’autres olympiens face à une assemblée de sportifs et d’espoirs sportifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Cox est, en revanche, beaucoup moins sollicité par les médias. Ainsi, il y a deux semaines, sa 3e place obtenue lors de la manche de Coupe du monde de Changwon, en Corée du Sud, qui constituait son meilleur résultat international depuis les Jeux, est passée pour le moins inaperçue.<span id="more-833"></span></p>
<p><em>« C’est vrai que tout s’est un peu calmé »</em>, reconnaît-il sans trop d’amertume.</p>
<p>S’il a l’impression que ses adversaires le considèrent aujourd’hui comme <em>« un concurrent plus sérieux »</em> et que son résultat londonien a éveillé l’attention de distributeurs de matériel dans son sport – <em>« Je vais bientôt signer un contrat avec un nouveau fournisseur de munitions »</em> &#8211; le vrai changement, en fait, est survenu dans le règlement de sa discipline que sa Fédération internationale, soucieuse de se remettre en question pour ne pas perdre éventuellement son accréditation olympique, a voulu rendre plus spectaculaire en compliquant (un peu) la vie des tireurs.</p>
<p><em>« Depuis le 1er janvier 2013</em>, explique-t-il, <em>dans la phase initiale, on compte tous les coups à la décimale alors qu’auparavant, on ne le faisait qu’à partir de la finale. Par ailleurs, après les 60 premiers coups, les huit meilleurs tireurs sont sélectionnés pour la finale… où on remet aujourd’hui les compteurs à zéro et où on procède par tours éliminatoires, en sortant chaque fois le dernier de chaque tour, pour arriver à une finale à deux. »</em></p>
<p>S’il avait été appliqué aux Jeux de Londres, ce système de compétition aurait été fatal au Belge. Car s’il était arrivé deuxième après les éliminatoires avec un total remarquable de 599 sur 600, dans la finale (où il avait, comme les autres, pu conserver ses points) il  avait été nettement moins brillant et n’avait dû son salut qu’à l’excellence de son parcours initial.</p>
<p><em>« Une compétition n’est pas l’autre</em>, argumente-t-il. <em>A Changwon, j’avais terminé 6e de l’épreuve qualificative et, grâce au nouveau règlement, je suis remonté à la 3e place en finale ; à l’inverse, en mars, au GP du Koweït, j’étais « rentré » 3e et j’ai fini 6e. Mais il est évident que ce système, qui sera d’application aux Jeux de Rio, est beaucoup plus cruel que le précédent. Un tireur qui a fini 1er en qualifications peut très bien être sorti au premier tour de la finale. C’est d’autant plus stressant que l’on a également moins de temps qu’auparavant pour boucler son premier parcours de 60 balles : 50 minutes au lieu de 75… »</em></p>
<p>Pour appréhender cette nouvelle manière d’exercer sa discipline, Lionel Cox, 2e mondial de sa discipline, affirme ne pas avoir modifié grand-chose dans ses habitudes. <em>« Je bénéficie juste d’un peu plus de dispenses de service chez mon employeur</em> (NDLR : il est inspecteur du travail à la Région bruxelloise) <em>pour aller en compétition mais je n’ai pas de congé supplémentaire ». </em>Une latitude qu’il mettra à profit pour tenter de briller lors des prochaines manches de Coupe du monde à Fort Benning (Etats-Unis), Munich et Grenade et, surtout, aux championnats d’Europe prévus cet été en Croatie, où il doublera 50 et 300 m. Le moins discrètement possible, on l’espère pour lui…</p>
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			<media:title type="html">BRITAIN LONDON OLYMPICS BELGIAN SHOOTING</media:title>
			<media:description type="html">Lionel Cox a dû s&#039;adapter à un nouveau système de compétition depuis sa médaille d&#039;argent des Jeux de Londres. Avec succès. Photo Belga.</media:description>
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		<title>Thiam-Aerts : à qui les Mondiaux ?</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Apr 2013 11:58:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Résilience (n.f.) : capacité à vivre, à se développer, en surmontant les chocs traumatiques, l’adversité (Petit Robert). Jeudi et vendredi, à Bambous, Nafissatou Thiam a démontré qu’une grosse désillusion n’était pas de nature à l’abattre. Un peu plus d’un mois &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/2013/04/21/thiam-aerts-a-qui-les-mondiaux/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_828" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/Thiam.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/Thiam-300x250.jpg" alt="" title="SWEDEN GOTEBORG ATHLETICS EUROPEAN INDOOR WOMEN PENTATHLON" width="300" height="250" class="size-medium wp-image-828" /></a><p class="wp-caption-text">A l&#039;heure actuelle, Nafi Thiam est en pole position pour Moscou. Mais la saison est jeune... Photo Belga.</p></div>Résilience (n.f.) : capacité à vivre, à se développer, en surmontant les chocs traumatiques, l’adversité (Petit Robert). Jeudi et vendredi, à Bambous, Nafissatou Thiam a démontré qu’une grosse désillusion n’était pas de nature à l’abattre. Un peu plus d’un mois après avoir été privée de son record du monde junior du pentathlon en salle dans les conditions que l’on sait (le recours devrait être envoyé cette semaine par la Ligue belge d’athlétisme à la Fédération internationale), la Namuroise a frappé fort à l’ile Maurice en améliorant de 105 points son record de Belgique junior de l’heptathlon, le faisant passer de 5.916 à 6.021 points.</p>
<p>Ce résultat final, qu’elle aurait sans doute pu encore affiner avec un peu plus d’opposition et un peu de moins de vent – surtout dans le 800 m final où elle a terriblement souffert dans les 300 derniers mètres – lui a permis de gagner sa sélection pour l’Euro junior de Rieti (18-21 juillet), qui sera l’objectif majeur de sa saison. Mais il l’a aussi placée en pole position pour les Mondiaux seniors de Moscou (10-18 août) pour lesquels elle a réussi les 6.000 pts exigés par la Ligue belge pour une athlète de moins de 24 ans.<span id="more-827"></span></p>
<p>Elle n’a cependant pas tout à fait son sort entre les mains. Celui-ci dépend désormais en partie de Sara Aerts, autre heptathlonienne candidate aux Mondiaux, qui a aujourd’hui toute la pression sur ses épaules. La Campinoise, qui a réussi 6.077 pts l’an dernier et a rempli ainsi les critères belges, doit, en effet, confirmer. Pour être sûre d’aller à Moscou, elle doit faire mieux que les 6.021 pts de Nafi Thiam, la Ligue belge sélectionnant la fille ayant obtenu le meilleur résultat en 2013 au cas où aucune des deux n&#8217;aurait réussi le minimum &#8220;A&#8221; IAAF de 6.100 pts. En revanche, les athlètes pourront être toutes les deux sélectionnées, si l’une d’entre elles réussit ce minimum « A ».</p>
<p>Ce n’est pas la première fois que les spécialistes belges d’épreuves combinées se retrouvent dans ce cas de figure compliqué. En 2011, les décathloniens Thomas Van der Plaetsen (8.157 pts) et Hans Van Alphen (8.120) avaient eux-aussi tous les deux réussi le minimum belge pour les Mondiaux de Daegu. Mais, comme aucun des deux n’avait réussi le minimum « A » de l’IAAF (8.200), seul le premier avait pu partir en Corée du Sud.</p>
<p>Pour résumer la situation Thiam-Aerts :<br />
- Thiam va seule à Moscou si Aerts ne réussit pas 6.021 pts cette saison (date limite : 29 juillet) ;<br />
- Aerts va seule à Moscou si elle réussit entre 6.021 et 6.099 pts cette saison et que Thiam ne fait pas mieux qu’elle.<br />
- Thiam et Aerts vont toutes les deux à Moscou si l’une d’entre elles réussit 6.100 pts cette saison.</p>
<p>Même à côté des pistes, l’athlétisme peut s’avérer passionnant !</p>
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			<media:description type="html">A l&#039;heure actuelle, Nafi Thiam est en pole position pour Moscou. Mais la saison est jeune... Photo Belga.</media:description>
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		<title>Nageur francophone, le dernier sacerdoce</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 21:43:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Votre patron vous demande d’écrire un rapport mais, à l’heure de vous installer derrière votre ordinateur, vous vous rendez compte qu’un stagiaire a fait main basse dessus et que deux de ses collègues font la file derrière lui pour l’emprunter &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/2013/04/18/nageur-francophone-le-dernier-sacerdoce/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_820" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/Heersbrandt.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/Heersbrandt-300x199.jpg" alt="" title="NAGEUR" width="300" height="199" class="size-medium wp-image-820" /></a><p class="wp-caption-text">François Heersbrandt, un sportif qui a bien du mérite... Photo René Breny.</p></div>Votre patron vous demande d’écrire un rapport mais, à l’heure de vous installer derrière votre ordinateur, vous vous rendez compte qu’un stagiaire a fait main basse dessus et que deux de ses collègues font la file derrière lui pour l’emprunter à leur tour. Vous vous rendez au bureau mais, au moment de monter dans votre voiture, vous réalisez que son siège social a changé et qu’il faut vous rendre à l’autre bout de la province aujourd’hui ; avant d’encore émigrer ailleurs demain. Vous êtes prêts pour votre « 9 to 5 » mais, pas de chance, le siège de l’entreprise n’ouvre qu’à 20 h aujourd’hui ; la semaine dernière, c’était même à 6h du matin et le concierge vous avait donné les clés du bâtiment parce qu’il n’avait pas envie de se lever à l’aube…<span id="more-819"></span></p>
<p>Inimaginable ce scénario pour un travailleur ? Pas s’il est nageur d’élite et francophone. Prenez François Heersbrandt, le recordman de Belgique du 100 m papillon, demi-finaliste l’été dernier aux Jeux de Londres, en bref le n°1 de son sport dans le sud du pays puisqu’il est  le seul à avoir un contrat d’élite auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Au fil des ans, il a appris à composer avec les difficultés inhérentes à un sport qui se pratique dans un lieu difficile à rentabiliser sauf si on l’ouvre au plus grand nombre, le grand public et les écoles en priorité, au détriment des meilleurs.</p>
<p>Parce qu’il ne parvient pas à obtenir dans une seule et même piscine une ligne d’eau aux heures où il aimerait s’entraîner, le Wavrien est obligé de répartir ses dix sessions hebdomadaires à trois endroits différents : Nivelles, Woluwe et Louvain-la-Neuve. Souvent, il doit s&#8217;y rendre à l&#8217;heure où ses condisciples sportifs d&#8217;élite goûtent un repos bien mérité. Parfois, il doit même partager son couloir avec des jeunes prometteurs mais beaucoup moins rapides que lui, ce qui le gêne forcément dans ses évolutions.</p>
<p><em>« C’est vrai que ça pourrait être beaucoup mieux »</em>, admet-il. Mais comme c’est un homme bien élevé, il essaie de ne pas trop faire de vagues. <em>« Je ne veux pas passer pour un éternel insatisfait ; on n’a jamais tout d’un coup en Belgique. »</em></p>
<p>Philippe Midrez, son directeur technique, est conscient du problème. Mais il avoue son impuissance. Permettre à ses meilleurs éléments de pouvoir travailler dans des conditions décentes ne relève pas de sa compétence.</p>
<p><em>« Dans beaucoup de communes, les clubs se marchent dessus</em>, explique-t-il. <em>Certains voudraient faire du haut niveau mais n’y arrivent pas parce qu’ils n’ont droit qu’à un nombre limité d’heures d’occupation par jour de leurs installations. Comme nous, ils ne peuvent rien faire parce que la gestion des piscines dépend la plupart du temps de la vision de la ville ou de la commune… voire du directeur des lieux. Souvent, pour ne pas dire toujours, on opte pour la rentabilité. Tout cela dépasse nos compétences, c’est une décision politique qui nous échappe. Même pour nos stages fédéraux, nous sommes contraints de nous exiler. Récemment, j’ai dû envoyer une équipe de jeunes à Vichy parce qu’il était impossible, pendant les vacances, de bloquer 3 couloirs deux fois deux heures par jour à Seraing… »</em></p>
<p>La Fédération francophone de natation a longtemps espéré qu’elle aurait enfin un toit (en clair une piscine réservée à ses élites) lorsqu’est née l’idée du centre sportif de haut niveau. Cela aurait pu résoudre bien des problèmes. Mais elle a dû déchanter quand, pour des raisons budgétaires, le projet a été raboté et ramené à une salle d’athlétisme couverte, qui sera érigée à Louvain-la-Neuve.</p>
<p>Cette situation a forcément des répercussions sur le développement de futurs champions. Certains clubs se découragent et abandonnent les groupes de compétition. Une décision d’autant plus facile à prendre que pour eux, avoir un maximum de nageurs récréatifs et un minimum de compétiteurs est également plus avantageux sur le plan financier. <em>« Nous n’avons jamais eu autant de clubs et de membres – plus de 21.000 au dernier recensement – et… si peu de compétiteurs »</em>, regrette Philippe Midrez qui tente de sauver les meubles avec un « team du futur », projet qu’il a présenté à la Communauté française via son plan programme. <em>« Il prévoit l’engagement d’un entraîneur professionnel et la création de trois centres d’entraînement. Nous attendons la réponse. »</em></p>
<p>Un qui n’attend pas ou plus, c’est André Henveaux. Le patron de Liège Natation, l’un des hommes qui a « sorti » le plus de nageurs de premier plan dans le sud du pays (Arnould, Cam, Bonvoisin, Grandjean, …) depuis plus de 30 ans, est, avec Alain Soret, son collègue de Dison-Welkenraedt, et le club de Waremme à l’origine de la création d’un nouveau pôle liégeois, le Pôle Swimming Liège (PSL), porté sur les fonts baptismaux le 22 mars dernier.</p>
<p><em>« L’idée, c’est de regrouper tous les meilleurs nageurs de la province sous la même bannière mais sans les retirer de leur club d’origine, un peu sur le modèle du Brabo  et du Mega en Flandre</em>, dit Henveaux. <em>Nous visons l’excellence, donc ce pôle est réservé aux nageurs, nés en 2001 et avant, qui figurent dans le top 8 belge de leur catégorie respective. »</em></p>
<p>Actuellement, une bonne trentaine de nageurs ont répondu présent à l’appel du PSL. Ceux-ci, répartis en trois groupes, sont réunis tous les vendredis de 16 à 21 h à la piscine de Crisnée pour un entraînement en commun.</p>
<p><em>« Après la déception née de la non-concrétisation du centre francophone de haut niveau et avec le manque de projets de la Fédération et l’éternel problème des infrastructures en Wallonie, il fallait agir</em>, dit encore Henveaux. <em>La natation de compétition est en train de disparaître en Communauté française. Nous espérons que notre projet créera une certaine dynamique. »</em></p>
<p>L’objectif à court terme est de passer à deux entraînements/semaine mais aussi d’effectuer des stages pour créer un véritable esprit club. Par ailleurs, s’il est actuellement financé par les différentes écoles de natation à l’origine du projet, le PSL espère bien convaincre quelques partenaires via la création d’un « business club ».</p>
<p><em>« Nous  espérons pouvoir bientôt rivaliser avec les meilleurs clubs du nord du pays</em>, conclut André Henveaux.<em> Et si, d’ici 2020, nous avons deux nageurs aux Jeux olympiques, nous aurons réussi. »</em></p>
<p>Vous avez dit sacerdoce ?</p>
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			<media:title type="html">NAGEUR</media:title>
			<media:description type="html">François Heersbrandt, un sportif qui a bien du mérite... Photo René Breny.</media:description>
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	</item>
		<item>
		<title>François De Keersmaecker, l’homme qui a toujours la flamme</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 12:59:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On peut reprocher beaucoup de choses à François De Keersmaecker, le président de l’Union belge de football, mais pas d’être rancunier. Il y a quatre ans, il avait subi un terrible affront lors de l’assemblée générale élective du Comité olympique &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/2013/04/16/francois-de-keersmaecker-lhomme-qui-a-toujours-la-flamme/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_815" class="wp-caption alignleft" style="width: 214px"><a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/keers.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/files/2013/04/keers-204x300.jpg" alt="" title="BELGIUM SOCCER RED DEVILS VS KAZAKHSTAN" width="204" height="300" class="size-medium wp-image-815" /></a><p class="wp-caption-text">François De Keersmaecker revient à la charge au COIB et aura le soutien du président Pierre-Olivier Beckers. Photo Belga.</p></div>On peut reprocher beaucoup de choses à François De Keersmaecker, le président de l’Union belge de football, mais pas d’être rancunier. Il y a quatre ans, il avait subi un terrible affront lors de l’assemblée générale élective du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) en ne récoltant que 30 ridicules petites voix sur un total possible de 95 ; et celui qui, à l’époque, était encore directeur de la plus grosse fédération du pays, Jean-Marie Philips, avait fait encore moins bien avec seulement 27 voix. De toute évidence, les footballeurs n’étaient pas les bienvenus au conseil d’administration du COIB…</p>
<p>Aujourd’hui, à un mois et demi de l’assemblée générale qui désignera le nouveau CA pour l’olympiade qui s’achèvera avec les JO de Rio, l’avocat malinois a pourtant choisi de remettre ça. Le 31 mai, il figurera parmi les 11 candidats du rôle linguistique néerlandophone qui tenteront de décrocher l’un des sept sièges à leur disposition.<span id="more-814"></span></p>
<p><em>« C’est une bonne chose</em>, précise Pierre-Olivier Beckers, le président sortant (et seul candidat pour le poste le plus important) du COIB. <em>Il est très intéressant pour un comité national olympique </em>(CNO) <em>d’avoir à sa table la plus grande fédération de son pays. »</em></p>
<p>Celui qui, dans le civil, est le patron du Groupe Delhaize, ne fait pas de mystère sur sa volonté de voir revenir le football au sein du CA du COIB, où il n’est plus représenté depuis 2005, après le départ à la retraite de feu François Narmon. Parce qu’une fédération qui « pèse » plus de 420.000 membres, c’est forcément une entité qu’il vaut mieux avoir avec soi que contre soi.</p>
<p><em>« Dans tous les CNO du monde, le foot a du mal à passer</em>, se rend-il pourtant compte. <em>Il génère, de la part des autres fédérations, une certaine jalousie, parce qu’il a de la visibilité, une omniprésence médiatique, des moyens financiers et une proximité avec le monde politique. Cette attitude est ridicule parce que tous ces éléments-là peuvent être des éléments de force. »</em></p>
<p>François De Keersmaecker est, lui aussi, conscient du manque de popularité qu’il pourrait susciter auprès de ses collègues. <em>« Quand je lis les journaux et que je vois la place que prend le football dans les pages sportives, je peux très bien me mettre à leur place… »</em> Mais au lieu de faire étalage de sa toute puissance, arguant du fait qu’il vient, lui aussi, d’un petit club – <em>« Le Sporting Tisselt »</em> &#8211; il préfère la jouer collectif. <em>« Faire cavalier seul ne m’intéresse pas</em>, assure-t-il. <em>Je préfère que l’on utilise notre popularité pour réaliser quelque chose en commun avec les autres sports. Nous avons la possibilité de mettre tout notre poids dans beaucoup de dossiers. »</em></p>
<p>Comme Beckers, De Keersmaecker estime qu’il est anormal que la plus grande fédération soit absente du CA du Comité olympique, avec lequel les relations se sont fort détendues ces derniers temps, notamment suite à la création de la Cour belge d’arbitrage pour le sport, nouvel organe indépendant, auquel l’Union belge apporte son soutien financier. De plus, tout comme en 2008, à Pékin, le football a fait de Rio 2016 un véritable objectif pour ses Espoirs et être « dans la place » devrait faciliter bien des choses dans la construction de ce projet.</p>
<p>Le président de l’URBSFA affirme, par ailleurs, avoir retenu les leçons de son échec de 2009. <em>« Nous avions fait une erreur stratégique en présentant deux candidats, un dans chaque rôle linguistique</em>, reconnaît-il. <em>Ce n’était pas malin. On ne le fera plus. »</em> Dans les prochains jours, il enverra une lettre de motivation à toutes les fédérations sportives du pays, celles qui détiendront les clés du vote du 31 mai.</p>
<p>Une chose est cependant certaine. S’il est élu ce jour-là, François De Keersmaecker ne pourra pas remercier de vive voix ceux qui lui auront fait confiance. <em>« Je suis un peu embêté</em>, reconnaît-il. <em>Au même moment se déroule, en effet le congrès de la Fifa, à l’île Maurice et il est impensable que je n’y sois pas… »</em></p>
<p>Il y a des choix, effectivement, qui ne se discutent pas…</p>
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			<media:description type="html">François De Keersmaecker revient à la charge au COIB et aura le soutien du président Pierre-Olivier Beckers. Photo Belga.</media:description>
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		<title>Nafi, ils ne te méritent pas…</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 08:14:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Elle avait déboulé du haut de son 1,87m dans la lumière il y a un peu plus d’un mois. Une vraie et belle bouffée de fraîcheur pour le sport et l’athlétisme belge. Le dimanche 3 février, Nafissatou Thiam s’était emparée &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/2013/03/20/nafi-ils-ne-te-meritent-pas/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_796" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/jo2012/files/2013/03/Nafi.jpg"><img class="size-medium wp-image-796" title="BELGIUM ATHLETICS PC NAFISSATOU THIAM" src="http://blog.lesoir.be/jo2012/files/2013/03/Nafi-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a><p class="wp-caption-text">Nafi Thiam et Roger Lespagnard, unis dans la même incompréhension et le même dégoût. Un sacré gâchis... Photo Belga.</p></div>
<p>Elle avait déboulé du haut de son 1,87m dans la lumière il y a un peu plus d’un mois. Une vraie et belle bouffée de fraîcheur pour le sport et l’athlétisme belge. Le dimanche 3 février, Nafissatou Thiam s’était emparée avec brio du record du monde junior du pentathlon en salle, à Gand. Une marque postée à 4.558 points, 23 de mieux que celle de la Suédoise Carolina Klüft onze ans plus tôt. Un total qu’elle était allé chercher avec ses dents, en battant quatre records personnels sur cinq épreuves. Avec un 800 m final couru en solitaire, loin devant le peloton, où, après avoir vaincu son stress, elle avait donné tout ce qui lui restait dans le corps. Trop fort. Trop grand.</p>
<p>Stop. Oubliez tout ça.</p>
<p>Depuis ce mardi 19 mars, elle n’a plus rien que son honneur. Le reste lui a été enlevé. La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), se retranchant derrière l’implacable logique de ses règlements, a refusé d’homologuer sa performance. Pour que celle-ci soit valable, Nafi aurait dû se soumettre à un contrôle antidopage à la fin de l’épreuve. Mais comme il n’y avait pas ou plus de médecin contrôleur à cette heure-là au Topsporthal de Gand, mais parce que le responsable de la réunion a été incapable d’en contacter un dare-dare, mais parce que la cellule antidopage de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne pouvait effectuer un contrôle en Flandre en vertu de ces décrets communautaires dont notre pays a le secret, et parce que ledit contrôle (qui s’est avéré négatif) a été finalement réalisé par la Communauté française au domicile de la Namuroise, à Rhisnes, le lundi 4 février, en matinée, soit trop tard, ses efforts n’auront finalement servi à rien. Ou à pas grand-chose. Vous suivez toujours?<span id="more-795"></span></p>
<p>Maîtrisant difficilement sa rage pendant que Nafi se rongeait les ongles pour ne pas fondre en larmes (même qu’on avait envie de pleurer avec elle) lors de la conférence de presse mise sur pied dare-dare au siège de la fédération, Roger Lespagnard, son entraîneur, a parlé d’ <em>« une situation aberrante »</em> rappelant, à juste titre, l’incroyable contraste qui existe entre, d’un côté, les tracasseries administratives auxquelles sont soumis les athlètes qui doivent indiquer à tout moment l’endroit où ils se trouvent pour être contrôlés et, de l’autre, l’impéritie des contrôleurs qui ne sont pas là où injoignables quand on a besoin d’eux. Sans oublier ce règlement improbable qui les oblige, en Belgique, à rester dans leur moitié du pays pour travailler. <em>« Pour les compétitions internationales, il y a une « coupole » fédérale qui permet aux athlètes des deux ligues, francophone et flamande, d’y participer. Un tel système devrait également exister pour la lutte antidopage. »</em></p>
<p>Mais au-delà des imperfections ou des aberrations du système belge, au-delà de l’absence de cette agence «nationale» antidopage qui règlerait bien des problèmes, on ne nous enlèvera pas de l’idée que tout ceci ne se serait pas passé si les deux fédérations d’athlétisme, la francophone LBFA et la flamande VAL, s’étaient parlé avant ces championnats de Belgique. C’est là, chez ceux qui se renvoient la balle, que se trouvent les vrais responsables de ce fiasco. De ce hold-up qui ne dit pas son nom. Car le record de Nafissatou Thiam, le premier record du monde établi par une athlète féminine belge, était tout sauf imprévisible. Alors…</p>
<p>- pourquoi la Ligue francophone n’a-t-elle pas demandé à la Ligue flamande de faire en sorte qu’un médecin soit présent ou en standby à Gand le 3 février ?<br />
- pourquoi les directeurs de réunions n’ont-ils pas à leur disposition les numéros de téléphone des responsables de leur agence antidopage respective, qui peuvent être joints à tout moment en cas d’urgence ?<br />
- pourquoi personne n’a-t-il contacté Hans Cooman, le directeur de la cellule antidopage flamande ce dimanche soir-là ? – <em>« J’aurais pu envoyer quelqu’un ou venir moi-même, car j’habite à Alost à moins d’une demi-heure de Gand »</em>, nous a-t-il dit, en ajoutant que <em>&#8220;l&#8217;athlète n&#8217;a rien à se reprocher et si l&#8217;IAAF souhaite que chaque record du monde soit suivi d&#8217;un contrôle antidopage, qu&#8217;elle prévoit elle-même la présence d&#8217;un contrôleur&#8221;</em>&#8230;<br />
- pourquoi tant d&#8217;amateurisme ?</p>
<p>Les responsables de la Ligue francophone d’athlétisme ont timidement évoqué la possibilité de recourir au Conseil de l’IAAF pour tenter de faire inverser la décision. Mais la jurisprudence, ils le savent, joue contre eux.Deux autres cas similaires, aux Etats-Unis et en Norvège, ont déjà, par le passé, été suivis de la même décision.</p>
<p>Alors, au lieu de risquer un nouveau camouflet, on ne saurait trop leur conseiller, avec leurs collègues néerlandophones, de plutôt se cacher six pieds sous terre, voire de prendre la seule décision qui s’impose après avoir brisé le rêve et cassé les premières illusions de l’un de leurs plus beaux joyaux. Qu’ils ne méritent définitivement pas.</p>
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		<title>François Narmon, le président malgré lui</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 08:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_782" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/jo2012/files/2013/03/Narmon.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/jo2012/files/2013/03/Narmon-300x179.jpg" alt="" title="OLYMPICS - TENNIS - HENIN" width="300" height="179" class="size-medium wp-image-782" /></a><p class="wp-caption-text">La victoire de Justine Henin à Athènes, sans doute l'un des moments les plus forts de la présidence de François Narmon au COIB. Photo Belga.</p></div>L’une des faveurs accordées aux membres du Comité international olympique (CIO) est, tous les quatre ans, de pouvoir remettre au moins une des quelque 300 médailles d’or qui sont décernées lors des JO d’été. Quelques  jours avant que ceux-ci ne commencent, ils sont invités à faire savoir, auprès des services ad hoc, s’il est une discipline ou une épreuve qui a leur préférence, sans que celle-ci ne leur soit toutefois garantie. Et la plupart d’entre eux, en toute logique, désignent un sport où un de leurs « nationaux » a le plus de chances de briller.</p>
<p>Juste avant les Jeux d’Athènes, en 2004, François Narmon, le président du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) de l’époque, qui avait été admis au CIO un peu à l’insu de son plein gré deux ans plus tôt, avait fait savoir qu’il se verrait bien participer à la cérémonie protocolaire du simple dames, en tennis. Même si Justine Henin avait passé l’essentiel de sa saison, jusque-là, à se battre contre un cytomégalovirus qui l’avait considérablement affaiblie, et que ses chances de victoire finale avaient diminué au fil des mois, il avait conservé <em>« un bon pressentiment »</em> et ne voulait pas rater ça. Bien vu ! Après avoir frôlé de très peu l’élimination en demi-finale contre la Russe Anastasia Myskina, la Rochefortoise allait s’imposer plus facilement en finale contre la Française Amélie Mauresmo. Et François Narmon allait, comme espéré, lui remettre la seule médaille d’or belge de ces Jeux. Regardez les photos de cette cérémonie : entre l’athlète et le dirigeant, on ne sait pas qui est le plus heureux des deux…<span id="more-781"></span></p>
<p>François Narmon n’avait cependant pas l’habitude de rire quand il endossait son rôle de président du COIB et cette image en est l’un des rares contre-exemples. Il arborait plutôt généralement, au contraire, une mine sévère, voire un peu triste, qui imposait une certaine distance. Comme si ce costume ne lui seyait pas. Comme s’il regrettait perpétuellement « le temps d’avant », celui où il pouvait se « contenter » d’être le trésorier de l’institution et de faire ce qu’il aimait le mieux, aux côtés de son complice et ami Adrien Vanden Eede : manier brillamment les chiffres.</p>
<p>C’est pour ça, prioritairement, que Raoul Mollet, le flamboyant et visionnaire président du COIB, l’avait attiré dans ses filets, en 1974, en compagnie de Vanden Eede, mais aussi de Jacques Rogge, Guido De Bondt et Piet  Moons. Ces « Mollet boys », comme on les appelait à l’époque, allaient tous, sous la direction de leur père spirituel, révolutionner ce comité olympique pour en faire l’un des mieux gérés et des plus performants de tous.</p>
<p>François Narmon, futur patron du Crédit communal,  allait rapidement passer d’administrateur à trésorier en 1976, ce qui était loin d’être un cadeau. A l’époque, le COIB n’avait pas l’assise financière qu’il a aujourd’hui. Il remplissait, certes, son rôle mais vivotait surtout grâce aux subsides publics qui lui étaient attribués. Et, quand peu avant les Jeux olympiques de Moscou, en 1980, le gouvernement dirigé à l’époque par Wilfried Martens les coupa, se rangeant derrière les recommandations du président américain Jimmy Carter de boycotter les JO en raison de l’invasion soviétique en Afghanistan, il se retrouva subitement face à un gros problème. Où trouver les fonds pour envoyer 59 athlètes en URSS ? Sans le génie financier de Narmon, ses dirigeants, qui avaient décidé de faire fi de la demande des politiques de ne pas aller à Moscou, seraient sans doute restés en rade. Mais en priorisant leurs objectifs – concentrer tout l’argent de la préparation olympique sur Robert Van de Walle – et en raclant les fonds de tiroir, ils allaient parvenir à leurs fins et, grâce à leur trésorier, à boucler leur budget, ce qui était loin d’être une mince affaire.</p>
<p>Ce premier grand tour de force de François Narmon a parfois été oublié mais il n’est pas faux de penser qu’il a probablement conditionné une partie de l’avenir du COIB et de certains de ses dirigeants. Sans lui, Jacques Rogge serait-il devenu un jour président du CIO ? Pas sûr, quand on sait que la participation belge aux Jeux de Moscou en dépit de l’interdiction des autorités publiques, a souvent été portée à son crédit (NDLR : il était, à l’époque, vice-président et responsable de la commission de sélection du COIB) et lui a assuré beaucoup de sympathie de la part des membres du CIO avant son élection en 2001.</p>
<p>Pour le COIB, lui-même, cet épisode a également servi d’électrochoc. C’est à partir de là qu’il a compris la nécessité de devenir financièrement indépendant des pouvoirs publics. Avec Mollet, puis Rogge à la présidence, Adrien Vanden Eede, le secrétaire général, va alors s’ingénier à convaincre une multitude de sponsors de le soutenir. Et, à ses côtés, François Narmon va remplir les caisses de l’institution et lui tricoter un gros bas de laine. Une véritable garantie de ne plus jamais devoir faire face aux problèmes rencontrés en 1980. Et une orthodoxie financière qui va également servir d&#8217;exemple à Jacques Rogge quand il prendra les rênes du CIO, en 2001.</p>
<p>Quand ce dernier, aspiré vers d’autres ambitions, quitte la présidence du COIB en 1992, on pense que François Narmon va lui succéder. Mais, malgré la demande d’Adrien Vanden Eede, il refuse, prétextant une multitude de raisons, professionnelles et familiales. <em>« Si j’ai un regret, c’est de ne pas avoir accepté »</em>, dira-t-il plus tard. L’expérience, il est vrai, va être fatale à Vanden Eede, qui va rapidement être confronté à des problèmes de santé en raison d’une trop grande consommation d’alcool, et qu’il va finalement devoir remplacer en avril 1998 parce qu’il n’est plus capable de « fonctionner » et qu’il met le COIB <em>« en péril »</em>. Il avait pourtant été le dernier, avec le prince Alexandre de Mérode, à le soutenir.</p>
<p>Président malgré lui, Narmon arrive, il le reconnaît, à la tête du COIB sans véritable programme, <em>«pour servir»</em> une institution qui a pris des coups et qui a perdu une bonne partie de sa crédibilité après les derniers mois de l’ère Vanden Eede, qui a généré des tensions de tous côtés. Il va s’atteler à la restaurer pas à pas.</p>
<p>Réélu en 2000 pour un deuxième (et dernier) mandat, il transforme alors profondément l’organisation interne du COIB et rebat les cartes au sein de son conseil d’administration, au risque de se fâcher avec certains de ses membres comme Eddy Merckx, qui claque la porte par ce qu’il estime que les décisions échappent aux membres élus. François Narmon, il est vrai, délègue beaucoup et se repose plus que ses prédécesseurs sur le staff administratif qui prend de plus en plus d’importance.</p>
<p>En outre, sa présidence coïncide avec un refroidissement des rapports du COIB avec les communautés ; celles-ci ont compris, au fil des ans, l’importance que pouvait avoir le sport de haut niveau en termes d’image et d’identification et entendent gérer elles-mêmes leur politique sportive puisque celle-ci a été communautarisée. Il faudra plusieurs années pour que ces tensions s’atténuent et que chacun (re)trouve sa place en bonne intelligence.</p>
<p>Le 17 décembre 2004, à 70 ans, atteint par la limite d’âge, François Narmon quitte son poste et Pierre-Olivier Beckers lui succède. Six mois plus tôt, il avait publiquement adoubé le patron de Delhaize, cadenassant ainsi sa succession. Un ultime coup de force que le 9e président de l’histoire du COIB, qui s’est éteint ce jeudi 14 mars 2013, n’a jamais regretté.</p>
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		<title>Yuhan Tan, au nom de tous les joueurs de badminton</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 06:56:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vande Weyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En badminton, l’absolution peut être aussi rapide que la vitesse que met un volant lorsqu’il vient d’être frappé par une raquette – 300 km/h ! Ce week-end, la plupart des meilleurs joueurs mondiaux élisaient leurs représentants pour quatre ans à &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/y-a-pas-que-le-foot/2013/03/11/yuhan-tan-au-nom-de-tous-les-joueurs-de-badminton/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_775" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/jo2012/files/2013/03/yuhan.jpg"><img src="http://blog.lesoir.be/jo2012/files/2013/03/yuhan-300x250.jpg" alt="" title="BELGIUM BRUSSELS BOIC COIB PRESS MEETING ATHLETES LONDON 2012 OLYMPICS" width="300" height="250" class="size-medium wp-image-775" /></a><p class="wp-caption-text">L&#039;été dernier, Yuhan Tan avait disputé ses premiers Jeux olympiques. Désormais, le voilà membre de la commission des athlètes de la Fédération mondiale de badminton. Photo Belga.</p></div>En badminton, l’absolution peut être aussi rapide que la vitesse que met un volant lorsqu’il vient d’être frappé par une raquette – 300 km/h ! Ce week-end, la plupart des meilleurs joueurs mondiaux élisaient leurs représentants pour quatre ans à la commission des athlètes de leur fédération internationale (BWF). Et, parmi les grands vainqueurs de ce scrutin organisé lors de deux grands tournois du calendrier – le German Open et le All England Open -, on retrouve l’Indonésienne Greysia Polii.</p>
<p>Ce nom ne vous dit rien ? Normal. Il aurait dû tomber dans l’oubli après les Jeux de Londres. Cette joueuse, âgée de 25 ans, faisait, en effet, partie des huit « baddeuses » convaincues d’avoir volontairement laisser filer un match de poule lors du dernier tournoi olympique de badminton pour bénéficier d’un tirage favorable dans le tableau final. Et, comme cela s’était vu et su, elle avait, comme les autres, été exclue des Jeux. L’affaire, à l’époque, avait fait grand bruit. C’était « le » scandale de la quinzaine olympique, une vraie gifle à l’éthique. Une gifle qui n’allait cependant pas faire trop mal à Polii et à son équipière de double puisque la Fédération indonésienne, allait lever leur suspension deux mois plus tard.<span id="more-774"></span></p>
<p>Un nouveau pas a donc été franchi ce week-end. Soutenue par sa fédération, Greysia Polii, qui avait décidé de se présenter parce qu’elle estimait qu’elle avait été traitée injustement à Londres, a été élue par ses pairs pour les représenter auprès des plus hautes instances de la BWF avec 129 voix (sur 270 votants), le plus haut score chez les femmes.</p>
<p><em>« C’est vrai que c’est un résultat étonnant</em>, admet Yuhan Tan. <em>Mais il ne faut pas en tirer de conclusions péremptoires. Les gens ne l’ont pas élue parce qu’elle a été exclue des JO, mais bien parce qu’on ne pouvait voter que pour une seule femme et que ses deux adversaires, une Ecossaise et une Chinoise, n’étaient pas particulièrement populaires. »</em></p>
<p>YuhanTan, lui, a, au contraire, pu mesurer combien il était apprécié par les siens. Le gaucher limbourgeois, âgé de 25 ans, présent cet été pour représenter la Belgique à Londres en compagnie de sa sœur, Lianne, (il avait perdu ses deux matchs de poule) s’était laissé convaincre par la Fédération belge de tenter sa chance. Et, après s’être lancé avec passion dans la bagarre à partir du début du mois de janvier <em>« par amour et par intérêt pour mon sport »</em>, il a réussi, notamment après un travail de lobbying via les réseaux sociaux, le plus beau score des cinq candidats masculins à ces élections à la commission des athlètes de la BWF : 139 voix !</p>
<p><em>« Pour moi, c’est une petite surprise</em>, dit-il, un peu gêné. <em>Plus d’un joueur sur deux a voté pour moi ! »</em></p>
<p>Tan présentait, il est vrai, quelques atouts. D’abord, il provenait d’un « petit » pays et ne faisait de l’ombre à personne. Ensuite, avec ses origines indonésiennes, il savait qu’il pouvait compter à la fois sur des voix européennes et asiatiques, les deux plus gros continents du badminton. La conjonction de tous ces facteurs a été déterminante.</p>
<p><em>« Cette commission des athlètes existe depuis 2008</em>, explique-t-il, <em>mais, jusqu’à présent, elle est restée très passive. Je veux aider à réveiller les consciences, parce que les joueurs doivent avoir leur mot à dire. J’aimerais améliorer certaines choses spécifiques, notamment sur le plan pratique pour les baddeurs dans les tournois. »</em></p>
<p>Yuhan Tan n’est pas le premier sportif belge à s’investir pour les siens dans sa discipline. En tennis de table, Jean-Michel Saive fait également partie de la commission des athlètes de sa fédération internationale et, à l’époque où elle était sprinteuse, Kim Gevaert avait été élue à ce poste à l’Association européenne d’athlétisme.</p>
<p>Pour Yuhan Tan, désormais, il faudra juste trouver un peu de temps dans son agenda hyper-chargé. Car depuis qu’il est revenu des Jeux, il a courageusement et brillamment repris ses études de médecine à l’Université de Maastricht. Ce qui ne l’a pas empêché, tout comme sa sœur, étudiante en dentisterie, de rafler, entre un entraînement et un tournoi à l’étranger, le titre national, il y a un mois, un sixième en ce qui le concerne.</p>
<p>Entre les grandes échéances et les grosses responsabilités, il reste quelques petits plaisirs qui ne se refusent pas !</p>
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