Les Wombats en ukulélé session

26 mars, 14h00, les Wombats s’éveillent. Cueillis au Botanique, à la sortie du bus-tour qui les amène d’Amsterdam où ils se sont produits la veille, Dan le batteur et Matthew le chanteur/guitariste ont besoin d’un café bien serré pour démarrer.

Pendant qu’ils s’enfilent un peu de caféine, on installe le matos dans la grande salle du Museum, où se tient une partie de la saisissante expo du photo-reporter belge Bruno Stevens. Trois cent photographies de guerres, calamités, grandes questions de santé, visions “d’après-guerre” glanées au cours de plus de dix ans de reportage dans les coins chauds de la planète nous entourent.

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Le décor est planté. Des Wombats qui trimballent à travers l’Europe la fun-pop fraîche et entraînante façon Kaiser Chiefs de leur premier album “A guide to love, loss and desperation”; Bruno Stevens, qui déclenche là où le monde a mal. Rencontre improbable.

Un peu mieux réveillés, les deux Anglais nous reviennent, training fluo et… ukulélé bleu à la main. La classe, on est jaloux. “On l’a trouvé pour rien sur eBay“. Chance. Pour nous aussi. Le 3e larron, Tord Overland Knudsen, est resté dans le bus. “Il est timide“. On n’a pas de troisième uku, de toute façon.

Flegme et bonne humeur. Mattew et Dan accordent leurs ukulélés. Les gars ont accepté au pied levé une formule à deux instruments. Navigation à vue pour l’inédit “Kenneth Clark’s beard” et “Backfire at the disco” single de l’album éponyme. “Pendant les morceaux, je ne pouvais m’empêcher de regarder les photos… vraiment touchant“, nous confiera Dan, soufflé par les
clichés de Stevens. “Je sais ce que je vais faire cet après-midi, avant le show“. Un tour du monde en photos.

Il nous reste à quitter les Wombats dans ce Museum du Bota, où, avant d’enflammer l’Orangerie, ils auront ajouté à l’énergie festive qu’ils proposent sur scène et sur disque, la corde sensible du ukulélé. Un instrument avec lequel ils se seront découvert certaines affinités, au point de reprendre, en fin de set, leur “Kenneth Clark’s Beard” devant un public qui s’attendait à tout sauf à cela. Avant de préciser, tout de même, que c’était un coup d’un jour; un coup qu’ils iront peut-être narrer à leur mentor Paul McCartney.

CDP

L’interview des Wombats : “le poil à gratter de la pop anglaise”


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5 commentaires

  1. ToX

    7 avril 2008 à 9 h 57 min

    Je n’ai pas encore regardé la session, les Wombats je ne suis pas trop fan, mais le texte quant à lui est vraiment superbe! Félicitations.

  2. Little miss utopie

    13 avril 2008 à 19 h 07 min

    Ils sont trop magnifique! Les wombats, il me fond nager dans le multicolore ! Je l’ai adores mes petits marsupial de Liverpool! En plus avec leurs ukulele ils sont plus POP que jamais!
    I am a BIG FAN!
    *Une little miss pipedream*

  3. Pingback: Ceci n’est pas Ozark Henry :frontstage

  4. Bichehype

    27 avril 2008 à 11 h 17 min

    Sympa les Wombats, en plus le Yukulélé ça trip !! c’est vraiment sympa tout ça !!!

    venez sur http://www.bichehype.com : vidéo des wombats en session acoustisque au printemps de Bourges

  5. Sébastien

    28 août 2008 à 8 h 39 min

    j ai pas trouvé ça terrible en live

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