Mini Mansions : des Queens aux Kinks…

Quand il est en congé des Queens of the stone age, le bassiste Michael Shuman se prend pour les Beatles, les Kinks et les Zombies. Son trio Mini Mansions joue au Club du Pukkelpop ce vendredi à 13h40. Interview express avec le jeune comparse de Josh Homme.

Comment est né ce projet ?
Michael Shuman : « Il a vu le jour à la fin de la tournée Era Vulgaris. Josh à l’époque montait les Them Crooked Vultures. Chacun se lançait sur un nouveau projet et moi je n’avais rien grand-chose à branler. J’ai donc décidé de former un groupe. J’avais quelques chansons pop et je ne savais pas quoi en faire. Je pensais les enregistrer tout seul mais mon pote Zach (Dawes) a débarqué à Los Angeles avec Tyler (Parkford). Ils venaient de terminer l’école. Je connais Zach depuis l’âge de dix ans. Très vite, on s’est retrouvé avec 3CDR, soixante morceaux. Enfin parfois que des petites idées. Dans Mini Mansions, je joue souvent de la batterie. Par défaut mais de la batterie… »
Vous avez 25 ans. D’où vous vient votre amour pour la vieille pop music ?
« Quand j’étais gamin, que je grandissais à Los Angeles, enfin à Encino, dans la San Fernando Valley, où je vis toujours d’ailleurs, mon père me faisait découvrir plein de trucs : Pink Floyd, les Beatles… Puis, je me suis intéressé au punk. Et quand t’es au punk, plus rien d’autre ne compte. J’ai fini par en revenir à la pop mais je ne vois pas du tout notre album comme un hommage. Je suis d’accord qu’on puisse sonner comme les Beatles, les Zombies ou Supergrass, qu’ils ont inspiré soit dit en passant, mais nous ne voulons rien piquer à personne et encore moins honorer qui que ce soit. C’est ce qu’on aime. Aussi simple que ça. Un projet comme Pleasure Forever m’a aussi énormément influencé. »
Mini Mansions est un « one shot » ou vous envisagez un deuxième album ?
« Nous sommes décidés à durer et à prolonger l’aventure. Notre premier disque est déjà sorti depuis novembre aux Etats-Unis. Pour la petite histoire, lors du dernier South By Southwest, j’ai joué avec les deux groupes le même soir au même endroit. J’aime cette idée de toucher à deux mondes et deux styles de musique différents. Pour l’instant, nous bossons avec les Queens sur une nouvelle plaque. Nous n’avons rien planifié quant à sa sortie. Je ne veux pas trop en dire. »
Comment avez-vous intégré le groupe ? Vous êtes bien plus jeune que ses membres.
« J’ai rejoint les Queens of the stone age en 2007. J’avais 21 ans à l’époque. Nous possédions des amis communs. Mon groupe Wires on fire et moi avions enregistré un album avec Alain (Johannes) et quand il a quitté les Queens, il m’a recommandé. J’ai rencontré les troupes. On a joué une fois ensemble. J’ai même eu le droit à un baptême du feu ou appelez ça un test. Je suis sorti avec Josh un soir et je pense qu’il a essayé de me mettre à l’épreuve. Histoire de voir si j’étais le même genre de mec qu’eux. Et je l’étais. J’aime et je sais faire la fête. Ce n’est pas pour ça que je suis dans le groupe mais le courant est vite passé. »
Propos recueillis par Julien Broquet
Album : « Mini Mansions » (Domino).
Vendredi, à 13h40, au Club.


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