Malibu Stacy n’oublie pas Dalhem

C’est une belle histoire que celle de Malibu Stacy, ce groupe liégeois membre (comme Hollywood Porn Stars, MLCD, Piano Club et les Experimental Tropic Blues Band) du collectif Jaune Orange.

Avec l’album G, et les singles « Los Angeles » et « Sh Sh », Malibu Stacy se fait vite une place au soleil du rock alternatif. Ce qui leur permet de s’offrir le producteur Scott Norton (cfr. TV On The Radio et Cocorosie) pour la réalisation, à New York, du deuxième album, Marathon.

Et les revoici avec leur troisième plaque, We are not from, réalisée cette fois en Belgique. « C’est ce qu’on voulait, nous ont confirmé Christophe, le bassiste, et Mike, le guitariste. Travailler avec des musiciens additionnels, des proches pour la plupart, et prendre notre temps. On a pu faire ici ce qu’il est impossible d’obtenir quand vous faites un disque en dix jours aux Etats-Unis. On ne voulait plus de ce son américain, gonflé, synthétique. Celui-ci contient des choses plus acoustiques. »

Malibu Stacy a aussi changé sa façon de fonctionner. Si Dave, le chanteur, écrit toujours tous les textes, il a cette fois laissé carte blanche à Christophe et Michael pour composer, de leur côté, toute la musique. Michael : « A six, c’est difficile d’avancer au même rythme. Surtout qu’on fonctionne de façon très démocratique. Comme on passe beaucoup de temps ensemble, Christophe et moi, sur d’autres projets musicaux, on s’est retrouvés avec une cinquantaine de nouveaux titres. On n’a gardé que les dix faisant l’unanimité. Les autres aussi avaient composé de leur côté mais l’unanimité ne s’est pas dégagée autour de leurs chansons. »

« Bonjour Général Thys »

Pour bien marquer ce retour aux sources liégeoises – justifiées aussi par la nouvelle économie de l’industrie du disque – Malibu Stacy ouvre par le titre « Général Thys », d’après Albert Thys (1849-1915), célèbre pour avoir été le promoteur de la première ligne de chemin de fer au Congo. Un Albert Thys né à Dalhem, le village d’où sont originaires les membres de Malibu Stacy : « C’est plus un gag car à Dalhem, on trouve partout le général Thys : une rue, un buste, un musée… C’est le héros du village. »

La conclusion du disque est tout aussi ludique, avec un « Lassa Lucia ! » en italien : « On a joué à Bologne mais on ne peut pas dire qu’on est connu en Italie. C’est comme en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas où on s’est déjà produit par le passé. Tout est à refaire. On n’est pas encore certain que le disque sortira là-bas. De toute façon, c’est tourner qui nous intéresse. C’est pour ça qu’on fait un disque. Même si ce n’est pas rentable. Notre envie a toujours été de jouer le plus possible, un peu partout. »

Le titre de l’album, We are not from, avec une jolie pochette signée par Aurélie William Levaux, la sœur de Christophe, signifie que le groupe n’est pas de Malibu mais bien d’ici. Histoire de casser un peu l’image du groupe qui enregistre aux States et triomphe à l’étranger : « On voulait un disque qui nous ressemble plus. On a beaucoup travaillé les arrangements en amont. On voulait aussi aller plus loin, avec des cuivres, un accordéon, etc. Ce disque, du coup, a été plus compliqué à faire. On a plus réfléchi, avec des compositions plus élaborées. Sur scène, on retrouvera cette énergie positive, avec de l’électricité et deux batteurs. À nous de faire en sorte d’y retrouver les subtilités du disque. »

COLJON,THIERRY

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