James Bay ou la chronique d’un carton annoncé

chaos

Fort d’un premier album « Chaos and the calm » enregistré à Nashville, le jeune chanteur et compositeur anglais James Bay est bien parti pour cartonner. Après une Rotonde au Botanique en janvier dernier, le voilà déjà à Rock Werchter le 25 juin prochain.

James Bay a à peine 24 ans mais déjà les bonnes manières des plus grands lorsqu’il nous reçoit dans sa loge du Botanique le 21 janvier dernier. Un accueil chaleureux, comme si vous le connaissiez depuis la nuit des temps doublé d’une courtoisie somme toute naturelle de la part de celui qui cite Miles Davis, Bruce Springsteen et James Blake dans son panthéon personnel.

On ne peut plus lire un article dans la presse anglaise sans voir votre nom figurer en lettres majuscules. Votre album n’est même pas encore sorti qu’on lui promet le carton. Comment vivez-vous cette agitation médiatique ?

C’est toujours difficile de savoir d’où vient le vent, spécialement avec la presse anglaise. J’essaie de ne pas y prêter trop d’attention. Je me contente de jouer, de me constituer un public de base. Il est clair que les passages en radio ont beaucoup joué en ma faveur et c’est agréable. Mais mon objectif ne se situe pas en nombre de passages sur les ondes. Je veux jouer de mieux en mieux mes chansons sur scène. C’est vraiment ça mon objectif.

Vous jouez de la musique quasi depuis l’âge de 11 ans. D’où est venue cette obsession ?

Ma mère était fan de Motown, Ray Charles, Aretha Franklin et Michael Jackson tandis que mon père passait Fleetwood Mac, les Rolling Stones et Bruce Springsteen. Il y avait une guitare dans la chambre d’amis et j’ai commencé à en jouer. J’étais assez obsessionnel et dans ma tête, j’allais écrire des chansons. C’est ce que j’ai fait à partir de quinze ans, après avoir joué de manière intensive pendant trois ou quatre ans. Ensuite, j’ai débarqué à Brighton à 18 ans pour essayer de m’imposer avec mon propre répertoire. Un jour, je jouais à Londres, quelqu’un m’a filmé et a mis ma prestation sur Internet. Je travaillais toujours dans un bar mais je savais que tout pouvait aller très vite. Finalement, je me suis retrouvé à New York, j’ai tourné intensément en 2013 et j’ai eu le temps de faire un disque dans de bonnes conditions aux États-Unis.

Vous n’avez jamais rien lâché. Ceci explique cela ?

Je ne peux pas ! J’ai tout fait pour arriver où je suis maintenant, c’est-à-dire nulle part parce que mon premier album n’est pas encore sorti à l’heure où nous parlons.

Votre papa écoutait les Rolling Stones lorsque vous étiez enfant. Quelle a été sa réaction lorsqu’il vous a vu en première partie du groupe de Mick Jagger en 2013 ?

Il a déjà vu les Stones plus de 25 fois, je pense qu’il a quand même été bluffé par le fait de voir son gamin avant son groupe préféré.

 

Notre critique * * de l’album et plusieurs extraits.


commenter par facebook

2 commentaires

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>