Lara Croft : un ouistiti sexe

Jeu vidéo Souple et increvable

Lara Croft est de retour, les amateurs de découvertes, d’actions et d’énigmes peuvent se frotter les mains. Quoi de neuf par rapport à la grosse poignée (presque dix) d’épisodes précédents ? Une nouvelle page dans un livre cent fois lu et relu, et n’apportant que peu de saveur ? Heureusement non. Underworld apporte une vraie plus-value par rapport à ses prédécesseurs. L’environnement : « Nous avons voulu utiliser toutes les ressources des consoles de la nouvelle génération », dit Erik Lindström, directeur créatif. Incontournable, mais cela donne une trame graphique très soignée, d’une grande finesse. Des jeux d’ombres et de lumières, une grande profondeur de champ et des mouvements bien élaborés. Rompant avec la mauvaise habitude d’écraser les jeux sous une bande-son qui hache les neurones et brise les oreilles, Crystal Dynamics a opté pour un tapis sonore très naturel dont le calme est propice à la découverte des lieux et à la réflexion.

Car de la réflexion, il en faut. Underworld mélange l’action et les énigmes. Avec une originalité : les amateurs de puzzle peuvent diminuer la difficulté des scènes de combat. Ceux qui préfèrent l’action peuvent obtenir une « aide de terrain » pour trouver plus aisément la solution du rébus. Les différents niveaux, parfois labyrinthiques, permettent de longues allées et venues, des courses, des escalades et des sauts de précision. Un brin handicapé par des positionnements de caméra pas toujours judicieux, il faut faire preuve de doigté et de timing dans les déplacements d’une Lara souple comme une liane et performante comme une barbouze. Baignant dans une sorte de hochepot qui mêle les Vikings, les Mayas et les pré-hindouistes, la jeune aventurière britannique parcourt le monde à la recherche de sa mère, en Thaïlande, au Mexique, dans l’océan Arctique et sur les îles Adaman. Une héroïne increvable, toujours gironde, que ses géniteurs nous disent plus réaliste, mais aussi « plus agressive et plus dure qu’avant ».

Tomb Raider Underworld, Eidos, toutes consoles, 65 euros.

http://blogs.lesoir.be/moi_jeux/

DE MUELENAERE,MICHEL
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