Bruxelles : 15 % de vélo en 2020

Mobilité Vélo-City s’est clôturé par la signature de la Charte de Bruxelles

Après cinq jours d’échanges, le congrès mondial Vélo City s’est conclu vendredi avec la signature, par une dizaine de villes, de la « Charte de Bruxelles ». Les signataires, dont la Région de Bruxelles, s’engagent à ce qu’en 2020 le vélo représente 15 % des déplacements. Ils promettent également d’agir pour diminuer de moitié les risques d’accidents mortels pour les cyclistes, d’œuvrer à une meilleure politique de stationnement pour les vélos et à la lutte contre les vols de bicyclettes.

Bon marché, bon pour la santé, économique, rapide, le vélo a été célébré sur tous les tons, au cours de cette semaine qui se poursuivra encore ce week-end avec l’exposition à Tour et Taxis et avec l’événement Dring Dring.

« Le vélo est un signe de modernité et d’avancement », insiste Antonio Torrijo, le maire-adjoint de Séville où, comme ailleurs, les déplacements doux ont reconquis le centre-ville. Tandis que son homologue bruxellois, Pascal Smet (SP.A) professe que « le vélo doit devenir un mode de déplacement sexy ». Et il y a du potentiel : « 90 % des distances parcourues en voiture dans les villes européennes sont inférieures à 6 kilomètres », révèle une étude. « A l’issue du deuxième conflit mondial, beaucoup de villes européennes étaient bien plus accueillantes au vélo qu’elles ne le sont aujourd’hui, relève Klaus Bondam, le maire de Copenhague qui hébergera l’édition 2010 du congrès. Mais nous nous sommes engagés dans la mauvaise voie. Il faut désormais changer de cap. Aujourd’hui, chaque kilomètre parcouru en vélo rapporte 16 centimes d’euro à la société. Chaque kilomètre en voiture lui coûte 10 centimes… » Pour Frederik De Poortere, le manager vélo de la ville de Bruxelles, « le vélo est un élément-clé du renouveau des villes. Bordeaux a montré que l’on peut très rapidement relooker la totalité d’un centre-ville en redonnant leur place aux piétons, trams et vélos. C’est très parlant alors que nous n’arrivons pas à

introduire un piétonnier au goulet Louise ! Et pourtant, Bruxelles n’a rien à envier aux autres en termes d’aménagements. Mais nous devons les faire respecter. Aller plus loin dans les politiques. Et travailler sur l’image du vélo. » Reste que le vélo est toujours le parent pauvre des préoccupations publiques, tant en termes de financement que d’aménagements et de dispositions légales. Ainsi, la part des moyens consacrés par la Commission européenne ne représente que 0,9 % du budget de la politique des déplacements.

www.velo-city2009.com

www.dringdring.be

DE MUELENAERE,MICHEL
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