D’ici à Cancún, climat d’urgence

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Un an après Copenhague, la cité balnéaire mexicaine de Cancún devient dès ce lundi la capitale mondiale du climat, avec plus de 190 pays réunis pour tenter de redonner élan et crédibilité à des négociations qui piétinent.

Jusqu’au 10 décembre, les négociateurs, rejoints vers la fin de la réunion par les ministres de l’Environnement et/ou de l’Energie de leur pays, vont chercher à acter un certain nombre d’avancées dans la lutte contre le changement climatique.

Mais au bord de la mer des Caraïbes, les attentes sont beaucoup plus modestes qu’avant la très médiatisée conférence des Nations unies sur le climat, tenue à Copenhague l’an dernier.

Et le profil est bien plus bas : les chefs d’Etat ne sont pas attendus pour signer un éventuel accord, et le centre de conférence n’est pas pris d’assaut par les journalistes et ONG.

Quant au personnel masculin du secrétariat de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC), il est dispensé de veste et de cravate… chaleur oblige, mais aussi signe d’une certaine décontraction ?

Il est entendu depuis des mois qu’il ne faut pas attendre d’accord global et ambitieux, qui répartirait entre pays les efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES), avec un objectif à la hauteur des exigences de la science.

La conférence de Copenhague s’était, elle, soldée par un accord conclu à la hâte par une vingtaine de chefs d’Etat, qui fixait comme objectif de limiter à 2º la hausse de la température du globe, sans calendrier et en restant flou sur les moyens d’y parvenir.

A Cancún, on évoque plutôt un « paquet équilibré » de mesures, comme la lutte contre la déforestation ou encore le transfert de technologies aux pays les plus vulnérables.

Au Mexique, se joue la crédibilité du long et complexe processus de négociation sur le climat. Si Cancún échoue, « alors nous devrions vraiment nous demander si ce processus peut vraiment régler cette question très importante du siècle pour l’humanité », a déclaré dimanche le négociateur en chef de la Commission européenne, Artur Runge-Metzger. Une manière très réaliste de placer l’enjeu réel de ce sommet. Plus près de la terre en danger que des étoiles.

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