C’est la guerre civile en Syrie

Des hommes de l’Armée syrienne libre entonnent des chants guerriers : pour qu’un état de conflit soit déclaré, il faut que la partie rebelle soit identifiée et dirigée par une autorité qui peut répondre des actes de ses subordonnés. © AP.

Forces gouvernementales et combattants de l’opposition se sont affrontés ce lundi à Damas – dans le quartier de Midane, proche du centre, notamment – pour la deuxième journée consécutive, alors que Kofi Annan devait tenter d’infléchir la position de Moscou envers le régime syrien.

Une épaisse fumée noire s’élevait au-dessus de la capitale syrienne, alors que les violences ont entraîné brièvement la fermeture de l’autoroute reliant l’aéroport international de Damas au sud de la ville, une première selon Mustafa Osso, militant des droits de l’homme basé en Syrie.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a estimé que la Syrie était désormais en situation de guerre civile, soulignant à l’intention de toutes les parties que le « droit international humanitaire doit s’appliquer ». « C’est la première fois qu’il y a des blindés et des transports de troupes à Midane. Avant, les forces de l’ordre étaient dépêchées pour réprimer les manifestations, aujourd’hui, il y a des soldats engagés dans des combats », a déclaré Rami Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

La capitale était jusqu’à présent ultra-sécurisée et contrôlée principalement par la quatrième division du premier corps d’armée dirigée par Maher al-Assad, le frère du chef de l’Etat.

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